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Jeudi, 26 Sept 2019 - Petite soirée entre amis

Publié le par JaneDo

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Jeudi, 26 Sept 2019 - Petite soirée entre amis

Anthony m'a appelé pour organiser la livraison du bois de demain. Ce sera pour demain soir, vers 17h30. J'ai demandé 2 stères de bois dur et une 1/2 de bois de sapin. Je leur ai offert un petit café au père et au fils. Le père m'a submergé de questions; où est-ce que j'étais née, d'où venait mon papa, ou est-ce que... C'était quand même sympa.

Après, je me suis ruée sous la douche et me suis préparée pour aller manger avec Thomas.

Encore une excuse pour ne pas écrire à Pascal ? Ouais, j'avais commencé, mais c'était dur. Trop de sentiments qui me donnent envie de pleurer de tout mon saoul. Pascal me manque, et quelque part, je ne veux pas vraiment rompre. L'idée de ne plus jamais le revoir me démoli. J'ai tellement envie de voir ses yeux verts, son sourire, de me serrer dans ses bras. Hhhh, trop dur.

Huh, je suis arrivée avant Thomas. On avait une table près de la fenêtre. Donc, je l'ai vu arrivé à grand bruit de moteur dans sa Camaro Blanche décapotable, qu'il a parqué devant le restaurant. Quel frimeur!

J'étais contente de le voir. Surtout que maintenant, il n'y avait plus d'ambiguïté entre nous. Il n'était plus question d'avoir une aventure ou quoi que ce soit. Après nos 3 mois ensemble, et on avait été d'accord qu'il n'y aurait plus rien.

Thomas avait cru entendre un peu de déprime dans ma voix quant on s'était parlé au téléphone. C'était vrai, je n'ai pas jugé utile de lui mentir. Évidemment, il savait pourquoi, mais on a préféré ne pas parler directement de Pascal.

Pourtant, un peu plus tard, c'est Thomas qui est revenu sur le sujet. On parlait des sorties, et Thomas regrettait que je ne semble plus vouloir participer.

Thomas m'a donc fait promettre de venir demain soir, vendredi, chez lui, question de prendre un verre entre amis avant de terminer la soirée au Baroque. J'ai promis que je ferais un effort.

Thomas a aussi remarqué que Caro non plus ne venait pratiquement plus. Et en plaisantant, il a dit qu'il espérait pas qu'on ne venait pas seulement pour Pascal...

Puis, en scrutant ma réaction, Thomas m'a demandé si je savais que Pascal ne reviendrait plus en Suisse. A l'instant qu'il a prononcé ces mots, mon cœur s'est serré. Puis, je me suis convaincue que Thomas ne pouvait pas être certain de ça. Mais, quelque part, Thomas avait peut-être raison.

Thomas m'a proposé d'aller prendre un dernier café chez lui. Mais, on se voyait le lendemain soir, alors j'ai décliné avec le sourire. Sourire qui ne venait pas vraiment du cœur; demain, j'allais retourné à l'endroit où Pascal habitait, et je savais que ça allait être dur pour moi.

En rentrant, j'ai appelé Caro pour demain. On a convenu que je passerai la chercher chez elle, et on ira à pieds chez Thomas. Ciel, ça allait me couter de traverser le jardin, de voir ses fenêtres sans vie, parce qu'il n'y était plus.

A la maison, après avoir sorti ma fifille, je me suis plongée dans une série télé. Aucune envie de faire autre chose. J'étais déprimée. Peut-être que j'aurai dû aller chez Thomas? Ça m'aurait déjà donné un avant goût pour demain, ou m'habituer à retourner à la maison...

Hhhh, ce que Pascal pouvait me manquer... Je n'ai pas eu le courage d'appeler Pascal comme je l'avais projeté. Thomas ne semblait pas savoir de quoi son père voulait me parler.

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Mercr, 25 Sept 2019 - SOS... Besoin d'amour

Publié le par JaneDo

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Mercr, 25 Sept 2019 - SOS... Besoin d'amour

Thomas m'a appelée ce matin. Hum... comme par hasard, juste après que Pascal m'ait dit qu'il ne voulait pas qu'on se voit! La vie est parfois assez curieuse.

