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Août 2018 (2) - Un semblant de Lune de Miel...

Publié le par JaneDo

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Août 2018  (2) - Un semblant de Lune de Miel...

(Jeudi 16 au Vendredi 31 Août 2018)

Pascal insiste pour que j'emménage chez lui... Arhhh, je veux pas. Je peux pas non plus. Et sa femme alors? Ses parents me déteste déjà, alors en plus si j'emménage chez lui... Ce sera ma fin! Avoir des problèmes avec les parents ça peut fiche en l'air un couple. J'essaie pour ma part de rester le plus loin possible d'eux. Et je suis pas pressée d'avoir Jess sur le dos à nouveau.

Jess a fini par dire à Pascal qu'on s'était parlé. Elle s'est moquée de lui parce que je ne lui avais rien dit. J'ai expliqué à Pascal que je ne voulais pas qu'il se fasse du soucis pour moi, et Jess ne voulait pas que je lui en parle.

J'avais tenu parole c'est tout. Un peu marre de cette famille...

Et ma nièce qui continue à me pousser dehors!!! Dès que je lui ai proposé de reprendre mon appart, parce que je voyais qu'ils trimaient à trouver quelque chose d'aussi bien à un prix raisonnable, elle avait donné son congé.

Et maintenant, elle me pousse carrément dehors de chez moi. Et je ne dis rien. Je n'ai encore rien trouvé qui me plaise. Faut dire que c'est difficile de trouver mieux qu'ici! Moi qui déteste les déménagements, les changements, etc...

J'ai eu le malheur d'en parler à Pascal et il a renouvelé sa proposition!!! Que faire... Si je ne trouve rien? Accepter en attendant? Wahhh, ça je ne sais pas. Une fois que j'y serais, comment lui dire que je veux partir??? Je serais dans la merde. Je ne vois pas comment je pourrais me sortir de là sans le froisser, ou sans qu'il le prenne mal.

Et ses parents? Et Jess? Thomas? Oh la la. Vraiment, je ne vois pas comment il ose me proposer de vivre chez lui, juste sous le nez de sa femme!

Ma nièce veut emménager ici avant la fin du mois!!! Quelle galère! Pourquoi j'ai pas fermé ma grande gueule? Pourquoi avoir été si... stupidement gentille! Je commence à paniquer un peu. Les apparts que j'ai vu sont moches, souvent même pas de vue. Pas de places de parc. Et j'aimerai bien une cheminée... Peut-être que je suis trop picky. Le hic est que Pascal pense que c'est le destin, que ça tombe juste au bon moment... A-t-il raison?

Pascal a pensé qu'il lui fallait mettre sa femme au courant, du coup, elle a essayé de me joindre. Enfin non, elle m'a bombardé de coups de fils. J'ai pas répondu. Je n'ai pas répondu à Thomas cette semaine non plus. Je suis sûre que Jess le lui a dit, et je suis certaine qu'il en parlera. Et je ne sais pas quoi dire. Le week-end, je n'ai pas voulu sortir avec les potes à Pascal, parce que j'étais sûre que je croiserais Jess et qu'elle n'attendait que ça.

En parlant des vacances, Pascal voulait savoir ce qui me tentait le plus; Les Maldives ou les Séchelles! Ça ne me dit pas trop. Tous les 2 sont trop loin et je n'ai encore pas fait le nécessaire pour mon passeport!!! Ce que j'ai finalement dû lui avouer.

Voilà encore une chose que je déteste de la vie avec un conjoint... se sentir obligée de parler de choses qu'on ne veut pas! Et, comment est-ce que je ferais avec ma famille si je vais chez Pascal? Je serais obligée de mentir et de ne pas dire où je vis, et surtout, avec un homme marié en plus! Arhhhh... Quelle jolie exemple pour mes nièces!!!!! La honte!

Ma nièce me dit qu'elle doit déménager ici avant le 29...
Je n'ai encore rien trouvé! Alors j'ai décidé d'accepter la proposition de Pascal... et ça me rend malade d'anxiété!!!

Hum, Pascal a sauté de joie... Mon Dieu, je me sens déjà coincée! Sûre que je fais une énorme bêtise. Et il veut maintenant rencontrer ma famille... Ciel, je me sens mal...

