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116/15 - Aveugle qui veut...

Publié le par JaneDo


Dimanche 26 avril 2015 - 116/15 - Pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir...

Non, Pascal n’avait pas été dépanner un copain. Caroline l’a perdu dans la circulation. Il avait été retrouvé cette fille. Celle avec qui il échangeait des regards discrètement. Par acquis de conscience, elle avait tourné aux adresses connues. Pascal n’était pas chez Elodie, ni chez Maud.

Caroline non plus ne savait rien de cette nana. Ni qui elle était, ni son nom, ni où elle habitait. Le néant. Pendant qu’elle tournait en rond comme une hélice à sa recherche, aux alentours de l’endroit où elle avait perdu sa piste, lui? Toutefois, elle avait réussi à aller plus loin que la dernière fois.

Le film dans ma tête avait pris vie, une dimension que je ne pouvais freiner;

Dès le moment où elle m’a vue, elle avait filé. Pascal savait comment la joindre, et ce devait être déjà entendu entre eux. Ou, il lui avait fait la bonne surprise de passer et cela avait dû lui faire plaisir. Ce qui me rendant folle de jalousie du coup.

Après m’avoir servi son prétexte, il avait dû l’appeler en chemin. Elle l’attendait surement en déshabillé. Quant elle lui a ouvert, il devait certainement avoir ce petit sourire ravageur qui faisait fondre les coeurs. Sans même parler, elle avait dû lui sauter au cou, ou il avait dû la prendre dans ses bras.

Il s’était certainement excusé de mon arrivée inattendue, de l’avoir délaissée (grave ce que ça me faisait mal), de n’avoir pas eu la possibilité d’aller vers elle. Pour vivre heureux, faut vivre caché. Si je me doutais de quelque chose, cela risquerait de tout gâcher, alors ils restaient prudent.

Mais alors... pourquoi insistait-il tellement pour que j’aille vivre chez lui? Cela risquait de tout compromettre?

J’avais la folle envie de vérifier s’il ne portait pas de traces suspectes. Mais j’avoue que j’avais peur d’en découvrir. J’ai donc accepté son mensonge et zappé le reste. Après tout, avais-je envie de voir la lumière? De savoir toute la vérité? Qu’on m’ouvre les yeux de force? Non. Je préférais nager dans mon ignorance.

Il sera toujours temps de lui faire une scène mémorable quant j’aurai de sérieuses preuves et que je saurais exactement ce que je veux faire. Tant que je n’avais pas la force de le quitter, inutile de vouloir tout savoir, ou le forcer à parler. Après, je n’aurai pas d’autre choix que de le quitter. Quoique!

On a passé une journée adorable collé l’un à l’autre. Ces moments là me font toujours douter; il ne pouvait pas être en train de commencer quelque chose avec une autre femme, alors qu’il était si adorable avec moi? Ou sinon, il était devenu le meilleur des menteurs. Diplômé avec mention. Et il y quelques jours, il disait encore m’aimer. Alors il m’aime. Je n’avais pas à chercher plus loin.

Dimanche soir, j’ai dormi chez lui. Je crois que quelque part, je ne voulais pas lui laisser la possibilité de partir la rejoindre. Ou qu’elle ait l’immense joie de passer la nuit avec lui à ma place. Je réalisais bien que je manquais de confiance. J’avais peur.

Dans l’après-midi, après avoir joué un moment à la guitare, Pascal avait cherché à s’absenter; il voulait aller voir un match. Alors qu'il avait refusé de se joindre à la troupe de copains chez Thomas, pour jouer aux jeux vidéos!!!

Innocemment, j’ai sauté sur l’occasion pour dire que ça me faisait plaisir de l’accompagner. Je n’ai pas voulu le laisser hors de ma vue. Sans aucune surprise, il a changé d'avis!!! Plus de match à voir???

Pourtant, ma raison et mon intelligence savait que ce n’était pas la bonne réaction. Au contraire, je devrais lui faire sentir que je savais, lui dire de faire ce qu’il voulait, ce qu’il avait à faire, que je serait encore là après. Le laisser y aller.

Cela n’aurait pas la même saveur que quant on se cache, quant on doit trouver des bobards pour courir retrouver quelqu’un d’autre.

Surtout ne pas le suivre, ne pas lui faire de scène, ne pas le laisser m’en parler. Hélas, encore sous l’emprise de ma peur, je faisais tout le contraire. L’empêcher de la voir, c’était juste créer le besoin de la voir. Cela risque même de lui donner l’impression qu’il est amoureux d’elle.

Elle jouait parfaitement son rôle de «l’autre femme», et s’éclipse fort à propos! Et moi, je jouais mal le mien! Pire, je faisais son jeu. Je jouais contre moi-même! En fait... j'ai peur... J'ai peur qu'il m'abandonne...

Pas peur qu'il me laisse tomber pour elle. Elle je m'en fou. Peur de ne plus pouvoir le voir. Ne plus pouvoir lui parler, l'entendre rire, ne plus partager ce qui lui fait plaisir, plus partager quoi que ce soit, ne plus pouvoir le toucher, l'embrasser, me coller contre lui... Peur de ne plus le sentir, ne plus savoir ce qui le fait rire... Ne plus faire partie de son existence et le voir disparaître...


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115/15 - Pascal me cache quelque chose...

Publié le par JaneDo


Samedi 25 avril 2015 - 115/15 - Pascal me cache quelque chose...

Par moment, je souffrais du manque de régularité dans ma relation avec Pascal. Son manque de consistance. Il pouvait se montrer très amoureux, mais devenait distant dès le lendemain. On a rompu à plusieurs reprises, mais on finissait par toujours se remettre ensemble. J’étais accro de ce type et j’aurai fait n’importe quoi pour être avec lui. Chaque séparation me rendait folle.

