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307/14 - Les jours se suivent sans se ressembler

Publié le par JaneDo


Lundi, 3 Novembre 2014 - 307/14 - Les jours se suivent sans se ressembler

Lundi, le dîner familiale du soir a été reporté à mardi. A midi, j’ai déjeuner chez ma frangine avec mon frangin. On avait à discuter du Liberia. Ça me donne chaque fois mal à la tête, parce que ça me rappelle toujours que ma mom, granma et mon frère aîné ne sont plus là. Apparemment eux, ça ne leur pose aucun problème.

Mardi, mon oncle m’a appelé, parce que sa femme, Liliane, voudrait échanger des photos. On s’est donné rendez-vous à mercredi vers 16h.

Je recherchais des photos de mes grand-parents et arrières-grand-parents, et aussi de mon papa quant il était tout petit. Rohhh, mon papa a l’air d’un petit ange, ils sont trop mignons!

Mercredi, il pleuvait à verse, non-stop, j’ai failli annuler. Sur place, j’ai compris qu’elle voulait faire un album pour mon papa! Mais non non, c’est à moi de le faire. Elle va donc se concentrer sur la fratrie des 6 frères et soeurs. J’ai passé un chouette moment avec eux. J’adore mon oncle, et sa femme est très chouette. Je suis partie vers 21h, c’est dire!


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306/14 - Promesse à Elodie pour Nina!!!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 2 Novembre 2014 - 306/14 - Promesse à Elodie pour Nina!!!

Le matin, quant je me suis levée, Pascal était déjà sorti. Il m’avait laissé un mot pour dire qu’il avait été jouer au tennis avec Michael, qu’il serait de retour vers 13h. Le “fais comme chez toi” m’a fait sourire. Apparemment, il s’attendait à me trouver là en rentrant. Moi pas.

J’en ai profité pour filer à l’anglaise. La voiture à Thomas était là, j’aurai pu passer lui faire un coucou, mais il dormait certainement encore. Comme moi, il aimait faire la grasse matinée. J’ai tout de même laissé un mot à Pascal; “Je dois passer chez moi. J’ai refait ton lit, changé les draps pour la suivante… A plus tard.”.

Je n’avais pas pu me retenir d’être un peu vache. Ne sachant pas d’avance si j’allais revenir plus tard, ou pas, j’ai préféré laissé la question ouverte. On verra bien selon mon humeur. Vers 14h, Pascal a appel, comme je n’ai pas répondu, il m’a laissé un message pour savoir à quelle heure je comptais revenir.

Je n’en savais rien, alors je n’ai pas répondu.

Plus tard, ne recevant pas de réponses, j’ai senti qu’il s’énervait un peu. Il m’a mis qu’il ne sortait pas et m’attendait à la maison, donc je savais où le trouver. Toujours pas répondu. Plus tard encore, il m’a dit que Thomas comptait prolonger Halloween en faisant une petite “Halloween Party” chez lui, et qu’il était toujours à la maison à m’attendre.

Trop facile… Pascal s’attendait à quoi après le bal d’hier soir? Que je cours chez lui parce qu’il me le demandait? Je sais pas, j’attendais autre chose. J’aurai voulu qu’il vienne me chercher ou quelque chose dans le genre… Je ne sais pas. Je ne savais pas non plus si je devais aller à la soirée chez Thomas ou pas.

Finalement, j’ai décidé de ne pas y aller. D’abord, parce que, même si je ne lui en voulais pas tant que ça pour hier, ce serait trop facile d’y aller et de faire semblant de rien. Ensuite, parce que, comme Pascal s’était pavané avec Elodie, je ne voulais pas qu’on me voit en sa compagnie. Je ne suis pas le 2ème service!

J’ai pris la peine d’avertir Pascal. Il m’a rappelée droit derrière, pour dire qu’on avait pas besoin d’aller à la soirée chez Thomas. Ben un peu… c’était hier Halloween, pas aujourd’hui. Mais, je ne voulais pas aller chez lui, tant qu’il y aura du monde en haut.

Si quelqu’un me voit, tout le monde le saura et je passerai pour une pauvre tarte.