A peine lui avoir dit que finalement, j'acceptais, Pascal s'est arrangé pour envoyer des déménageurs et en une 1/2 journée, tout était fait! Je me demande combien ça lui a coûté? Ils ont tous emballés, tout empaquetés sans que j'aie à lever le petit doigt. Il a voulu m'envoyer des nettoyeurs et sa femme de ménage. J'ai refusé, j'avais la mienne.

J'ai pourtant averti Pascal que ce n'était que pour 3 mois! 3 mois d'essais! Que de toute façon, je ne resterais pas, parce que j'aime vivre seule. Que de toute façon, il était marié et que je n'oserai en parler à personne de trop proche, et certainement pas à ma famille. J'ai l'impression que Pascal pense que je finirais par changer d'avis et que je resterais!!!

J'ai vraiment la trouille... ça fait longtemps que je n'ai pas vécu avec un petit ami... et que je n'avais plus à me contrôler. J'ai l'impression d'être en terrain miné. Énorme trouille. Est-ce que je vais réussir à ne pas lui dévoiler tous mes mauvais côtés, tous mes défauts? Est-ce que je supporterais de devoir être toujours sur mes gardes, de ne pas laisser mes humeurs éclater? Ça va être la totale galère.

Fini les trainings pourris, finis de ramper de mon lit au canapé, fini de me larver comme j'en ai envie, fini la lecture sur mon canapé sans compte à rendre. Fini de trainer comme je veux, fini de passer des heures dans mon mutisme à peindre... Fini la relax quoi! Dire que je devrais faire l'effort de me montrer de bonne dès le matin... afff.

Heureusement, j'avais réussi à mettre une partie de mes affaires dans un box. Je ne veux pas tout emmener chez Pascal. Par exemple, toute ma vaisselle, mes classeurs étaient au box.

Intérieurement, je tremblais en mettant les pieds chez lui. J'avais l'habitude venir chez lui, de passer des nuits chez lui, et ce n'était plus la même chose. Je devais me considérer chez moi, et ça me mettait mal à l'aise. Ce n'était aussi pas trop dans mes habitudes d'emménager chez un mec. D'habitude, c'est lui qui s'installe chez moi, et je fixe les règles. Quant j'en ai marre, je le fiche dehors, ou je fais tout pour qu'il ait envi de me fuir au plus vite en lui rendant la vie impossible.

Là, c'était changement de règle... Ce serait ses règles et pas les miennes... J'aimais pas ça... J'aime avoir le contrôle...

Pascal m'a accueilli avec des fleurs pleins les bras, en faisant le pitre... avec une rose entre les dents!!! Non mais! Et il avait fait  manger. Trop chou... Il m'a fait voir la pièce où il avait fait installer mes affaires pour que je puisse me sentir à l'aise pour peindre. Il avait aussi fait de la place dans ses armoires et sa femme de ménage avait déjà rangé tous mes vêtements. Grhhh, je déteste qu'on tripote mes sous-vêtements.

Pascal m'a dit que c'était juste pour pas que je sois dans les cartons, mais que je pouvais les ranger comme je voulais quant j'en aurais envie. Il voulait que je sache que j'étais chez moi et que je fasse comme je faisais chez moi. J'ai souris. Il n'a aucune idée... Diantre! Mais il était chou. Même si je me sentais un peu déplacée.

Fini de me cacher... Arhhh! J'avais la trouille au ventre, envie de pleurer. Je me sentais un peu perdue. Mais je ne pouvais pas le lui dire. Pascal ne comprendrait pas. Alors, je souriais niaisement, comme si j'étais heureuse, comme si tout allait bien, alors que j'avais l'estomac retourné, l'envie de prendre mes jambes à mon cou et détaller comme un lapin.

Je me demandais comment j'en étais arrivé là. Pourquoi j'avais dis oui... ha oui, je n'avais pas tellement le choix...

Pour mettre encore plus à mal ma confiance, Jess a essayé de passer par la porte communicante. Comme elle était verrouillée, Jess est venue frapper à la porte. Pascal lui avait repris sa clef. Et dire qu'il n'avait jamais osé me prendre la mienne!! Pascal a fait la grimace. Il a été à la porte et lui a dit que ce n'était pas le moment. Il lui avait expressément demandé de ne pas se montrer, de ne pas venir nous déranger.