Après une nuit suave, pleine de tendresses et d’amour, le voilà à nouveau distant! Il semblait si loin, si intouchable, inapprochable. Peut-être était-ce de ma faute? Peut-être est-ce moi qui n’osait pas assez? Pourtant, j’avais tellement envie d’être près de lui, mais je restais cantonnée vers le bar à le regarder. On échangeait que des sourires à distance.

Pascal est parti faire son jogging au saut du lit. J’ai quitté son appartement très tôt après un café en tête à tête. J’ai pensé qu’il retrouvait certainement Caro pour aller courir ensemble. Il avait envoyé un message ce matin à quelqu’un, ce devait être Caro. Je n’ai pas eu envie de lui demander de confirmation.

Je suis arrivée chez moi peu avant la femme de ménage. God ce qu’elle peut parler! Elle m’a tenue la jambe pendant une bonne demi heure, et j’ai dû lui dire à plusieurs reprises que je devais me préparer.

Je ne comprends pas la moitié de ce qu’elle raconte, il faut se concentrer et je n’étais pas d’humeur. Alors après quelques «hahh ok», j’ai pu filer sous la douche, traverser le salon au pas de course pour retourner m’habiller dans ma chambre.

Ma nièce et Luke avaient du retard, mais moi aussi. Pendant que je me maquillais Lilice lui a fait visiter, et on est parti sur les chapeaux de roues. On était pratiquement les derniers à arriver. Mon papa avait les larmes aux yeux. Il était si fier de ses enfants, si heureux qu’on soit tous là, avec ses petits enfants et tout, qu’il a eu de la peine à avoir les yeux secs.

On a fait des tonnes de photos, que je vais trier et mettre les meilleures dans son album. Je l'aime fort mon papa.

Je suis passée chez moi me changer avant d’aller rejoindre Pascal, Thomas, etc. Ils étaient au Quantum ce soir. C’était noir de monde, et il y avait pas mal de mecs grands. Ma timidité a refait une rentrée en force dès que j’ai passé la porte du bar. J’étais aveuglée par la foule, incapable de repérer qui que ce soit même s’ils étaient en face de moi.

Quelqu’un m’a attrapée par le bras, et je me suis retournée violemment, avant de me raisonner et réaliser que ce ne pouvait être que quelqu’un du groupe. Paul. Après lui avoir fait la bise, il m’a indiqué le coin du bar, à l’étage inférieur, occupé par l’équipe. J’avais une vue plongeante. Pascal avait son bras autour des épaules de Natacha, leurs têtes se touchaient et il lui parlait à l’oreille. Caro fulminait à ses côtés.

Des sourires éclairaient leurs visages. Une main vicieuse m’a serré le coeur; une petite pointe de jalousie. Cette fille qui lui avait avouée être amoureuse de lui! Il aurait dû savoir qu’il ne devait pas être si... câlin avec elle, sinon elle allait encore espérer.

J’allais lâché ma barrière pour descendre quant je l’ai vu faire discrètement oui de la tête, laisser Natacha et Caro, qui l’a suivi des yeux, lorsqu'il est parti en direction de l’autre bout du bar. J’ai suivi sa direction moi aussi. C’était cette fille... Encore elle! C’était la fille à qui je l’ai vu faire des signes déjà l’autre fois. Qu’est-ce qu’elle faisait là? Les fourmis que j’avais eu dans la nuque ne m’avaient pas trompé alors!

Pascal n’a pas terminé son trajet. Paul l’a happé au passage et lui a montré où je me trouvais. Il a levé la tête et m’a souri. Pascal a aussitôt fait marche arrière pour monter me chercher. Je ne sais pas si je devais être contente ou pas, parce que du coup, je ne savais pas s’il allait la rejoindre ou pas.

Pendant qu’il montait, j’ai cherché "l’autre" des yeux, mais elle avait disparu! Merde! Ouais, il y avait un truc bizarre! Il fallait absolument que je sache qui était cette fille et que je sache où elle habitait.

Dès que j’en ai eu l’occasion, j’en ai parlé à Caro. Elle avait aussi remarqué.

Tout au long de la soirée, j’ai continué à chercher la masse de cheveux ondulés tombant derrière le dos d’une grande brune. Pas maigre, elle avait un air exotique, Italienne peut-être, tout à fait le genre qui attire Pascal. Je n’avais pas eu l’occasion de voir sa poitrine pour le moment. Maintenant, on était 2 sur le coup. Merci Caro.

Pascal ne pouvait pas me faire un coup pareil quand même... pas à quelques heures de mon anniversaire! Ce serait trop trop moche! L’estomac dans les pompes, j’ai continué à sourire gaiement. Pourtant, le coeur n’y était pas.

Je croisais parfois le regard méprisant de Natacha quant elle ne se savait pas observée. Pourtant, au cours de la soirée, elle a tenté une approche amicale. Apparemment, elle voulait me connaître.

Natacha s’est montrée sympathique, rigolote. J’ai appris que c’était la soeur d’un des joueurs de basket, qu’elle connaissait Pascal depuis longtemps, qu’elle le trouvait gentil. Qu’il passait parfois chez eux.

Elle a voulu en savoir plus sur moi, savoir comment je connaissais Pascal, depuis quant, etc, mais je n’étais pas d’humeur à me confier. Je suis restée vague. La boule que j’avais dans la gorge grossissait, j’étais à 2 doigts de craquer et me mettre à pleurer... je voulais rentrer. Je devais sans doute être fatiguée, et c'est ce qui me rendait si sensible.

Les doutes n’ont fait que s’accentuer lorsque, au moment de partir, Pascal m’a dit qu’il devait ramener un copain, qu’il me rejoindrait à la maison. Je n’ai pas eu la présence d’esprit de l’accompagner, je n’y ai pas pensé. A la maison, j’ai attendu pendant plus de 2h avant de le voir franchir la porte de son appartement. Il m’a raconté que son copain avait un problème de voiture et qu’ils avaient dû la tirer, et s’est excusé.

Pourtant, il avait beaucoup plût et Pascal n’était pas mouillé! Le trajet en voiture lui avait laissé le temps de sécher? J’en doutais!


