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33/2014 - No need de sortie!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 2 Février 2014 -- 33/2014 - No need de sortie!

Non, je ne suis pas remontée samedi soir, malgré les sollicitations. J’ai prétendu avoir autre chose, prévu déjà en début de semaine. Caroline savait que c’était faux, mais Thomas m’a cru. J’avais proposé à Caroline de rester en bas, qu’on sortirait toutes les deux, mais Caro voulait aller à Gstaad. D’un côté… tant mieux, sinon j’aurai dû me forcer à sortir.

J’ai passé une journée de samedi de rêve. J’avais déjà fait les courses en semaine, donc no stress, et no need de sortie. Le pied.

Au chalet, presque tous les garçons ont passés la journée en sport des neiges. Le soir, ils avaient fait de la fondue. L’ambiance était plutôt festive, Caro m’avait fait écouter. Je lui ai demandé d’éviter, pour ce soir, les photos ou petit film de Pascal. La dernière fois, ça m’avait déprimée. Encore une fois, j’ai regretté mon geste; si je lui dis d’arrêter, elle ne m’enverra plus de nouvelles?! Bah tant pis.

Malgré tout, Carolne, fidèle à elle-même, m’a envoyée, tout au long de la soirée, des petits compte rendu rapide; grrrh il a trop bu / on sort, il bricole avec une Fabienne! Tu connais? Non, je ne connais pas. Et je crois que je préfèrerais ne rien savoir.

Apparemment, Pascal a demandé à Caroline d’arrêter de lui coller aux fesses. Peut-être pas dans ces termes, mais c’est ce que ça voulait dire. Ça l’a drôlement vexée. Faudrait que je réussisse à la convaincre de regarder ailleurs, de se trouver un gentil garçon et d’oublier Pascal. Je ne crois pas que ça marcherait, j’ai déjà de la peine à le faire moi!


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32/2014 - Thomas me fait des cadeaux? Ou il cherche à m’acheter?!

Publié le par JaneDo


Samedi, 1er Février 2014 -- 32/2014 - Thomas me fait des cadeaux? Ou il cherche à m’acheter?!

Oh!… Que se passe-t-il? Thomas m’offre des cadeaux! Et pas de petits riens, ce qui aurait été plus adorable. Là, j’ai l’impression qu’il cherche à acheter mon affection, mon attention, mes sentiments. Il ne le fait pas exprès. C’est vrai que de tous temps, la plupart des hommes pensent qu’ils peuvent acheter les femmes avec des démonstrations d’argent. C’est gentil, mais j’ai refusé son bracelet, qui valait dix fois plus que ma voiture!

J’aime les hommes généreux, qui font de petits cadeaux, comme une fleur, un petit livre, des petits chocolats, mais tant que je n’ai pas décidé de “sortir” avec, je n’aime pas avoir l’impression qu’il m’en jette plein les yeux.

Sachant que je n’avais pas l’intention de passer la nuit au chalet, Thomas a tout tenté pour me faire changer d’avis. Pour le refroidir, je lui ai rappelé que je voyais Layne. Qui est un de ses bon copain. Il a fait la grimace, mais a insisté quand même. Hum, je crois qu’il a pris ça pour une “compète”. Ce n’était pas le but. J’aurai pu lui dire que je n’avais pas l’intention de m’engager envers qui que ce soit, seulement profiter de la vie, m’amuser un max, maintenant que j’étais libre. Mais, j’ai préféré ne pas insister. Au moins, il sait.

Pour une fois, j’ai papoté un peu avec tout le monde, évitant comme la peste, les coins où se trouvaient Pascal. J’ai voulu aller me chercher quelque chose à boire, malgré la profusion de ce qui se trouvait sur la table. Je voulais re-goûter un “gin-fizz”, ça faisait un bail. C’était aussi pour m’éloigner un peu du groupe. J’étais fatiguée de la foule. Accoudée au bar, je cherchais un moyen de fuir et rentrer chez moi.

Pascal est venu se poser à côté de moi. J’ai tout de suite ressenti sa présence, avant même qu’il me parle. La chair de poule est montée du bas de mon dos, le long de la colonne, jusqu’à la racine de mes cheveux. Le flippe.