Jess était dans tous ses états. Elle n'arrivait pas à croire qu'il avait osé lui faire ça. Et moi? Elle n'arrivait pas à croire que j'aie osé venir m'installer ici. Que j'avais un sacré culot. Que je lui avais pourtant dit que ça n'arriverait jamais, etc. Hhhh, Jess avait raison... Et la situation était franchement embarrassante...

Pascal la poussée dehors et ils ont parlés un moment. J'ai réalisé qu'elle était en larmes et le frappait. Ça me faisait mal au cœur. Je comprenais. C'était horrible. Je ne sais pas comment je réagirais si en me séparant de l'homme que j'aime, je devais le voir laisser mettre une autre femme à ma place aussi simplement, comme si je n'avais pas compter, comme si je n'existais pas. Je la comprenais.

Afff, je ne devais pas me laisser plomber le moral. Je ne devais pas y penser... me vider la tête...

Après l'avoir consolée et lui avoir parlé un moment, Pascal est revenu et faisait semblant que tout allait bien. Je suis sûre que ça avait dû lui faire de la peine.

J'avais pris une douche entretemps, et on a mangé. J'ai voulu ranger la cuisine, mais Pascal a tenu à le faire avec moi. Ensuite, on s'est mis sur le canapé. La télé tournait en fond, mais on ne la regardait même pas. On a passé la soirée à discuter.

Je lui ai dis que c'était trop bizarre pour moi d'être là, et lui ai dévoilé un bout de mes sentiments, sans lui dire que j'avais envie de fuir. Pascal tenait à rencontrer ma famille. Il sait que Thomas a eu ce privilège.

Pour ne pas gâcher la soirée, je me réservais de lui rappeler une autre fois qu'il était toujours marié, et que je n'avais pas l'intention de le présenter à ma famille.

Toute la soirée, je me suis sentie comme une invitée, tout en prétendant que je ne l'étais pas!

Mais... c'était le pied d'aller me coucher à ses côtés. Arh, là j'étais toute retournée mais ce n'était pas l'anxiété cette fois. Je me sentais au paradis terrestre à l'idée de dormir dans ses bras. Que demain matin, je me réveillerais à ses côtés et le soir suivant, et le suivant. Que je n'avais pas à partir en catimini. Wahhh, j'allais pouvoir le regarder dormir, l'entendre respirer, le toucher quant je veux...

Demain, jeudi, je devrais repasser à mon ancien appart, pour voir si tout était en ordre. Ma nièce et son copain arrivent vers les 10h. Ses frères viennent lui donner un coup de main. J'avais laisser aussi quelques affaires que je voulais aller récupérer. Ensuite aller au box pour voir si tout était rangé comme il faut. Et aussi pour donner un coup de main à ma nièce. Ma sœur y allait aussi, pas son mec. Pourtant, il s'agit de son fils aussi!

Pascal était le premier debout. Je n'ai rien entendu. Quant je me suis trainée à la cuisine pour me faire un café, j'ai trouvé son petit mot. Il me souhaitait la bienvenue chez moi. Trop mignon. J'avoue que j'étais contente d'être toute seule.

Je me sentais un peu tendue. J'imagine que Jess profiterait de l'absence des garçons pour venir me demander des comptes. J'étais résolue à avoir le courage de lui expliquer simplement la situation. Pourtant, en me mettant à sa place, je n'avais aucune excuse. Il était normal que Jess m'en veuille. Elle en avait tous les droits. Mais ce matin, j'allais filer avant qu'elle ne puisse mettre la main sur moi.

J'ai eu envie de prendre mon café sur la terrasse assise dans la balancelle, mais, trop risqué pour l'instant.

J'étais raide quant je suis rentrée aux environs de 23h. On avait été manger toute l'équipe après le déménagement de ma nièce. L'appartement ressemblait à un dépôt de cartons. Ils vont passer le week-end à ranger, les pauvres. Pascal était rentré depuis longtemps. Pour être sur que je n'avais pas pris la fuite, il a été vérifié dans les armoires que mes affaires étaient toujours là. Ça m'a fait rire.

