166/14 - Sans réponses!
Dimanche, 15 juin 2014 - 166/14 - Sans réponses!
Samedi soir, il y avait toute la première saison de “The Walking Dead” qui repassait et Steven avait proposé qu’on le regarde ensemble chez lui. J’ai dit oui. C’est pas comme si j’avais autre chose à faire… Quoique… J’étais trop bien installée, trop curieuse, pour lâcher les jumelles que je pointais directement sur Pascal!
Pascal avait l’air ailleurs, de s’ennuyer! Peut-être que je lui manquais enfin?
Rhhh, non! Voilà que je recommençais à me faire des illusions. A me laisser avoir par son expression et me mettait imaginer qu’il est triste. Zut. Je n’ai pas craqué et tenu jusque là sans lui répondre, sans courir vers lui, je dois rester forte. Je peux tenir. Il aurait dû y penser avant de me poser un lapin. Et pour Elodie encore. Pfff, j’étais trop bête.
Pourtant, rien à faire, je n’arrivais pas à quitter mon point d’observation. J’étais plantée sur une petite bosse, près du terrain de sport, en face de l’université. Il n’y avait personne à cette heure-ci. Les gens avaient l’habitude d’aller dans le parc vers à côté de la piscine. Bon, malgré tout, les personnes qui passaient par là me regardaient bizarrement.
Pascal était concentré sur son natel. Après avoir pianoté un moment, ti-ti-ti, mon natel sonnait. Pascal avait l’air coupable, l’air de ne pas être bien dans ses pompes. Il passait son temps à m’envoyer des messages. Il n’avait franchement pas la tête de quelqu’un qui s’amuse. Ses messages étaient de plus en plus désespéré. Il demandait où j’étais, ce que je faisais. Etait persuadé que j’allais me venger, et me demandait de ne rien faire avant d’accepter de lui parler.
En voyant le nom de Steven apparaître sur l’écran de mon natel, je savais qu’il se demandait ce que je foutais, pourquoi je n’étais pas encore chez lui. Rhhh, c’était ridicule de rester là à regarder Pascal. En même temps, je n’avais pas vraiment envie de compagnie. Mais, ça passerait mal si je n’y allais pas et qu’en plus, je ne l’avertis même pas. Rhhh. Pourquoi avoir accepté!
Ouais….. Ce n’était pas de la faute à Steven si j’étais si paumée, si mal dans ma peau…
Après m’être donnée mentalement un coup de pied au cul, j’ai réussi à laisser tomber les jumelles, et me résoudre à aller chez Steven. En chemin, j’ai changé plusieurs fois d’avis et j’ai failli faire demi-tour. J’ai été rassurée de voir que je n’étais pas la seule invitée. Il y avait 2 copains à lui. Pfff, j’avais eu peur qu’il tente quelque chose.
Lamentable, mais je me suis endormie chez Steven. Je n’ai pas entendu ses copains partir, ni réaliser que je m’étais écroulée. Je me suis réveillée dans son lit. Hier soir, je n’avais même pas regardé son appart. Sympa. Bien aménagé pour un appart de célibataire.
Dimanche, je me suis réveillée en sursaut un peu avant midi. Steven dormait à côté. Iiiiih, j’ai regardé si je portais encore mais vêtements. Ouf, oui. Donc, je crois qu’il ne s’était rien passé.
Les bras en croix, le visage détendu, les cheveux en bataille, Steven est tellement attendrissant quant il dort. Aucun cauchemar en tous cas. J’ai eu envie de lui faire un bisou. Ça l’a réveillé. Il a souri. Moi qui suit super chiante au réveil, je suis toujours émerveillée par des personnes qui se réveillent avec le sourire.
Gêné, il s’est précipité dans la salle de bains pour se laver la figure et les dents. C’était bizarre l’empêche, de me réveiller près de quelqu’un que je ne connais somme toute pas très bien. Il m’avait laissé une serviette de bains sur le bord de la cabine de douche, et j’en avais profité pour prendre une douche, alors qu’il dormait encore.
J’en avais profité pour jeter un petit coup d’oeil dans mon natel; Pascal m’avait envoyé une dizaine de message encore, jusqu’aux environs de 2h du matin.