  • Hey…
  • Hey.
  • Je ne savais pas si j’osais t’aborder, si tu n’allais pas m’envoyer sur les roses.
  • Pourquoi?
  • Ben… T’étais fâchée contre moi hier?
  • Je n’étais pas fâchée Pascal, j’avais juste des choses à mettre au clair. C’est tout.
  • Ha bon!

Après un petit moment de… recueillement, il m’a demandé si on était toujours amis. C’était clair. Je ne vois pas pourquoi je lui ferai éternellement la tête. Ni même pourquoi je l’enverrai promener, s’il m’approche.

  • Ben… Tu n’es même pas venu me dire bonjour, alors j’ai pensé que tu étais sérieuse hier. Que tu ne voulais rien avoir à faire avec moi!
  • J’étais sérieuse, mais ce n’est pas pour autant que je suis fâchée. Je ne te fais pas la gueule, si c’est ce que tu cherches à savoir. Je ne vois pas pourquoi. Je veux juste que tu évites, comme hier, les bisous sur la bouche. De toute façon, tu pouvais aussi te bouger pour venir me dire bonjour. Puis, je ne voulais pas te déranger.
  • Ça me fait bizarre de te faire la bise…
  • T’inquiète… A moi aussi…

Thomas est venu se planter devant nous, comme s’il venait de nous prendre la main dans le sac. Je n’aime pas ce genre d’attitude.

  • Alors? Réconcilié?

J’ai pensé que c’était à moi de répondre; “On a rien à “réconcilier”, on n’est pas fâché!”. Pascal, gêné, a préféré se retirer. Il m’a fait un bisou sous l’oreille. Encore une fois, j’ai failli lui aboyer que, c’était justement ce genre de chose qui me dérangeait. Mais, je ne voulais pas en faire toute une histoire devant Thomas.

Thomas a entrepris de me questionner sur Pascal. Il avait aussi remarqué, que je n’étais pas allée le saluer. Je me faisais l’effet de répéter inlassablement les mêmes choses. Je lui ai répété les mêmes choses, que j’avais dit à Pascal hier et ce soir. Thomas avait l’air sceptique; “Et arrête… Tu me donnes l’effet de vouloir que je me justifie… Je n’ai pas à le faire. Ni envers Pascal, ni envers toi. Dois-je te rappeler que, tu as une copine!”.

Thomas a fait celui qui s’écroule presque, après avoir reçu une balle, en portant la main au coeur; Touché.”. Ça m’a fait rire, et je l’ai traité d’abruti. Mais, c’était gentil, parce qu’il était drôle.

Après ça, il m’a entraînée sur la piste, et on a dansé. De temps en temps, je me laissais aller à mettre mes bras autour de son cou. Lui non plus, je ne voulais pas qu’il se mette à me “rouler des pèles”. Je déteste ce genre d’attitude en publique. Encore plus, quant ce n’est pas mon partenaire fixe. On est juste des “friends with benefits (amis avec des avantages).

Du coin de l’oeil, j’ai vu Pascal nous observer un moment, avant de se laisser happer dans une discussion, qui le faisait beaucoup sourire, avec Elodie et d’autres miss que je ne connaissais pas bien. La prochaine fois, je ferais quelques efforts pour connaître un peu mieux les autres filles, qui tournent comme des satellites autour du groupe.

Après un certain temps, j’ai constaté que Pascal m’avait complètement zappée. Est-ce que c’était vraiment ce que je voulais???

Non, je ne reste pas ce soir. Demain, je sais que les garçons passeront leurs journées sur les pistes. Si je reste là, je pourrais lire près de la cheminée, faire quelques siestes. Mais, je risquais de devoir faire un peu connaissance avec les filles qui ne vont pas sur les pistes, et je ne suis pas sûre que j’apprécierai. Les conversations, qui tournent en rond, débiles même, sur les garçons, qui est avec qui, qui est comment, etc, je ne sais pas si je supporterais.

Je pourrais toujours remonter faire la fête avec eux demain soir…

Mais pour l’instant, ce soir, dans les bras de Thomas, je dansais sans trop me soucier de ce qui se passait autour. C’était un gros effort, pour ne pas laisser mon regard glisser vers le bar du fond. La vodka, ça aide bien.

Avant de m’endormir, j’ai eu un gros coup de cafard; ce sera bientôt la St-Valentin… La fête des amoureux… Pas pour moi!