On a passé une adorable fin de semaine. Pascal m'avait dit que Jess était chez les parents, parce qu'elle ne supportait pas de me savoir là. J'ai croisé Thomas vendredi matin en disant au revoir à Pascal le matin. Thomas est venu jusqu'à la porte m'embrasser et me souhaiter la bienvenue. Il a chuchoté qu'il voulait me parler...

J'ai passé la journée à replacer mes affaires de manière plus pratique. Pour l'instant, je ne trouvais rien. Je passais mon temps à chercher mes affaires, donc il était temps que je les réarrange moi-même. J'étais tellement raide que j'ai fait une sieste en début d'après-midi après avoir parlé avec Pascal. Est-ce que j'allais devoir faire mes petites siestes en cachette maintenant!

C'était le pied de me mettre en travers du grand lit et de dormir de tout mon saoul. Ses draps sont tellement confortable. Oups, je me demande si ses parents vont penser que c'était mon but depuis le début de m'installer chez lui??? Pour le plaisir, j'ai été marcher au bord du lac et je me suis assise au retour au bout du ponton pour admirer la vue. C'était le paradis ici. Même l'air avait une autre odeur, celle du bonheur.

J'étais encore assise là-bas quant Pascal est arrivé du boulot. Il a enlevé sa cravate et la jeté sur la balancelle pour venir me rejoindre. Iïïïah, je suis vraiment une midinette, je me suis sentie comme une princesse quant il a passé son bras autour de mes épaules et m'a embrassée. Pourquoi est-ce qu'il me fait encore de l'effet après autant d'année ensemble. Je palpitais.

On a été mangé au resto, puis on est rentré se larver sur le canapé en amoureux. Miam, j'adore être avec lui, il me fait chavirer. Je me demande pourquoi je tombe toujours sur des chauds lapins! On a pas regarder la télé, on est pas sorti avec les copains... On n'a pas fait grand chose à part se balader main dans la main au bord du lac et l'amour.

Bon, j'imagine que ce n'est que le début et que ça ne va pas être tout le temps comme ça... parfait... Pour l'instant, j'étais juste heureuse...

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Juillet 2018 (1) - Contradictions...

Publié le par JaneDo

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Juillet 2018  (1) - Contradictions...

(Dimanche 01 au Dimanche 15 juillet 2018)

1er juillet (Dimanche) - Je devais passer la journée avec Pascal, mais il avait un truc. Si je me rappelle bien, une Garden Party pour une œuvre ou un truc comme ça. Cela se passait en pleine après-midi, dans le jardin d'un hôtel au bord de Genève. Pascal m'a demandé de passer la soirée avec lui après et si je le voulais bien, dormir chez lui.

Hum... Pas trop. J'allais me larver tout le dimanche, et je ne crois pas que j'aurai l'envie de devoir soudain m'habiller et sortir. De toute façon, je savais qu'après, ils iraient chez ses parents. D'ailleurs, Pascal m'a appelée en fin de journée pour m'avertir qu'ils allaient dîner chez ses parents et qu'il ne savait pas quant il rentrerait.

Mouais... Est-ce que j'avais envie de passer la soirée à attendre, recevoir des coups de fils pour repousser sans arrêt, et finalement, foutre en l'air une soirée de tranquillité? Niet. Pas envie. Donc, quant Pascal m'a appelée vers 20h pour me dire qu'ils commençaient seulement à manger, je lui ai dis que je ne venais pas chez lui ce soir.

3 juillet (mardi) - Ahh Chaska, ma femme de ménage! Elle est gentille, mais Dieu qu'elle parle trop. Elle passe son temps à chanter mon nom à tord et à travers! Fatiguant. Ma famille m'a déjà demandé pourquoi je la gardais, que je devrais la virer, mais je peux pas. Elle m'aime beaucoup et ça la fera pleurer.

Ça me fera mal au cœur de lui faire de la peine. Elle a besoin de l'argent qu'elle se fait en faisant des ménage. Surtout pour entretenir son tire au flanc de mari. Il l'utilise comme esclave ce connard, elle ne s'en rend même pas compte.

Impossible de bosser avec elle dans le coin... J'étais impatiente de la raccompagner vers midi à son métro pour enfin avoir la paix.