Et comme si ça ne suffisait pas, Layne m'a appelée lui aussi. J'étais au fond du gouffre, et je lui avais laissé un appel au secours, il y a une semaine environ. D'après ce que j'ai compris, il était en voyage. Layne a une petite amie. Surprise. En rigolant, il m'y dit que ça ne posait pas de problème, qu'on pouvait se voir quand même. Je le reconnaissais bien là. Quel petit coquin.

J'avais envie de voir Thomas. Peut-être parce que j'espérais avoir des nouvelles de Pascal, ou parce qu'il était ce qu'il y avait de plus proche de Pascal. Je ne sais pas bien. Mais on se voit demain. L'air de rien, je me réjouissais. Ça me sortirait surement de mon train train et j'avais besoin d'affection. Besoin de quelqu'un qui me remonte le moral.

Je suis passée chez mon Papily en fin de journée. J'étais un peu inquiète. Je voulais savoir si son rhume était passé. On a été chercher des médics à la pharmacie, que je l'ai laissé payer, j'avais pas de d'argent sur moi. Hélas.

Curieusement, le père à Pascal m'a laissé un message... Il faut que je parle à Pascal avant de le rappeler, ou de lui parler. J'espère que Pascal n'a rien fait de stupide, ou qu'il ne sait rien de mon voyage aux States, ni que Pascal était venu en Suisse. Ça m'inquiète un peu.

Wahh, Thomas doit savoir de quoi il s'agit, ce que le père de Pascal veut. S'il ne dit rien, j'appellerais Pascal après avoir vu Thomas. L'air de rien, j'étais inquiète, les contacts avec le père de Pascal n'annonce jamais rien de bon.

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Mardi, 24 Sept 2019 - Anniv Dylan

Publié le par JaneDo

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Mardi, 24 Sept 2019 - Anniv Dylan

Longtemps hésité avant d'envoyer mon message de rupture à Pascal. J'ai oublié d'ajouter qu'il ne devait plus m'appeler. Je l'ai envoyé vers 18h là-bas (6pm), minuit ici. Il aurait probablement fini le boulot et serait en route pour son appart. Ça lui a pris env. une 1/2h pour me répondre en disant, qu'il s'y attendait.

Pascal était déjà chez lui, alors il est ressorti pour me rappeler. Laissant Jess furieuse, parce qu'elle avait entendu le bip de son natel. Et elle se doutait que ça venait d'une femme, sinon il ne serait pas sorti pour téléphoner.

En descendant de l'avion, il avait vérifié son natel et avait été soulagé de ne pas avoir de message de ma part. Mais il s'attendait à quelque chose comme ça. Toute la journée, il avait sursauté en recevant des messages sur son natel, parce qu'il attendant le coup de grâce. Puis rien. En partant du boulot, soulagé, il avait pensé m'appeler dans la soirée.

Il avait parlé à Caro, qui ne s'en doutait pas non plus. Elle l'avait appelé pour savoir s'il était bien arrivé. Évidemment, je ne lui avait rien dit, parce que je me doutais bien qu'elle le dirait à Pascal. Et je voulais le faire moi-même.

J'avais l'intention de lui écrire un mot, mais je n'avais pas eu le temps de le "pondre".

Ce soir, on devait manger avec Papily, mais changement de programme, comme d'hab, Didine voulait faire un petit truc pour l'anniversaire de son fils. Toujours à la dernière minute comme d'hab. J'ai fait le taxi, comme d'hab aussi, ramassé Papa et l'autre sœur au passage. En arrivant chez Didine, la bouffe n'était pas prête, alors Flore l'a aidée. Moi, je me suis amusée avec la petite Khélia.

Ciel, ce qu'elle batoille (=bavarder en Suisse) maintenant. Comme sa maman avant elle, elle a des chiens imaginaires. J'avais Dobby avec moi, au grand dame de ma frangine, à cause des poils. On a pas mangé avant 21h et des. Habituel ça aussi chez Didine. On crevait littéralement la dalle.

