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320/14 - Pascal me cherchait donc!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 16 Novembre 2014 - 320/14 - Pascal me cherchait alors!

J’avais mis mon natel sur silence pendant notre sieste crapuleuse en fin d’après-midi, et je n’avais pas remis le son depuis. J’ai même pas pensé regardé. Dimanche matin, j’ai vu que Pascal avait tenté de m’appeler vers minuit. Pfff, c’est seulement là qu’il a remarqué mon absence?

Pascal n’avait même pas tenté de m’appeler dans la journée du samedi, persuadé qu’on se verrait le soir. Ben, voilà, pas de chance. Il aurait dû s’en assurer, au lieu de compter sur le hasard et la chance. Je n’avais pas l’intention de le rappeler, ni de lui laisser de message avant d’être rentrée. Je verrais bien si je lui manquais, ou sa persévérance.

Bien que je ne m’y attendais pas trop, Pascal m’a harcelé au téléphone. Heureusement, mon natel est resté sur silence, je ne voulais pas que Steven le remarque au cas où. Je ne l’ai remarqué que quant on rangeait pour partir. En vitesse et discrètement.

J’ai passé un peu plus de temps avec les filles. Celle qui était sortie avec eux faire des photos est restée au camp pour développer ses photos noires et blancs. Elle nous les a montré. Apparemment, j’étais la seule que cela intéressait vraiment. Les autres filles voulaient surtout “papoter”.

J’ai donc passé le dimanche après-midi sous la grande tente-terrasse du camping. Il pleuvait si fort que ça giclait presque jusqu’au milieu, où on s’était tous entassés. C’était sympa. J’étais contente d’avoir pris un bon pull, et mon polaire noir, que je traîne presque partout.

J’avais une petite appréhension; je ne savais pas si je devais rentrer seule. Si j’allais chez Steven et que Pascal se pointe, ce serait nul. Du coup, pareil pour chez moi, je ne pouvais pas inviter Steven non plus. Il ne me restait plus qu’à rentrer toute seule, ça fera moins d’histoires.

Mais si Pascal ne passe pas, alors j’aurai gâché ma soirée pour rien!

Steven avait envi d’un bon morceau de viande, genre T-Bone steak. Avec un temps pareil, c’est vrai qu’une sauce aux champignons et des frites avec un bon steak me tentait bien. Les garçons ont trouvé un Steak-House près de Martigny, et on s’est arrêté pour manger.

J'ai donné tous les noms à nos véhicules, sauf le bon! Mort de rire, Steven m’a dit qu’on n’appelait pas ça “mobilhome” mais Camping Car! Et qu'une caravanne s'accroche derrière la voiture! Hum, suis-je bête. Je sais ce que c'est une caravanne, je sais que ce n'était pas une caravanne, mais je savais aussi ce que c'était un Camping Car, j'ai juste pensé qu'on pouvait appeler ça aussi Mobil Home!

On s’est tous quitté sur le parking où ils devaient rendre les Camping Cars. S’étant super bien entendu entre filles, sans qu’il y ait eu de disputes ou de crêpages de chignons, on s’est promis de se revoir très vite.

Puis la question qui me hantait est venu sur le tapis. Steven aurait voulu qu’on aille chez lui, il espérait que je dorme là-bas, alors j’ai été franche et je lui ai expliqué les raisons qui me faisaient hésiter. Il a compris, et on a convenu que pour ce soir, il était en effet préférable de rentrer chacun chez soi.

Il m’a déposée à la maison, on n’avait pas vraiment envi de se séparer. C’est là que j’ai appris que Pascal avait été sonner chez lui, un soir, il pensait me trouver là-bas…

Steven aurait dû me dire que, dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 octobre, Pascal était devant chez lui. Que Pascal a même sonner à sa porte après 3h du matin. Il me cherchait. Et dire que de mon côté, j’avais été voir chez Elodie, puis Maud, puis re-Elodie, pour ensuite constater qu’il n’était pas rentré. En fait, on se cherchait! Ça m’a traumatisée!


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319/14 - Sous la pluie mais le coeur au chaud

Publié le par JaneDo


Samedi, 15 Novembre 2014 - 319/14 - Sous la pluie mais le coeur au chaud

Ça commence un peu à m’indisposer qu’on me chambre pour les heures que je passe sur mon ordi. Je ne dérange personne, alors qu’on me fiche la paix. Pascal me chambrait parfois lui aussi. Y a même une de mes copines qui croit que c’est pour chatter. Elle croit que c’est sur des "Tchat" de rencontre! La blague!