4 juillet (mercredi) - Seule à la maison. Ouf, j'ai pu bosser avec la musique à fond. Hélas, vers 17h, Valério est arrivé. Peu après, Kaya aussi. Donc, finito le boulot. Je remettrais ça demain. Pascal voulait qu'on aille manger ensemble à midi, mais je pouvais pas, je devais bosser. On a remis ça à demain.

Hum, on dirait qu'il croit qu'on est à nouveau ensemble! Ou est passé la période de séduction? J'ai dû faire une erreur quelque part moi!!! Il va falloir qu'on discute; Pascal semble avoir oublié que je n'aime pas qu'on me dérange du lundi au jeudi, voir vendredi.

5 juillet (jeudi) - Au dernier moment, j'ai envoyé un message à Pascal pour annuler. Ciel, est-ce que je n'étais pas un peu... rude? Je devrais peut-être faire quelques efforts? Dans la discussion, j'ai appris qu'il allait faire un tour en vélo avec un copain après le boulot. Beurk, du vélo!

6 juillet (vendredi) - Mince, il ne faut pas que j'oublie l'anniversaire à Thomas. Gros hic, mon neveu fête son anniversaire aussi, et mon frère fait l'anniversaire le samedi chez lui en France. Il est du lundi 16, et Thomas du mercredi 18!!! Ils le fêtent tous les 2 leurs anniversaires le samedi. Je ne peux absolument pas rater l'anniversaire de mon neveu. Aucun excuse possible!!!

Le soir, invitée au resto. Pascal avait envi d'une soirée en tête à tête, loin du groupe.

Hum... j'avoue que c'était adorable. J'ai adoré qu'il me tienne la main, de me balader à ses côtés. J'adore l'entendre parler, le son de sa voix, ses intonations, j'aime regarder les mouvements de sa bouche. Ça me fiche des palpitations. Heureusement que Pascal n'est pas dans ma tête, parce que je crois qu'il rougirait de savoir à quoi je pensais.

Je devais sans arrêt me rappeler qu'on était pas encore officiellement ensemble, que Pascal avait encore beaucoup d'amendes honorables à faire, que je ne devais pas lui pardonner trop vite. Il m'avait fait mal avec cette Olivia, et pendant plus d'une année. Si je laissais passer ça trop facilement... c'était foutu pour ma tête.

Afff, j'avais tellement envie de me coller dans ses bras. De le laisser me câliner... me faire l'amour... Ciel, j'avais envie de faire l'amour avec lui. Juste lui. Je me suis sentie tout à coup en manque. Mes oreilles prenaient feux, j'ai dû baisser les yeux. J'avais peur qu'il puisse lire ce que je pensais. J'avais envie de lui, de sentir sa force, son corps sur le mien, de le laisser me caresser... Je voulais lui appartenir...

Pascal m'a demandé si j'allais bien. J'ai bien sûr répondu par l'affirmative, mais il avait remarqué que mes oreilles étaient toutes rouges. La poisse! Alors j'ai souri sans répondre.

J'étais sur un petit nuage tout rose à me promener mains dans la mains avec lui au bord du lac. Pascal m'a fait quelques bisous et j'ai été obligée de mettre le hola. J'en ai profité pour lui dire que ce n'était pas parce qu'on se voyait un peu plus souvent, ni parce qu'on avait sauté quelques étapes, que je lui avais pardonner de m'avoir jetée comme il l'avait fait pour la Olivia.

Pascal a répété qu'il ne m'avait pas jetée de un, et certainement pas pour une autre fille....

Ïïïïch, on risquait de recommencer à se prendre la tête, alors j'ai bâché. Je ne voulais pas foutre en l'air un tête à tête qui avait si bien commencé. Pourtant, j'aurai voulu lui rappeler que ça en avait tout l'air, et qu'il pouvait demander à n'importe qui, ils avaient tous pensé la même chose; il m'avait jetée pour elle! Et je me suis rappelée combien j'avais déjà gâché notre dernier week-end!!!

Pascal a essayé de m'attirer chez lui... My God, j'avais trop envie d'y aller, mais... j'ai dû être raisonnable et dire non, que ce serait trop facile.

