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08/2014 - La solution par Tchoy

Publié le par JaneDo


Mercredi, 8 janvier 2014 - 08/2014 - La solution par Tchoy

Je me suis mise à lire “Le Confident d’Hélène Gremillion” en rentrant hier soir. Passionnant. Je n’ai pas réussi à poser mon livre avant d’avoir les yeux qui se croisent. Donc, j’ai dormi tard. Saut du lit à midi, pour sauter sous la douche et me précipiter pour aller avec ma puce à son cours d’équitation.

La journée n’était pas aussi merdique que je l'avais imaginé. En fait, après le coup de fils que j’attendais ce matin, pour me donner le ton de la journée, je n’ai pas autant flippé. Tchoy m’avait rassurée hier soir, avec une solution toute simple à mon problème; changer de voiture et d’assurance.

En 5mn, mercredi soir, il s’était arrangé pour fixer un rendez-vous avec Emilio, un pote à lui, pour l’assurance, et m’avait trouvé une voiture chez Olivier, son autre pote garagiste à Cheseaux. Et voilà, en quelques minutes, c’était emballé. Sans Tchoy, j’aurai passé la journée de demain à trotter dans les garages à la recherche d’une voiture. Ensuite, courir de l’assurance au Service des Autos, et cetera, etc. Et tout ça en quelques coups de fils, en moins de 5mn. The Boss quoi! Grâce à lui, j’ai passé une soirée détendue, sans soucis. Merci Tchoy.

Demain, je dis “bye bye” à mon Alpha, et je taille la route au volant de ma nouvelle Audi A3 bleu-roi.

C’est quand même bizarre d’avoir la même marque de voiture que Pascal!!! Je suis sûre que ce sont des signes. La vie nous en fait souvent des tonnes, et on ne veut pas les voir, peut-être parce qu’on ne les comprend pas, ou trop tard. Cela veut dire quelque chose, mais quoi?

Me méfier de ne pas vouloir prendre la route tracée pour moi? Est-ce que celle que j’ai choisi de prendre est plus courte? Plus dangereuse? Chute brutale? C'est un signe; on se sépare et par hasard, on se retrouve avec la même marque! Est-ce que je dois me montrer ouverte et attendre? Je sais que je comprendrais quand ce sera trop tard. Ou ce sera lui qui comprendra trop tard?

C’est Pascal qui a fait le choix pour nous, donc je pense que c’est lui qui aura la “révélation”. Moi je saurai quant ça arrivera, c’est tout.


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07/2014 - PalmButter chez Rose

Publié le par JaneDo


07/2014 - PalmButter chez Rose
Mardi, 7 janvier 2014

Repos total aujourd’hui; télé, dessin, dodo. Le soir, j’avais promis de passer chez ma frangine pour manger du “PalmButter, un plat africain. Papa a ramené ces plats de chez Florence, la veuve d’Elli, son copain de jeunesse. J’avais déjà mis le riz sur le feu. Karen est rentrée, et on a commencé à discuter, et paf, ma frangine est arrivée aussi.

Demain, j’avais une journée de chiotte, alors je me suis accordée une journée de détente, en espérant mieux faire face aux soucis. Maria voulait que je passe chez elle aussi, mais ça ne jouait pas, je conduis Kaya à son cours d’équitation. Donc, on a reporté à jeudi.

Kaya nous a raconté les stupidités de son père et de sa gonze. Elle avait des maux de tête depuis 2 jours. Je suis sûre que c’est à cause du message de son père. Déjà lundi, on voyait qu’elle ne se sentait pas bien. Triste même. Ça m’a fait mal au coeur. Les hommes sont des chiens, ils ne se rendent pas toujours compte du mal qu’ils font à leurs enfants.


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06/2014 - Routine bienvenue

Publié le par JaneDo


06/2014 - Routine bienvenue
Lundi, 6 janvier 2014

Hahhh, enfin lundi! C’est peut-être la première fois depuis 100ans, que je me réjouis d’être un lundi. End à la pression des week-end. Les fêtes de fin d’année sont terminés aussi. Une bonne chose. Y en avait marre. Plus besoin de faire semblant de prendre son pied d’être entouré de monde qui veule faire la fête, alors que moi, j’aurai payer cher pour rester enfermé chez moi. J’aurai bien mérité quelques jours de vacances tranquillos, c’est-à-dire toute seule.

