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18/2014 - Petit retour au paradis...

Publié le par JaneDo


Samedi, 18 janvier 2014 -- 18/2014 - Petit retour au paradis...

J’avais pensé sortir, finalement, c’est non. Je voulais que ce soit Pascal qui vienne à moi, et non moi qui me met devant son nez. Trop facile. Alors, j’ai décidé de rester chez moi, ou sortir avec Layne et ses potes. C’est vrai que je ne pensais qu’à Pascal. Une horreur. Pourquoi est-ce que j’étais retombée aussi facilement???

Layne et ses copains étaient au bowling. J’aime bien jouer au bowling. Je ne suis pas une championne, mais j’ai de bons coups de hasard. J’étais dans l’équipe à Jean-Luc, donc j’étais l’adversaire de mon petit Layne. Hihihi. On a gagné. On n’a même pas pu faire une revanche digne de ce nom, le bowling fermait. Ils ont voulu aller en boîte. Hum, je craignais de croiser Pascal. En même temps, ma tête formatait des tonnes de plans sur la comète pour le voir.

Toujours les mêmes… aller poireauter chez lui! ou solution de facilité, aller en boîte et le croiser! Nul. Trop nul.

J’ai choisi celle qui me mettait le moins en risque; l’attendre chez lui. J’ai donc prétexté être fatiguée et que je rentrais. Layne m’a demandé de passer chez lui après. J’ai accepté au cas où ça se passait mal avec Pascal, ça me changera les idées. Pendant le bowling, j’ai au moins pu mettre Pascal de côté un petit peu. Je me sentais effondrée d’être toujours si amoureuse de Pascal.

J’étais persuadée que Pascal était sorti, donc, je n’ai pas pris de précaution spéciale en me rendant chez lui. Je suis passée par le jardin, au lieu de rentrer du côté de la route. Comme il m’avait envoyé des tonnes de messages demandant à me voir, une fois installée sur son canapé, je lui ai envoyé un message pour lui dire que je l’attendrais chez lui.

Maintenant qu’on était plus ensemble, j’avais peur que Pascal ne cherche à récupérer sa clé, alors j’ai été attendre sur la terrasse. Je pouvais toujours prétendre ne pas avoir la clé sur moi. Merde, il faisait tellement froid. J’espère qu’il verra mon message avant que je ne me transforme en bloc de glace. Peut-être que je pourrais attendre chez Pascal?

Non. J’aurai dû venir jusque devant la maison en voiture, et j’aurai pu attendre dedans. Non, Thomas aurait su que j’étais là. Non, il ne savait pas que j’avais changé de voiture. Et Pascal ne connaissait pas encore ma voiture, alors je voulais garder le secret encore un peu. Seul Layne était au courant.

Je ne savais pas quoi faire, ni quelle serait la meilleure stratégie! Et il faisait sacrément froid. Je me suis mise à marcher pour me réchauffer, et calmer mon angoisse. Je ne voulais pas qu’il me croise sur le bord de la route, errant comme une âme en peine, alors je restait discrète. Je me suis installée dans ma voiture. Je n’ai pas eu le temps d’allumer une cigarette que j’ai vu la voiture à Pascal déboucher dans l’avenue qui menait chez lui. Hahh, mon coeur a lâché.

Il était là. Il était venu aussitôt mon message reçu. Des papillons voltigeait dans ma tête, dans ma poitrine, mais le trac aussi avait repris ses droits. J'avais un trac monstre.

Les jambes tremblotantes, j’ai fait le chemin inverse pour courir chez lui. Courir vers Pascal. Ne me voyant nul part, je ne voulais pas qu’il reparte. Je me suis arrêtée aux abords de la maison pour reprendre mon souffle. A la vue de la lumière chez lui, mon coeur s’est affolé. Ciel, j’allais le voir, seul à seul. Rien que tous les deux. Mon coeur s’emballais, j’espérais qu’il se passe plus, que simplement les retrouvailles de vieux amis. Je fantasmais à l’idée qu’on pourrait faire l’amour, j’en avais envie.