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31/2014 - Pascal et Elodie... mais, je tiens le coup!??

Publié le par JaneDo


Vendredi, 31 janvier 2014 -- 31/2014 - Je tiens le coup !

Depuis hier soir, ça va plutôt bien. J’ai des petits moments d’angoisses terribles, l’impression d’avoir le coeur serré dans un étau. Mais, ce sont de petits moments. Ces petites crises me terrassent quant j’entends une voix qui ressemble à celle de Pascal, et heureusement qu’il n’y a pas beaucoup d’anglo-phone autour de moi.

L’étau des griffes d’un faucon me serre le coeur au détour d’une chanson, la voix d’un chanteur, une musique, la taille semblable d’un homme que je croise, et là je plonge. Tout de suite, je cherche à me changer les idées, en me jetant sur autre chose, et ça passe. J’évite de penser à Pascal, à ses yeux, ses sourires, ses rires, ses froncements de sourcils, etc.

Ce soir, je sais qu’ils sont tous, ou presque, à Gstaad. Je peux bien sûr monter, et je le ferai sans doute. Ce soir? Demain matin? Je n’en sais rien encore. Je crois pouvoir supporter, mais je ne sais pas si j’ai envie d’aller m’enfermer en huit-clos avec lui dans un chalet. J’ai bien envie de me larver un peu chez moi.

Finalement, je suis montée… avec l’intention de redescendre dormir chez moi. Par prudence, j’ai pris quelques affaires.

La soirée à assez bien commencé. J’ai pris ma voiture, bien évidemment. Caroline est montée avec moi, elle avait l’intention de demander à Pascal de la ramener. Elle lui avait demandé de la prendre pour monter, mais il a dit qu’il avait un truc avant, qu’il ne pouvait pas. Le rat. Il ne voulait tout simplement pas.

Pendant que Caro s’installait, j’ai pris un verre avec Thomas et quelques potes. On s’était agglutiné au bar de la cuisine. Aussi surprenant que ça puisse être, Elodie était là aussi. Je pense que Pascal avait refusé de prendre Caro, parce qu’il allait la chercher, elle.

Il y avait toute une bande assis dans les fauteuils devant la cheminée, dont Pascal et Elodie. J’ai soigneusement évité de les regarder. D’ailleurs, je ne lui avais même pas dit bonjour personnellement.

Avant que j’aie eu à choisir d’aller leur faire la bise, après leur avoir fait un petit signe de la main, Thomas est sorti de la cuisine pour me faire tourner en l’air et me faire la bise. Il a fait la bise à Caro en lui indiquant que sa chambre habituelle l’attendait. Je sais qu’elle a couru faire la bise à Pascal avant de monter. Ensuite, il m’a entraînée derrière lui dans la cuisine, où je suis restée.

Pascal et sa troupe sont sorti prendre un verre dans le Pub du centre, tandis que nous, dans la cuisine, on est resté traîné encore un peu au chalet. C’était nettement plus agréable, en plus, on pouvait fumer. On a pas mal bu et on est sorti bien après minuit rejoindre les autres en discothèque. Jusque là, tout se passait bien pour moi, je tenais bien le coup.

C’était tout de même bizarre de ne pas saluer Pascal…  Bon, il aurait aussi pu se bouger le cul pour venir me dire bonjour!!! En tous cas, l’année 2014 commence plutôt mal pour mon coeur!


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30/2014 - Impulsion destructive !??

Publié le par JaneDo


Jeudi, 30 janvier 2014  -- 30/2014 -- Impulsion destructive !

Mon coeur saigne encore. La douleur est si profonde que je ne n’arrive pas à croire que je survis encore. Mon impulsivité m’a toujours joué des tours, seulement, je croyais avoir maitrisé ce travers. D’avoir réussi à me dominer. De manière impulsive, j’ai “planté” ma relation déjà fragile avec Pascal. Planté, saboté, brûlé, détruit... Mouais! Cela faisait des mois que je nageais en pleine confusion, tantôt au paradis, tantôt en train de ramper au fond des gouffres de l’enfer, je n’en pouvais juste plus. J’avais l’impression qu’il fallait que j’y foute le feu. Qu’importe tout ce que cela raflerait au passage, au moins, tout brulerait.