On a un peu jouer aux cartes en attendant de passer à table. J'ai joué au "Trou-Du-Cul". Hahaha, non, pas un jeu d'homo! On devait se débarrasser de toute ses cartes, le dernier perdant est le "trou-du-cul" (en Suisse ça veut dire; l'idiot). Le gagnant devient le "Président" et commence la partie. Rigolo.

A minuit, Papa voulait rentrer, j'avoue que moi aussi, alors j'ai ramené tout mon petit monde avant de, enfin, rentrer chez moi.

Au lieu de m'y remettre à l'écriture de mon petit mot pour Pascal, je me suis larvée devant la télé. J'ai repensé à son ton désenchanté au téléphone. Même si Pascal a essayé de me faire changer d'avis, il n'y croyait pas vraiment. Il a voulu savoir si je voyais quelqu'un, tout en espérant que non.

Comme s'il imaginait que Thomas profiterait de son absence pour essayer à nouveau, Pascal m'a suppliée de ne pas lui faire ça. Il ne supporterait pas non plus, d'avoir de mes nouvelles à travers lui.

Aïe, j'avais failli fondre en larmes, alors j'ai prétexté avoir un truc et que je devais raccrocher. Pascal n'a peut-être pas été dupe, parce qu'il m'a demandé où je pouvais partir, ou qui pouvait se pointer chez moi à minuit?! Un autre homme? J'ai prétexté que c'était une copine. Mais je n'étais pas pressée de raccrocher. Je ne voulais pas couper le lien... même si c'est par téléphone.

Finalement, c'est lui qui a dû raccrocher, et je suis restée toute seule avec le moral dans les chaussettes. J'avais une grosse boule à l'estomac qui n'arrêtait pas de grandir.

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Lundi, 23 Sept 2019 - Course pour rien

Publié le par JaneDo

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Lundi, 23 Sept 2019 - Courir pour rien...

Encore une journée perdue... Je devais me taper mes paperasseries, aller courir avec le chien, travailler un peu, même si je n'ai plus d'agence pour s'occuper de promouvoir mon travail...

Mais niet. Rien de tout ça. Mon papa a appelé pour que je lui prenne un rendez-vous chez le médecin. Il a la crève. Ma soeur m'a appelée pour me demander de passer lui corriger 4 pages d'un courrier important. Depuis chez elle, j'ai appelé le médecin, et rappelé mon papa pour lui donner le rendez-vous. Puis, comme il semblait avoir les bronches prises, j'ai décidé de passer le chercher pour aller à la pharmacie.

Quant je suis arrivée, Marlène était là, papa, lui, était parti en virée...

On a attendu le retour de papa. Il est arrivé trop tard, c'était 19h, la pharmacie était fermée! Et pas de pharmacie de service dans les environs! Poisse.

En rentrant, train train habituel; donner à manger à Dobby, me faire à manger, prendre une douche et sortir le chien... 21h! Donc, journée pet dans l'eau comme souvent. Je me suis même engagée à amener Kaya à l'ancien appart de Dave pour le nettoyage de l'état des lieux. Mon neveu déménage sur Lausanne ce week-end.

Si seulement j'étais muette, ça m'éviterait de me flanquer dans des obligations qui m'emmerdent!

J'avais promis à ma puce qui a bientôt son anniversaire, de lui faire le gâteau... Ma sœur me l'a rappelé.

A la fermeture de KaZéo, j'ai continué mon journal par écrit, parce que je n'arrivais pas à gérer Eklablog. Alors quant je résumais et retapais mon journal cette année (mars), j'avais laissé de côté tout le train train du quotidien, pour ne parler que de Pascal. J'ai gardé mes tonnes d’écrits dans mes cahiers, comme ceux qu'on utilisait à l’école.

Je me demandais si je ne devrais pas compléter? Peut-être qu'il y aura un évènement que je n'ai pas dactylographié que je voudrais retrouver plus tard?? Hum!!!

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Dim, 22 Sept 2019 - Folle de lui...

Publié le par JaneDo

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Dim, 22 Sept 2019 - Folle de lui...
 

