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94/15 - Ne pas exister...

Publié le par JaneDo


Samedi 4 avril 2015 - 94/15 - Ne pas exister...

Vendredi, samedi... et Pascal... Arghhh, connerie du siècle, j’ai sauté dans ma voiture à la tombée de la nuit, après une journée bénie des dieux, pour courir à Gstaad, en espérant réussir à juste apercevoir Pascal. Même une demi seconde me suffirait.

Ridicule! Je l’ai vu oui, mais ça ne m’a pas suffit. Il y avait Yumi et sa famille, et tout le monde semblait s’amuser et passer un bon moment. C’était un crève-coeur de voir Pascal tout sourire. Argh, j’aurai voulu être une mouche et savoir ce qu’ils se chuchotait lui et Jess. 

Je n’aurai pas dû venir. La route m’a semblé éternelle, interminable pour rentrer. J’ai hésité 10’000 fois à faire demi-tour pour le regarder encore. Mais bon, pas trop envie de me faire arrêter pour voyeurisme devant le chalet. La honte. J’étais un peu désespérée de ne pas le voir du week-end. Pascal m’a dit que ça me laisserait le temps de réfléchir. Pfff, réfléchir!

Je n’avais pas l’impression de beaucoup lui manquer. Je me demande s’il se rappelait que j’existais! Je n’aurai jamais dû aller là-bas, maintenant, je me sentais encore plus seule et triste.


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93/15 - Oui? ou Non?

Publié le par JaneDo


Mercredi 1er avril 2015 - 91/15

Ma coloc était sur mon dos toute la sainte journée, alors je n’ai pas pu bosser! Ça m’a rendu furax et quelque peu nerveuse. Je commence à accumuler beaucoup de retard, et si ça continue, je vais finir par ne plus avoir de boulot. Et j’adore ce que je fais, c’est le rêve de pouvoir travailler à la maison. Qui voudrait donner du boulot à quelqu’un qui ne rend rien, qui ne rapporte rien!!! Ça ne peut pas continuer.

Jeudi 2 avril 2015 - 92/15

Rebelote, elle traîne ici en long et en large. Bruyante. Et il faut toujours passer derrière. J’en ai marre de devoir ranger après elle, de devoir sans arrêt lui dire les trucs, ce qui me donne l’impression de la reprendre ou de lui faire des reproches non-stop. J’ai dû lui parler, et même si elle n’a pas voulu le montrer, je sais qu’elle a détesté la conversation. Mais... le rideau de douche était en vrac une fois de plus et le pomo de douche jeter sur les robinets. Pfffff...

Vendredi 3 avril 2015 - 93/15

Pour Pascal, je n’ai toujours aucune idée sur ce que je devrais faire... Faire semblant d’accepter de vivre avec, l’induire à commettre une erreur et en profiter pour lui mettre la faute dessus et retourner chez moi? Ou prendre le risque de le perdre en refusant tout court, en espérant qu’il n’est pas sérieux quant il dit qu’il préfère qu’on en reste là? Vacherie!

Vendredi c’est férié, et Pascal va au chalet avec sa famille. Moi, je profiterai de la journée pour réfléchir vite fait. Mais, si on vivait ensemble, j’aurai dû aller au chalet aussi, non? Glups! Je me demande si sa famille n’a pas choisi de réunir la famille au chalet pour m’exclure? Ou peut-être que ça arrangeait Pascal aussi?


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89/15 - Courses poursuites

Publié le par JaneDo


Lundi 30 mars 2015 - 89/15 - Courses poursuites

Semaine stress course poursuite... Anniversaire, trouver une idée de cadeau génial, équitation, rattraper le retard que j’ai pris au boulot. Et gros point d’interrogation sur le petit chantage que Pascal exerce sur moi; ou j’accepte de vivre avec lui ou c’est fini!!! Malgré que je l’aime, je ne me vois pas prête à laisser tomber mon indépendance ou ma liberté de penser pour qui que ce soit. Même pas pour lui.

Ma coloc n’était pas là le lundi, et au lieu de bosser, je me suis larvée pour profiter de mon espace en solitaire. Terrible, mais voilà quoi. Mardi, pour le cadeau d’anniversaire, j’ai pris 3 bouteilles de vins et participation aux frais du dîner qui aura lieu fin avril. Je n’ai pas pu délivrer mon cadeau avant 20h ce soir-là.


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88/15 - Un prêté pour un rendu

Publié le par JaneDo


Dimanche 29 mars 2015 - 88/15 - Un prêté pour un rendu

Pascal n’avait pas réussi à fermer l’oeil de la nuit. Partagé entre l’espoir de me voir arrivé et les doutes, il n’avait pas ménagé ses efforts pour essayer de me joindre au téléphone. Je n’avais pas répondu. Je voulais lui donner un avant goût de son propre comportement.

Steven m’a déposée devant la maison, Pascal s’est précipité à la fenêtre et ouvrir la porte. On pouvait lire sur son visage qu’il était légèrement choqué. Si j’avais été nette, je l’aurai été aussi; jamais je n’aurai dû laisser Steven venir jusque devant la maison. La bouche en coeur, j’ai titubé jusqu’à l’entrée.

