251/2012 - W-E au chalet avec Pascal et Caro (1)
Samedi - 08 Septembre 2012 - (251/2012) - W-E au chalet avec Pascal et Caro, super trio (1)
Oui, j’espérais avoir l’occasion de demander à Pascal pourquoi il avait demandé à Caroline de venir passer le week-end avec nous au chalet.
J’avais voulu aller prendre un verre parce que je redoutais un peu le moment de se retrouver tous les 3 dans cet immense chalet. Avec le bavardage incessant de Caro pendant tout le trajet, je n’avais pas eu le temps de réfléchir, d’ordonner mes pensées. Comment allait-on s’organiser une fois au chalet? Qui dort où? Est-ce que Pascal avait l’intention de dormir avec qui? Les 2? Est-ce que c’est qu’il espérait? Oui, sûrement!
J’ai essayé de me montrer le plus aimable et de bonne humeur possible. Caro avait l’air de péter le feu, moi je me sentais un peu fatiguée, mais pas question que je perde face à Caro. Pascal était calme, il avait l’air heureux lui aussi. Mince, est-ce que j’étais si ennuyeuse?
Puis, je ne sais pas, peut-être parce que Pascal cherchait ma main. Son contact, son petit sourire m’a détendue, je me suis sentie sentie à l’aise. Caroline a été au petit coin, et j’en ai profité pour poser la question qui me brûlait les lèvres;
- Pourquoi t’as demandé à Caro de venir avec nous?
- Heuh! Je savais que ça ne te dérangerait pas. Ca me faisait plaisir qu’on passe un week-end tous les trois, ça faisait longtemps. Ça t’embête?
- Non, pas du tout (j’ai souris). Elle est tellement contente que ça fait plaisir à voir.
Je souriais, c’était vrai que ça me faisait plaisir aussi. Pascal a rigolé, je crois qu’il était content de la voir aussi joyeuse. Pascal s’est penché pour m’embrasser. Miam.
Pourquoi est-ce qu’un truc aussi banale me fait toujours autant d’effet? Mystère. Il s’était rapproché et cherchait à me faire craquer. Inutile, c’était déjà fait depuis des lustres. Ses petits sourires, la chaleur de ses mains, ses baisers, ses yeux verts, wafff, j’étais sensible à son charme et j’étais tombée dedans depuis longtemps.
Quant Caroline est revenue, on a décidé de rentrer au chalet. Il était tard et j’étais fatiguée.
Une fois au chalet, j’ai demandé comment on allait s’organiser. Apparemment, Pascal n’avait pas réfléchi aussi loin. Pour s’amuser, Caro et moi, nous nous sommes amusées à nous chamailler en riant à propos des chambres. Il y en avait tellement qu’on avait que l’embarras du choix. Pascal a proposé qu’on partage tous les 3 la grande chambre du bas. On serait tous dans la même chambre, il y avait 4 lits.
Glups… Si on partageait tous la même chambre ça voulait dire pas de sexe, ou… !?!
Afff, j’avais pas trop envie de dormir seule dans un lit, sans lui. D’un commun accord avec Caro, on a préféré tous partager la même chambre, mais avec le grand lit et dormir tous les 3 ensembles. Il ne se passerait peut-être rien, mais je n’avais pas le coeur à vouloir le garder pour moi toute seule, alors qu’elle était toute seule dans une autre chambre.
Je me demande si à ma place, elle en aurait fait autant???
Vu que la gouvernante n’avait pas été prévenue que le chalet serait occupé ce week-end, on a toutes les deux été préparer la chambre et déballer nos affaires alors que Pascal sortait les linges pour la piscine, la sauna, nous préparait un dernier verre et un petit feu dans la cheminée du salon.