Pascal a tout essayé pour me voir; il voulait qu’on en parle. Qu’on mette les choses à plat. Je ne voulais pas en parler. Ce qui est fait est fait, Halloween est passé, et je ne vois pas à quoi ça nous avancerait d’en parler. Pascal n’a pas voulu qu’on raccroche avant de s’être expliqué.

Pascal m’a expliqué qu’il avait promis de voir Elodie vendredi, pour qu’elle le laisse tranquille pendant le séjour de Nina. Il lui avait dit que c’était une collègue et qu’il devait s’occuper d’elle.

Pour s’en occuper, il s’en était occupé, hum! Mais, j’ai préféré garder cette petite réflexion méchante pour moi. En plus, tous ces efforts pour Nina?!? Il n’avait jamais su lui demander de lui foutre la paix quant j’étais dans les parages, mais pour Nina, no problémo?

Pascal disait n’avoir pas fait attention que ça tombait le soir de Halloween. Donc, il a été obligé de l’inviter au Bal. Obligé? Il se fiche de ma tête? Assez de balivernes, j’ai raccroché.

Pascal a rappelé, mais je n’ai pas répondu. Puis, il m’a envoyé un message pour dire qu’il venait me voir, alors je l’ai rappelé. Je ne voulais pas le voir en personne, j’aurai flanché.

Il ne comprenait pas pourquoi je lui avais raccroché au nez. Il voulait que je lui explique. Pas envie. Il n’a qu’à utiliser ses petites cellules grises. Puis, je me suis trouvée trop dure. Mais, c’était trop tard, je l’avais envoyé sur les roses, et je n’allais tout de même pas le rappeler.

Heureusement, il a rappelé 5 minutes plus tard. Il voulait venir me voir, qu’on se parle face à face. Je m’étais calmée entre deux. Je lui ai expliqué pourquoi j’avais raccroché, et que je n’avais pas tellement envie de le voir. Et que je ne voulais pas qu’on me voit avec lui.

Là, Pascal a craqué. Il m’a dit que c’était justement pour ça qu’il m’avait menti, il ne voulait pas que je le vois avec Elodie. Et surtout pas que je sache qu’elle était sa cavalière. Il savait que j’aurai appris tôt ou tard qu’il était à cette soirée, et là, il m’aurait fait croire qu’il l’avait croisée sur place.

Le connaissant, il m’aurait certainement évitée de tout le week-end, pour éviter d’en parler et n’avoir pas à mentir, étant donné que j’allais l’apprendre de toute façon. Il aurait laissé passé plusieurs jours avant de me parler, même probablement attendu qu’on se croise par hasard le week-end prochain.

Pour vérifier si j’avais raison, je lui ai posé la question… Après un long silence embarrassé, il m’a dit qu’effectivement, c’aurait été le plus simple. Plus simple??? Pascal m’a demandé encore s’il pouvait passer, ou si je voulais bien aller chez lui. C’était quant mieux que de parler au téléphone.

Hum… pas tant que ça… Face à face, je ne pourrais pas raccrocher et ne plus lui répondre!

Pascal m’a dit que ce n’était pas la première fois qu’il faisait des conneries, et j’avais tendance à vite oublier et passer à autre chose. Il suffisait parfois qu’il me laisse tranquille quelques jours, et j’oubliais. Et je ne lui en parlais plus. Ça l’avait sauvé à plusieurs reprises.

Le pire, c’est que Pascal avait raison… Et ça m’énervait qu’il me connaisse si bien. Le plus souvent, je sais que je dois être fâchée, mais je ne me rappelle plus pourquoi, et s’il fait un truc gentil ou inattendu, ma fâcherie s’envole aussitôt…

Mouais! Par contre, je détestais ses longs jours de silence radio. Ouais, mais c’est vrai, je n’arrive pas à être fâchée longtemps, c’est pourquoi moi aussi, je prends mes distances, pour rester fâchée et ruminer, et lui en vouloir de n’avoir pas su trouver comment me dé-fâchée!

Déjà rien que de lui parler, je n’étais plus très fâchée. Je ne me rappelais plus ce que j’avais ressenti en le voyant à cette soirée en compagnie d’Elodie. Je n’arrivais pas non plus à récupérer la boule que j’avais eu dans l’estomac! Ni ressentir tous ces émotions qui m’ont fait trembler. Zut. J’avais même envie de le voir!