J’ai l’impression que ça fait un siècle que je n’ai pas passer un ou deux jours sans avoir besoin d’ouvrir la bouche. Toute seule. Ouf, c’est lundi, la routine peut reprendre.
Quoique je donnerai cher pour me retrouver un mois sur une île déserte, avec une télé, quelques bouquins, mon ordi, et mon matos de peinture. Si je gagne un jour à la loterie, je m’achèterais une île plantée au milieu de nul part, avec une liaison internet. Je ne donnerai mon adresse à personne les 10 premières années.

Mais je ne gagnerai certainement jamais à la loterie!

Comme tous les lundis, repas en famille. Rose a fait une soupe à la courge et de la saucisse à rôtir, dans une sauce au champignons, c’était du délire tellement c’était bon. On a tous trop mangé. On a parlé des dernières vacances au chalet, raconté les anecdotes, regardé des photos. Après le départ de Carmine et Lilice, on a joué aux cartes avec Fanny et Marco. J’ai ramené Fanny vers les 21h. Ils ont prévus de remettre ça samedi prochain, chez Carmine.  Moi pas envie. D’ici là, je trouverai une raison d’annuler.

A la maison, j’ai rappelé Dol. Elle avait essayé de me joindre quant j’étais chez ma frangine. Je n’ai pas répondu, on était en pleine partie de cartes. Elle m’a raconté ses problèmes avec sa soeur aînée à propos de sa fille. Pfff, j’espère que le reste de son année se passera mieux. J’ai aussi appelé Caro. J’ai peur qu’elle se laisse aller à la déprime.


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05/2014 - Les mecs sont banals...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 5 janvier 2014 - 05/2014 - Les mecs sont banals...

Sur le chemin du retour, Caro m’a appelée pour me convaincre de sortir. Hum, pas envie. Après quelques bonnes excuses, on a finalement raccroché et je me préparait pour ma petite fin de soirée de repos devant la télé. Après tout, il était plus de 1h du matin, bien trop tard pour sortir. Je venais à peine de me plonger dans mon vieux training pourri que Caro rappelait. Elle ne supportait pas de rester seule chez elle, se demandant si elle n’allait pas monter à Villars.

Après 10mn au téléphone, elle a réussi à me convaincre. En raccrochant, je me suis traitée d’idiote, j’aurai dû refuser. Je n’avais aucune envie de sortir, encore moins de m’habiller. Mais bon, comme disait Caro; nouvelle année, nouvelle résolution, nouvelle vie. Il fallait commencer quelque part, et pourquoi pas ce soir. D’autant plus qu’on était certain de ne croiser personne, étant donné qu’ils sont tous à la montagne.

Puis, je crois que c’est le petit Nouvel An, donc, tout le monde sera d’humeur festif. Autant en profiter pour se faire de nouveaux amis. En fait, je ne sortais que pour lui faire plaisir, au détriment de mes propres envies.

Toutes les deux, on était pleine de bonnes résolutions, mais… Clairement, pas encore prête à appliquer!

Caroline avait bien trop peur d’engager une relation avec qui que ce soi. Caro avait bien trop peur, que si jamais ça ne marchait pas avec sa femme, Pascal ne lui laisse aucune chance. En fait, moi aussi, un peu. Par contre, une partie de moi, ne voyait pas en quoi il aurait le culot de se plaindre.

On a rencontré 3 mecs sympas. Le seul hic pour ma part, c’est que je trouve que les mecs ne savent vraiment pas s’y prendre pour séduite qui que ce soit. Ils manquent cruellement de finesse, de charme. Les films sur lesquels les hommes prennent références, sont de mauvais exemples. 5mn après les rencontres, les protagonistes se retrouvent déjà aux lits. Dans la réalité, à moins de tomber sur une écervelée, fille facile, aucune chance. Rhhh, le pouvoir du sourire, de la galanterie ont disparus dans le va-vite.

Il y en a un qui mérite peut-être d’approfondir. Il n’est pas très beau, mais il a de très beaux yeux. Marrons clairs, je crois. Faut voir à la lumière du jour. Sans essayer d’attirer l’attention, il se donne la peine de nourrir la conversation. Sans parler que de lui. J’aime bien les hommes timides et réservés.

Donc, des 3, Damien est celui qui m’intéresse un peu. Je ne ressens carrément rien pour lui, mais je lui laisse une chance de me faire changer d’avis. On verra s’il a de la suite dans les idées, ou s’il attendra comme un grand bêta que les choses se fassent tous seuls. Il a bien essayé de m’inviter à prendre un verre demain. Trop tôt.