Il pleuvait des torrents aujourd’hui, aucune envie de mettre le nez dehors. Steven et ses copains sont sortis se balader pour faire des photos. Ils ont même prévu une chambre noire pour développer les photos noirs/blancs. Je me réjouis de voir ce que ça va donner.

Après avoir fait l’effort de partager quelques mots et quelques cafés avec les 2 filles qui sont restés au camp, je suis retournée au mobilhome pour lire et rester au chaud, et surtout au sec. Pas top de devoir patauger dans la boue. Pour remplacer le parapluie que je n’avais pas pris, j’ai enfilé le bonnet que Dani m’avait fait. Je préfère ça aux parapluies.

En fait, j’aime assez la pluie, ça me ramène à mon enfance. Au Libéria, quant il pleuvait, on aurait dit la fin du monde. On pouvait presque s’attendre à voir apparaître Noé pour nous demander de rejoindre son bateau si on voulait rester en vie. Parce qu’on avait l’impression, qu’au rythme où ça tombait, bientôt la terre disparaîtrait sous l’eau.

Après avoir résumé la journée d’hier dans mon journal, je me suis flanquée sous les draps, la fenêtre entre-ouverte pour m’adonner à ma passion première; la lecture. Miam, j’aime passer les journées comme ça au lit avec un bon livre.

Comme pour faire eccho au temps, je lis en ce moment “Troisième Humanité” de Bernard Werber. Quand même, il y a certains passages qui, pour moi, sont invraisemblable. Mais bon.

Steven est rentré trempé jusqu’aux os, il a été immédiatement prendre une douche. Mais il avait le sourire, heureux de sa journée jusque là. Il m’a montré quelques uns des photos qu’il avait pris. Il y avait quelques clichés qui m’ont donné envie de peindre, notamment des prises de vues en forêt.

Ses cheveux à moitié sec faisaient des boucles autour de son visage, Steven était chouky. Le torse nu n’était probablement pas innocent, mais je sais aussi qu’il n’oserait pas tenter quoi que ce soit, de peur que je l’évite après ou que je n’accepte plus de me retrouver entre 4 mûrs seulement avec lui. Alors, j’ai tenté de lui faire comprendre qu’il pouvait aller plus loin que de simples baisers chastes.

Steven a très vite compris. Toutefois, il n’osait pas trop précipiter les choses, alors je l’ai aiguillé un peu. Heu, j’espère que ce n’est pas son “modo”, et que c’est juste parce qu’on ne se connaît pas assez. Mais, c’était plutôt… plutôt pas mal! Il paraît que les filles ont tendance à tomber amoureuse du mec avec qui elles couchent, ben, je pense que c'est un peu vrai! Il paraît que cela a quelque chose à voir avec des combinaisons chimiques du corps de la femme.

Steven m’a avoué après qu’il espérait, mais n’osait pas aller jusqu’à tenter quelque chose. D’ailleurs, il ne pensait pas qu’il se passerait quoi que ce soit ce week-end. Hum, il se serait senti frustré et déçu j’imagine, et ne m’aurait probablement pas proposé autre chose de si tôt!

C’était si bon d’être enlacé sous les draps à écouter la pluie tambouriner sur les parois du mobilhome. Ni l’un, ni l’autre n’avions envi de quitter la chaleur et l’intimité de notre petit nid pour aller se faire rincer, mais, il fallait bien manger.

J'aime beaucoup l'idée des mobilhomes. C'est cool de se déplacer avec tout ce dont on a besoin et de pouvoir dormir où l'on veut. Je sais qu'ils ont pris des places dans un camping pour une question de sécurité, parce qu'on aurait pu s'arrêter n'importe où en fait, même en pleine forêt.

J’étais un petit peu gênée, j’avais l’impression d’avoir un panneau lumineux sur le front qui racontait ce qu’on avait fait! A part quelques sourires qui m’étaient personnellement destinés, Steven est resté égal à lui-même, je le trouvais de plus en plus... “mignon et charmant”.

Je sais bien que je ne fais pas partie des cannons qu’il a l’habitude de fréquenter, mais j’avais l’impression que je lui plaisais bien. Steven n’avait pas l’air de regretter ces dernières heures. Après le dîner avec ses amis, on a remis le couvert avant de s’endormir épuisés dans les bras l’un de l’autre. Jusqu’à maintenant, je ne regrettais pas d’être venue.