Hier soir, j’ai fait l’effort de sortir. Je savais pertinemment que je croiserais Pascal. Il me l’avait dit. La tentation avait été la plus forte. Pourtant, dans son message, il ne me demandait pas de le rejoindre, juste qu’il sortait. Il a voulu savoir si je pensais sortir, si j’acceptais de prendre un verre avec lui. Et je pense qu’il imaginait quelque chose de plus discret, comme un tête-à-tête, loin des autres. Mais après son match. Et avant d’aller rejoindre ses potes.

Je n’ai pas jugé utile de lui répondre. Je me doutais que, quelque part, aussi pour savoir s’il m’aura dans les pattes ou pas.

En arrivant dans notre bar habituel avec Caro, je l’ai tout de suite aperçu. Mon coeur a repris aussitôt un "Jive" effréné. J’avais de la peine à tenir sur mes foutues guiboles. Pfff. Je tremblais aussi, alors j’ai enfoncé mes mains dans les poches de ma veste et resserré la fausse fourrure de ma veste autour de mon cou. Appuyé au bar, Pascal rigolait avec une demoiselle, que je ne connaissais pas. Je crois l’avoir déjà croisée. J’ai cherché Jess du regard, je ne l’ai pas vue.

J’ai décidé de faire comme si je ne l’avais pas vu, et me suis arrêtée vers Thomas, à quelques mètres de lui. Caroline a voulu foncer vers Pascal et je lui ai serré e poignet. A l’oreille, je lui ai chuchoté d’attendre que ce soit lui qui vienne à nous, qu’elle devrait l’ignorer jusque là. C’était vraiment beaucoup lui demander, des larmes lui sont montés aux yeux. Elle lui a tourné le dos pour éviter de le fixer, ou courir vers lui. Les battements de mon coeur ne cessaient d’augmenter. Le savoir derrière moi, à quelques pas, me rendait super nerveuse. Moi aussi, je voulais courir vers lui; lui faire la bise, qu’il sache que j’étais là.

Mais dans la vitre derrière le bar, j’avais vu que Pascal nous avait vu. Interpelé, parce qu’on n’avait pas été directement vers lui, il continuait à regarder dans notre direction entre 2 rires. J’entendais sa voix, ses rires. 5mn, 10mn, il ne venait toujours pas. Qu’attendait-il? Ça me démontait. J’avais une brique énorme au fond de la poitrine. C’était lourd.

Doucement, discrètement, Caroline m’a fait la réflexion; “Jane, il ne vient toujours pas…”. Sa voix tremblait, ses intonations démontrait sa tension et sa peine. Je lui ai alors dit qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait, mais, ce n’était pas très bon signe qu’il ne vienne pas. Aussi, parce que, juste après elle, s’il n’était pas venu, j’avais l’intention de faire comme elle… aller vers lui. Lamentable, mais pas tellement, la colère avait pris de l’ascendance sur ma faiblesse.

Caroline est revenue la queue entre les jambes, elle s’était sentie de trop. Pascal discutait avec ces nanas, et elle n’avait pas réussi à s’immiscer dans la conversation. Ni même dans le cercle. Les filles l’avaient considérée de haut, se demandant même ce qu’elle foutait là. Caro avait battu en retraite, malheureuse comme les pierres. Je l’étais aussi. Rongée de l’intérieur, rongée jusqu’à la corde. Pourquoi Pascal n’était pas encore venu me dire bonjour?

Thomas m’a proposé d’aller chez lui, de se taper un verre et un film. J’ai dit oui. Que Pascal aille se faire voir. Pourquoi est-ce que je me retenais de vivre? Pourquoi est-ce que je faisais attention de ne pas titiller sa jalousie? Alors que lui continuait tranquillement son petit bonhomme de chemin? Et que je m’amuse, et que je papote toute la soirée avec une pouffe, bref, j’étais enragée. Mais, ma rage est tombée aussitôt. Je ne lui en voulais même pas, il aurait dû seulement venir me saluer, mais apparemment, je n’étais pas si importante à ses yeux.

Avant de partir avec Thomas, j’ai décidé d’aller lui dire 2 mots.