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113/15 - Trop de chance... ça fait peur!

Publié le par JaneDo


Vendredi 23 avril 2015 - 113/15 - Trop de chance... ça fait peur!

Je n’avais pas trop l’intention de sortir ce soir, demain j’avais la fête d’anniversaire de mon papa avec mes oncles et tantes. Donc une longue journée. Pascal a dit que lui non plus ne voulait pas sortir. Il avait juste un truc en début de soirée et qu’ensuite, ils avaient prévu de jouer aux jeux vidéos avec quelques copains.

  • Ce sera une soirée tranquille. Pourquoi tu ne viendrais pas?
  • Pour faire quoi? Vous regarder jouer?
  • Ah... ben, je ne ferais qu’une partie, ensuite je serais tout à toi!
  • Tsss, tu sais bien que je ne m’ennuie jamais voyons! Non, c’est peut-être mieux si je vous laisse entre mecs.
  • Non! Viens... Pas envi de dormir tout seul moi!

J’ai rigolé. Je l’ai taquiné un peu à cause de la manière qu’il avait dit qu’il ne voulait pas dormir tout seul. Argh, mais ça m’embêtais vraiment de bouger ce soir. Demain, je sais que je vais être stressée, et je n’avais pas envie de devoir me lever plus tôt que prévu, tout ça pour rentrer et me préparer. Et il y avait la femme de ménage vers 11h, arrhhh. Mais, j’avais aussi envie de passer un moment en sa compagnie... Bon!

Quant je suis arrivée, il n’y avait encore personne dans la maison. J’ai compris que Thomas était sans doute avec Pascal. Je ne savais pas si Pascal mangeait sur place ou à la maison, mais dans le doute. J’ai donc fait un Hachis Parmentier. C’était rapide. Déjà en training, mon bouquin sous le bras, je me suis alors installée dans le canapé.

Pascal est arrivé vers 21h et il avait déjà mangé. Il est grand, mais il a l’air encore plus grand en costume-cravate. Trop chou. Je le trouve vraiment mignon avec les cheveux courts, mais aussi comme maintenant avec les cheveux qui lui tombent dans la nuque et devant les yeux. Il pensait aller chez le coiffeur la semaine prochaine, alors je lui ai demandé de les laisser longs encore un peu.

Pascal a été se changer pour se mettre en training et on est monté chez Thom. Je me suis installée dans mon coin habituel dans le fauteuil près de la fenêtre. J’avais de la peine à me concentrer, parce que c’était amusant de les regarder. C’était chouette, je me suis sentie bien.

Le natel de Pascal a sonné plus d’une fois, je lui ai dis que c’était Caro. Pascal m’a demandé de répondre. J’étais contente que Pascal ne lui ai pas téléphoné de la journée, ni même proposé de venir ce soir. Ridicule, mais mon coeur s’est enflammé d’amour. Je ne lui ai pas proposé de venir non plus, on voulait passer une soirée tranquille. Qu’on ne sortait pas.

Hier soir j’avais pleuré, pas parce que Pascal était avec Caro, non, mais parce qu’il lui avait dit qu’il m’aimait. Avec toute la résistance que je lui oppose, il m’aimait quand même. Re-flamme d’amour. Un sourire amoureux aux lèvres, je le regardais se battre avec sa manette de jeux. Il se tortillait, riait, se mordait la lèvre inférieur, fronçait les sourcils sous la concentration; je l’adore.

Ce garçon, avec des yeux si verts, un sourire à faire fondre les glaciers de l’Himalaya, ce mec là m’aime! Je n’arrivais pas à y croire, et même, je m’attendais toujours au pires souffrances pour être si heureuse.

L’orage s’est pointé dans la nuit, et j’étais si contente de me calfeutrée dans ses bras. Après tous ses baisers, ses câlins, nos corps enflammés, j’ai dormi comme un bébé avec la pluie en bruit de fond.


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112/15 - L'autre visage...

Publié le par JaneDo


Jeudi 22 avril 2015 - 112/15 - L'autre visage...

  • Demande lui de te rendre ta clé. Imagine si elle nous avait surpris hier soir! Elle risque bien de se pointer encore ce soir! Je sais que je t’embêtes, mais tu devrais lui demander de te rendre ta clé.

Pascal ne disait rien. Il avait l’air d’être ennuyé par la tournure de la discussion. Il a fuit en direction de la cuisine pour se servir un verre de lait avant de filer se changer dans sa chambre, Caroline sur les talons.

  • On fait comment quant on habitera ensemble, hein? Elle va débarquer comme ça au milieu de la nuit?
  • Ecoute, laisse tomber, parlons d’autre chose tu veux bien. Par exemple, t’as faim?
  • Non, j’ai pas faim. J’aimerai savoir ce que tu vas faire?

Pascal évitait les questions, se cantonnant à un silence buté. Caroline continuait son harcèlement. Je m’attendais à voir Pascal s’énerver ou l’envoyer balader. Mais, ce n’était pas son genre. Pourtant, il le devrait. Puis, c’était quoi ce «si on habitait ensemble» ???

Une fois en training Pascal a traversé le salon pour aller à la cuisine, toujours Caro scotché dans ses pas.

Après l’équitation avec ma puce, je suis venue directement chez Pascal. Je m’attendais à le trouver à la maison. J’avais juste oublié qu’il avait le basket ou la natation. Quant j’ai entendu sa voiture, je me suis précipitée à la fenêtre, prête à sortir l’accueillir sur le pas de la porte.

Quant j’ai vu Caroline descendre de voiture, j’ai été prise de panique, comme si j’étais en faute. Ridicule. J’avais tous les droits d’être là. C’était trop tard maintenant, je n’avais plus qu’à rester où j’étais en espérant pouvoir me tirer et revenir par la porte. Trop surtout à la lueur de leur discussion.