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318/14 - Week-end avec Steven

Publié le par JaneDo


Vendredi, 14 Novembre 2014 - 318/14 - Week-end avec Steven

Steven et ses copains faisaient une virée au Tessin. Quant il me l’a proposé, comme je n’avais rien de spécial à faire, à part traîner pour voir si je croisais Pascal, j’ai accepté. Steven n’en croyait pas ses oreillesJe ne voulais plus passer mon temps à attendre, ou à traîner pour croiser Pascal au hasard des bars.
Pascal ne m’a rien proposé quant on s’était parlé dans la journée, mais je sais qu’il avait un truc ce soir.

Steven est donc passé me chercher vers 18h. On aurait dit qu'il était gêné. Déjà quant j'avais dit oui, il m'avait parlé des mobilhomes et m'avait demandé si j'étais sûre que je voulais partir tout le week-end avec lui dans un mobilhome, et si je n'avais pas de problème avec l'idée de partager le même lit.

Peut-être un peu au fin fond de ma conscience, parce que je n'avais pas réfléchi avant de répondre. Il avait juste posé la question au bon moment, point. Par contre, je sais que Pascal risque d'être dégoûté, parce que quant il me proposait quelque chose, je chipotais tout le temps. Ben, faut croire qu'on change tous.

J'avais déjà rencontré 2 des copains à Steven au Bowling. Ils faisaient tous de la photo, et cette petite escapade était dans le but de prendre des photos. Ils avaient l'intention d'aller jusqu'au Tessin, retour dimanche. Pour moi, c'était aussi un grand challenge d'être dépendante, de ne pas avoir ma voiture sous la main.

On s'est arrêté à Sierre pour manger. Ses copains sont super cool, drôle et pas compliqué. Ils ont parlés photos. L'un d'eux a dit que les prévisions météo n'étaient pas fameuses. Ils risquaient d'avoir la pluie tout le week-end. Steven pensait qu'ils pourraient faire des photos intéressantes avec la pluie.

On a repris la route après le dîner, et on est arrivé au camping qu'ils avaient réservés. Je ne m'attendais pas à ce que le camping soient aussi pleins. Je pensais qu'avec l'hiver, il serait presque désert. On s'est réuni sous le couvert au milieu du camping, qui faisait effet de salle commune, pour fumer, discuter et prendre un verre.

Ils ont regardés les cartes de la région pour sélectionner les coins qu'ils allaient explorés pour prendre des photos. Ensuite, on s'est réfugié dans le mobilhome que Steven avait loué. Je n'avais pas vu l'intérieur, parce que je m'étais assise à l'avant à côté de Steven depuis qu'on avait quitté Lausanne.

C'était plutôt sympa. Steven avait exigé une télé, alors c'était cool. On s'est installé sur le canapé-lit et Steven m'a préparé encore un café et on a discuté presque qu'un heure avant de ses décider à se coucher. On était tous les deux un peu mal à l'aise finalement. Hum.


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317/14 - Anniv & Bonne nouvelle pour ma frangine!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 13 Novembre 2014 - 317/14 - Anniv & Bonne nouvelle pour ma frangine!

Le souper du lundi soir avait été annulé, on le fait jeudi, c’est l’anniversaire de mon neveu. Ce qui implique; gâteau à préparer! J’ai quand même dîner avec ma frangine et mes 2 nièces. Une petite spécialité africaine, très pimentée.

Mardi, mon frangin était dans les parages, alors sur son instigation, on a été jouer aux cartes chez Carmine. Encore une fois, je ne suis rentrée qu’après minuit.

Mercredi, j’entrevoyais une petite chance de passer une journée tranquille, à faire ce que moi je voulais, quant je le voulais. Le pieds. Par contre, ma voisine, Daniella, m’avait invitée à prendre le café, je ne voulais pas, mis je m’y sentais obligée!

Daniella en a profité pour me demander de m’occuper du chien, Drake, jeudi! C’était pas top, j’avais trop de truc à faire pour l’anniversaire ce soir, sans compter l’équitation avant, etc. La tête plongée dans la préparation de mon gâteau, je n’ai vu son message que vers midi. Arh, Drake avait déjà honoré le carrelage du salon avec une grosse crotte.

