45/15 - Trop heureuse...
Samedi, 14 Février 2015 - 45/15 - Trop heureuse...
Ok, j’avais pensé laissé un message à Pascal en rentrant, finalement, je ne l’ai pas fait. Compliquée comme je suis, j’ai pensé que, si j’arrivais à passer une St-Valentin sans harceler Pascal, sans le voir, alors peut-être que j’arriverais à, petit à petit, tourner la page.
Puis, je verrais bien si Pascal avait envie de passer la St-Valentin avec moi ou pas. Après tout, il peut bien se creuser la tête pour me voir pour une fois. Pascal me connaît bien, alors s’il ne faisait rien, alors c’est qu’il ne m’aime plus. Peut-être que ça ne valait pas la peine que je continue à me torturer pour rien.
Intérieurement, je priais pour qu’il fasse en sorte de ne pas me décevoir… Je sais que s’il ne se bouge pas, je souffrirais, mais je n’en mourrais pas.
J’ai laissé Antoine regarder son “Top Chef” et je me suis réfugiée dans ma chambre avec l’intention de faire une sieste et de me lever plus tard, quand Antoine serait couché, pour me larver devant la télé. Rien ne vaut de dormir pour ne pas penser.
Et je ne voulais pas penser à Pascal, au fait qu’il est avec Caroline et Dieu sait qui encore, et qu’il ne pensait pas à moi. Mais, bien sûr, j’avais laissé mon natel allumé, au cas où…
Je ne sais pas si c’était une bonne chose ou pas, mais Pascal ne m’a pas tout à fait déçue. Il m’a envoyé 3 messages pour me demander; ce que je faisais, est-ce que je voulais qu’il vienne me chercher, et pourquoi je ne répondais pas. Puis, certainement excédé par mon silence, il a appelé. Là, j’ai répondu.
Pascal ne comprenait pas pourquoi je n’avais pas répondu à ses messages. Je lui ai dis que je ne savais pas quoi dire, alors j’ai préféré m’abstenir. Il m’a gentiment grondée. Il a pensé que je devais être fâchée contre lui, et il ne savait pas pourquoi. Alors ça l’avait quelque peu inquiété.
Il a voulu venir me chercher, mais j’ai repoussé sa proposition. Argh, oui, j’aurai dû accepter. C’est ce que j’ai pensé en raccrochant. Pascal savait très bien qu’en me posant la question, j’allais dire non, non?
J’ai entendu les autres l’appeler. Ils étaient sur le point de sortir. Alors on a écourté notre conversation.
Le reste de la nuit, je me suis fais des films; j’ai imaginé Pascal en train de danser, de rigoler, de s’amuser, et ça me déprimait de ne pas être là-bas, de ne pas entendre son rire, ni sa voix, de ne pas le voir. J’aurai voulu qu’il vienne me chercher, qu’il ne me laisse pas toute seule ici.
Pascal m’avait demandé ce que j’avais fait le soir. J’avais pensé d’abord mentir, mais, je savais qu’il finirait par l’apprendre, alors j’ai opté pour la vérité. Je devine que ça n’avait pas dû le réjouir, mais il n’a rien dit.
Samedi, en début d’après-midi, Pascal a appelé. Il avait pensé que je ne répondrais pas à ses messages, alors il a préféré le contact direct. Il était sur les pistes de skis. Il nageait en plein bonheur. Caroline était avec lui, parce qu’elle en a profité pour me crier un petit bonjour. Pascal s’est ensuite éloigné pour qu’elle n’entende pas notre conversation.
Pascal m’a demandé de me préparer, qu’il passerait me chercher en début de soirée. Vers 20h. Wahhh, là, j’ai été submergée de bonheur. Le pied géant; Pascal passait me chercher… Alors il avait envi de me voir? Trop trop cool. J’ai passé le reste de la journée à me préparer, préparer mon sac, fait les ongles, lavés les cheveux. Bref, j’étais au top de la tête aux pieds.
Ahhh, Pascal… parfois, il a vraiment le chic pour me surprendre et me faire perdre la tête… A 20h tapante, il était en bas de mon immeuble, beau comme un petit Dieu. Je pensais qu’on allait au chalet, et ben, pas du tout.
Comme il n’aurait pas eu le temps de nous préparer à manger, il avait commandé et fait livré un dîner pour deux chez lui. La table était déjà mise, et un type attendait son retour pour partir. Donc il avait dû rentrer avant de passer me prendre. Il y avait des bougies allumées partout. Dans son appartement, il régnait une atmosphère chaleureuse, et un petit feu de cheminée crépitait doucement pour contrer le froid de l’extérieur.
Pascal avait modifié la déco pour me faire une surprise. Tout tournait autour de la couleur lavande. Pascal s’est rappelé que ces temps-ci, j’aime beaucoup cette couleur violette pastel. De la nappe aux serviettes, tout était un mélange de violet profond mélangé au violet clair pastel. Et sur mon assiette, il y avait un petit cadeau avec un ruban doré.
J’en ai eu les larmes aux yeux. Pascal m’a prise dans ses bras. Je lui ai dit que je pensais qu’il allait m’oublier, que je pensais qu’une fois de plus, j’allais passé une St-Valentin de merde.
Pascal a souri et m’a embrassée et mon chagrin s’est envolé. J’étais heureuse tout à coup, j’étais dans ses bras. Il était là et je pouvais le dévorer des yeux, le toucher, l’embrasser. J’étais folle de joie.
J’étais trop heureuse, ce qui me fait craindre les retombées! Ou de me réveiller de ce rêve!
Hum, il avait commandé mon plat préféré; du filet mignon aux morilles. Après mon dessert préféré; des fraises avec une boule de vanille, lovée dans ses bras, je me laissais bercée par le son de sa voix et le laissait me couvrir de bisous, qui me faisait chavirer de la tête aux pieds.
On a passé le reste du week-end à bouffer, faire l’amour et dormir. Pascal m’a offert une bague tressée en or blanc, jaune et rouge. Je me demande si ça voulait dire autre chose que “Joyeuse St-Valentin”!?! Hum, je suis heureuse… Un peu tendue, parce que j’ai toujours peur quant je suis trop heureuse… mais heureuse à mort!

Purée...
Juste après lui, ce matin à 11h, j'avais rendez-vous avec un autre, qui est au social. Le mec n'a pas appelé pour avertir qu'il avait du retard, ni pour dire qu'il ne venait pas. Bon, il a de la peine avec le français. Je lui avais envoyé un texto avec l'adresse hier. J'imagine qu'il a eu de la peine à comprendre.
Hum, comment expliquer… parfois, on a le sentiment qu’il se passe quelque chose, qu’on est pas au parfum, qu’on nous cache quelque chose. La plupart du temps, c’est qu’il y a anguille sous roche,
Et voilà comment on fiche en l’air les retrouvailles avec son petit copain, comment on flingue son week-end. D’autant plus qu’
Les yeux écarquillés de surprise, j'ai souri. Un peu moins quant il m'a appris qu'il m'avait envoyé ce message pour voir si j'allais être en colère ou pas. Je l'ai frappé avec un coussin. Non mais! Le voir m'avait fait oublier d'un coup la déception ressentie un peu plus tôt et
Une fois de plus, complètement en perte de confiance en moi, je me suis demandée ce qu'il pouvait bien apprécier chez moi! Si j'avais été un mec, 

A mon tour, je le laisse sans nouvelles, puis hop, je cours chez Steven… Pascal était vraiment en colère…