Caro est descendue avant moi. Si j’avais pu, je sais que je me serais couchée direct. J’avais besoin de dormir quelques heures, ensuite j’aurai été en forme, mais comme on était que 3, je ne pouvais pas. Puis, je ne voulais pas les laisser trop longtemps seuls, alors j’ai arrêté de ranger mes affaires pour vite redescendre. Depuis le corridor, j’ai vu Caro essayé de s’approcher de Pascal d’un peu trop prêt et il l’a gentiment repoussée.
Au lieu de me faire plaisir, ça m’a fait mal au coeur. Je me suis tout à coup retrouvée dans sa peau à me faire rabrouer par le mec de qui j’étais folle dingue et ça m’a fait mal, comme ça avait dû la blesser.
Pascal l’avait plantée sur le matelassé blanc au milieu des gros coussins devant la cheminée. Il préparé du champagne et allumé des bougies et l’avait tourné de manière à ce qu’on puisse regarder la télé, tout en profitant de la cheminée. C’était très romantique. Caro était toute déçue, elle s’est mordu la lèvre pour ne pas pleurer et l’a regardé s’éloigner vers la cuisine. J’ai dévalé les escaliers pour le suivre en souriant comme si je n’avais rien vu. Elle s’est tournée pour que je ne puisse pas voir les larmes qui perlaient au coin de ses yeux.
Apparemment, Pascal avait pensé faire des courses, il y avait tout un tas de truc, comme du pop-corn, des fraises, des framboises et autres. Il lavait les fraises pour les mettre dans un plat et les sucrer, alors j’ai préparé du pop-corn. J’étais plutôt salé que sucré moi.
Avec un air dégagé et cool (enfin, je crois), je lui ai dit que c’était quartier libre ce week-end.
- Qu’est-ce que tu racontes?
Il chuchotait. Il ne voulait pas lui donner de faux-espoirs et ne voulait pas retomber dans une situation pénible, qu’il avait eu assez de mal à sortir.
- Alors tu l’as fait venir pour la torturer ou quoi?
Je l’ai vu me regarder bizarrement, alors j’ai continué en lui disant qu’il se doutait bien qu’elle s’attendait à autre chose, sinon, il aurait mieux fait de ne pas lui proposer de passer le week-end avec lui. Bêtement, Pascal pensait que ce week-end servirait à établir une relation amicale, en la mettant au pied du mur, face au fait qu’il était avec moi. Moi je trouvais ça vache.
- Je me mets à sa place, si tu me fais un truc pareil, tu me ferais seulement souffrir sachant ce que je ressens pour toi. C’est drôlement vache de lui faire ça. T’inquiète pas, j’adore Caro et depuis le temps, je me suis faite à l’idée que tu l’adore aussi.
- Je tiens à elle, mais pas à ce point là!
Ça voulait dire quoi ça? Pas à ce point là? Qu'est-ce qu’il voulait dire? Bah, probablement pas le moment de décrypter chaque mot.
- Je suis plutôt curieuse de voir comment tu vas t’en sortir sans qu’elle sache que je suis au courant et en faisant attention que je ne me rende compte de rien! Bon… Peut-être pas tout le temps, mais…
- Wahhh, là ça devient un peu trop compliqué!!!

Je crois que je me suis habituée à l’idée que Pascal est tiraillé entre nous deux, et qu’il tient sincèrement à elle aussi. Caroline avait aussi réussi à me faire me sentir coupable. Ça me travaillait un peu, parce que
Mince, je serais drôlement limitée et je n’arriverais à rien… Caro a raison, et je salue son courage.
J’avais rendez-vous avec Thomas à 20h chez Mario pour manger, il est arrivé avec plus d’1h de retard. Apparemment, ça chauffait chez Pascal.


Pendant qu’il traînait derrière sa femme de boutiques en boutiques, il m’a appelé pour me demander si ça me disait qu’il vienne dormir à la maison ce soir. Comme si j’allais dire non!
Comme je l’avais imaginé, ça n’allait pas être facile de voir Pascal ce week-end!