Je donnerais n’importe quoi pour un petit tour dans ses bras, pour faire l’amour avec lui. Rien qu’une fois encore…

Toujours le souffle court, la main hésitante, j’ai sonné… Je me suis faite violence pour ne pas jeter un oeil à la fenêtre avant. La sensation de me retrouver devant lui est indescriptible. Il était là, debout devant moi, son petit sourire en coin. Trop mignon. Il portait une chemise ouverte sur un débardeur chiné à dominance verte, comme ses yeux. Les battements de mon coeur se sont emballés, j’avais à nouveau le souffle court. J’espère que Pascal ne remarquait pas mon trouble.

Il me souriait. Son sourire était tendre, peut-être un peu amusé, ou c’est seulement dans ma tête! Nos regards se parlaient, parce que j’étais dans l’incapacité de prononcer un mot. Peut-être que Pascal a simplement deviné, ou a-t-il suivi ses propres désirs? Je n’en saurais rien. Pascal a simplement tendu la main pour me prendre par la main et m’inviter à entrer. L’autre main, chaude, tellement chaude s’est glissée derrière ma nuque pour me coller tout contre lui, me faisant instantanément perdre mes moyens.

Quant ses lèvres se sont posées sur les miennes, j’ai perdu la tête. Peut-être parce que c’était comme un rêve qui se réalise. Je le connais, je connais son regard, et je savais qu’il avait envie de la même chose que moi. Inutile de se perdre en mots. On n’a rien perdu de notre complicité, de nos silences qui en disent longs. J’aime cette complicité, j’aime ses silences, j’aime sa proximité… je l’adore.

Sans un mot, il m’a prise dans ses bras et m’a portée jusqu’à sa chambre. Je n’ai pas résisté, mais je l’embrassais à la folie. J’étais aux anges, folle de joie. Sa bouche était si douce, ses mains si tendres et chaudes… Je l’ai laissé m’emporter au paradis des sens, heureuse de lui appartenir à nouveau, corps et âmes. Je nageais dans le bonheur.

Je savais déjà que je partirais dès qu’il se sera endormi pour ne pas avoir à faire face à la gêne du lendemain matin…

On a bavardé un peu entre deux. On a soigneusement éviter tous les sujets qui pouvaient nous plonger dans le regret, réanimé nos doutes, ou les sujets qui fâchent. Donc pas un mot à propos de sa femme, de Layne. On a parlé de ce qu’on avait fait ces derniers temps, sans mentionner avec qui. Je sentais bien qu’il mourrait d’envie de me demander si je voyais quelqu’un, mais il n’a pas osé. Pascal m’a juste dit qu’il avait espéré me croiser les week-ends, qu’il m’avait trouvée très jolie hier soir. Enfin, plus que jolie, Pascal a dit que j’étais rayonnante. Evidemment, il n’a pas mentionné Layne.

On était passé maître dans l’art de la langue de bois… Il n’a pas été question non plus de préservatifs, donc je pouvais en déduire que Pascal n’avait pas été traîner sans protection “en terre inconnue”. Il pensait avec raison que, si ça avait été mon cas, j’aurai mentionné quelque chose.

A vrai dire, je n’en sais rien… ça aurait pu tout gâcher… mais, il avait raison, je ne suis pas folle, je me protège. Caroline, Pascal et moi avions fait nos tests ensembles, on ne risquait rien entre nous.

La seule mention que Pascal ait faite sur des “sujets” qu’on évitait, c’était juste avant de s’endormir, il m’a dit que je pouvais dormir là, sa femme ne rentrait pas avant dimanche soir. Il allait la chercher à l’aéroport.

Afff, c’était le paradis, j’étais dans ses bras, je sentais sa peau contre la mienne. Ce purement l’extase. Je sentais les mouvements se son corps, sa chaleur. Comme j’aurai voulu avoir le pouvoir de stopper le temps et rester comme ça à jamais. Pascal me murmurait de petits secrets à l’oreille; que ça lui avait manqué, etc, et moi je souriais bêtement en me serrant encore plus contre lui. Je sentais son membre se durcir quant je lui susurrais que ça m’avait manqué aussi. Ses mains se faisaient baladeuses, ses baisers cherchaient ma bouche et je m’abandonnais encore une fois à la passion.

Sur la pointe des pieds, au levé du jour, j’ai filé en lui laissant un petit mot près de la machine à café; “Je t’aime à la folie… ça tu le sais déjà… J’ai préféré partir avant ton réveil. Je ne veux pas voir d’éventuels regrets sur ton visage… ça m’aurait fait trop mal. Love you more than words can ever explain…”.