Vers minuit, Pascal m'a déposée chez moi. On a parlé un moment au téléphone sur son chemin de retour chez lui. Après, j'ai balisé pendant un moment, à me chercher des excuses pour courir chez lui. Je n'en trouvais aucune de valable. Mais je devenais folle toute seule chez moi à me mariner la tête.

Je suis arrivée près de chez Pascal vers les 2h du matin. Il semblait s'être couché tout de suite en rentrant...

Encore une fois, j'ai laissé mes nerfs et mes insécurités prendre le dessus, et j'avais fait des kilomètres pour regarder un appart endormi. Nul. Puis, je l'ai vu bouger, alors j'ai continué à regarder. Pascal s'est juste levé pour boire un verre d'eau. Ciel, qu'il était chouky. Torse nu, caleçon; quelle belles paires de fesses! Il était vachement bien foutu...

Je me demande ce que Pascal pouvait bien me trouver??? Qu'est-ce qui lui plaisait donc chez moi??? Il était trop bien pour moi. Je ne le méritait pas... J'étais trop compliquée, chiante... et j'en passe...

7 juillet (samedi) - Pascal avait prévu de passer la soirée avec Caro. Il me l'a dit franchement. Que pouvais-je dire? Après tout, il sort avec elle aussi. Elle au moins, lui accordait toute son attention, contrairement à moi! Elle a passé dessus son détachement pendant sa période Olivia, ce qui n'était pas mon cas. Elle lui a tout pardonné, tout oublié, tout glissé sous la moquette. Damn it! Dès que Pascal l'a sifflée, elle a couru.

....

Et moi qui gardait mes distances, qui chipotait... Je voulais lui donner une bonne leçon, et l'attitude de Caro me donnait le mauvais rôle. Cela donnait à Caro l'avantage sur moi... enfin, je crois. J'ai bien pensé en parler avec elle, mais je ne pense pas que ça changerait grand chose.

Parce que je savais qu'il était avec Caro ce soir, je n'ai pas été à la petite sauterie sur le bateau. Et ça me bouffait de l'intérieur. J'avais l'impression de tout louper. Pire; je me sentais seule et abandonnée. J'aurai voulu lui interdire de la voir, surtout tant que je souffrais encore à cause de son histoire avec la connasse d'Olivia. Mais, je ne pouvais pas vraiment. Aussi, je me ridiculiserais à lui faire une scène.

J'ai rongé mon frein chez moi... Je me sentais hyper déprimée. J'aurai voulu qu'il passe tout son temps avec moi, ou à me courir après. A me supplier de le voir. Encore là, je me rendais compte que j'étais en contradiction. Je voulais être avec lui, et quant je suis avec lui, je fais la grande et garde mes distances.

Si j'arrêtais maintenant, Pascal comprendrait certainement que c'est sous la pression, que je me sentais en perte de vitesse à cause de Caro. La prochaine fois, il utilisera surement la même tactique pour que je laisse tomber ma revanche, ou la punition que je voulais lui infliger.

Est-ce que c'était de la jalousie? Ou est-ce que je voulais être à la place de Caro?

Oui, par moment, je rêverai d'être plus comme Caro que comme moi. Je lui enviais la tendresse de Pascal. Je me rendais compte aussi qu'il était tout aussi tendre avec elle qu'avec moi, derrière mon dos. Devant moi, il garde bien les limites et m'accorde plus d'attention qu'à Caro. Et pour ça, je lui tire mon chapeau. Si je ne l'espionnais pas, je n'aurai même pas deviné...

Ha! Par contre, puisque je restais à l'écart quant il est avec Caro, peut-être que je pourrais exiger la même chose d'elle? Ah... non... C'est même moi qui lui demande de passer. Ou même, je suis toujours contente qu'elle soit dans les soirées, sinon, je me sentirais seule. De plus, c'est elle qui soutient les conversations, moi j'en suis incapable.

En fait, j'ai besoin d'elle pour rester en contact avec les autres. Elle arrive à parler avec tout le monde, moi je ne fais que suivre. Je suis incapable d'engager la conversation avec les gens, elle oui. Sans elle, je serais condamné à passer mes soirées avec l'équipe toute seule dans mon coin, ou collée aux fesses de Pascal. Mouais. En plus, même si de nous voir ensemble la fait souffrir, elle le subit sans un mot.