La pluie continue à tomber comme si c’était le déluge, je me vois mal sortir dans ses conditions. Et je n’aime pas revoir aussi vite un mec. Surtout en plus, qu’il me plaît moyen. J’imagine qu’il voudra se précipiter à tout connaître de moi, et ça, c’est pas mon truc. Je me vois mal lui balancer, déjà au 1er rendez-vous, que je ne cherche qu’un amant. Que je ne veux pas d’une relation sérieuse. Que si ça pouvait marcher, je ne sortirais plus jamais en public avec lui. Hum, ça la foutrait mal.

Vers 4h du matin, on a décidé de rentrer. On ne peut pas dire qu'on n'a pas essayé!!! Les garçons proposaient qu’on se tape des spaghettis chez eux. Hum, heu non. On n’en avait pas envie. Ça pourrait déraper, et on risque de se quitter en mauvais terme. S’il y en a un qui tente une embrassade, ou un geste déplacé, que ce soit Caro ou moi, on le repoussera. Ils nous prendraient alors pour des allumeuses, et on risque de se prendre la tête.

Trop risqué. Chaque chose en son temps. On verra bien la prochaine fois. Et franchement, on n’en avait pas envie. S’ils y avaient eu d’autres filles avec nous, peut-être qu’on aurait été. Question de voir comment les garçons se comporteraient.

Caroline était déprimée. Elle ne les trouvait pas intéressant. Banal. Moche même. C’est clair que si elle continue à tous les comparer à Pascal, c’était fichu. Hum, je pense que j’en fais autant. Elle a proposé que je reste un moment chez elle. J’ai prétexté que je devais me lever tôt dimanche, que j’avais un dîner en famille. C’était faux.

Je voulais seulement rentrer et me relaxer chez moi. Je voulais passer un dimanche tranquille, sans rien foutre de la journée.


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04/2014 - Still friends

Publié le par JaneDo


Samedi, 4 janvier 2014 - 04/2014 - Still friends

Caroline est redescendue pendant la journée. Elle était déprimée. Pascal l’avait évitée soigneusement toute la soirée de Nouvel An, évitée la journée et le soir d’après. Bref, vendredi, elle a quand même essayé de lui parler. Rien. Il lui a conseillé de rentrer, qu’il ne pouvait pas lui consacrer de temps. Qu’il ne le voulait pas. Il pensait avoir été assez clair. Glups.

Caroline avait quand même essayé de l’approcher, pensant qu’il pouvait au moins se parler en tant qu’ami. Mais, Pascal n’était pas de très bonne humeur. Il était maussade, peu bavard, le visage fermé. D’ailleurs, même pendant la soirée du réveillon, il n’a presque pas desserré les dents. Ses seuls sourires ont été pour sa femme. Il est même resté à l’écart et il avait l’air de s’ennuyer à mort.

Chaque fois qu’elle avait essayé de l’approcher, il s’était visiblement détourné et éclipsé. Caro était au fond du gouffre.

Ce qui est bizarre, c’est que quant quelqu’un est à ras les pâquerettes, on se sent mieux. Peut-être parce qu’on se sent obligé de faire bonne figure et de leur remonter le moral. Elle me faisait de la peine. Aussi pour moi, mais ça c’était secondaire. Il pleuvait sans discontinuer, et on a passé l’après-midi enroulé dans des couvertures, devant la télé. On ne la regardait même pas.

Caroline me racontait par le détail sa souffrance, qui faisait écho à ma propre douleur.

J’aurai préféré ne pas avoir à parler de Pascal. J’avais raccroché. Je ne voulais plus penser à lui constamment. Mais, Caro était aussi mon amie, je ne pouvais pas la laisser tomber. Je la sentais se liquéfié, son coeur se réduire en cendre.

J’avais vraiment de la peine pour elle. Je me voyais en elle. Elle était le miroir dans lequel je voyais le chagrin que je cachais au fond de moi. Caroline était dévastée par la froideur de Pascal envers elle.

Elle me demandait ce qu’elle avait fait de mal. Pourquoi il ne voulait pas lui laisser une petite place. Pourquoi est-ce qu’il voyait encore Elodie et pas elle. Bref, toutes les questions que je ne voulais plus me poser. L’air de rien, c’était pénible. J’aurai voulu fuir.