Pendant le cours d’équitation de ma puce, j’ai enfin trouvé une petite heure de répit. J’ai lu dans la voiture. Purée, il faisait un de ces froids, j’avais les doigts gelés!

Le papa des grands, Gillou était là pour l’anniversaire de son aîné, avec sa femme Pascale. Tout s’est très bien passé. Après la trotte de la journée, c’était une récompense de pouvoir s‘asseoir et rigoler autour d’un bon dîner. Ma soeur avait fait un curry vert Thaï sur la demande de David. Rentrée à minuit et demi. Raide.

Ma frangine a reçu une bonne nouvelle; Alain, son ex, allait enfin avoir ce qu’il mérite!

Demain, je ne m’occupe que de moi… Pas de chien, pas d’obligation, pas de rendez-vous inopiné. Je décroche. Faudrait que je range! Dire que la femme de ménage est passée jeudi matin et c’est déjà le bazar!


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314/14 - La vie s en va...

Publié le par JaneDo


Lundi, 10 Novembre 2014 - 314/14 - La vie s’en va...

Je regardais le jour se lever. Ce moment magique où il fait encore partiellement jour et partiellement nuit, où tout semble immobile. Statique. La vie attends là-bas, quelque part, pour bondir, se manifester. J’ai ressenti une sorte de grande … solitude. Ou plutôt; le temps qui passe.

Qu’est-ce que je faisais? J’étais seule, ma vie s’écoulait, et je n’étais rien, je ne comptais pas vraiment pour qui que ce soit. Je n’existais pas. Bientôt, je ne serais plus là, et personne ne se souviendra de moi. Je deviendrais un de ces visages figés sur une vieille photo. Sans âme, sans essence.

Aujourd’hui, je tripote mon ordi, je regarde la télé, mais la plupart du temps, j’attends… l’amour… que celui que j’aime m’appelle… change mon monde… fasse entrer le soleil dans ma vie, dans mon coeur… c’est pourtant ridicule… et le temps passe…

Demain, qui se souviendra du son de ma voix, de mon rire? Chaque touche que j’enfonce se perd à jamais, chaque clignotement de mes yeux, chaque émerveillement, tout ça s’enfui. Qui se fiche de ce qui me fait mal ou pleurer? Qui saura qui je suis, qui j’étais? Peut-être parce que j’ai passé les derniers jours à trier et regarder de vieilles photos, je me rends compte que ce n’était que du papier, que de furtives images d’êtres qui ont existé un jour. Mais qui sait ce qu’ils espéraient, ce qu’ils attendaient de la vie, ce qu’ils auraient voulu faire, voir… Personne. Et dire que ces personnes sont “ma famille”. Je suis une partie de tous ces gens.

Tout est parti avec eux, enterré au fond d’une tombe. L’enveloppe. Ce n’était que l’enveloppe. Cette personne qu’on aimait tant, qui n’existe plus aujourd’hui. Maman. Elle me manque tellement.

Pourquoi a-t-elle tellement souffert? Pourquoi se faisait-elle tant de mal? Ses doutes, ses peurs, ses pensées lui faisaient mal. Elle avait peur de tout, de tout perdre. De ne jamais revoir ses enfants. Nous. Et aujourd’hui, qui s’en souvient? A part moi? Est-ce que mes soeurs et frères y pensent? Est-ce que ça leur fait mal comme à moi? Est-ce qu’elle leur manque? Je n’en ai pas l’impression.

Mon papa adoré vieilli. Comment lui dire que je ne voudrais pas le voir partir? Je ne voudrais pas vivre ça. Je ne peux pas lui le dire sans lui rappeler qu’il arrive au bout du chemin. Est-ce que je devrais quand même? Il a tant fait, tant travaillé, tant travaillé pour nous… Je suis triste. Triste un jour de devoir parler de lui au passé.

Voilà, la nuit est tombée. Enfin presque. Les rares voitures qui passent à toute vitesse, où vont-elles? Que font-ils tous ces gens? Est-ce qu’il y a quelqu’un qui les aime quelque part? Que reste-t-il dans le sablier de leurs vies? Que reste-t-il dans la mienne? Q’est-ce qui m’attend? Qu’est-ce que je veux vraiment? Et est-ce que ça a une quelconque importance de toute façon?

Le poing dans ma poitrine qui me comprime, m’empêche de respirer, est-ce de l’angoisse?