Vers midi, Pascal a appelé pour m’inviter à déjeuner. Ce qui signifiait qu’il n’avait pas de regrets, qu’il ne cherchait pas à m’éviter… Gênée, je n’ai pas osé dire oui tout de suite. J’ai promis de le rappeler. “Heu, peut-être avant que les restos ferment les cuisines?”. Rire. “Autrement, je veux bien qu’on se fasse un petit truc à la maison, faut juste que j’aille faire quelques courses… Tu veux?”. Il me connaissait si bien. Il a deviné que j’avais besoin de temps.

Je savais que si on se revoyait, il finirait par me poser des questions à propos de Layne, peut-être même à propos de Thomas. concernant Thomas, je savais que je pouvais lui mentir. Ni Thomas, ni moi, n’avions envie que Pascal sache ce qu’il a ou non eu. Je n’avais pas trop envie de passer au tourniquet… Trop de choses à me reprocher… et des tas de choses le concerant, que je ne voulais pas savoir…


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17/2014 - Comme un lion en cage

Publié le par JaneDo


Vendredi, 17 janvier 2014 -- 17/2014 - Comme un lion en cage

Pascal m’a tout de suite remarquée. Forcément, j’avais mise une des robes qu’il m’avait offerte. J’étais tout en noir, j’avoue que j’étais pas mal. Layne était vraiment chouky aussi. Je l’ai rarement vu en tenue de soirée, et j’avoue qu’il était mignon. Très mignon même. Personne ne pourrait deviner, à sa gueule d’ange, que c’était un tel salaud avec les nanas.

On s’était fait une promesse, ce soir, on restait collé ensemble; on ne se quittait pas d’une semelle.

Je ne voulais pas me retrouver toute seule dans un coin, entouré de tous ces inconnus. Par contre, je lui avais demandé de ne pas se donner la peine de me présenter. Je regarderais ailleurs s’il doit saluer quelqu’un. Paraît que ça ne se fait pas et que ça ne se fait pas, c’est un manque total de politesse. Mais ça l’a fait sourire. Il n’en était pas à sa première incorrection. Je crois que ça l’amusait même.

Pascal a essayé à plusieurs reprises de venir nous dire bonjour, mais sa femme, accroché à son bras, le tirait aussitôt ailleurs. Salué ceux-là, ou encore ceux-ci. Au plus profond de mon coeur, j’espérais que c’était uniquement pour me dire 2 mots. Quant nos regards se sont croisés, il m’a fait un petit signe et envoyé un sourire qui m’a mis les poils au garde-à-vous. Flûte, rien à faire, je l’aime encore.

J’ai juste souri et détourné les yeux. Pour qu’il ne remarque pas mon trouble. Amusé de voir que malgré son bras autour de la taille de sa femme, Pascal continuait à nous chercher des yeux, Layne a voulu s’amuser un peu. Il m’a proposé de lui rendre la monnaie de sa pièce. Il m’a proposé de le faire enrager, le rendre jaloux.

C’est vrai que Pascal et sa femme se faisaient de petits bisous. En fait, comme ça de loin, et peut-être même de près d’ailleurs, ils avaient l’air d’un couple modèle; très attentif l’un à l’autre, et… amoureux. Ils ont dansés les yeux dans les yeux, tout en se bisoutant.

Ça m’a un peu torturé. C’est nul, parce qu’on est plus ensemble. Puis même, c’est sa femme!

Layne m’a aussitôt entraînée sur la piste, et presque copie-collé, on a dansé en se regardant dans les yeux, agrémenté de sourires, de bisous, fleurtant ouvertement. Sans pour autant tomber dans la vulgarité. C’était soft. Layne m’a chuchoté à l’oreille que Pascal et Jess avaient quitté la piste, et que Pascal ne nous quittait plus du regard.

Quant on a fait mine de quitter la piste, Pascal a cherché à nous intercepter, alors Layne l’a feinté et m’a proposé de filer. Pascal nous verra partir et se torturera toute la nuit. Il m’a dit que si je voulais le rendre chèvre, c’était ce qu’il fallait faire. C’était une bonne idée, il avait raison.