L’image de Pascal, ses sourires, ses rires, l’éclat de ses yeux, la douceur de sa voix, me torturaient, et me donnaient envie de le voir. Bêtises.

Je l’ai consolée autant que j’ai pu. Essayé à plusieurs reprises de changer de sujet. Après avoir pleurer des bidons d’eau, on a rigolé en se rappelant certains bons moments avec Pascal, la tête qu’il faisait quant on le surprenait en faisait des trucs auxquels il ne s’attendait pas. On a eu un petit instant de tristesse en pensant que tout ça était loin, qu’il n’y aurait plus de ces moments inoubliables.

Caroline m’a demandé s’il se passait des trucs avec Thomas. Elle m’avait vue chez lui à plusieurs reprises. Méfiante, je lui ai dis qu’on était seulement copain. Caro a de la peine à garder sa langue, alors je ne voudrais pas qu’une info lui échappe et atterrisse dans les oreilles à Pascal. Pourquoi? Je me demande! Ça ne change plus rien, nous deux c’est fini. Pourtant, je ne veux pas qu’il l’apprenne. Pas encore. J’attends que ce soit lui qui accumule d’abord les mauvais pas.

Cette journée et soirée avec Caro m’avait achevée. Je me sentais plutôt déprimée en rentrant. J’avais mis la musique à fond pour ne pas laisser de place dans ma tête à la réflexion. A la maison, j'ai tout de suite avalé un petit somnifère, et je me suis jetée dans un film direct; "Looper". Film d'action, tortueux. Parfait. Pas de place pour le vagabondage de l'esprit.


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03/2014 - Pas de "Je t'aime"...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 3 janvier 2014 - 03/2014 - Pas de “Je t’aime”...

J’ai regardé la télé jusqu’à 4h du matin. J’ai dormi jusque vers 16h. Thomas me proposait de monter au chalet à Villars, chez Paul. Comme les parents à Pascal restaient en haut tout le week-end, ils ont choisi de bouger chez Paul. Heu, ça ne me disait rien. Layne m’a dit que rester à l’écart serait le meilleur moyen de manquer à Pascal.

Je ne voulais pas vraiment lui manquer. Peut-être un peu. Je voulais surtout m’éviter un coeur brisé. Je restais chez moi.

Ça me faisait plaisir tout de même que Pascal continue d’essayer de me joindre, de m’envoyer des tonnes de messages aussi. Des messages adorables. Ouais, pour moi peut-être, mais vue de l’extérieur, peut-être pas grand chose; Coucou, ça va? Tu fais quoi?” - “Tu montes? J’aimerai bien” - “Tu me manques tu sais” - “J’aimerai bien te voir?”. Des bisous signaient chacun de ses messages. Moi, ça me suffisait. Je sais que Pascal n’était pas friand de sms, il préférait le contact vocal. Donc, j’appréciait l’effort.

Je répondais à 1 message sur 3, sans me compromettre. Pas de “Je t’aime”, pas de “tu me manques aussi”. D'ailleurs, pourquoi faisait-il ça? Il avait pourtant été clair? Il m'embrouillait.

Quant Pascal tentait de me joindre sur mon natel, je ne répondais pas. D’entendre sa voix me crucifierait. Le seul à qui je parlais était Thomas. Il a voulu savoir si c’était vrai que j’avais mangé chez Layne hier soir. J’ai été surprise qu’il le sache déjà. Il voulait venir me chercher, mais j’ai refusé. Prétexte; j’avais un dîner en famille ce soir. Ils ne me verraient pas du week-end. C’était faux. Au programme; larve devant la télé et petite sieste. J’avais besoin d’un peu de solitude. J’étais mentalement à bout.

Layne était à Verbier ce week-end, ça me disait beaucoup plus. Hélas, Thomas l’apprendrait, alors tant pis, je reste à la maison.


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02/2014 - Journée comme j'aime

Publié le par JaneDo


02/2014 - Journée comme j’aime
Jeudi - 2 janvier 2014

Avec Pascal, c’est bon, je raccroche. Je ne veux plus me torturer pour rien. J’ai donné. Je lui ai donné tout mon coeur, je le reprends. Je veux m’amuser maintenant, faire ce que je veux.

Plus de Pascal. Au moins je ne perdrais plus mon temps à essayer d’hypnotiser mon téléphone pour qu’il sonne.