Mon impulsivité a eu raison de moi. Ayant perdu le contrôle sur mes mouvements, complètement sous l’impulsion du moment, de la colère sans doute aussi, j’ai foncé tête baissée vers Pascal. Ignorant les pouffes avec qui il discutait. Je me suis plantée entre lui et celle du moment, avec qui il blablatait, lui coupant du même coup la parole. J’ai fait comme si elles n’existaient pas. Les sourcils à Pascal ont décrit un étonnement qui me coulaient dessus. Rien à foutre si j’étais mal polie. En souriant, je lui ai lancé le “Hey” habituel.

Surprise passée, il m’a souri et dit qu’il était content de voir que j’avais fini par sortir le bout de mon nez. En disant ça, il m’a touché le nez délicatement, comme on le ferait à un enfant crapule. Puis, sans que rien ne me suggère un geste pareil, il s’est penché pour m’embrasser sur les lèvres. Je suis restée interdite, sans voix. Tétanisée.

Comme un automate, j’ai tournée les talons pour repartir vers Thomas. Ma tête était en fusion, entre; comment a-t-il osé m’embrasser sur la bouche après tout ce qu’il m’avait dit? trop mignon! quel culot? Il m’embrasse et pourtant, il reste là-bas à folâtrer avec ces filles? Il se fou vraiment de ma tête! J’avais reçu une décharge électrique, qui m’avait traversée de part en part. Tout à coup, j’ai fait demi-tour pour repartir lui dire ce que je pensais de son comportement.

Sans gêne, et sans trop de ménagement non plus, je me suis replantée devant lui; “J'ai besoin de te parler”.

  • Quoi? Maintenant?
  • Oui, maintenant. Ça ne prendra que 2 minutes.
  • Ok. Je te rejoins dans une minute.

Dans 1 minute? Il rigolait! J’ai tout à coup réalisé qu’il était en pleine explication sur nos relations, avec l’Iceberg brune avec qui il semblait avoir des atomes crochus. Ce n’était pas la bonne place. Alors, j’ai changé de place pour enfiler mon bras sous le sien et le tirer, tout en lui disant que ça ne pouvait pas attendre.

Une fois à l’écart, loin des oreilles indiscrètes, j’ai balancé ce que j’avais sur le coeur;

  • Quel culot de m’embrasser comme ça devant tout le monde. Tu me prends pour une bille ou quoi?
  • Pas du tout… Tu es fâchée? Qu’est-ce que j’ai fait? J’ai fait quelque chose de mal?
  • Arrête Pascal, c’est moi qui ait quelque chose à te dire. Alors, c’est moi qui parle.

Je l’ai coupé. Je ne voulais pas entendre ce qu’il avait à raconter là, j’étais remontée. Je lui ai demandé à quoi il jouait. Que j’en avais assez qu’il s’amuse avec mes sentiments. Que je n’étais pas sa chose. Il me soufflait toujours du chaud/froid, j’en avais marre. Il se montrait adorable, chou, puis, hop, pendant plusieurs jours, je n’avais aucune nouvelle. J’avais bien compris que je n’étais qu’un bouche-trou.

Pascal a voulu protester, mais je n’en avais que faire. Je lui ai dit qu’hier soir,  je savais qu’il était chez Elodie. Qu’il n’avait pas de compte à me rendre, mais je voulais mettre les choses au clair, moi non plus, je n’avais pas de compte à lui rendre. Que j’en avais assez de faire attention à ses sentiments, alors que lui, il faisait comme il voulait, rien à foutre de ce que je pouvais en penser, ni ce que je ressentais, ni ce que ça pourrait me faire. Bref, c’était assez. Fini. Terminé. Que Thomas m’avait proposé de passer chez lui et j’ai dit oui. Désormais, je fais ce que je veux, sans avoir besoin de lui demander son approbation.

Voilà, c’était tout ce que j’avais à lui dire. Pascal a ravalé ses mots, son regard était dur, il a juste répondu; “Ok. Je ne comprends pas, mais ok.”. Ben tiens! Il ne comprenais pas, hein!

Purée, son “ok” m’a achevée. J’ai fait demi-tour cette fois, sans me retourner, sans même chercher à voir son expression dans les glaces aux alentours.

Je crois que, je ne voulais pas savoir.

Je suis persuadée qu’il est retourné aussi sec, dispenser ses rires et ses sourires aux ploukettes avec qui ils discutaient tout à l'heure. Je me sentais soulagée d’avoir enfin aboyé ce que j’avais trop longtemps gardé sur le coeur. J'avais enfin vidé mon sac.