Le visage courroucé, Pascal regardait encore Steven s’éloigner. Oui, je n’aurai pas dû faire ça, c’était stupide.

Seulement une fois que la voiture de Steven avait disparu, Pascal a refermé la porte et s’est tourné pour me disséquer de ses yeux verts brûlants. Il était fatigué, cela se voyait, ce qui m’a serré le coeur. Parfois j’avoue que j’agis comme une conne et je le regrette aussitôt.

Pour esquiver toute discussion, j’ai prétendu être plus bourrée que je ne l’étais en réalité. Je me suis laissée tomber sur le canapé, puis j’ai versé en position couchée. Pascal m’a demandé si j’avais passé la soirée avec Steven. Hum, difficile de commencer à mentir sur le sujet, alors j’ai acquiescé joyeusement. Une joie que j’étais loin de ressentir dans l’immédiat.

Aucun sourire, le visage fermé, la mâchoire serrée, Pascal m’a préparé un café. Voyant que cela ne servait à rien d’essayer de discuter avec moi, il m’a prise dans ses bras pour me poser sur son lit. Je me suis laissée tomber en arrière, alors il a voulu me déshabiller, mais ça, je pouvais le faire toute seule.

Prends une douche. Je n’ai pas envie de sentir l’odeur d’un autre dans mon lit.

Glups! Pascall était fâché? Je lui ai rétorqué que, hier soir, c’était moi qui avait attendu en vain jusqu’au matin, ce soir c’était lui. Donc, c’était un prêté pour un rendu; pas de quoi fouetter un chat. Pascal m’a juste regardée sans dire un mot. Puis, il m’a traînée dans la salle de bains pour que je me douche. Tssss!

Dimanche matin, j’aurai bien continué à faire semblant de dormir pour éviter la confrontation. L’odeur de café  et de pains frais me parvenait, conquise par l’appel de la faim, je me suis levée. Après une bonne douche, j’ai fini par le rejoindre à la cuisine. Pascal lisait le journal debout au bar de la cuisine en mangeant un croissant.

J’ai ressenti un malaise, je devais avoir faim. Argh, j’avais aussi mal à la tête, un groupe de rock déchaîné donnait un concert sous mon crâne. Le regard de Pascal a glissé sur moi avec tendresse. J’avais enfilé un de ses trainings trop grand pour moi. Le T-shirt à longues manches que je lui avais emprunté, trop long, flottait et dépassait mes mains. Pascal a souri et mon coeur s’est serré encore. Je l’adorais.

Il m’a servi un café et continuait à me dévisager sans vergogne. Cela me gênait et me mettait mal à l’aise. Je me suis demandée si j’avais oublié de me coiffer, ou si j’avais quelque chose de travers... mais non, j’avais bien vérifié avant de quitter la salle de bains.

Toujours avec le sourire, Pascal m’a demandé si mon attitude d’hier soir était une vengeance pour le soir d’avant. J’ai fait oui de la tête et je lui ai dis que j’avais vraiment mal pris le fait qu’il me fasse venir chez lui, pour passer la nuit à l’attendre. Il a opiné de la tête. Il était fâché hier soir, mais à la lumière du jour, il avait pris ça avec plus de mesure; c’était bien fait pour sa tête.

On a commencé à en rire, puis je me suis rappelée quelques mots de Thomas; « est-ce qu’elle sait? », est-ce que je savais quoi? J’ai voulu lui poser la question, mais j’avais peur que ça nous gâche la journée. S’il mentait, je n’y verrais que du feu, et il deviendra encore plus prudent. Si je continuais à faire semblant de ne rien savoir, il baisserait sa garde. Pendant ce temps, je trouverais bien une solution.

Tandis que si, par esprit d’honnêteté, il en viendrait à me parler de quelque chose que je ne voulais pas savoir et qui risquerait de me faire du mal... je n’aurai pas d’autre choix que de foutre le camp illico. Ouais, journée gâchée! Donc, motus.

La situation étant calmée, pas de nuages à l’horizon, temps exécrable, on s’est larvé tout le reste de la journée et on s’est bombardé de câlins. J’étais aux anges.


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87/15 - On tourne en rond!

Publié le par JaneDo


Samedi 28 mars 2015 - 87/15 - On tourne en rond... et on se fait des crasses!

Finalement, j’ai couru chez Pascal, parce que j’avais envie de le voir. Pffff, il est rentré à plus de 4h du matin! C’était bien ce que je pensais. Ça m’a énervée. Pour tuer le temps, je m’étais rendue chez Caroline qui était, elle aussi, toute seule. On a bavardé, bu. Je me suis rendue compte qu’elle aussi ressentait un certain changement. Clairement il se passait quelque chose, l’attitude de Pascal avait changé.