Pas quitté la maison de la journée. Pas envie. Pas envie de m’habiller. Envie de voir personne. Mon natel réduit au silence, et rangé au fond de mon sac, après avoir parlé avec mon papa, que je n’avais pas réussi à joindre hier.

J’ai lu et regardé la télé. Une journée farniente, comme je les aime. Contente de ne pas avoir à faire d’efforts pour qui que ce soit, ni pour parler, ni rien.


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01/2014 - Nouveau Départ... (2)

Publié le par JaneDo


Mercredi, 1er janvier 2014 - 01/2014 - Nouveau départ... (2)

Je n’ai juste pas dit que je pensais disparaître avant. Thomas voulait savoir où j’en étais, si je pensais toujours autant à Pascal. Il pensait qu’il était temps que je laisse tomber. Que je me fasse une raison. Thom pensait qu’il était temps que je prenne de nouvelles résolutions pour l’année à venir. C'est bon, il me l'a déjà dit et répété je ne sais combien de fois. En ce moment précis, Thomas me prenait la tête.

Je ne voulais rien lui dire, mais ce n’aurait pas été très correct, alors j’ai averti Thomas que je partais avant le coup minuit. Je ne voulais pas être là pour ce moment mythique, je ne me sentais pas à ma place. Il a perdu le sourire. Pour le faire changer d’humeur, et montrer que je pensais ce que je disais, je l’ai invité à danser.

Sur la piste, il faisait des efforts pour retrouver sa bonne humeur. Et comme je ne restais pas pour le compte à rebours de minuit, il a voulu savoir s’il osait m’embrasser. Il a tenu à me dire que Pascal nous observait. J’ai dit que je m’en fichais, c’était fini entre nous, c’était lui qui l’avait voulu.

Avec douceur, il a mis mes bras autour de son coup. J’avoue que mon coeur se déchirait, je savais ce qui allait arriver, mais je ne me voyais pas le repousser. Son baiser était doux, ses lèvres légèrement salés.

C’était tendre, doux d’abord, puis s’est transformé en baiser passionné. Ça m’a fait mal aussi. Mal, parce que je savais que Pascal nous avait sans doute vu, et que pour lui, ça signait la fin totale d’une éventuelle réconciliation. Je n’ai pas osé regarder dans la direction du bar où Pascal et sa femme se tenaient. J’ai concentré mon attention sur Thomas.

C’était un premier baiser, suivi par un autre, et un autre… J’ai quand même rappelé à Thomas qu’on était pas pour autant ensemble. En blaguant, il a répondu que ça allait sans le dire, “pas besoin de me le rappeler sans arrêt, j'ai compris”. Malgré ça, il a continué à m’embrasser pendant tout le temps qu’on dansait. Gênant, parce que tous savaient qu’il avait une copine!

D’ailleurs, que faisait donc Pascal? S’il tenait un tant soit peu à moi, il aurait déjà trouver le moyen de me le faire savoir! Qu’est-ce qu’il attendait? Minuit? Ben, ce sera trop tard. C’était déjà trop tard. J’avais un pavé sur le coeur, c’était lourd, mais je crois que j’avais pris la bonne décision. A force d’entendre tous ceux qui nous connaissaient me répéter encore et encore, que je devrais laisser tomber, ça a fini par arriver jusqu’à mon cerveau.

Je sais qu’on fatigue souvent nos amies en répétant toujours les mêmes histoires, à leurs rabâcher les oreilles avec les mêmes doutes, mêmes chagrins, et qu’au bout d’un moment, ils en ont plein le cul, en ont marre de nous répéter les mêmes choses, mais c’est le seul moyen pour enfin arriver à décrocher. A force d’entendre tout le monde te répéter de bâcher, tu finis par trouver la force de bâcher. Ou peut-être parce que tu n’oses plus prononcer le fameux nom qu’ils ne veulent plus entendre; Pascal!!!

Thomas m’a demandé encore si j’avais renoncé à Pascal… Hum… Pour couper court à cette discussion que je ne voulais pas avoir, j’ai répliqué, que j’étais libre et que je n’avais de compte à rendre à personne. Que j’avais déjà pris la résolution de laisser tomber mes illusions concernant Pascal. Thomas a semblé heureux de l’entendre… Il s’est penché pour m’embrasser à nouveau.