Mais, ça n’a pas duré… A la minute où j’ai posé le pied hors du bar, je commençais déjà à regretter… Flûte. Et non, je n’avais pas à regretter.

A la maison, Thomas s’est précipité pour prendre un douche et se changer. J’ai attendu mon tour. Peu après, j’ai entendu la voiture à Pascal. Grrrh. Il faisait exprès ou quoi? Il rentrait pour me faire regretter encore plus mon éclat de tout à l’heure? Merde. J’ai effacé d’un geste toutes ces pensées qui ne feraient que me descendre, et j’ai préparé un verre pour Thomas, un café pour moi, et arrangé les coussins sur le canapé. J’ai aussi vite vérifié la porte entre les 2 appartements était bien fermée. Pour être sûr que c’était fermé, et que Pascal ne se pointerait pas.

Thomas est sorti de sa chambre, torse nu, bronzé, un bas de training sur les hanches, en se frottant la tête pour sécher ses cheveux bouclés, je l'ai trouvé attirant. Il avait toujours eu beaucoup de charme. Seul bémol, son caractère! J’ai filé me changer. Thomas avait posé, sur son lit, un training à mon intention. Il sera trop grand, mais qu’importe. Et voilà, j’avais mis le point final avec Pascal… Encore fallait-il que j’y survive sans son amour...


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29/2014 - Pascal encore avec Elodie!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 29 janvier 2014 -- 29/2014 - Pascal encore avec Elodie!

Planning habituel du mercredi; équitation, courses, maison. Pendant le cours de ma puce, je suis passée au garage. Ils m’ont appelé hier pour me dire qu’ils avaient reçu ma commande. Le reste de l’après-midi, Kaya et moi avons lu, en attendant que sa mom, ma soeurette rentre. Elle m’a proposé de manger avec eux, mais je ne rêvais que de rentrer chez moi.

Je ne sais comment je me suis retrouvée avec plusieurs rendez-vous; manger le soir avec Aurore, Thomas m’invitait aussi à dîner après son match, et j’avais promis à Caroline de passer chez elle. Mais, je n’avais pas envie de bouger de la maison, même si j’étais curieuse que Caroline me raconte Pascal et son week-end au chalet. Tant pis.

Après avoir transmis mes excuses bidons pour annuler les rendez-vous dont je me souvenais, parce que je crois bien que je devais aussi voir Vania, j’ai enfilé mon vieux training pour me larver dans mon canapé. Halala, moment de plaisir intense. J’avais enfin une petite soirée à moi. Ce week-end, je n’ai pas envie de mettre le nez dehors non plus.

Alicia, Alicia... Je lui avais dit de ne pas dévoiler à son copain, qu'elle savait qu'il naviguait sur des sites de rencontres, et qu'il donne des rendez-vous sexuels à d'autres femmes. Mais non, elle n'a pas pu garder ça pour elle; elle lui a balancé ses affaires par la fenêtre! Vexé, le plouk, soit-disant fidèle et honnête, l'a plaquée! Comme si c'était sa prérogative! Non mais!

Elle prétend ne pas regretter, mais à voir sa tête, elle a dû beaucoup pleurer depuis hier. Elle est retournée sur le site, pour imprimer les messages qu’il échangeait avec ces filles. Je ne sais pas à quoi ça va lui servir. Elle a dû changer son mot de passe. Ça, il va s’en rendre compte, comme la dernière fois.

Du coup, ça m’a donné envie de savoir ce que foutait Pascal. J’espérais le trouver chez lui, mais il n’y était pas. Jess était seule à la maison. Je rechignais à l’appeler ou lui envoyer des messages. J’ai attendu près d’une heure après le retour de Thomas. J’étais gelée de la tête aux pieds. Puis, j’ai été voir chez Caro. Elle n’était pas là non plus.

Je l’ai appelée. Pascal était chez Elodie, alors elle était planquée à l’attendre. Ça m’a déprimée. Je comprenais pourquoi je n’avais pas de nouvelles de sa part. Quel fumiste. Est-ce qu’il m’aime, comme il me l’a fait croire, ou il s’amuse seulement avec mes sentiments???


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