Son dernier message disant; “Tu ne veux toujours pas me parler? Ni répondre à mes messages? Quelques mots? Sache que je suis à la maison si ça te tente… discussion… engueulade :) … Jane, saches que tu me manques… Je ne désespère pas encore… Bon, je vais me coucher, mais tu peux venir quand même (ouais, je sais que je me fais des idées!!) Je t’embrasse très fort. Pascal”.
Jeeez, Pascal n’avait pas l’habitude d’écrire d’aussi longs messages!
Steven est revenu se jeter sur le lit, en plongeant la tête dans son coussin. Il aurait aimé qu’on reste encore au lit; “Y a pas le feu, tu peux encore rester un peu, non?”. Non, je voulais rentrer. Je n’aime pas trop me retrouver ailleurs que chez moi le dimanche. C’est mon jour de farniente, de larve, dans un training pourri, mais tellement confortable. J’aime traîner sur mon canapé devant la télé tout le dimanche.
A Steven, j’ai prétendu avoir rendez-vous dans le jardin du copain de ma frangine pour dîner. Donc, je devais y aller.
Bon, j'avais bien fait de ne pas me laisser attendrir par les messages de Pascal. Caroline m'a appris qu'Elodie attendait Pascal a l'arrivée au parking du bateau. Comment avait-elle su quant Pascal arriverait au port s'il ne l'avait pas avertie, hein? Comble du comble, Pascal a fait un saut chez elle.
A la descente du bateau, Pascal a joué la surprise de la voir. Ils ont discuté un petit moment, et Elodie est repartie sans lui. Pascal a quitté le groupe 10mn plus tard, disant qu'il était crevé et qu'il rentrait. Malgré tout le cinéma qu'ils ont fait, Caroline n'a pas été dupe. Elle s'est rendue directement chez Elodie, faisant confiance à son instinct. Pascal était bel et bien chez Elodie! Encore.
Pascal avait dû parquer encore plus loin, ou peut-être le nez de sa bagnole collée dans les arbustes de l'immeuble voisin, parce qu'elle l'a vu arriver à pieds pour se rendre chez Elodie. Au lieu d'utiliser le parking visiteur de l'immeuble. Hum! Pour sa décharge, ce samedi soir là, il n'est resté qu'une vingtaine de minutes chez elle.
Caroline n'a même pas eu le temps d'aller voir vers les immeubles voisins, qu'elle l'a vu en train de retourner par le même chemin qu'à l'arrivée. Elle a juste eu le temps de se jeter dans le premier chemin qu'elle a vu, pour se soustraire à sa vue. C'était un chemin privé qui menait à une villa. Glups.
Elle a dû attendre une bonne demi heure, pour être certaine de ne pas croiser Pascal ou sa voiture. en rentrant, elle a vite été voir chez lui; il était bien rentré à la maison.
Caroline m’apprend que 


Je n’avais reçu de lui, que des messages vagues; des coucous, des bisous, sans plus. Pas d’invitation, pas de propositions, pas de “j’ai envi de te voir”. De Steven non plus, pas grand chose.


Je suis juste parfois 
J’ai jeté un regard déçu à mon natel, j’espérais avoir un message ou un coup de fils de Steven. Je veux dire, quant on embrasse une fille, on se donne la peine de poursuivre, si on s’intéresse à la fille! Là, rien. Alors, c’est qu’il m’a embrassée comme ça, et que
A plus de 21h, il faisait presque nuit maintenant, et en arrivant depuis le jardin, j’avais vue sur son salon. J’ai juste eu le temps de me jeter dans un bouquet de plantes à fleurs. Je n’étais pas la première à avoir eu l’idée de lui faire une petite visite,
On est resté bons copains et ça me fait toujours plaisir de le voir. Je n’ai plus aucun sentiment pour lui. Dès le moment qu’on s’est quitté, j’ai tout oublié. En discutant avec lui, je me suis même demandée pourquoi j’étais sortie avec lui. Peut-être parce que j’avais été séduite par sa ténacité et sa confiance.