Je me demande si je n'oublie pas quelque chose quant je fais un résumé, mais je vais résumer quand même le dimanche, parce que c'était un poil trop long;
 

Caro ne comprenait pas pourquoi j'étais si déterminée à rompre avec Pascal. Oh, ce n'était pas parce que je ne l'aimais plus. J'ai averti Caro que le père à Pascal avait des photos de nous deux, en train d'espionner Pascal. Cette découverte l'a assommée.

Pascal n'a pas lâché le morceau, il voulait absolument savoir pourquoi j'avais agi comme je l'avais fais à mon retour en Suisse. Tout s'était bien passé quant j'étais avec lui, alors il ne comprenait pas mon changement brusque. Comme il a insisté et insisté, j'ai fini par tout lui dire en lui demandant de me promettre de ne rien faire ou dire.

Je ne voulais pas que son père pense encore que je le manipule ou que je le mène par le bout du nez!

Ça n'avait pas Tilté dans ma tête que Pascal dormait chez Caro. Quant je l'ai appris, j'avoue que j'ai eu des sentiments plutôt mitigés. Tout un tas de sentiments contradictoires.

J'étais furax, jalouse, me sentait trahie, et pourtant, je savais aussi que j'en avais pas le droit. Pascal était venu jusqu'ici pour me voir et me parler... Jamais personne n'en avait fait autant pour moi.

Mais alors, des tonnes de doutes ont remplis ma pauvre tête; Pourquoi? Pascal ne pouvait tout de même pas être aussi amoureux de moi? Je n'en valais pas la peine!

Avec toutes les belles femmes qui l'entourent à New York, je ne voyais pas pourquoi il semblait tenir à moi. Même de le noter par écrit me perturbe. Qu'est-ce qu'il peut bien aimer chez moi!!

Et pourtant, ses actions me donnent toujours l'impression qu'il tient énormément à moi. Comment est-ce qu'un type aussi beau et plutôt riche me trouve? Je ne comprends pas. Quant je suis avec lui, je me sens belle, intelligente... douce aussi. Et follement amoureuse.

Je pensais rentrer chez moi, mais Pascal a insisté pour que je reste. Alors j'ai dormi chez Caro.

Je perds toujours mes moyens quant je suis en sa présence. Alors je n'ai pas osé lui redire que je ne voulais pas continué. Pascal ne pouvait pas deviné comme c'était dur pour moi. J'ai l'impression qu'il pense que ça ne me perturbe pas plus que ça.

Quoique... maintenant qu'il sait ce que son père trafique, Pascal est furax de chez furax. Je lui ai rappelé sa promesse. S'il fait quoi que ce soit, c'est sûr que je ne le verrai plus, même comme ami. Je ne lui parlerai plus jamais, par téléphone ou autre, niet. Je crois qu'il a compris que j'étais sérieuse.

J'ai aussi appris, au détour de nos conversations, qu'il avait retiré une grosse somme qu'il avait remis à Caro pour qu'il n'ait pas à utiliser sa carte ici ou faire de retraits en Suisse. Sa présence en Suisse sera invisible. Je crois.

Caro et moi l'avons accompagné à l'aéroport. C'était horrible. Triste. De le voir disparaître au loin m'a brise le cœur. Je n'étais pas la seule à verser des larmes. Caro n'était pas en meilleure forme. Son départ nous a brisé. On se sentait abandonnée et vide. Notre retour s'est fait pratiquement dans un silence d'enterrement.

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Dim, 22 Sept 2019 - Le temps qui file...

Publié le par JaneDo

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Dimanche, 22 Sept 2019 - Le temps qui file...

Samedi (21) après-midi;

Pascal et Caro étaient tous les 2 fatigués, donc j'ai proposé de les laisser faire leur sieste et de revenir plus tard, mais Pascal n'a pas voulu me laisser partir. Il pensait que je risquais de prendre la fuite et de ne plus répondre à ses appels ou ceux de Caro. C'était peut-être vrai, je n'en sais rien. Surtout, il voulait savoir ce qui me préoccupait.

Quant il a été se doucher, j'en ai profité pour demander à Caro si elle avait vu les photos que le père de Pascal avait sur nous. Elle n'était pas au courant. Elle m'a dit qu'elle n'avait jamais parlé avec le papa de Pascal, qu'elle n'avait eu à faire qu'avec son secrétaire particulier. A voir sa tête, elle ne mentait pas. Et elle avait tout à coup peur. Elle aussi.