Trop trop facile… Si je le vois, je vais à nouveau me ramollir… Non et non. Je ne dois pas, sinon je louperais l’occasion de lui faire comprendre que ce qu’il avait fait était inadmissible. L’empêche, c’était aussi à mes dépens!

Pour finir, on est resté sur; il m’appelle quant il n’y aura plus personne chez Thomas, et je verrais à ce moment là! Pascal a dit qu’il ne pourrait que supposer, parce que ça ne lui disait rien de faire la fête ce soir. Il aurait préféré une petite soirée tranquille, rien que les 2.

Pfff, tu parles! Soirée tranquille, égal, en cachette! Alors qu’il se montre ouvertement avec Elodie? Il me prend pour une idiote ou quoi? Wah, j’exagère… Il ne pensait pas comme ça.

Dans les heures qui ont suivis, je suis passée du rouge au vert tellement souvent que j’étais épuisée. Par moment, la colère l’emportait, et la minute d’après, je m’en voulais d’être aussi dure avec lui. C’est un mec après tout, ses méninges ne sont pas aussi tortueux et compliqués que ceux d’une nana.

Argh, j’étais trop dure avec lui. Après tout, il a fait au mieux. Il n’y avait rien de méchant, ni contre moi. En plus, il avait voulu se débarrasser d’Elodie, pas de moi! Ou est-ce que je me cherche des excuses pour me sentir moins coupable de courir le voir??? L’empêche, je devrais l’être, mais je n’étais plus fâchée...

Alors NA! J’ai préféré passer mon dimanche toute seule, tranquille, sans le voir. Ce n’était pas plus mal, j’en avais besoin. C’était le pied; lecture, bains, télé, bouffe. Pas répondu au téléphone, ni à la porte. Ni cherché à savoir qui c’était. J’avais coupé mon téléphone de toute façon, et parqué ma voiture au village.


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305/14 - Après le Bal

Publié le par JaneDo


Samedi, 1er Novembre 2014 - 305/14 - Après le Bal

Dans le taxi qui me ramenait chez moi, j’aurai juste voulu que ma tête se calme et arrêter de penser à Pascal. Il m’avait trop déçue. Tant que j’étais à la soirée, après notre courte discussion sur la terrasse, je l’avais rayé. Oublié. J’avais fermé mon coeur et mon esprit. Je ne voulais que m’amuser et faire plaisir à ceux à qui ma présence faisait plaisir.

Peu après le message de Caro, Pascal a tenté de m’appeler. J’ai vu l'appel, mais je n’avais aucune envie de parler à Pascal. Et aucune envie de le voir non plus. En tous cas, pendant quelques temps. Heureusement que Thomas avait déjà payé mon taxi avec sa carte de crédit, parce que ça m’aurait coûté la peau des fesses!

Steven m’a appelée, et à lui, j’ai répondu. On était aux environs de Gland, j’ai demandé au taxi de me déposer. Steven est passé me prendre et on a été chez lui. On a bu encore un verre. On a aussi un peu flirté. Fallait que je rentre, sinon, j’allais faire une bêtise. S’il se passe quelque chose, je voulais que ce soit pour les bonnes raisons, et pas parce que je voulais me venger de Pascal.

Devant ma maison, j’ai ressenti un gros vide; je n’avais pas envie de rentrer. Pas encore. J’ai pris ma voiture pour faire un tour. J’aime conduire pour m’aéré la tête, mais je n’étais tout de même pas en état de conduire; j’avais trop bu ce soir.

Je me demande si mon envie de me balader n’était pas dans l’idée de passer chez Pascal? Non. Non, sûrement pas. Inutile. Il n’avait qu’à aller chez Elodie, ou même l’emmener chez lui, je m’en tape le coquillage par terre. Dans l’entrée de l’immeuble, j’ai enlevé mes chaussures pour monter les escaliers, inutile d’alerter toute la maison avec mes talons.

J’ai ensuite allumé, et là, j’ai vu Pascal, appuyé contre le mur près des escaliers.. Glups, le dernier homme sur terre que j’avais envie de voir en ce moment.

  • On peut savoir où tu étais?