De retour chez lui, j’ai passé à la casserole. Son jeu de séduction avait fonctionné, j’étais d’humeur. La musique, danser collé-collé, ses sourires, et le fait qu’il était vraiment très attirant se soir. Avec ses cheveux bouclés auréolant son visage, ses yeux brillants et ses baisers me titillant les lèvres, il m’avait conquise.

J’ai remarqué que Pascal avait essayé de m’appeler pendant et après la soirée… Ça fait plaisir… Apparemment, il n’arrivait pas à fermer l’oeil, il a encore essayé vers 3h du matin, et je sais qu’il était rentré depuis belle lurette. Jess et lui étaient parti 1h après nous. Il devait tourner en rond comme un fauve en cage. Super!

Au matin, alors que Layne dormait encore, je suis quand même rentrée finir ma nuit chez moi. Je m'attendais presque à voir Pascal qui m'attendait devant chez lui. Mais non. Petite déception. Mais pour sa défense, il m'avait bombardée de messages pendant toute la nuit. Il voulait me voir, qu'on parle...

On verra... Je ne veux pas lui faire de la peine, mais je ne sais pas si c'est une bonne chose de sortir ce soir... De toute façon, en début de soirée, je vais manger chez Bao avec ma frangine. Après on verra. Je ne suis pas disponible avant minuit-1h!


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16/2014 - Soirée… Revoir Pascal ?

Publié le par JaneDo


Jeudi, 16 janvier 2014 -- 16/2014 - Soirée… Revoir Pascal ?

Ce soir, Layne m’avait invitée à l’accompagner à une soirée… de la haute. Je crois que c’est une soirée au profit de l’Ecole Américaine de Leysin. A vrai dire, je n’avais pas du tout envie d’y aller. D’abord, je n’avais rien à me mettre, et je ne me sentais pas non plus dans une humeur très communicative. Pascal sera surement à cette soirée et ça me foutait les boules. J’avais le trac de le revoir.

Je me demande comment cela se passerait… S’il me parlerait… Ou s’il m’ignorera…

Jess ne serait pas là ce week-end, elle part à Paris avec sa copine, Miss Barbie. Ça me foutait les vapeurs. J’avais très envie de voir Pascal. En fait, je ne pensais plus qu’à ça. Lamentable. Je me faisais des films; aller scouater chez lui, et attendre son retour? L’appeler avant pour l’avertir? Dormir en boule devant sa porte?

Ouais, et Thomas me voit là? Non. Bref, je n’arrivais pas à penser à autre chose, qu’à ce que je pouvais ou devais faire, dans l’optique de le voir ce week-end. Bien sûr, je pensais aussi à ce qu’il avait peut-être prévu, sachant que sa femme lui laissait le champ libre. Rhhh… Si seulement je pouvais me déconnecter!

Et ce soir, j’y vais? Ou j’y vais pas à cette soirée??? Si j’y vais, il faut que je sois au top de chez top. Qu’au premier regard Pascal ait une syncope. Que son coeur lâche. Que je l’obsède autant qu’il m’obsède. Qu’il ne pense plus qu’à une chose; me voir! Rien que pour ce résultat, j’ai envie d’y aller. Encore faut-il trouver quelque chose à me mettre sur le cul!!!!

Rien qu’à l’idée de le voir en chair et en os, mon coeur bat la chamade. Je tremblote d’impatience, de trouille, peur de ne pas être à la hauteur, peur qu’il m’ignore… Je me fais même des films romantiques dans ma tête! J’imagine des choses, des possibilités. Imagine qu’il m’enlève au milieu de la soirée pour me dire combien il m’aime… Débile! Bref, je débloque complètement.

Finalement, je ne suis pas encore assez forte pour me retrouver nez à nez avec Pascal. Malgré tous mes efforts, je suis encore irrémédiablement attirée par cet homme. Je dois le reconnaître, je l’ai dans la peau. Je suis encore raide dingue de lui… Un petit rien et me voilà retombée dans mes mauvais travers… complètement sous son emprise! Quelle faiblesse!


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15/2014 - La stupidité n'est pas une excuse?

Publié le par JaneDo


Mercredi, 15 janvier 2014 -- 15/2014 - La stupidité n’est pas une excuse…

Journée marathon comme d’hab le mercredi; 13h20 chez ma frangine pour prendre Kaya et l’emmener à son cours d’équitation. A la fin du cours, ma soeur m’a demandé de passer à son boulot avec la petite. Et c’était parti; on avait des courses à faire pour elle et tout. Après-midi fichu.