Caro m'a demandé ce qu'on allait faire. J'avoue que je n'en savais rien. Je commençais à regretter de lui en avoir parlé. Caro a une grande bouche, et elle risquait d'en parler à Pascal. Quoique, l'idée que  Pascal risquait de mal le prendre la fera surement tenir sa langue.

Comme je voyais qu'ils étaient un peu cassé, j'ai proposé de partir, les laisser se reposer un peu et revenir plus tard. Pascal m'a lancé un drôle de sourire. Pascal, même Caro, était sceptique.

J'avais pas prévu d'y passer ma journée, juste venir lui dire que je ne voulais plus... plus... le voir? Wah, ça sonnait mieux dans ma tête que de devoir le dire tout fort. Caro a quand même tenu à bricoler quelque chose à manger, parce qu'ils n'avaient pas mangé à midi, ils m'attendaient.

Pendant qu'on... mangeait... Ouais, si on peut appeler ça manger, parce que je poussais les pâtes d'un côté de l'autre de mon assiette. Je n'avais pas très faim. Enfin non, j'avais la boule à l'estomac.

J'ai remarqué que Pascal en faisait de même. Caro, enjouée, racontait son séjour à New York. Pour le peu qu'elle a vu en dehors de sa chambre d'hôtel je présume. Ou peut-être pour détendre l'atmosphère , parce qu'elle voyait bien qu'on était tendu. Pascal a soudainement posé ses services et repoussé son assiette.

Pascal a dit en s'adressant à moi, que le temps passait à la vitesse grand V, qu'il n'avait pas envi de jouer, de parler de la pluie et du beau temps, il voulait que je lui parle. Que je lui dise ce qui n'allait pas, parce qu'il était là pour ça, pas pour manger des pâtes. Glups, il avait presque l'air fâché.

Avec Pascal, on a toujours parlé en anglais. C'est plus précis et plus simple. En français, faut trop de mot pour dire la même chose... mais bon... je vais faire de mon mieux pour raccourcir.

  • Ok... Puisque tu y tiens! Mais, il faut que tu me jures que tu ne causeras pas... d'orages !

Je pouvais pas lui dire de ne pas faire comme il avait fait pour Caro, sinon il aurait tout de suite deviné.

  • Il faut que tu me promettes de ne rien faire. Que tu te rappelles qu'1 homme averti en vaut 2. Que tu me jure que tu ne feras rien. Que tu ne réagisses pas. J'y tiens...
  • Ok, je promets... alors dis moi.

Alors je lui ai tout raconté, sauf pour les photos. Je lui ai dis que je ne pouvais pas prendre le risque de continuer à le voir, ou, étant donné la distance, continuer à penser ou à faire comme si on était encore ensemble. J'étais arrivée à la conclusion, qu'il fallait couper court. Qu'on ne pouvait pas continuer, on ne pouvait plus être ensemble, même s'il revenait en Suisse.

Pascal était sonné. Il est resté un long moment le regard plongé dans son assiette, sans dire un mot. Puis il a marmonné qu'il pensait que tout s'était arrêté depuis qu'il était aux États-Unis.

Caro a confirmé que rien n'était aussi à côté de la plaque. Elle n'avait toujours pas de boulot, et elle aussi avait une pluie d'ennuis de toutes sortes; ses papiers, des sommations, etc. Elle avait même risqué de perdre son appart. Et elle se demandait comment elle allait continuer à assumer son loyer si les choses ne s'arrangeaient pas. Pour sa famille, elle s'en foutait, ils n'avaient jamais été proche.

Moi, j'étais extrêmement proche de ma famille. Je ne pouvais plus supporter cette situation...

J'étais partagée entre l'envie de rester et profiter qu'il soit ici, et prendre la fuite tout de suite parce que je craquais déjà. J'essayais de trouver le moyen d'avoir l'argent et l'argent du beurre. J'en étais consciente. C'était trop dommage de ne pas profiter d'être en sa compagnie...