Hééé? Il est sérieux là? C’est lui qui me demande où j’étais??? Je n’en croyais pas mes oreilles. J’étais pompette, mais pas au point de ne plus voir mes mains. Ma tête fonctionnait très bien aussi.

Bon, même si je n’avais pas eu envie de le voir, il faut lui laisser le mérite d’être là. D’avoir eu le courage de venir jusqu’ici, quant il pouvait très bien imaginer que je pourrais l’envoyer sur les roses.

  • Hééé, qu’est-ce que tu fais là?

J’ai passé mes bras autour de son cou, dandinant un peu, faisant croire que j’étais cuite.

  • Et dire que t’as pris ta voiture dans cet état! Donne moi tes clés.

Hihihi, il semblait un poil énervé, mais il était là, ça, ça fait plaisir. Il m’a attrapée par la main pour me faire entrer. Comme je ne semblait pas tenir sur mes jambes, il m’a enlevée dans ses bras pour monter les escaliers.

  • Pfff, j’y crois pas! T’étais où, ça fait plus d’1h que j’attends devant ton immeuble?

Hum, aucune envie de lui répondre. En entrant, j’ai titubé gracieusement jusqu’au canapé et je me suis laissée tombée.

  • Tu as perdu Elodie ou elle t’attend dans la voiture?

Pascal a tiqué.

  • Qu’est-ce qu’Elodie vient faire là-dedans?
  • Oh? T’étais avec Elodie, non?
  • Tu cherches à m’énerver, hein? Pour que je m’en aille, et après tu me le reprocheras… Ben, pas de chance. Je n’ai pas l’intention de te laisser faire ça.
  • T’énerver? Pourquoi ça?
  • Rhhh Jane, bois ça… Allé…

Harrrh, il m’avait préparé un café serré. Aucune envie d’avaler ça maintenant, ça risquait de me tourner l‘estomac.

  • Pascal, qu’est-ce que tu fais ici? T’as caché où ton Elodie?

Mince, je ne devais pas parler d’une autre fille. Mauvaise tactique.

  • Je l’ai ramenée et je suis venu ici. J’ai bien vu que tu étais fâchée, il fallait qu’on parle.
  • Arh, ce soir? Oublie moi, j’ai pas envie de parler.

Je voulais m’allonger dans le canapé, Pascal m’en a empêché et m’a forcée à avaler quelques gorgées de café. Beurk, c’était immonde!

C’est à ce moment là que ça a sonné à ma porte. Je savais que c’était Steven. Alors que je rentrais, Steven m’avait rappelée, pour dire qu’il aurait voulu que je reste chez lui cette nuit, qu’il ne voulait pas que la soirée se termine déjà. C’était chou. Il voulait que je fasse demi tour, comme j’étais déjà presque qu’à la maison, Steven a dit que c’était lui qui viendrait alors.

Hum, donc je savais que c’était Steven, j’ai voulu me lever pour aller répondre, mais Pascal a été plus rapide. Pascal ne lui a pas laissé le temps d’en placer une, il lui a dit d’entrée de “dégager”, et il a voulu lui rabattre la porte sur le nez, mais Steven l’a bloquée du pied.

  • Wow… Du calmos vieux… Jane?
  • Oui, je suis là… ent…
  • Je ne suis pas ton vieux, va-t-en, sinon je t’en colle une.
  • Je n’ai pas envi de me battre…
  • Moi si, alors dégage.

Pascal lui a fermé la porte sur la figure sans attendre de réponse. J’ai voulu ouvrir pour dire 2 mots à Steven, mais Pascal m’en a empêché. Oups, il n’avait pas l’air commode, alors j’ai préféré retourner sur mon canapé. Intérieurement, je rigolais; le timing de Steven avait été parfait, Pascal fulminait de rage.

De le voir faire son possible pour paraître calme, alors qu’il bouillonnait de rage avait l’avantage de calmer mes nerfs. Il goûtait un peu au plaisir que j’ai ressenti de le voir avec Elodie ce soir. Le seul dommage, c’est qu’il n’a pas pu l’apprécier aussi longtemps que moi.