Oups, je ne sais pas comment ces paroles ont atterri dans ma bouche, mais une fois dit, j’ai réalisé que c’était exactement ce que je devais faire. Thomas avait tellement raison. Je me fanais, me consumais à espérer quelque chose qui a longtemps disparu. Je l’avais perdu au cours de cette année, je m’en rendais bien compte. Il était temps que mon coeur et moi mettions les voiles.

Je venais à peine de me dire ça, de me donner du courage de lâcher enfin prise que j’ai aperçu Layne entrer dans mon champ de vision. Le diable avait des antennes, c’est sûr!

Avec son sourire de playboy, ses cheveux bouclés tombant devant les yeux, il a traversé la foule en saluant ses copains au passage, sans me quitter des yeux. Sans gêne, il a demandé à Thomas s’il pouvait m’emprunter pour danser. J’ai consulter Thomas des yeux. Il n’était pas content, mais il ne pouvait qu’accepter.

Après quelques pas, Layne a proposé qu’on se tire de là. Il savait que Pascal et Jess voulaient sauver leur mariage, qu’ils faisaient tous deux des efforts pour ça. Layne savait tout. Ça tombait bien, j’avais prévu de partir. Layne ne dormait pas au chalet. Ça l’ennuyait de se les contraintes de la cohabitation pendant les fêtes,tout le bruit et la foule. De ne pas pouvoir se reposer le matin.

Bref, il ne pensait pas venir à Gstaad pour le Nouvel An, mais quant il a entendu les nouvelles à propos de Pascal et moi, il a pensé que j’aurai besoin de lui pour me sauver. Il a prononcé les derniers mots en rigolant. Et ça m’a fait rire.
En fait, Layne tombait plutôt bien. Je n’aurais pas imaginé le voir. D’ailleurs ces derniers temps, je n’avais pas de nouvelles, ne pensait pas à lui, et n’avais certainement pas pensé le retrouver ici à Gstaad.

On s’est réfugié dans sa voiture, parquée près de la boîte. Plus près que la mienne en tous cas. Layne m’a proposé de passer un moment chez lui, quant il a su que j’étais venue avec ma voiture; “à moins que tu préfères quand même passer la nuit au chalet?”. Heu, sûrement pas!

Minuit approchait, alors ce n’était pas le moment d’être chacun sur la route dans des voitures séparées. Il a allumé la radio pour qu’on puisse entendre le décompte de minuit. Après quelques minutes, il m’a fait un signe de la tête; “Tiens, regarde… On dirait qu’on te cherche…”.

Thomas d’abord, puis Pascal semblaient chercher quelqu’un. Ils n’étaient certainement pas sorti fumer. Ils n’avaient même pas enfiler leurs vestes. Il neigeait, ils devaient mourir de froid! Thomas était le premier dehors à fouiller la rue du regard, puis Pascal est sorti et tous les deux scrutaient les alentours de la sortie.

C’était minuit moins 5, et je n’étais pas visible… Plus là… Bonne Année Pascal mon amour… Bonne Année Thomas!

Après le bisous de minuit, Layne m’a déposé devant ma voiture. Je l’ai suivi jusque chez lui. Dès qu’on a passé la porte, sous prétexte de m’aider à me débarrasser de ma veste, il a voulu m’entraîner direct dans sa chambre. Je préférais boire quelque chose avant. J’avais surtout le coeur en miette. Il me fallait juste quelques minutes pour rassembler les morceaux.

Faire l’amour, ça fait oublier. Au début, on se sent coupable d’avoir du plaisir. Puis, très vite, on oublie tout. Ce moment de bonheur dans les bras de quelqu’un qu’on aime bien fait beaucoup pour le moral. J’ai ravalé mes larmes. Encore plus surprenant, j’ai ri. Layne m’a fait rire. Beaucoup rire. J’ai passé quelques heures sublimes en sa compagnie.

Je me sentait légère, presque heureuse en rentrant vers les 4h du matin. Presque comme si j’étais soulagée d’avoir rompu le lien qui me retenait à Pascal.

Je me suis réveillée tard. J’ai lu les voeux que j’avais reçu du monde entier, de Pascal (avec un petit pincement au coeur), et de Thomas. Thomas me cherchait et avait compris que j’avais filé en douce avec Layne. Il semblait peiné. Quelques heures après, il m’envoyait un message pour me faire savoir qu’il comprenait, qu’il ne m’en voulait pas.

