332/14 - Vendredi de merde!
Vendredi, 28 Novembre 2014 - 332/14 - Vendredi de merde!
Quelques instants plus tard, Pascal m’appelait. Il devait être dehors, malgré tout il chuchotait. J’ai répondu, parce que son appel m’a surprise. Je n’aurai peut-être pas dû. On s’est juste pris la tête.
- Je n’ai pas pu t’en parler, tu n’as pas répondu à mes appels, ni rappelé, désolé!
- C’était pour ça que je ne t’appelais pas… C’est toujours pareil avec toi! Après tous tes messages, entre parenthèse, tu aurais pu m’avertir dans une des tonnes de messages que tu m’as envoyé, mais non, je me décide enfin, vu le ton de tes messages, et je tombe encore sur une bonne femme chez toi, pfff…
- C’est… ma femme…
- Ouais… Quant c’est pas ta femme, c’est Elodie, Maud, et dieu sait encore qui. Ouais, je n’aurais pas dû venir.
- Attends… c’est quand même pas de ma faute...
- Si, c’est de ta faute. Chaque fois que j’essaie de… pfff… enfin, je te laisse, je pense que tu as autre chose à faire que discuter avec moi au téléphone.
- Dis, t’es gonflée, je t’ai appelée une bonne centaine de fois. Mais, c’est juste, tu étais trop occupée avec Steven pour prendre la peine de me répondre. T’as raison, je crois qu’on s’est tout dis. Merci d’être passée, bonne nuit.
- Dis, t’es gonflée, je t’ai appelée une bonne centaine de fois. Mais, c’est juste, tu étais trop occupée avec Steven pour prendre la peine de me répondre. T’as raison, je crois qu’on s’est tout dis. Merci d’être passée, bonne nuit.
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Et tout à l’heure, quant tu es passé au Time-Out, tu aurais pu dire bonjour? - Je préférais pas. Non seulement tu étais avec tes copines, mais je me voyais mal, te saluer, te balancer que Jess était à la maison avant de filer!
- Ha! C’était mieux que je tombe dessus… Au fait, Jess t’attend à la maison et tu sors avec Elodie?
- Aïe, on… j’avais décidé de lui dire que je voyais Maud…
Wohw… Alors là, il m’en bouchait un coin! Alors l’Elodie n’avait pas un rhume, mais elle avait dû lui rejouer la scène de la “Madeleine”!!! Waouh, alors maintenant, la balle était dans son camp, ou elle continuait à le voir, ou bâchait. Pfff… c’était salaud.
- Alors, tu vois Maud? Donc, ce n’était pas par hasard qu’elle était chez toi dimanche soir, comme tu as essayé de me le faire croire!
- Mais non, c’est pas ça… Non, non…
- Laisse tomber Pascal… Comme je disais, c’est toujours pareil avec toi!
J’ai raccroché. Là, il m’énervait carrément. Ma tête était sur le point d’imploser Pascal m’a laissé un message sur mon voice mail; Et merde Jane, réponds… Fais pas chier, c’est passé 1h du matin, je bosse moi demain, et on va pas se coucher sur un malentendu? Allé mince, réponds, ou appelle moi.
Je n’ai pas rappelé. Mais bien évidemment, je ne pensais à rien d’autre. Une 1/2h plus tard, Pascal sonnait à ma porte. Et je n’avais même pas envie de lui parler.
Pascal a prétendu qu’il avait cherché à rompre avec Elodie, mais n’avait pas été jusqu’au bout. J’imagine que ses larmes ont dû le stopper net. Il est plutôt sensible, et je pense qu’il a dû se sentir mal, même s’il avait voulu jouer les salauds, il ne fait pas le poids devant une série de larmes. Hum, je devrais peut-être en faire autant?
Comme il fallait s’y attendre, on s’est pris la tête, et il est reparti sans qu’on ait pu se comprendre. Pascal m’a reproché ma relation avec Steven, et moi la sienne avec Elodie et Maud. Bref, chacun persuadé que c’était l’autre qui avait commencé ou été trop loin.
En arrivant chez lui, il m’a envoyé un message pour dire qu’il regrettait la manière qu’on s’était quitté, il aimerait bien qu’on puisse se parler plus calmement.
Vendredi soir, je n’avais aucune envie de sortir, je ne voulais pas le croiser. C’était stupide finalement, parce qu’il n’est pas sorti avec les autres, mais avec Jess. Tous les 2 dans leur coin, de leur côté. Jess a ensuite été rejoindre son frère et ils ont terminés la soirée en boîte. Je me demande où était Pascal à ce moment là.
Purée, pour me changer les idées, j’aurai bien aimé voir Steven… mais je ne voulais pas m’abaisser à l’appeler! Et je n’aurai pas voulu le croiser lui non plus, tant qu’on ne s’était pas parlé. Ou tant que je ne savais pas pourquoi il ne m’avait pas donné de news.
Quel vendredi de merde!
Je suis rentrée en milieu d’après-midi, et j’ai sorti Drake en forêt. J'étais crevée de m'être couchée trop trop tard et levée trop tôt, mais je voulais attaquer mon album.
Elle m’a vue détourner le regard, malgré ça, elle me demande encore;
Pascal m’a ouvert en training. On aurait dit que je l’avais réveillé. Il faisait un froid de canard, et pourtant, il se tenait au milieu de la porte et
15mn après alors que j’avais presque fait la moitié du chemin, j’ai regretté de n’avoir pas laissé le bénéfice du doute à Pascal. Après tout, il avait l’air sincère, et Maud est une salope, elle avait probablement manigancé tout ça pour m’énerver.
Pascal n’a pas osé venir sonner. Peut-être son égo! Mais il m’a bombardée de messages; je sais que tu es là, je suis devant ta voiture, etc, etc. Evidemment, j’avais coupé mon natel, je dormais la conscience tranquille, je ne me doutais de rien du tout. Ne recevant aucune réponse, Pascal m’a menacée de partir au chalet. Hum, encore une fois,
Je ne voulais pas aller chez lui...
Hum, je vérifierais d’abord que Caro ne lui a pas dit que j’étais chez elle. Non, je ne pense pas, sinon il serait venu me chercher par la peau du hum-hum.




Ce n’était pas faux, mais j’aurais quand même voulu le savoir. Moi qui l’imaginais en train de me tromper avec une autre, je lui en ai voulu, l’avais cherché partout sans succès, et j’étais rentrée le coeur brisé… alors qu’il me cherchait aussi…