Dire que je croyais que Caroline était mon amie, mon alliée, maintenant, j’en doutais sérieusement. Ou peut-être n’était-ce que normal? Je ne connaissais pas cet autre visage de ma copine. Une forte animosité m’a prise au ventre. Pourtant, ma logique me disait que je n’avais pas le droit de lui en vouloir.

  • Arrête de faire comme si tu ne m’entendais pas. Tu sais très bien qu’elle va continuer à refuser d’emménager ici. Tu le sais n’est-ce pas? Tu devrais lui demander cette clé.
  • Oh Caro arrête. Je n’ai vraiment pas envi de parler de ça. C’est entre Jane et moi, alors s’il-te-plaît, laisse tomber.
  • Non, je suis pas d’accord. Dis moi ce qui se passera quant j’emménagerai ici? Hein? J’ai déjà donner mon congé pour l’appart, parce que je sais très bien qu’elle te dira non.

Pascal ne répondait toujours pas, préférant ignoré ses propos. Il est passé près d’elle se jeter dans le canapé. Caro l’a regardé une petite seconde réalisant qu’elle n’aura pas de réponses de sa part. Elle a haussé les épaules.

  • Si tu ne les lui demandes pas, je le ferai moi.
  • Je te l’interdis.

Pascal s’était redressé et lui a jeté un regard furieux.

  • Je te l’interdis, répéta-t-il. Cça me regarde. Et pourquoi tu as donné le congé pour ton appart, t’es folle ou quoi?
  • Pourquoi tu dis ça? On avait parlé, tu étais d’accord.
  • J’étais d’accord? Quant est-ce que j’ai dis que j’étais d’accord?

Bref, ils ont commencé à tourner en rond, Caro insistant qu’il n’avait pas dit non non plus, lui qu’il n’avait rien dit de ce genre. Pascal a reçu u appel, ce qui a mis temporairement un stop à la discussion. Un copain l’attendait dans un bar, mais il n’a pas dit lequel. Sans doute pour mettre un terme définitif à la conversation, Pascal est retourné se changer pour sortir. Caroline l’a quand même poursuivi avec ses questions.

  • Alors, qu’est-ce que tu va faire?
  • Caro, fiche moi la paix. Je ne veux pas lui demander la clé.
  • Pourquoi? Tu avais dis que tu la quittera si elle refuse, et tu ne veux pas lui redemander ta clé?
  • Laisse moi tranquille avec cette clé. C’est la sienne... T'es chiante! Et ne me force pas à te faire dresser les cheveux sur la tête.
  • Mais, je ne...
  • Je l’aime encore Caro... Tu le sais très bien. J’aurai préféré que tu ne me forces pas à le dire. Est-ce qu’on peut parler d’autre chose maintenant?
  • T’es nul.
  • Je sais merci.

Pascal ne lui avait pas demandé de l’accompagner, mais elle avait décidé du contraire. Pascal ne s’y est pas opposé. Dès que la voiture a disparu, je suis sortie de ma cachette et je me suis effondrée. J’ai pleuré longtemps, puis je suis rentrée. Il était clair qu’ils allaient rentrer ensemble et qu’elle dormirait surement ici. Et ça, je ne voulais pas de confirmation. Je préférais rester dans le doute et l’ignorance.

Chez moi, j’ai vu que Pascal avait essayé de me joindre pendant que je versais des rivières de larmes dans le coin de son salon. Avec Caroline à côté. C’est naze. Je n’avais pas envie de lui parler pour l’instant. De toute façon, je suis sûre qu’il cherchait juste à savoir s’ils allaient tomber sur moi au retour.

C’est fou, mais je suis tombée comme un masse et j’ai dormi. Je ne croyais pas pouvoir fermer l’oeil pourtant, donc je suis étonnée. Mais c’est vrai, j’avais eu une longue journée et j’étais crevée.


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111/15 - Trop de liberté??

Publié le par JaneDo


Mercredi 21 avril 2015 - 111/15 - Trop de liberté??

J’étais pratiquement chez moi quant j’ai décidé de faire demi-tour. J’aurai dû accepter d’aller dormir chez lui. Ok, il y avait Caroline. Et puis? C’est pas comme si je ne savais pas qu’ils se voyaient toujours. J’avais dans l’idée de simplement entrer et aller me glisser à ses côtés au lit. Comme ça, il saurait que je n’avais pas de problème avec Caro.

Je les entendais parler et rigoler. Ils était tellement dans leur truc qu’ils n’ont même pas entendu la porte, pourtant, je n’avais rien fait pour dissimuler mon arrivée, ni ma présence. J’ai été me déshabiller dans la chambre des visites, et j’ai pris un des t-shirt à Jess.

Quant j’ai poussé la porte, ils ont sursauté, et Caro a essayé de se faire toute petite. Je n’ai pas allumé, la lumière des tables de chevet éclairaient assez. Sans rien dire, je me suis glissée de l’autre côté, et j’ai posé ma tête au creux de ses épaules.

Le pauvre, il avait l’air si coupable. J’ai dis bonne nuit à Caro et je me suis installée confortablement pour dormir.

Pascal était raide. Il s’attendait probablement à une esclandre. Je ne vois pas pourquoi j’en aurai fait une. Comme ils restaient muet l’un comme l’autre depuis mon arrivée, je leur ai dis de ne pas s’en faire pour moi, j’étais naze et que ça n’allait pas m’empêcher de dormir. Apparemment, ils étaient trop gêné pour continuer à parler. Qu'est-ce que ç'aurait été si je les avais pris en pleine partie de jambes en l'air!

Puis Pascal a enfin retrouvé la parole, mais cherchait ses mots; «Tu n’avais pas dis que tu étais crevée et que tu préférais rentrer chez toi pour dormir?». J’ai bougé pour le regarder, mais effectivement trop crevée pour soutenir son regard, j’ai fermée les yeux; «Ça t’embête que je sois revenue?». Il a dit que non, alors j’ai dis qu’en route, j’avais changé d’avis, alors me voilà.