Pascal m’a demandé de prendre mes affaires pour aller chez lui. Je ne voulais pas, mais ses sourcils froncés et sa mine renfrognée n’augurait rien de bon. Il était furax contre moi, mais étant donné qu’il pensait que j’étais cuite, il se retenait de me gueuler dessus. Quoique, Pascal ne gueule jamais, c’est plutôt son calme qui me faisait dresser les poils sur le dos.

Il a dit que si Steven ou quelqu’un d’autre venait sonner, il n’est pas sûr de ne pas le cogner.

Il avait gâché mon Halloween, été au bal avec une autre fille, alors je n’avais aucune envie de le voir, encore moins d’aller chez lui. Après avoir quitté la fête, je l’avais exclus de mon système. Mais, ça me faisait très plaisir qu’il soit venu jusqu’ici. Il était à moitié pardonné.

Mais, je ne voulais toujours pas aller chez lui. J’ai refusé, prétextant la fatigue, l’envie de dormir dans mon lit, d’avoir un truc demain matin très tôt. Rien n’y a fait.

Pascal n’a pas ouvert la bouche pendant tout le trajet, et on était presque chez lui. Je me demande alors pourquoi il tenait à m’emmener chez lui. En repensant à la soirée merdique que j’avais passé à cause de lui, la moutarde me montait au nez. Et j’étais extrêmement mécontente de ne pas avoir ma voiture, de ne pas pouvoir m’en aller quant je le voudrais. Surtout s’il continuait à être aussi bavard!

  • Laisse moi descendre.
  • Non.
  • Je veux rentrer chez moi.
  • Arrête de faire l’enfant. Il est pas question que je te laisse descendre ici.
  • Alors je saute. Je veux rentrer chez moi. On n’a qu’à se voir demain si tu veux, mais là, je veux juste être chez moi.
  • Pour Steven?
  • Et pourquoi pas. Tu étais bien avec Elodie.
  • Nous y revoilà…
  • Mouais… Laisse moi rentrer. Ramène moi. Je suis fatiguée, je n’ai pas la tête à discuter ce soir.
  • On discutera demain.
  • Ramène moi.
  • Non.
  • Fais chier.

Hum, j’avais juré! Même si j’aurai préféré rester chez moi, et si je faisais ma mauvaise tête, j’étais contente d’être avec Pascal. Va comprendre!

Pascal a entrepris de me faire une tisane, dès qu’on a passé la porte. Hum, l’image de lui et Elodie en train de s’embrasser contre la porte m’a traversé l’esprit. Je n’avais pas besoin de café pour avoir l’estomac à l’envers. Mais c’est aussitôt passé en pensant qu’il était quand même venu jusque chez moi ce soir.

Je ne lui en voulais pas tant que ça finalement. Je me serais giflée de penser comme ça.

Pascal m’a forcée à avaler quelques gorgée de la mixture qu’il avait préparé. Il m’a aussi fait des pâtes pour que j’aie quelque chose dans l’estomac, ensuite il m’a recommandée d’aller prendre une douche.

Hum, la situation me plaisait assez; Pascal me donnait des ordres, me rudoyait un peu, ne faisait pas cas de mes rouspétances. J’aimais bien. D’habitude, je n’aime pas trop qu’on me commande, mais par moment, comme maintenant, je trouve ça assez reposant. Hihihi, j’suis dingue, mais tellement heureuse en fait. La vie est belle.

Une fois couché, Pascal m’a tourné le dos. A part les ordres, il n’avait pas été autrement bavard. Ça fumait certainement dans sa tête, en comparaison, la mienne était vide. Puis, il s’est tourné sur le dos, le bras sur le front. Grâce à la veilleuse, j’ai remarqué qu’il ne dormait pas, il regardait le plafond.

J’ai fermé les yeux, je me sentais tout à coup assez fatiguée. Pascal restait à distance, il ne semblait pas vouloir me toucher. Hum, peut-être pas le moment de discuter…

Après quelques minutes, Pascal m’a tirée vers lui en passant son bras autour de mes épaules. Il m’a serrée contre lui, et a passé l’autre main derrière ma nuque, comme il le faisait souvent quant on dormait ensemble. J’ai nettement senti son petit bisou sur mon front.