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313/14 - Imagination débordante

Publié le par JaneDo


Dimanche, 9 Novembre 2014 - 313/14 - Imagination débordante

Vers les 4h du matin, j’ai entendu du bruit en bas. Réveillée par le bruit, la peur de la première seconde a fait place au soulagement. Ils étaient de retour. Je n’étais plus seule. Je ne risquais plus rien. J’ai attendu et je me suis un peu endormie. Comme je le regrette. J’aurai dû descendre tout de suite, mais je ne l’avais pas fait.

Quant je me suis réveillée le matin, j’étais toute seule dans ce grand lit vide. L’angoisse m’a terrassée. Pascal n’était pas venu se coucher, pourquoi? Je tremblais en me dépêchant de m’habiller pour descendre à la cuisine, en ayant l’air calme et décontractée. Mais je n’étais ni l’un, ni l’autre.

Au rez, je n’ai pas vu Pascal, l’angoisse m’a coupée le souffle, des tonnes d’idées cauchemardesques ont commencé à traverser mon esprit.

Pascal aurait-il osé dormir ailleurs? Chez quelqu’un d’autre? Chez une autre fille ici ou ailleurs? Argh, je priais que ce ne soit pas le cas, sinon, je serais contrainte de ne plus venir, ce serait la honte totale.

Je suis sûre que je le cherchais pour descendre dans la salle de jeu! Je ne descends jamais dans cette salle pendant la journée! Alors je pense que je voulais fouiller tous les recoins du chalet, ensuite, je me serais postée en bas, face aux escaliers.

Pascal s’était endormi sur l’un des canapés du bas, les bras croisés sur le torse. Sur le canapé d’à côté, Paul, tout habillé dormait lui aussi du sommeil du juste. Rassurée, je suis repartie sur la pointe des pieds pour les laisser dormir en paix.

Oui, j’ai été rassurée sur le moment, mais à la réflexion, peut-être que Pascal était resté en bas exprès? Il ne voulait finalement peut-être pas qu’on passe la nuit ensemble? Je me suis sentie tout à coup vraiment très triste. Je ne dirais rien, mais en tous cas, vivement que je retrouve mes pénates.

Pascal est monté peut-être 2h plus tard. Je lisais près de la cheminée que Thomas avait eu la gentillesse d’allumer pour moi. Pascal m’a fait un bisou sur le front en se dirigeant vers la cuisine pour se faire du café. J’ai continué ma lecture. Je ne voulais pas le regarder, parce que ce qui me trottait dans la tête me brisait le coeur.

Il est venu ensuite s’écrouler dans le fauteuil à côté de moi. Il m’a demandé si j’avais bien dormi et m’a raconté s’être endormi en bas, etc. J’ai juste souri et continué ma lecture. Je comptais les heures qui allaient enfin me délivrer de l’étau qui me serrait la poitrine.

Thomas et Michael se sont approchés de la cheminée, et après concertation, ils ont tous décidés d’aller se baigner à la piscine. Avant de descendre, ils s’étaient mis à discuter du week-end prochain. D’après ce que j’avais pu grappiller de la conversation, il y avait une sortie avec le basket, mais il ne savait pas si c’était le jeudi ou le vendredi soir. Et je crois que le vendredi, Pascal devait encore remplacer le bassiste du groupe de son pote Varios.

En tous cas, Varios devrait penser à le remplacer celui-là, Pascal doit tout le temps jouer à sa place! Il fout quoi? Quant on fait partie d’un groupe, on se rend disponible, non?!

La plupart des résidents du chalet sont sortis pour aller traîner dans le village. Ils ont été voir ce qu’il y avait déjà en service côté activités. 2h après leurs retours, on rentrait enfin. Mon sac était déjà bouclés, j’avais profité de leurs absences pour le faire.

Dans la voiture, sur le trajet de retour, un silence presque palpable plombait l’ambiance. Pascal semblait absorbé, dans la lune. Je n’ai pas voulu le déranger.

Pourtant, à mesure qu’on approchait de la maison, je me sentais gagnée par l'urgence; si je voulais lui parler, c'était maintenant ou jamais! J’avais des tonnes de questions, malheureusement, aucune ne semblait pouvoir être exprimée sans ressembler à des reproches.

Pourtant, par moment, quant il s’apercevait que je l’observais, il me souriait et posait sa main sur mes genoux. Alors, peut-être que je me faisais des idées! Et aussi, pourquoi ne me proposait-il pas de rester chez lui???