Caroline était couchée sur le ventre et s’appuyait sur ses coudes, et a juste dit qu’elle avait eu peur en voyant quelqu’un rentrer dans la chambre. Oui, oui!!! Pascal m’a serrée un peu plus fort. Je pense qu’il était content que je sois là. Je commençais à sombrer, Pascal m’a demandé quelque chose mais je n’ai pas compris, mon esprit était dans le coton. Je n’ai pas trouvé la force de lui demander de répéter, ni de répondre.

Caro a demandé quelque chose elle aussi, mais je ne sais pas si elle me parlait, j’ai juste senti Pascal me serrer encore un peu plus et je suis partie dans les nimbe du sommeil remplie de douceur ouateuse. Ils s’étaient remis à parler, mais je n’étais déjà plus connecté. Trop fatiguée, trop confortable.

Le matin, le réveil nous a tous tiré du sommeil. Pascal s’est levé aussitôt pour aller se jeter sous la douche, Caro s’est couchée sur le dos les bras en croix, elle n’avait pas envie de se lever. Tout comme Pascal, je me suis levée, sinon, je me connais, je serais restée plantée au lit et louperais l’occasion de le voir avant qu’il parte au travail, et le café.

Caro s’est habillée pendant que je préparais le café, elle a avalé une tasse et a attendu que Pascal sorte de la douche pour rentrer chez elle se changer. J’ai été prendre une douche pendant que Pascal s’habillait. J’ai donc pu prendre tranquillement le café avec Pascal après.

Il était tout sourire. Est-ce qu’il ne se posait pas de questions? Trouvait-il vraiment normal que je n’aie rien dit de voir Caro chez lui? Pascal a dit que c’était gentil d’être revenue hier soir. Il aurait cependant préféré que je l’avertisse. Je crois qu’il cherchait à savoir depuis combien de temps j’étais là, mais, j’attendais qu’il me le demande sans détour. Il n’a pas osé.

Pascal a voulu commencé à justifier la présence de Caro, mais je l’ai coupé pour changer de sujet. Je ne voulais pas qu’il se sente coupable. J’imagine bien que Caro s’était pointée sans lui demander. Je ne pense pas que c’était prévu, sinon il n’aurait pas insisté pour que je rentre avec lui. Pascal m’a dit que je me suis endormie d’un coup.

  • Ouais... je t’avais dit que j’étais crevée!
  • J’ai vu ça! Et ce soir? On mange ensemble? J’ai le basket après, et on peut se retrouver ici ensuite? Ça te dirait?
  • Woh, j’espère que tu ne demandes pas ça parce que tu te sens coupable ou un truc du genre?
  • Arrête! Non, j’ai juste envi qu’on passe la soirée ensemble.
  • Manger je pourrais pas. Je dois bouffer avec une copine. C’était déjà prévu depuis un moment.
  • Bouffer?

J’ai rigoler. Pascal ne comprenait pas tous les mots d’argots. Pourtant, ce mot, il l’avait déjà entendu, mais il ne fait pas toujours la connexion. Et on avait peu l’habitude de se parler en français. Mais je pense que c’était à cause de Caro. On parle une sorte de franglais, et comme elle était là avant, on a simplement continué. Entre nous, je préfère nettement l’anglais.

J’étais naze toute la sainte journée. Le soir, je n’ai même pas eu le courage de ressortir pour mon rendez-vous avec Rosanna. J’ai annulé une fois de plus, et je suis restée tranquillement à la maison. Caro a essayé de me joindre, mais j’ai pas vu, alors elle m’a envoyé un message.

Caro voulait savoir si Pascal était avec moi. J’en ai déduis qu’il n’était donc pas avec elle, et pas chez lui non plus. Hum... c’était donc pour ça qu’il voulait connaître mon programme!!! Mais bon. Est-ce que je lui laisse trop de liberté? Peut-être que j’aurai dû lui faire une scène hier soir?


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110/15 - Après moi... Caro...

Publié le par JaneDo


Mardi 20 avril 2015 - 110/15 - Après moi... Caro...

Argh, je crois que ça va être ma seule journée tranquille de la semaine... Alors je me suis offerte un peu de solitude. Gis a été à la bibliothèque, alors j’ai eu toute mon après-midi à moi. Impossible de me souvenir ce que j’avais l’intention de faire sur la toile que j’ai commencé hier. Puis, je me suis rappelée que je devais passer chez papa hier. Complètement oublié. Je passe demain.

Pascal m’avait invitée à dîner chez lui ce soir. Hum, ça me faisait trop plaisir. Quant j’ai vu son nom sur l’écran de mon natel 1/2h avant notre rendez-vous, mon estomac est passé en mode essoreuse; il appelait pour annuler, j’en étais persuadé.

A moitié déprimée, mais avec un sourire à 100 balles, j’ai répondu, prête à lui balancer que ça m’arrangeait aussi.

Mais c’était seulement pour changer nos plans; il m’invitait au restaurant. Soulagement extrême, le programme d’essorage s’est arrêté aussi sec.

Je crevais la dalle, mais une fois face à ses magnifiques yeux verts, j’étais rassasiée, trop heureuse d’être avec lui. Je n’avais plus faim. J’ai joué avec les pâtes dans mon assiette. Hum, j’ai été aussi contente d’apprendre que Jess était repartie dimanche. Pourquoi ne me l’avait-il pas dit plus tôt!

Jess n’avait pas trop apprécié qu’il découche et qu’il ne la rappelle pas. Elle lui avait laissé une bonne douzaine de messages. En rentrant dimanche soir, il a trouvé un mot sur son oreiller; « Salaud ». Argh, il a regretté de n’avoir pas regardé ses messages, ni écouté ses messages vocaux. Jess avait raison, il avait agi comme un monstre salaud.

Hum, je ne pouvais pas me déterminer là-dessus. Pas à moi d’ouvrir ma gueule sur le sujet.