Kaya avait des devoirs, et un livre avec résumé à faire pour l’école, ben, c’était foutu. Ma soeur m’a proposé de manger avec elles ce soir, alors, après avoir couru à travers la ville, j’ai planté ma lessive pendant que la petite faisait une sieste, elle avait mal à la tête. Ma soeur est rentrée vers 18h10, juste au moment où je réveillais Kaya.

Après souper, Kaya a demandé à sa maman si elle pouvait faire en sorte que son locataire ne vienne pas les vendredi et samedi soirs. De toute façon, elle n’est jamais là le week-end. Ma soeur n’a rien voulu entendre, comme d’hab. Elle est sourde à tout ce qui ne la concerne pas.

Je dois dire qu’une image assez atroce m’a traversé l’esprit, et je crois que je comprends mieux comment des monstres comme la “Monique Olivier” en sont arrivés à cautionner des horreurs; elles étaient juste hyper égoïstes et stupides! C’est atroce de dire ce genre de chose de ma frangine, mais je constate qu’elle n’a pas d’oreilles, et pas beaucoup de jugeote non plus!

Ce devrait être elles, ces bonnes femmes bé-bêtes qui casquent, qui subissent les malheurs et autres qui découlent de leurs actions, mais non, c’est toujours les innocents qui paient le prix de leurs stupidités, leurs inconsciences et leurs faiblesses.


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14/2014 - Ça ne me regarde pas?

Publié le par JaneDo


Mardi, 14 janvier 2014 -- 14/2014 - Ça ne me regarde pas…

Pas mis le nez dehors de la journée. Ce qui est terrible, c'est que je n'ai pas non plus trop la force de me plonger dans le travail. Ma tête ne suit pas, je reste perdue dans mes pensées, agressée par le temps qui passe. Je me sens vide. Goût à rien.

Le soir, Thomas est passé me chercher après le basket et on est sorti manger un morceau. Je n’avais pas très faim, parce qu’il a voulu me parler de Pascal. Alors Pascal tire la gueule depuis plus d'un mois, se bat au basket, s’énerve pour un rien, est distant avec sa femme. (Hum, en tous cas, pas la dernière fois que je les ai vu ensemble!) Bref, il voulait que je lui parle.

Heu… Moi? Me? Et pourquoi je ferai ça? Sa femme avait été claire, elle voulait que je le laisse tranquille, que je reste à distance, alors pas question que j’aille lui parler. Pour arranger les choses entre eux? Ben quoi encore! Peut-être que je ne suis pas gentille, la belle affaire. Je ne vais pas aller faire la morale à Pascal, et surtout pas pour l’encourager à se rapprocher de sa femme! Puis quoi encore??? Faudrait que j’aie perdu la tête pour ça. Je ne vois pas en quoi ce serait mon problème.

Jess n’avait pas été très sympa, alors je ne vois pas pourquoi je me casserai le cul pour elle. Thomas a essayé de lui parler, mais il n’a pas voulu discuter. Ben voilà. Moi, ça ne me regarde pas. C’est à eux de régler leurs histoires de couple.


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13/2014 - Loin des yeux, loin du coeur

Publié le par JaneDo


Lundi, 13 janvier 2014 -- 13/2014 - Loin des yeux, loin du coeur

Encore une fois, je me suis pris la tête avec Carmine pendant le souper. Quel plouk celui-là! Alors il paraît que les WC filles sont plus sales que les pissoires ou WC hommes!!! Ouais! Apparemment, d’après lui, vu qu’il a eu beaucoup de femmes, elles pissent à l’horizontales comme les hommes!!! Mouais, c’est nouveau, maintenant on a des zizis! Donc, les filles restent debout et visent mal? Et pissent tout autour des toilettes!!! Bien sûr!

Curieuse, je lui ai demandé, combien de femmes? Il a dit une vingtaine. J’ai éclaté de rire. A 25ans, j’avais déjà couvert son parcours!

J’ai proposé de passer prendre Kaya après sa réunion d’orientation, vers 19h. Elle en est sortie à 19h30. Ils avaient pratiquement fini de manger. Les rats, ils auraient pu nous attendre. J’ai assisté à un incident de parking entre 2. Un sale con a embouti les voitures devant et derrière lui, avant de filer à l’anglaise. J’ai donc pris son numéro de plaques et laisser un mot sur les 2 voitures en question, parce que j’aimerai qu’on en fasse autant pour moi.