Pascal m’a déposée chez lui pour que je puisse prendre ma voiture. Il a dit qu’il devait passer chez Varios. Après avoir mis mes affaires dans mon coffre et fait un bisou, il est reparti presque aussitôt. Je me suis demandée si je ne devais pas rester et l’attendre!

Chez moi, je me suis plongée dans le travail, tout en ayant la tête complètement saturée par mon imagination! Je me suis couchée tôt. J’étais sous pression, inquiète, et quelque peu déprimée; ce week-end, rien ne s’est passé comme je l’avais rêvée! Et moi qui était si contente qu’il m’ait emmenée et demandé à Caro de ne pas monter!


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312/14 - Reléguée au dortoir!

Publié le par JaneDo


Samedi, 8 Novembre 2014 - 312/14 - Reléguée au dortoir!

On a passé une chouette soirée chez Pascal. Pascal avait quelques nouveautés, mais Caro est arrivée avec 3 films qu’elle avait loué. On se levait tôt demain matin, alors on en a regardé qu’un. Caroline cherchait mon appui pour rester, et même monter au chalet demain. Bon, j’aurai pu lui dire non directement, mais j’ai préféré lui dire de voir ça avec Pascal.

Le samedi matin, Pascal m’a laissé dormir pendant qu’il prenait sa douche et préparait des pancakes pour le déjeuner. J’étais un petit peu crevée, on avait passé une grande partie de la nuit à faire l’amour. J’aurai même préféré qu’on passe le week-end chez lui, rien que les deux.

D’après ce que j’ai compris dans la discussion qu’on a eu sur la route en direction du chalet, Pascal voulait rester libre. Libre de faire ce qu’il veut. Il ne l’a pas dit directement, mais je l’ai clairement compris.

Une autre petite déception m’attendait au chalet. Cette saison, Thomas avec très certainement Pascal, avaient transformés 2 des grandes chambres au sous-sol, près de la salle de jeux, et 2 des chambres à l’étages en dortoirs. C’est-à-dire au lieu d’un grand lit, il y avait des lits à étages dans ces chambres, cela donnait 4 à 8 lits. On pouvait donc être plus nombreux à dormir sur place.

Au lieu d’avoir une personne qui occupe seule une chambre avec un grand lit, on pouvait casé 4 à 8 personnes dans une seule chambre. Ces dortoirs étaient dédiés aux filles! La plupart des mecs, les habitués, conservaient leurs chambres. En mars, on avait été à Cran pour l’anniversaire d’un de leur pote, et ce sont les dortoirs dans ce chalet qui a donné l’idée à Thomas.

Mais pourquoi seulement pour les filles??? Rhhh, quant je vais raconter ça à Caroline!

Je n’avais plus ma chambre. Comme j’étais déçue! Mais je ne pouvais pas rouspéter, je n’étais pas chez moi. Thomas a bien vu à ma tête que j’étais déçue, alors il m’a expliqué que, la plupart du temps, je dormais dans la chambre de Pascal, alors ma chambre restait inoccupée. La plupart des filles se dispersent et vont dormir avec tel ou tel garçon, donc encore des chambres vides. Grrrh, il avait raison, mais j’aimais bien poser et ranger mes affaires dans “ma” chambre!

Je me suis précipitée sur une des chambres à l’étage. En bas c’était trop loin de Pascal. J’ai pris le lit du bas près de la fenêtre et j’ai en quelque sorte réservé le lit au-dessus du mien pour Caroline.

Thomas a aussi voulu donner la chambre de Pascal a quelqu’un d’autre, et que Pascal s’installe dans celle dans l’attique. Pascal a refusé tout net. Il a expliqué que c’est seulement quant Jess viendrait, qu’il occuperait la chambre dans l’attique, pas autrement. Et il n’était pas question que quelqu’un d’autre occupe cette chambre.

Thomas a voulu batailler, mais Pascal n’a rien voulu savoir; les chambres du haut, sont privées, personne n’a à y pénétrer. Après tout, avec les dortoirs, il y avait largement assez de lit. Même à Nouvel An, Pascal refuse que Thomas s’amuse à distribuer les chambres du haut. Sa chambre d’adolescent et celle des parents sont “zone interdite”, point barre.