Iaaaahh, je l’adore. Flûte, je l’adore. Comment être fâchée après ça? Comment lui en vouloir? Je l’avais rayé de mon système et voilà qu’en moins d’une minute, il avait fait tomber le mur que j’avais construis autour de mon coeur. Pfff, je suis foutue, je l’adore…


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304/14 - Bal manqué de Halloween!?

Publié le par JaneDo


Vendredi, 31 octobre 2014 - 304/14 - Bal manqué de Halloween!

Thomas m’a proposé d’être sa cavalière au bal de ce soir. J’ai dis que j’avais déjà un cavalier. C’était carrément faux. Seulement, j’espérais une invitation de Pascal. J’ai réalisé que ça n’arriverait pas, alors j’ai rappelé Thomas pour lui dire que je serais très fière de l’accompagner.

Hum, Pascal avait dit qu’il m’appellerait aujourd’hui, mais plus les heures passaient, plus je réalisais qu’il ne le ferait pas. Il l’avait seulement dit pour que je ne fasse rien, et que je reste pendu au téléphone. Pas cool. Je n’arrivais pas à m’habituer à ce qu’il me fasse des plans pareils.

Finalement, vers 17h, Pascal a appelé. Enfin! C’était le moment. Mais, ma joie était de courte durée. Il avait une soirée, et il passerait chez moi en rentrant, vers minuit, 1h du matin. Avait-il oublié que je savais pour la soirée de Halloween? Ou peut-être qu’il allait ailleurs? Donc Thomas ne lui avait encore rien dit. J’ai demandé à ce qu’il n’en parle à personne.

Il a bien pensé que je voulais surprendre Pascal, et Thomas devait regretté de m’avoir invitée. Dans la voiture, Thomas m’a dit qu’il avait parlé à Pascal, et que sa promesse le mettait dans une situation difficile qui ne lui plaisait pas du tout. Pascal se préparait déjà à s’excuser plus tard, mais certainement pas à me voir ce soir, et avec lui de surcroit. Il s’inquiétait que Pascal allait lui en vouloir et avec raison.

Je lui ai dis de dire que j’avais demandé à l’accompagner, comme ça, tout le monde était content. Que c’est moi qui voulait aller à cette soirée.

Bien sûr j’ai tout de suite repéré Pascal, il était habillé en soldat anglais des années 1800; officier hussard, avec la veste sur l’épaule, un pantalon blanc, plutôt moulant, avec de longues bottes de cavaliers. Il avait fière allure, comment ne pas le remarquer. C’était donc un revenant. Enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre.

Je crois que la série The Walking Dead a beaucoup inspiré les costumes cette année; il y avait beaucoup de mort-vivants! Il était avec des vampires, des serveuses, des sorcières, des fantômes, bref, il riait et semblait s’amuser.

Hum, dire qu’il ne pensait pas à moi, celle qu’il pensait avoir abandonnée chez elle à l’attendre, derrière le téléphone…

J’ai essayé de rester discrète, je ne voulais pas que Pascal me voit tout de suite. Je voulais réfléchir pour savoir ce que je devais faire et comment réagir une fois qu’on sera face à face.. Thomas et moi avons été au bar. Il a remarqué mon manège, mais il n’a pas commenté.

Pascal s’est laissé entraîné sur la piste par une sorte de courge sexy. Les yeux plongés dans ceux de la fille orange, ils dansaient collé-collé, le sourire aux lèvres. J’ai réalisé que c’était Elodie. Ça m’a foutu les nerfs à vifs quant j’ai appris qu’elle était sa cavalière. Donc, il l’avait invitée, elle, et pas moi. L’envie de pleurer et la déprime m’ont saisi au ventre, la chair de poule de la tête aux pieds. Je n’avais plus qu’une envie; partir, rentrer chez moi.

Pascal dit qu'il ne ressent rien pour Elodie, qu'elle ne compte pas, et pourtant le voilà encore avec elle. Est-ce qu'il me raconterait des cracs? Une fable pour que je ne me méfie pas?

Puis j’ai vu Layne, il avait avec une petite nana que je ne connaissais pas. Il m’a fait un clin d’oeil de loin. Il est venu quelques minutes plus tard me dire bonjour. J’étais habillée en médecin… coroner pour être précise. Iak. Moi en coroner, la bonne blague! Je n’avais rien trouvé d’autre. Je ne voulais pas mettre un déguisement de sorcière comme d’habitude.