Pour moi la réaction de Jess n’était pas très clair. Elle semblait savoir et accepter le fait qu’il n’y avait pas grand chose entre eux depuis longtemps, et en même temps, elle réagit comme si Pascal lui devait quelque chose! Je ne comprends pas. Pendant le dîner, Caro m’a envoyé un message pour que je sache qu’elle savait qu’on dînait ensemble et où.

J’ai donc su qu’elle devait être quelque part là dehors...

En rentrant, je pétillais de joie, heureuse d’avoir passé un moment adorable avec cet homme qui me fait perdre la raison. Puis, le doute m’a assailli. J’avais oublié Caro, oublié Jess. Je me suis dit que j’étais peut-être trop naïve. Pourquoi Pascal a-t-il été troublé par le mot de sa femme?

Demi-tour illico. J’ai foncé chez lui. Juste pour être sûre que Jess était vraiment partie. Et disons que, le voir encore un peu, ça me plaisait bien. Mais j’aurai mieux fait de m’arracher une dent. Je suis arrivée juste à temps pour le voir laisser Caro pénétrer chez lui.

Flûte... Est-ce que j’aurai dû comme elle, lui envoyer un message pour dire que je savais qu’elle était chez Pascal? Aller carrément demander ce qu’elle faisait là? Et si j’appelais Pascal? Je me suis demandée s’il me dirait qu’elle était chez lui? Et puis, à quoi ça me servirait? Juste me faire du mal? Après je risque encore de passer des heures à me demander si c’était une bonne chose qu’il soit aussi franc, etc.

Non. Et Puis, je ne lui interdis pas de la voir, alors pourquoi me mettre martel en tête. Si je reste là, je ne ferais que me torturer pour rien. C’est pas comme si je ne savais pas qu’ils se voyaient! Je suis rentrée avec la musique à fond. J’ai chanté à tue tête. Tout pour ne pas laisser ma tête divaguer.

Arhhh, la dernière image d'eux dans les bras l'un de l'autre essayait de briser mon fragile équilibre; quant elle est rentrée, elle l'a aussitôt enlacé, et les bras de Pascal se sont refermés autour elle, et en passant la main dans ses cheveux, il l'a embrassée sur la tête, avant qu'elle lui tende son visage pour récolté un... là, j'avais filé vite fait.

Si j'étais restée, j'aurai attendu pour la voir repartir de chez lui. Et si elle y était restée, j'aurai flippé. J'aurai été furax de savoir qu'elle dormait dans le lit où j'avais dormi il y a...

Bon d'accord, c'est moi qui ait refusé d'aller chez lui... Oui mais, c'est parce que je croyais que Jess était encore là... Pffff, STOP, je recommence à laisser ma tête diriger...


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109/15 - perdu le fils...

Publié le par JaneDo


Lundi 19 avril 2015 - 109/15 - Perdu le fils...

Pascal m’a encore parlé de son envie que j’emménage chez lui ce week-end. Maintenant, il en parle presque tout le temps. Je commence à être à court d’excuses. Et je crois que je commence à me demander si je ne pourrais pas essayer. Mais tout de suite après, je me rappelle qu’il y a ma famille, mes amis, tous les problèmes que j’aurai à cacher cette situation.

Comment est-ce que les gens autour de moi accepteront le fait que je sors avec un type qui a tellement d’année de différence!!! Aïe, ça va vraiment être très pénible... Je n’ai pas le courage de m’imposer toutes ces médisances, tous ces regards en coin. Comme ces faux amis seront contents de le croiser avec d’autres femmes! Ou ne serait-ce qu’avec Caro! Ou encore, avec sa femme! Je passerai pour la cruche de service quoi que je dise!

Ma soeur est passée 2 fois pour me demander de l’aider avec des paperasseries. Heureusement, j’étais à la maison. Aucune envie de me bouger aujourd’hui. Pourtant, j’avais quelques courses à faire et des trucs à régler avant ce week-end. En fin d’après-midi, ma soeur m’a interrompue alors que je travaillais sur une toile. Elle a brisé ma concentration, du coup, je ne me rappelle plus ce que j’avais l’intention de faire.

D’habitude, le processus de création commence longtemps à l’avance. J’y pense, je commence par visualiser ce que j’aimerai faire, les couleurs défilent dans ma tête. En général, comme je ne peux jamais m’y mettre dès que j’ai une idée, ça marine pendant plusieurs jours avant de finir sur la toile. C’est aussi souvent alors que je travaille sur quelque chose que je pense à la prochaine toile.

Là, je m’étais immédiatement jetée dans le travail, du coup, je n’avais pas assez mariné. C’était une envie et idée immédiate, alors j’ai perdu le fils. Ça me gave, je pensais qu’en l’écrivant, ça allait revenir, mais... niet.


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108/15 - Pascal m a vue le suivre!

Publié le par JaneDo


Dimanche 18 avril 2015 - 108/15 - Pascal m’a vue le suivre!

Pascal est resté avec ses copains une petite heure. J’ai pu l’observer quant il est sorti fumer. J’étais contente qu’il soit au Tiger et pas au Time Out, parce que là-bas, on ne voit rien. Au Tiger, il était au bar avec ses copains. Bien sûr qu’il y avait des filles, alors je me suis écorché les yeux à essayer de distinguer quelque chose, mais à part voir où il se tenait, c’était difficile de voir quoi que ce soit d’autre. Il était dangereux de s’approcher plus.

Quant Pascal a quitté le bar, je me suis mise à sa poursuite. Pour rien. Très vite, je l’ai perdu dans la circulation, ce qui m’a mise dans tous mes états. Il n’avait pas pris la direction de chez lui, alors j’avais la tension au plafond. J’ai tourné dans tous les sens, dans toutes les ruelles à partir du point où je l’ai perdu. Rien. Après 1h de recherche infructueuse, j’ai été plus loin, tourné encore un peu, puis pas le choix, je suis rentrée.