Parfait… je pourrais toujours m’isoler dans la chambre dans l’attique puisqu’elle ne sera pas occupée…

On n’était que 3 filles au chalet pour 7 garçons! Mais c’était tout aussi bien. C’était plus calme et plus sympa. La gouvernante avait préparé des lasagnes, et on a mangé au chalet. J’ai fait un peu plus connaissance avec Patrick, qui joue au basket avec eux. Sympa.

C’est clair que je le connaissait de vue, j’avais déjà échangé quelques mots avec, mais sans plus. Ce soir, après le souper, on s’est mis à discuter ensemble autour d’un café dans la cuisine, alors que Pascal et les autres s’étaient installés au salon. Lui et sa copine venaient de se séparer, il en était malheureux. Elle sortait maintenant avec un de ses copains.

Pascal me lançait des sourires, des petits clins d’oeil. Tout allait bien. Quant ils ont décidés de sortir, j’ai préféré rester au chalet pour lire au coin du feu. Je n’avais pas très envie de m’habiller et de tout le tra-la-la. Une fois seule, j’avoue que j’avais un peu la trouille. Je faisais une bonne cible; seule dans un chalet luxueux et éclairé! J’ai tout bouclé.

J’ai demandé à Pascal si on dormait ensemble, il a semblé penser que cela coulait de source… C’était un bon présage!


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311/14 - L oeil de Moscou

Publié le par JaneDo


Vendredi, 7 Novembre 2014 - 311/14 - L’oeil de Moscou

Pascal avait des obligations ce soir, il ne monte que demain au chalet. On a convenu qu’il passerait me chercher demain matin. C’est cool, ça nous permettra de discuter pendant le trajet. J’ai eu Caroline au téléphone, elle voulait savoir si j’étais à Gstaad.

Caro dit que Pascal ne voulait pas d’elle au chalet ce week-end. Pas osé lui dire que je montais demain avec lui.

Quant on a raccroché, je me suis sentie coupable. Cachotière. Alors je l’ai rappelée pour lui avouer que je lui avais menti. Je ne voulais tout simplement pas lui faire de la peine. Rhhh, j’aurai dû savoir qu’elle appellerait Pascal pour pleurnicher et se plaindre.

Je ne regrette pourtant pas de le lui avoir dit. Faut pas oublier qu’elle a “l’oeil de Moscou”, et je ne voudrais pas qu’elle me cache des choses, surtout à propos de Pascal. Caro m’a rappelé après son coup de fils avec Pascal. Elle n’avait pas réussi à le faire changer d’avis.

Hum, je sais bien qu’elle m’a appelée pour que je l’invite moi, contre l’avis de Pascal. Je ne pouvais pas faire ça.

Pascal est rentré après minuit, et il m’a appelé pour savoir si ça me tentait de passer chez lui.

Je ne m'y attendais pas du tout. Pascal m’a proposé de prendre mes affaires pour le week-end, pour pouvoir partir directement demain matin pour Gstaad. Trop cool. Sans le dire, il m'invitait à dormir à la maison. Je suis si contente...

Il avait aussi proposé la même chose à Caroline, certainement pour se faire pardonner pour demain.


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310/14 - Jane le taxi ;)

Publié le par JaneDo


Jeudi, 6 Novembre 2014 - 310/14 - Jane le taxi  cool

Rhhh, mercredi chez tonton, j’avais copié des photos sur une clé USB, et je l’ai oublié en partant. Si seulement j’y avais pensé en fumant une dernière clope avec mon oncle dans l'entrée de l'immeuble!

Comme aujourd’hui, jeudi, je pensais passer faire un coucou à mon papa, et que mon oncle passait prendre l’apéro avec son frangin, mon papa, vers 11h, on a convenu que l’oncle Roger me déposerait la clé chez mon père. Finalement, j’ai décidé d’être là-bas pour prendre l’apéro avec eux. Papa et Marlène avaient invité l’oncle René pour déjeuner.

C’est le frère aîné, celui qui vient de perdre sa femme, tante Betty. Ils étaient mariés depuis 60 ans! C’est dingue! C’est plus qu’une vie! 60ans, ça semble inimaginable à notre époque! Oncle René a beaucoup vieilli, mais il est toujours aussi chouette lui aussi. Pourquoi les femmes doivent se montrer si détestable.