On dirait que Pascal avait eu la même idée, d’habitude il est en vampire. Ce soir, c’était Thomas le buveur de sang.

Steven était là lui aussi, habillé en noir. Aucune idée ce qu’il représentait… Man in Black???. Il était avec une poulette avec les cheveux en brosses. Aucune idée ce que signifiait son déguisement à elle non plus: elle avait l’air d’une stripteaseuse.

L’angoisse et l’envie de pleurer m’ont fait sortir. J’ai dit que je sortais fumer, mais en fait, c’était pour me remettre. J’avais la poitrine comprimée, le coeur lourd et je tremblais comme une feuille. Pourtant, je me répétais que je n’avais pas à me sentir comme ça, Pascal me l’avait rappelée; on n’était plus ensemble. Mais ça fait mal quand même.

C’est dur de le voir… si loin… Le regarder danser, si étroitement enlacé avec… Je n’ai jamais suivi de cours de préparation à l’accouchement, mais je suis certaine que c'était ce que je faisais là dehors, dans le froid. Peut-être que c'est innée chez les femmes. Je devais retrouver mon calme, arrêter de trembler.

En sortant, j’avais croisé le regard de Pascal. Hum, mais il avait aussitôt détourné les yeux...
Je crois qu'il avait pâli, ou c'était peut-être seulement dans ma tête. Je crois bien qu'il était mal à l'aise. Il ne s'attendait certe pas à me voir.

  • Hey…

C’était Pascal. Pfff. Il m’avait donc bien vue, et m'avait suivi.

  • Hey!

Gros silence et de gros soupris.

  • Dis Pascal… Est-ce que t’allais… Tu m’as dis que tu passais après pour me faire rester chez moi, j’ai raison?
  • Oui... Je.. Je ne voulais pas que tu sois là. Je ne voulais pas non plus t'inquiéter pour rien...

Pfff, bien sûr! Comment ne voulait-il pas que je m'inquiète après ça!!! J'avais toutes les raisons du monde de m'inquiéter.

  • Est-ce que tu allais venir ou c’était aussi pour que je reste tranquille? Que je reste sagement chez moi?

Pascal a baissé la tête. Attitude de coupable.

  • Je ne sais pas.
  • C’est vache.

J’ai tourné les talons et je l’ai planté là pour retourner auprès de Thomas. Pascal ne m’a même pas suivie. J’avais drôlement envie d’aller folâtrer avec Steven, mais je ne pouvais pas faire ça. Je déteste les gens qui agissent comme ça. J’étais venue avec Thomas, alors je reste avec lui.

J’avais les vapeurs, je surchauffais de l’intérieur. Je ne sais pas si c’était la colère, ou un sentiment de fatalité, mais je ne tremblais plus, la brique dans la poitrine avait elle aussi disparue.

Pourtant… quant je suis arrivée à la table, Thomas faisait du charme à une autre minette. Je lui ai dis de ne pas s’en faire pour moi. Thomas m’a dit que c’était juste pour voir si son charme fonctionnait encore, mais qu’il n’y avait rien. Zut, j’aurai pu en profiter pour en faire autant de mon côté!

Caroline, une petite sorcière tout en rouge, est venue s’écrouler sur un des fauteuils près de nous. Hum, on ne pouvait pas vraiment discuter sans chuchoter à l’oreille l’une de l’autre. C’était malhonnête, mais bon. Caroline était venue avec Simon, et elle essayait de rester dans le sillage de Pascal. Il était bien venu avec Elodie. Il lui avait carrément demandé de ne pas venir, mais elle n’avait pas obéi.

Nous voilà bien! Obligée de regarder Pascal s’amuser et passer une bonne soirée à l’autre bout de la salle avec une autre. Non, moi je ne pouvais pas le supporter. Si je reste là, à ce bal, cela va se reproduire. Il va penser qu’on pouvait très bien être ensemble dans le même vase clos et naviguer chacun de son côté. Non, je ne voulais pas.