Sur le chemin, tous les scénarios ont défilés dans ma tête, persuadée que Pascal avait dû jubiler quant je lui ai dis que je rentrais. Il devait avoir rendez-vous et s’était précipité dehors. En premier lieu, pour faire bonne mesure, il a rejoint ses copains, et maintenant, il avait disparu pour aller dieu-sait-où, vers dieu-sait-qui. J’étais effondrée de l’avoir perdu, de ne pas pouvoir le retrouver, ni d’avoir pu repérer sa voiture. Pourtant, j’avais tourné autour de presque tous les bâtiments du coin.

Chez moi, tellement perdue dans mes pensées, je n’ai pas fait attention aux voitures parquées devant le Collège. Là où je parque ma voiture, il fait nuit noire, et je fais toujours attention à mon entourage immédiate, me préparant à me défendre au cas où.

Devant l’immeuble, il y a la lumière des réverbères de la rue. J’ai bien vu une silhouette appuyée au mur extérieur, et automatiquement, j’ai préparé mon tournevis, prête à riposter. Tendue par une présence devant la porte de l’immeuble, je n’ai pas fait attention que je connaissais par coeur cette silhouette.

Ce n’est que quant je suis arrivée à sa hauteur que je l’ai reconnu. Il a fallu quelques secondes à mon cerveau pour connecter avec ma bande de données des personnes que je connaissais et trier les sourires. Pascal.

Après avoir pris un verre avec ses copains, et en quittant le bar, Pascal avait cru reconnaître ma voiture et quant je l’ai pris en chasse, il a été certain qu’il s’agissait de moi. Il m’a d’abord baladé, mais quant il m’a perdue dans la circulation, il a décidé de venir jusque chez moi.

Hum, alors il m’avait vu... Peut-être que c’est ce qui l’a empêché d’aller ailleurs! Cela faisait presque 2h qu’il m’attendait...

Sa réaction m’a fait sourire. Pascal n’avait pas du tout l’air fâché et ne montrait aucune réaction négative d’avoir été suivi, alors que j’avais dis que je rentrais. Je l’ai invité à monter. Après tout, Gis n’était pas là, et j’avais heureusement rangé l’appart et surtout ma chambre. On s’est installé au salon et on a discuté. Amusé, il me taquinait sur mes talents de détective. Moi je me demandais comment il avait fait pour me repérer? Il se méfiait? C’est pour ça qu’il a regardé autour de lui avant de filer?

Il m’a dit que non, et était lui-même surpris d’avoir vu ma voiture. Pour lui, je n’étais même pas cachée. Faut dire que je ne m’attendais pas à ce qu’il scanne la rue avant de partir. Je lui ai avoué que je trouvais bizarre son envie d’aller prendre un verre, alors qu’avec moi, il voulait rentrer!

Bref, après avoir fait le tour de la question, Pascal m’a encore une fois proposé d’aller chez lui. L’idée ne m’emballait pas plus qu’avant, mais si on reste ici, ben, je n’ai rien pour le déjeuner demain matin! Mais je préférais.

Dimanche matin, on est sorti dans l’idée d’aller chercher des petits pains et croissants pour le déjeuner. Pascal était habillé lui, moi, j’étais en training. Finalement, on a déjeuné dans un petit bistrot au bord du lac. Il faisait beau et la ville et les rues sont encore passablement vide. C’était agréable. C’est fou comme je me sens gênée et en même temps pourrie de fièreté d’être celle qu'il tient par la main.

Je l’aime... Son sourire, sa démarche, sa manière de s’habiller... tout chez lui fait chavirer mon coeur!


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Y en a vraiment !

Publié le par JaneDo

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Je sais que ces temps-ci, j’ai été plutôt distraite.. trop de choses à faire à côté, ou encore, toujours quelqu’un dans les pattes. Bref, malheureusement, il n’y a que ceux qui font partie de ma liste d’amis qui pourront voyager sur mon blog.

Et ce, afin d’éviter à une pauvre malade, un ou une certaine; Karim Belmoussa d’accéder à mon blog...

Vous êtes tous punis pour ce bonhomme, ou cette bonne femme. Apparemment, il/elle cherche des amis, il faut qu'ils pensent comme elle, sinon, il ou elle cherchera à les agresser. Après tout, il ou elle n’a rien à faire sur mon blog et peut aller promener sa jalousie ailleurs. Ça n'intéresse pas les gens qui vivent au temps des dinosaures! Je m’explique;

Hier, une pauvre fille (ou mec! je mise sur le mec), d’origine arabe et musulmane, a été sur mon blog pour piquer des photos et harceler un ami sur Facebook. Et tout ça parce qu’il était habillé en femme pour un anniversaire.. comme tous les autres mecs de la soirée, et les femmes déguisées en mecs! Apparemment, cela heurte ses convictions sectaires!

Bien sûr ça ne pouvait venir que d’une personne comme ça, frustrée, n’ayant rien d’autre à faire dans sa triste petite vie merdique. Sa jalousie m’a remplie de pitié pour elle (ou lui). Sa justification a été que; « pour que j’arrête de dire ce que je pense des musulmans », et parce que personne ne semble vouloir lui parler et être amis avec elle (ou lui) sur Facebook.

J’imagine qu’il ou elle a été rejeté par quelqu’un et il fallait qu’il ou elle passe sa frustration sur quelque chose.

Ce qui n’a fait que conforté ce que je pense de ces gens! Ils sont dérangés et carrément inadaptés! Ils ont besoin d’être sérieusement restructurés. Faut dire qu’ils ont été élevés comme ça. Leur mère, et la mère de leur mère, ayant dû vivre une vie vide, avec un homme détesté, souhaite voir leurs filles vivre la même chose. Ils n’aiment pas assez leurs enfants pour leur souhaiter mieux. Et ça c’est triste! Ces mères n’ont même pas la capacité ou l’intelligence de se battre pour que leurs enfants vivent mieux.

Donc, les biens pensants pourraient dire qu’on ne peut pas vraiment leur en vouloir d’être si envieux, jaloux, désespérés à vouloir que tout le monde entier vive sous la barbarie et la domination. Perso, je pense qu’il serait temps de créer un centre de ré-éducation pour ces gens!