Vers les 2h du matin, Pascal n’était toujours pas rentré, alors je suis retournée chez Caro. Le temps était merdique, il pleuvait. Il faisait humide. A 3h du matin, Caroline commençait à s’endormir sur place. J’ai été encore jeté un oeil chez Pascal et toujours personne à l’horizon. C’est naze. Pourquoi avoir proposé qu’on se retrouve chez lui, s’il savait d’avance qu’il rentrerait au petit matin?

3h30, Caroline a voulu aller se coucher, alors j’ai été attendre dans ma voiture. J’avais de la peine à ne pas m’endormir sur place. Poisse. 4h10, voilà monsieur qui rentre enfin. Thomas le précédait et le bruit du moteur de sa voiture m’a rendue attentive à leurs arrivés.

Pascal est passé par son appartement, avant de monter chez Thomas. Il avait laissé la porte entre les 2 logements grand ouverts. Je ne me suis pas gênée de les écouter parler de leurs soirées, et du reste.

Thomas savait que Pascal m’avait mise au pied du mur; vivre ensemble ou en rester là. Il voulait savoir ce que ça donnait. Si j’avais déjà répondu à son chantage.

  • Arrête... c’est du chantage. Tu devrais être content qu’elle ne se précipite pas chez toi avec armes et bagages! En plus, elle est loin d’être chiante; elle te laisse faire ce que tu veux! C’est pas négligeable!
  • C’est vrai, elle n’est pas chiante, mais quand même... depuis le temps qu’on est ensemble, elle refuse de me présenter à qui que ce soit de son entourage!
  • Tu ne chercherais pas une raison pour rompre des fois?
  • Pourquoi? Pas du tout!
  • Arrête ton char...
  • Non sérieux.
  • Pas de ça avec moi. Est-ce qu’elle sait?

Pascal n’a pas répondu. Si je savais quoi? J’aurai donné cher pour voir sa tête. J’ai pensé passé par l’extérieur et lorgner chez Thomas. Mais si la fenêtre était fermée, je n’entendrais rien. Tout ça pour voir sa tête, ça n’en valait pas la peine.

Pascal disait qu’on avait rendez-vous chez lui ce soir, mais j’avais dû en avoir assez de l’attendre. Il pensait que son chantage allait me décider à vivre avec lui. Hum, il avait tout faux! Apparemment, il voulait vraiment me voir emménager avec lui. Argh, j’allais devoir me mettre à table, je n’avais plus le choix.

Thomas n’a pas manqué de lui dire qu’il exagérait. Il voulait qu’on vive ensemble, mais en même temps, il me donne rendez-vous à la maison, me fait attendre, et rentre après 4h du matin. Et il espérait franchement que j’allais sauter de joie? En fait, il trouvait que Pascal faisait tout pour que je rejette sa proposition. Je me demande s’il n’avait pas raison, je me posais la même question.

Je crois qu’ils ont parlé de la fille avec qui Pascal a semblé passer beaucoup de temps ce soir. Thomas a dit l’avoir déjà croisée et quant il a voulu en savoir plus, Pascal a changé de sujet et a décidé de descendre se coucher. Se coucher hein? Sauf qu’il a eu la surprise de me trouver assise dans le canapé à l’attendre.

A voir sa tête, il a dû réaliser que j’avais dû entendre un bon bout de leur conversation... Une chance pour lui, je n’avais aucune envie de parler, j’étais naze de fatigue. J’avais besoin de réfléchir au calme à ce que j’avais entendu avant de m’embarquer à discuter avec lui.

J’étais un peu fâchée contre moi-même d’avoir perdu mon temps à venir jusque chez lui, alors que j’aurai pu rester tranquillement chez moi, et je n’aurai pas su qu’il avait traîné jusqu’à maintenant, après m’avoir invitée.

Je n’ai pas hésité à lui montrer à quel point j’étais déçue. Pascal a essayé de me retenir, mais j’avais assez perdu de temps à poireauter comme une conne, et foutu en l’air ma soirée pour lui. Et il était pas question qu’il essaie de me toucher ce soir ou à m’amadouer. J’étais contente de lui avoir jouer ma petite scène et de rentrer retrouver mon lit.

Dès 10h du matin, samedi, Pascal commençait déjà à me harceler au téléphone. Hé, j’étais rentrée après 5h du matin, et à 10h, je dormais encore. Non mais. Quant je me suis levée, j’ai vu son invitation à dîner le soir. Je n’ai donc répondu qu’à son invitation.

J’avais l’intention de lui rejouer le « coup » d’hier soir. Il allait m’attendre jusqu’à 4h du matin lui aussi. Et il avait intérêt d’être aussi patient que moi.

Je suis donc sortie traîner dans un bar à Montreux avec Steven et ses potes, alors que Pascal m’inondait de messages. Il m’a attendu au resto jusqu’à la fermeture de la cuisine. Bien fait. Ensuite, il m’a dit qu’il m’attendait chez lui. Bien. Je lui ai répondu que j’étais en route. Tu parles, j’étais encore en train de siroter un cocktail avec Steven et ses amis.

Pascal avait intérêt d’être là quant je déciderais de me pointer... sinon... je le mouche!


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