Mais avant de partir, j’ai dansé avec Thomas. Puis Steven est venu m’inviter à danser aussi. On a dansé, tout comme Pascal et Elodie; collé, enlacé. Etonnament, quant j’ai commencé à m’amuser, à faire comme lui, ça l’a calmé. Il ne dansait plus, ne rigolait plus et a passé son temps à regarder ce que je faisais.

Enfin, c’est ce que Caroline m’a dit par sms quant je suis partie. Il paraît que même partie, Pascal n’avait pas retrouvé son entrain. Il est parti 1 heure après moi.

De toute façon, je m’en fiche… J’en avais gros sur le coeur. Pascal avait gâché mon Halloween. Ce que Pascal faisait ou ce qu’il pouvait ressentir ne m’intéressait pas.


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303/14 - Une première... et j'ai peur!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 30 octobre 2014 - 303/14 - Une première... et pourtant la peur!

Hum, une première pour moi; j’ai demandé à Pascal ce qu’il faisait ce soir, si on pouvait se voir. J’étais assez fière de moi. Hélas, il avait déjà quelque chose. Bon, je n’ai pas osé aller jusqu’à lui demander quoi, ni demander si je pouvais passer chez lui après. Il ne me l’a pas proposé non plus.

Argh, folle envie d’aller voir, voir s’il rentrait, et seul… mais, j’ai réussi à résister à mes vilains petits démons. Et je suis presque certaine que Caroline était sur le coup. D’ailleurs, en rentrant ce soir, je l’ai appelée, et effectivement elle le pistait. C’était inutile, après le basket, il est rentré chez lui. Seul.

Ce matin, j’avais été prendre le café avec ma frangine. Du coup, je me suis vue à trotter en ville, pour emmener ma nièce au boulot. Ce soir, mon autre nièce n’allait pas à l’équitation, elle allait voir un concert avec Théo.

Après l’appel de Caroline, j’avais follement envie d’appeler Pascal, mais je n’ai pas osé… Qu’est-ce que j’aurai aimé dormir dans ses bras… Argh, qu’est-ce que j’avais envie d’être avec lui!

Vendredi, on fête Halloween… Un bal a été organisé dans un des palaces de Genève. Comment cela va-t-il se passer? Il ne m’a rien dit, mais je crois qu’il dormira sur place, certainement à l’hôtel même.

J’ai un peu peur… J’ai peur que cela se passe mal. Pascal m’a dit qu’on s’était un peu laissé aller ce week-end, qu’on avait un peu perdu de vue le fait qu’on ne sortait plus ensemble. Pas cool. C'est mauvais signe. Parce qu’il a tenu à me le rappeler, je crois que c’est ce qui me fait peur.


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302/14 - Chez Marie

Publié le par JaneDo


Mardi, 28 octobre 2014 - 301/14 - Sur les routes

Aujourd’hui, je voulais m’accorder une journée tranquille, mais j’avais des photos à trier, et j’avais besoin de mon papa. Après avoir vérifié qu’il était à la maison, j’ai foncé chez lui. Je ne suis rentrée que vers 21h.

Chez mon père, il n’y a pas beaucoup de réseau, alors je n’ai vu mes appels en absences et mes messages, qu’en partant de chez lui; Pascal, Thomas, Dol, Vania, Pascal, Maria, Christian, Pascal… Bref, je n’avais pas la force d’appeler qui que ce soit, alors j’ai répondu par sms. Zut, Maria veut que je passe pour son album.


Mercredi, 29 octobre 2014 - 302/14 - Chez Marie

Mercredi, je n’ai émergé qu’à midi. Hier soir, malgré ma fatigue, j’ai traîné tard à scanner mes photos. Le temps de sauter sous la douche, enfiler un training, j’ai filé chez Marie. Heureusement, Roméo a le foot à 17h, donc j’avais une chance de pouvoir me tirer. Bien sûr elle m’a invité à dîner avec eux. Mais non, non et non, je voulais rentrer chez moi, moi!

Avec Pascal, on a bavardé pendant presque 1h au téléphone. Il a essayé de me tenter, pour me faire aller dormir chez lui. Hihihi, est-ce qu’il ne serait pas en train de retomber amoureux de moi? En tous cas, il était à la maison, tout seul. Son entraineur de basket a changé leurs plannings, il avait l’entraînement le lundi maintenant.


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