Après le souper, je n’avais pas envie de rentrer. J’avais dormi presque toute la journée, donc, pas fatiguée du tout. Thomas m’avait invitée à prendre un café et regarder la 2ème version de “White House Down”. J’aurai dit oui si je ne risquais pas de tomber sur Pascal. J’ai appelé Layne pour savoir ce qu’il faisait. Rien. Il traînait à la maison. La place était libre, j’ai donc préféré passer la soirée chez lui. On s’est larvé devant la télé.

Layne m’a raconté comment il avait su pour Pascal et moi, question de m’encourager à tout lui raconter. Avec le recul, j’ai un peu honte d’avoir déversé toute ma rancoeur, toutes les larmes que j’avais pu verser ces derniers temps, la douleur que Pascal ait choisi sa femme plutôt que moi. Pour me remonter le moral je pense, Layne m’a rappelé que je ne voulais rien construire, que je n’avais rien à offrir à Pascal. Que je voulais seulement être une de ses maîtresses rien de plus.

Il avait raison, donc je n’avais pas à avoir autant de chagrin. Quoique, ces temps-ci, je n’étais pas aussi obnubilé par Pascal. Je trouve que je m’en sortais plutôt bien. C’était peut-être parce que je ne le voyais pas. Si “Loin des yeux, loin de coeur” avait une signification, elle prenait tout son sens en ce qui me concerne.

Un peu difficile de retenir les mains baladeuses de Layne. Il devait penser que si j’étais là, c’était parce que je voulais m’envoyer en l’air!!! Ce n’était pas le cas. D’avoir parler de Pascal n’arrangeait pas non plus les choses. Pour couper court à ses tentatives, j’ai préféré rentrer dormir chez moi. Hum, Pascal ne sait pas encore que j’ai changé de voiture et de numéro de plaques… Si je le voulais, j’aurai pu passer chez lui??? Mais non, je n’en avais pas envie. Pas question d’aller me flinguer le moral.


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12/2014 - Maison rapidos

Publié le par JaneDo


Dimanche, 12 janvier 2014 -- 12/2014 - Maison rapidos

Journée de larve. Malgré tout, j’avais promis à mon neveu de passer pour l’aider avec une lettre. Vers 17h, j’étais chez lui. On a eu fini, c’était 19h. Retour rapidos chez moi. Soirée de repos total. Pas envie de sortir malgré l’insistance de Pascal en personne. Il a finalement osé me le proposer par sms. Oui, parce que je ne répondais pas au téléphone.

Je ne veux pas le voir. Pas encore. Je ne suis pas encore prête. Le voir éclaterait le pauvre mur que j’essaie de construire autour de mon coeur. Il avait besoin de sa liberté, ça je l’avait compris. Alors inutile de rejouer les prolongations. A la fin, c’est moi qui paierait l’addition, et je ne sais pas si j’aurai la force de ramasser les morceaux de mon coeur.

J’ai terminé mon livre, et je l’ai recommencé. Il était vraiment bien. En plus, sa description de la jalousie est tellement juste, tellement vrai. Même si ça fait un peu mal de lire ses propres sentiments écrit noir sur blanc, je ne peux m’empêcher de relire certains passages de l’histoire, pour comprendre ce que je n’avais compris qu’à la fin. Je comprends mieux.


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11/2014 - Petit Nouvel; je lui manque...

Publié le par JaneDo


Samedi, 11 janvier 2014 -- 11/2014 - Petit Nouvel; je lui manque...

J’avais promis à Layne d’aller dormir chez lui. Avant de rentrer de sa petite beuverie avec ses copains, Layne m’a donc appelée, comme prévu. Hum, je n’ai pas répondu. Finalement, je ne voulais pas sortir. J’avais loué quelques films, un paquet de chips sous la main, ma tasse de café fumante à côté, non, j’étais trop bien chez moi.

C’était un peu salaud, je n’aurai pas dû faire une promesse que j’étais presque sûre de ne pas respecter. De toute façon, Layne avait déjà une autre fille sous la main. Je le connais trop. Je me demande pourquoi lui, ça m’amuse, pas si ça avait été Pascal!!