Je lui ai répondu que j’étais à la maison. Que j’avais pris un verre avec Layne, et que j’étais rentrée après. Laissant de côté les détails. J’ai préféré éviter de lui dire que je mangeais avec Layne ce soir chez lui. Il cuisinait. Thomas l’apprendrait de toute façon, parce que Layne avait invité quelques amis.

J’avais prétendu avoir une copine à voir dans la soirée. C’était faux. Je voulais juste pouvoir me tirer à un moment donné. Juste rentrer chez moi, dans ma maison. J’avais promis de passer après, après le départ de ses invités. J’ai inventé avoir mes bringues pour ne pas passer à la casserole. Deux nuits d’affilés de sexe sauvage, brutal et endiablé, c’était juste pas possible. J’avais déjà mal partout, et j’étais crevée.

J’aime faire l’amour avec Layne, même être un peu brutalisée. Même avoir l’impression d’être un simple objet sexuel. Mais, ça, c’était hier, parce que j’avais besoin d’avoir mal ailleurs qu’au coeur. Je ne voulais plus sentir cette brûlure dans ma poitrine. L’idée c’était de remplacer une douleur par une autre. Ça a plutôt bien marché.

Layne m’a avertie vers 22h que ses invités venaient de passer la porte. Alors j’ai enfilé le training que j’ai reçu pour Noël de ma frangine, et je me suis pointée à sa porte. On a passé la fin de soirée à s’embrasser, à flirter. Tout ce qu’il voulait, c’était me grimper dessus. Chaque fois que sa main descendait un peu trop, je le stoppais. Pas qu’il découvre que je n’avais pas mes règles.

Pour que personne ne découvre que j’étais sortie, je suis rentrée chez moi, jeudi matin vers les 6h du mat, sur la pointe des pieds.


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01/2014 - Nouveau départ? - (1)

Publié le par JaneDo


Mercredi, 1er janvier 2014 - 01/2014 - Nouveau départ? -(1)

Déjà 2014! Est-ce qu’on peut me dire comment cela se fait-il que le temps passe si vite? Enfant, je trouvais que le temps était extrêmement long d’un Noël à l’autre. Je préparais mes listes de cadeaux à l’avance, et au fils des mois, j’oubliais Noël. A l’approche du mois de décembre, ma liste était incomplète, et même, je n’avais plus les mêmes envies.

J’ai attendu avec impatience d’atteindre mes 16ans, mais rien n’avait changé. J’étais toujours la même qu’à 14ans! Alors j’ai espéré les 18, puis les 20, mais rien ne semblait beaucoup changé.  A part que j’avais quitté l’école pour entamer un apprentissage qui ne me passionnait pas vraiment. A l’époque, mes parents me manquaient. J’ai aussi réalisé que je détestais cordialement les changements.

Sur la route, qui était sensé me conduire chez moi, mes pensées voguaient dans tous les sens; rentrer ou passer à Gstaad? Je pourrais rentrer me changer, les routes sont bonnes, et je laisserais encore un peu de temps pour réfléchir??? Chaque jeep Audi que je croisais me serrait le coeur. Je me disais que je pouvais au moins m’accorder le petit plaisir de voir Pascal une dernière fois? Est-ce de la faiblesse? C’était difficile de résister à l’envie de voir Pascal… juste quelques minutes…

Je suis donc rentrée me changer, et poser mon sac à la maison, pour ne pas être tentée de rester à Gstaad.

J’ai mis un chemisier d’un blanc immaculé, décolleté à souhait, une jupe noire moulante, et par-dessus, une longue veste sans manches. Pour l’occasion, malgré ma cheville qui me faisait toujours mal, j’ai opté pour des talons, que j’enfilerais seulement une fois devant la boîte. Ou, au pire, je pouvais toujours laisser mes bottines noires, qui me tenait bien la cheville.

Une fois maquillée, avant de reprendre la route, j’ai averti Thomas de mon arrivée. Je ne voulais pas qu’il en parle à qui que ce soit. Au cas où je changeais d’avis. Là, Thomas a répondu qu’il n’accepterait pas de “change of heart” (de changement d’avis). Que dans 45 minutes, il m’attendrait devant, si je ne venais pas, j’aurai sur la conscience le fait qu'il gèle sur pied. Ça m’a fait rire.

En même temps, ce n’était pas drôle, j’y allais uniquement pour avoir une chance de croiser Pascal, et si possible, lui parler. Je ne pourrais pas être libre de mes mouvements. Nul. Je suis arrivée au Pub vers les 22h50… J’avais mis le turbo!

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