Bref, dès que j’aurai le temps, parce que ces temps, je suis un peu débordée côté boulot, j’ai pris beaucoup de retard et espère avancer dès que ma coloc disparaît. C’est quelques minutes par-ci, parfois quelques heures par-là! Mais jamais assez pour que je puisse vraiment faire ce que j’ai à faire.

Donc, désolée... pour le retard...

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107/15 - After girls night out

Publié le par JaneDo


Samedi 17 avril 2015 - 107/15 - After girls night out

Par moment, je me suis sentie hors du coup. Caro et Jess sont même genre; classes, talons et tenues sexy, tandis que moi, presque toujours en pantalon et à plat. Elles s’entendent comme larrons en foire, et parfois, je me suis sentie... pas vraiment mise de côté, mais elles avaient plus en commun et parlaient plus volontiers de ce qu’elles ressentaient. Moi pas. Pourtant, je me suis bien amusée, on a parfois piqué des fous rires incroyables. Me rappelle plus toute la soirée, parce qu’on a bu plus qu’on aurait dû.

Jess a voulu nous inviter à finir la soirée chez elle (en fait chez Pascal). Caro a tout de suite dit oui, moi, je n’étais pas très chaude, mais si Caro y allait, j’irai aussi. De toute façon Pascal ne rentrait que samedi en fin de matinée, et j’avais envie de rentrer finir ma soirée sur le canapé devant la téloche. Aucune envie de rentrer sur les rotules, hum pourtant c’était déjà le cas. J’ai dû laisser ma voiture en ville, j’étais trop cuite.

Pas question que je sois la première à partir et les laisser ensemble. Elles étaient déjà assez proche comme ça. J’avais aussi dit à Jess que ces temps, ça n’allait pas fort entre Pascal et moi... et je regrettais de l’avoir fait!

Pourtant on a atterri chez Caro. Alexia était couchée, mais avec les bruits qui provenaient de sa chambre, elle n’était pas seule. Je croyais qu’elle avait emménagé avec son nouveau petit ami??? On a traîné encore jusqu’en milieu de matinée à boire comme des trous. Jess est sympa en fait. Dommage qu’on ne pourra jamais être réellement amie. Arhhh, je suis rentrée plus raide que raide et fatiguée comme pas possible. Et bourrée. J’ai dû prendre un taxi. Impossible d’aller rechercher ma voiture dans cet état.

Pascal est rentré vers 11h. Je lui avais envoyé un message en rentrant juste pour lui dire que je pensais à lui et qu’il me manquait. Il a répondu qu’il m’appellerait en arrivant à Genève. Hum, hélas, je dormais comme un loir. Il est sorti faire du vélo avec Paul et m’a demandé de l’appeler quant je me réveille. Grâce à Jess, il savait qu’on était entre filles hier soir et qu’on avait beaucoup bu. Il m’a conseillé d’avaler 1 ou 2 aspirines, ça me ferait du bien.

Je me suis couchée à midi, alors je n’ai pas réussi à me lever avant 19h. Un tsunami se déchainait dans mon estomac. Erk, je me sentais malade. J’imagine que Jess et Caro devait être dans le même état. J’ai appelé Pascal après avoir avalé 3 cafés et j’ai ensuite écouté mes messages. Chose que je déteste faire. Et j’avais tellement soif. Tout le temps soif. Jamais bu autant d’eau, et pourtant ça me retournait l’estomac, mais j’avais tout le temps la bouche sèche. Cça faisait longtemps que je n’avais pas autant bu!

Pascal m’a demandé de passer et que depuis chez lui, on déciderait ce qu’on ferait ensuite.

Tiens! C’était comme si on sortait ensemble? Mais... et Jess? Après la soirée nana qu’on avait fait ensemble, et notre discussion un peu plus tôt, je ne sais pas si j’osais débarquer comme si j’étais en territoire conquis! Puis, hum, je n’avais pas ma voiture, je l’avais laissée en ville. Ce que je lui ai dis, alors il a décidé de venir me chercher.

C’est drôle mais, une fois de plus, j’ai pensé que c’était toujours quant elle était dans les parages que Pascal se comporte en petit ami et dès qu’elle s’en va, tout part en couille. Bizarre!

Je lui ai dis que je préférais qu’on reste chez moi ou aller mangé dehors, mais aller chez lui me rendait mal à l’aise. Pascal était fatigué après son voyage et aspirait à une soirée tranquille.

Hum... 2 week-ends de suite, caché, enfermé chez lui? Peut-être qu’il ne voulait plus sortir avec moi devant ses potes et autres??? J’aurai insisté pour sortir si je ne pensais pas que ça pouvait embarrassé Jess.

Rhhh, me voilà en train de penser aux autres plutôt qu’à ma gueule! Que faire... Je ne pouvais pas passer mon temps à cacher les vrais raisons qui me rendaient chiantes, avec aucune envie de faire quoi que ce soit. Alors je lui ai balancé mes raisons.

Pascal m’a garanti que ma présence ne dérangerait pas Jess, qu’elle était sortie. Ils en avaient parlé. Malgré tout, je n’osais pas. On a mangé dehors et j’ai préféré rentrer chez moi. Pascal avait été adorable, mais il m'a cassé les pieds avec "vivre ensemble"!

Pascal a alors dit qu’il sortait prendre un verre avec ses copains... What?

J’ai trouvé ça très louche! Il avait dit être fatigué, crevé après son voyage, et  qu’il rêvait de rentrer se poser  et passer une soirée en amoureux chez lui, et dès que je dis que je rentre, il sort??? J’avais peut-être raison, il avait une raison de ne pas vouloir qu’on nous voit ensemble? Peut-être qu’il ne voulait pas que « quelqu’un de précis » nous voit ensemble? Et me voilà à nouveau rongée par le doute!

Alors, je l’ai suivi...


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