C’est bizarre, Pascal a voulu qu’on se sépare, parce qu’il avait promis à Jess de donner une chance à leur mariage, et pourtant, il semblerait bien que je lui manque; Pascal a demandé à Caroline de m’appeler pour me proposer de passer chez elle. Là non plus, je n’ai pas répondu. Elle m’a laissé un message vocal.

On ne contrôle pas les flammes de la jalousie, et de savoir que Pascal lui a demandé de m’appeler signifiait qu’ils se sont vus. De plus, j’étais presque sûre qu’il était chez elle en ce moment même. Il en fallait pas plus pour me faire sortir du bois. Je ne me suis pas faite avoir. Je ne voulais pas courir chaque fois qu’il était disposé! Non mais, il me prend pour un chien ou quoi? "Je te siffle et tu cours?" Il faudra qu’il trouve autre chose.

De toute façon, je savais que de me laisser attendrir et le revoir n’était qu’une perte de temps. Cela ne changeait pas la donne pour nous. Et je préférais qu’il se sorte les pouces du cul et qu’il m’appelle lui-même. Hum, même si je crois que je ne répondrais pas.

Elle m’encourageait à la rappeler et surtout, me proposait de dîner avec elle, qu’elle avait fait un rôti et de la purée. Je voulais éviter à tout prix les emmerdeurs, qui pourraient réussir à me faire quitter mon refuge. Je rêvais d’un week-end tranquille. Je suis quand même contente que Pascal ait cherché à me voir, contente de lui manquer.

J’étais contente d’avoir passé l’après-midi avec Layne. On a traîné chez lui. Au moins, je ne me sentais pas trop spoliée. On avait prévu de sortir traîner en ville, mais Layne était trop crevé.

Hier soir, il était bien avec une autre fille. Elle l’avait dragué pendant la soirée, et avant de refuser sa proposition de prendre un dernier verre chez elle, il a préféré vérifier si je passais toujours chez lui. Comme je n’ai pas répondu, il a compris que je ne viendrais pas. Il n’a alors eu aucun scrupule à passer la nuit ailleurs.

J’aime bien le fait que Layne me considère comme une amie et me raconte ses frasques ;) Je sentais encore l’odeur de l’autre nana sur lui! J’ai voulu savoir ce que devenait son histoire avec Alexia. Je crois que je vais faire comme Layne; des aventures dans tous les coins...


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10/2014 - Petit Nouvel An, mais pas pour moi...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 10 janvier 2014 -- 10/2014 - Petit Nouvel An, mais pas pour moi...

Week-end au chalet. On fête le Petit Nouvel An. Thomas monte ce soir, et il a voulu que je monte avec lui. Non, je ne voulais pas, parce que je voulais garder mes distances avec Pascal. C’est comme ça que j’ai appris que Pascal ne montait pas non plus. Thomas a cru qu’on s’était fixé rendez-vous. Pas du tout.

Après ma semaine marathon, j’avais besoin de décompresser. Ma tête me faisait souffrir, et j’étais cruellement en manque de sommeil. Et aussi, je voulais protéger mon coeur de la souffrance à revoir Pascal. Connaissant Pascal, même s’il espérait me voir, il ne ferait rien. Il attendrait que ce soit moi qui fasse le premier pas, le cherche, etc. Je ne ferai rien. Pour moi, c’est à lui de se débrouiller. Si pour autant il tenait à nous.


Layne m’a invitée à manger. J’ai accepté. Je n’avais rien de mieux à faire. C'était sympa de sortir un peu. D'avoir quelqu'un à qui se confier. On a beaucoup ri. Layne aurait voulu qu’on passe un moment chez lui. Je crois que j’en avais envie, mais Layne est une brute, et j’avais encore mal partout. De toute façon, il avait rendez-vous avec ses copains.

Thomas m’a raconté que Pascal n’avait pas été le clown des soirées à Gstaad. Quant j’étais partie en douce avant le compte à rebours du Nouvel An, il était sorti me chercher. Pascal l’avait suivi. Il a eu l’impression qu’il me cherchait aussi. Pascal avait fait une tête de 4 pieds de long pendant tout le séjour. Il avait l’air absent, malheureux. Ça l’a beaucoup touché.