8 juillet (dimanche) - J'ai été rejoindre les autres sur le lac. Ils avaient sortis le bateau. Vers midi, ils ont planté le bateau presque au milieu du lac et on a déjeuné.

Un crétin a pensé que c'était amusant de me foutre à la flotte toute habillée. Mon short et mon t-shirt étaient mouillé. Thomas a dû me prêter un training. Vraiment drôle! J'étais dégoûtée d'avoir peut-être avalé de cette eau sale. Je ne me baigne jamais dans le lac, je le trouve dégueu. Beurk beurk beurk.

Je n'aurai pas pu supporter de rester comme ça sans me laver, alors j'ai pris une douche avant d'enfiler les vêtements que Thomas m'avait prêté.

On a trainé sur le bateau jusque tard dans la soirée. Leurs amis sont petits à petits partis. Demain boulot. C'est seulement vers la toute fin de la soirée que je me suis demandée où se trouvait Jess. Je ne l'avais pas vue de la journée. Pascal m'a dit qu'elle était sortie de son côté. Barbie était là pour quelques jours, alors elles passaient leur temps ensemble.

9 au 12 juillet (lundi au jeudi) - On m'a fichu la paix, j'ai pu bosser tranquille. Mais, bizarrement, j'étais angoissée. Comme si j'avais oublié quelque chose. Quelque chose d'important. Horrible sensation. J'avais rappelé à Pascal mon modo et il le respectait. Alors pourquoi je me sentais si inquiète??

13 juillet (vendredi) - Quant Pascal m'a proposé de sortir avec lui ce soir, j'ai dis que je préférais le samedi soir. Il n'avait qu'à sortir ce soir avec Caro. Je me suis quand même rongée les sangs toute la soirée. Pascal m'a demandé pourquoi je ne lui avais pas fait de scène sachant qu'il voyait Caro. Je n'ai pas su quoi répondre. J'ai juste haussé les épaules.

Hum, mais je me suis immédiatement revue en train de lui casser les oreilles et de me ridiculiser à fond, quant on était à Berne la dernière fois. Jeez, j'espère que je finirais par oublier ma honte et arrêter d'y penser tout le temps!!

14 juillet (samedi) - Fête nationale française. En fin d'après-midi, on a fait des grillades dans le jardin, décorée pour l'occasion. J'étais contente d'être près de Pascal. Iiiiiah. Le pied. Il restait collé vers moi, profitait de chaque occasion pour me toucher; me passer le bras autour, ou me planter sur ses genoux, me prenait la main en douce, parce qu'il savait que je ne voulais pas autrement.

Le soir on a admiré les feux d'artifices de l'autre côté du lac depuis le bateau, qui était amarré au milieu du lac. Il y en avait aussi du côté Suisse faut dire. Pascal a profité que tout le monde avait le regard rivé sur les lumières pour me voler un baiser. Wahhh, battements de cœur affolés. Ses baisers me font toujours autant perdre les pédales.

Quant il m'a proposé de prendre un dernier verre chez lui, je n'ai pas pu résister... Je savais ce que ça impliquait, et je le voulais si fort. J'avais pensé partir avec le levé du jour, mais je suis restée endormie.  On a donc passé tout le dimanche ensemble.

15 juillet (dimanche) - Dans l'après-midi, leurs amis se sont mis à se pointer comme d'habitude; maillots, grillades etc. Mais un dimanche tranquille à la bonne franquette. Sympa, cool sans prises de tête. Pascal était sorti le 1er pour aller rejoindre les autres dans le jardin. J'ai suivi un peu plus tard, comme si j'arrivais. Pas comme si j'avais dormi sur place.

J'ai essayé d'être moins collée à Pascal. J'ai été un peu plus vers Thomas, qui savait que j'avais dormi chez Pascal. Il m'a dit que j'avais un grand cœur de lui pardonner si vite. En lisant entre les lignes, je comprenais qu'il pensait que je faisais une bêtise. Je lui ai dis que ce n'était pas ça, qu'on se voyait, mais que je n'avais pas encore passé l'éponge.

Encouragé de savoir ça, Thomas s'est mis à me draguoter... Ça m'a donné une idée !!! Je sais que Pascal serai furax. Peut-être que ça lui mettra les idées en place :)))

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