Tante Betty avait la particularité de savoir parfois se montrer imbuvable avec les femmes de ses beaux-frères! On se demande pourquoi!!! Je ne lui ai jamais pardonné ses comportements avec ma mom, mais quelque part, je l’aimais bien quand même, mais je ne le montrais pas. Elle m’aimait beaucoup, ça je le savais aussi.

Je suis rentrée continuer le tableau que j’avais commencé le matin. A 16h, rendez-vous chez ma frangine pour le café, et à 17h, départ avec ma nièce pour son cours d’équitation. Surprise, on a réussi à entrainer ma frangine au manège. Elle a pu ainsi constater les progrès de sa fille.

Vendredi, c’est sa grande soeur, Lilice, que j’accompagne chez l’ostéopathe à 17h. Depuis samedi, elle a mal en haut du dos. Depuis la douleur s’est déplacé sur les bras. Ensuite, ce sera enfin le week-end.

Ce soir, je suis sortie faire un bowling avec Steven et ses potes. C’était ultra sympa. Hihihi, je suis pas si mauvaise! En fait, j’ai réussi quelques beaux coups dû au hasard. Je faisais partie de l’équipe de Steven et Christophe.  Enfin, je crois qu’il s’appelle comme ça, sinon, il a été très gentil de ne pas se plaindre puisque j'ai passé la soirée à l’appeler comme ça! Hihi, notre équipe a gagné.

Je crois que les garçons ont prévus de monter à Gstaad ce week-end. Il paraît que la neige a déjà recouverte la station. Ces derniers jours, où il n’a pas cessé de pleuvoir, en fait, il neigeait à fond en montagne.

Arghhh, il fait froid, et je n’avais pas envie de beaucoup bouger ce week-end. Je ne sais pas si j’ai envie d’aller au chalet ce week-end, mais en même temps, si je n’y vais pas, je me retrouverais hors jeu! La première fois qu’on monte, c'est l'occasion de marquer son territoire; choix des chambres, etc. Bon, je pense que j’aurai la même chambre que l’année passée. mais sait-on jamais.

En général, il y a moins de monde la première fois, ce qui permet de nouer des liens qui perdurent ensuite tout l’hiver. En quelque sorte, on pose les bases quoi! Ceux qui sont là sont aussi les incontournables pendant toute la saison. Et je veux faire partie du clan. Arh, donc s’ils montent, je pense que je le devrais aussi.

D'ailleurs, Pascal cherchait à savoir ce que j'avais l'intention de faire, et si je voulais qu'il passe me chercher... C'est clair que ce premier week-end sera déterminant pour la suite entre nous au chalet...


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309/14 - Après la pluie...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 5 Novembre 2014 - 309/14 - Après la pluie...

Mercredi soir, en partant de chez mon oncle, je suis passée chez moi pour déposer mes affaires et me changer. Surtout me laver les mains, d’avoir tripoté de vieilles photos parfois en très mauvais états.

J’avais rendez-vous avec Pascal pour manger, et j’étais très en retard. Le nez planté dans les photos, j’avais en fait passablement zappé mon rendez-vous! Je n’avais même pas vu ses appels et messages, inquiets, parce qu’il ne me voyait pas venir.

Après avoir passé 1h30 au restaurant, tout seul… Il a fini par rentrer, persuadé que j’étais fâchée et que je ne viendrais pas. En route, je l’ai appelé, il était déjà rentré.

La plupart des restaurants ferment leurs cuisines vers 22h, il n’y avait que 2 ou 3 restaurants qui servent jusqu’à minuit, les pubs et les MacDo, donc on s’est retrouvé au César à Nyon.

Argh, Pascal était si chou, encore tout bronzé et avec son petit sourire tout sérieux. Je me sentais ultra coupable de l’avoir planté au resto tout seul comme un con. Je savais que j’avais des raisons de lui en vouloir, de lui faire la tête, mais la douleur du moment avait disparu.

D’ailleurs, je n’étais pas d’humeur à parler du passé. Pas ce soir. Pascal était adorable, et me faisait les yeux doux. Je n’étais pas insensible à son charme, je ne l’ai jamais été. Et ses beaux yeux verts me faisaient perdre mon latin. J’ai quand même réussi à résister à son invitation de dormir chez lui.

Rahhh, pourtant, j’en avais foutrement envie. Rien que l’idée de dormir contre lui, entourée de ses bras, me faisait rêver… C’était quand même chouette qu’il me l’ait proposé. Après les larmes, c’était le bonheur de passer quelques heures avec lui.


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