Thomas ne sait pas si c’était à cause de moi ou parce qu’il se sent toujours pris au piège, mais il pensait que c’était préférable qu’on prenne un peu de distance. Il ne veut pas que Pascal apprenne qu’on se voyait. Jamais.

J’ai comprenais très bien… A vrai dire, ça ‘arrangeait aussi

Même si je n’ai aucune chance que les choses redeviennent comme avant avec Pascal, je ne veux pas qu’il le sache non plus. C’était trop tôt, trop rapide, Pascal pourrait penser que je ne l’aimais pas vraiment. Pas sincèrement. Et ça, je ne le voulais pas. J’imagine que Thomas devait aussi être soulagé de ne pas m’avoir dans les pattes. Bon là, j’extrapole un peu. Sorry Thomas.

L’empêche, je me demande ce que Pascal pouvait bien fabriquer ce soir? Est-ce que je lui manque? S'amusait-il? Où? Et avec qui?

J’ai averti Caroline que Pascal n’allait pas au chalet. Elle le savait déjà. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. Est-ce que j’espérais qu’elle le surveillerait à ma place? J’espère que non, parce que je veux vraiment m’éloigner, me fermer aux sentiments que j’éprouve pour Pascal. Je ne veux plus penser à lui. Plus laisser ma tête voguer dans sa direction. Plus revoir son sourire quant je ferme les yeux. Ne plus l’imaginer, l’envisager. Plus.

Ce soir, j’avais eu du plaisir à sortir un peu, manger avec Layne. Il m’avait fait rire et oublier pendant le temps qu’on s’est vu.


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09/2014 - Bye bye à mon Alpha

Publié le par JaneDo


Jeudi, 9 janvier 2014 -- 09/2014 - Bye bye mon Alpha

A 11h30, au lieu de 11h, j’étais au garage. Emilio m’y attendait déjà. A midi, il me déposait chez Maria. J’avais pensé annuler, mais finalement, en attendant de se retrouver après la pause de midi, avec les plaques à poser sur la nouvelle voiture, j’avais le temps de passer un moment avec Maria. Je faisais d’une pierre, deux coups.

Tchoy est passé salué son pote.  J’ai donc quitté le garage au volant de ma nouvelle caisse, toute contente. Tout baigne. Le pied. Elle est puissante, quoique plus lourde que l’Alpha. On va tranquillement faire connaissance, son empreinte n’est pas encore enregistré dans ma tête.  On s’est retrouvé chez Rose avec Tchoy. Je devais lui préparer un courrier en anglais pour une commande en Chine.

Ce n’était pas prévu, mais à 19h, on était assis autour d’une table à “L’Orchidée”, ma soeur, Lilice, Kaya, Tchoy et moi, chez Bawoh, pour manger une fondue Thaï!

Depuis que Tchoy m’avait fait découvrir ce plat, j’ai toujours voulu y inviter ma soeur. C’est fait. Je me suis faite un plaisir d’inviter Tchoy, pour le remercier pour la voiture. D’autant plus que, sa grand-mère de 102ans est morte ce matin, et malgré tout, il a pris le temps de rappeler Emilio, pour s’assurer que tout était en ordre et même passer essayer la voiture et vérifier que son pote avait tout fait comme il faut pour me rendre service. Ça, c’est de l’amitié!

Pour la fin de soirée, Lilice sortait, et j’ai été la chercher, de même que Fanny et Mimi et les ai accompagnée au rendez-vous. Tip top, 22h30, j’étais rentrée. Je pouvais enfin me relaxer, poser les pieds en éventail devant la télé. Aucune envie de sortir, j’ai trop mangé et je me sens comme une baleine échouée sur mon canapé. Je suis proche de l’explosion. Par chance, il y a “The Walking Dead” sur NT1. J’ai déjà vu tous ces épisodes, mais j’ai toujours autant de plaisir à les regarder à nouveau.

Je me sens si soulagée. Si contente d’avoir changé de voiture, même si j’adorais mon Alpha Roméo! Faut que je fasse attention de ne pas flinguer les limitations de vitesse, parce qu’elle est plutôt puissante. Elle a une meilleure accélération que l’Alpha. Je regrette un peu mon autoradio avec son chargeur à 10 CDs. Je n’en reviens toujours pas que Tchoy a réglé tout ça en 5mn!


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