Alors, pour me donner bonne conscience, j'ai décidé de rester et de bien lui faire comprendre que malgré ça, on devait tout de même arrêter. On n'avait pas le choix. Et lui rappeler sa promesse de ne rien faire, sinon son père va encore croire que je le manipule.

Pourtant, je n'étais pas très chaude de devoir avoir Caro qui nous chaperonne! Et on va faire quoi ce soir? Je ne vais tout de même pas dormir chez Caor? Pas envie. Pascal s'était assis face à moi et tenait mes mains dans les siennes. Je voyais bien qu'il était un peu sonné par les actions de son père et était désolé d'en être la cause.

Pascal continuait à essayer de me convaincre qu'il serait encore plus prudent et discret. Je lui ai dis que c'était stupide de continuer à espérer qu'une relation à distance puisse marcher. Non, j'avais raison de faire ce qui était le mieux pour tous les 2; rompre. Pourtant, j'avais envie de rester avec lui jusqu'à son départ demain.

Ou est-ce que c'était parce que je ne voulais pas le laisser avec Caro?

J'ai eu terriblement mal au cœur de voir son regard triste et les larmes menacer. Je n'étais pas assez forte émotionnellement pour supporter de lui faire de la peine. Je l'adorais tellement. Pascal tentait tout ce qu'il pouvait pour me dissuader de rompre. Je n'arrivais pas à croire qu'il veuille encore de moi.

J'ai fait semblant d'accepter à contre cœur de rester encore un peu. On a longuement discuter, Caro comprise, pour savoir ce qu'on allait faire. Je laissais Pascal continuer à croire qu'il réussirait à me convaincre. Je complotais avec eux. Peut-être que s'il n'y avait aucun risque, ou s'il revenait en Suisse, peut-être que je...

Non, je ne pourrais pas. La pression exercé par son père était trop forte, je n'étais pas de taille.

Caro voulait faire une sieste avant de préparer à manger. Pascal aussi, il était raide lui aussi.   Je n'étais pas très chaude à l'idée, mais j'étais aussi crevée. La discussion m'avait achevée, tendue comme je l'étais, je n'étais pas d'humeur pour une partie de jambes en l'air. Et pas avec Caro dans les parages. Zut, on était chez elle, je ne pouvais pas lui dire de.. partir!

Je l'ai dis... ben oui... J'ai vu Caro faire la grimace. Dès qu'elle en a eu l'occasion, elle m'a demandé pourquoi j'avais dis ça. Est-ce que j'allais le laisser repartir comme ça, sans faire l'amour avec lui? Est-ce que c'était vraiment ce que je voulais. Caro était sceptique.

On l'a laissé aller se coucher un moment. Qu'elle fasse sa sieste. Pascal et moi sommes resté au salon. On a papauté un peu, puis on a fini par s'endormir sur le canapé, dans les bras l'un de l'autre. Vers 18h, le bruit venant de la cuisine nous a réveillé. Caro faisait à manger.

Pascal et moi avions été marcher un peu au bord du lac. On est parti dans la direction inverse de son appart. Ce ne serait la catastrophe si Thomas apercevait Pascal.

Pendant qu'on mangeait, on a discuté, rigolé. On continuait à chercher des solutions; comment continuer à rester ensemble, malgré la distance et les angoisses de son paternel. J'ai ensuite aidé Caro à ranger.

Ce soir, le seul soir ici de Pascal, avant son retour demain au États-Unis, on avait décidé de ne pas sortir et de profiter de chaque instant. Je commençais à sentir qu'il était temps que je rentre. Je pouvais difficilement m'incruster chez Caro, et ça me dérangeait quand même de laisser Pascal chez Caro. Mais je n'osais rien dire.

Même si ça me foutait le cafard grave, il était temps que je parte...

Pascal ne voulait pas me laisser partir. Alors, malgré la présence de Caro, et que je savais très bien qu'elle risquait de mal le prendre, j'ai proposé à Pascal de venir dormir chez moi. Je m'étais débarrassée de mon coloc, il n'y avait donc pas de problème.

Caro, livide, avait filer boutiquer dans la cuisine en tendant l'oreille...

Pascal a fait une petite grimace et, avec un mouvement de la tête en direction de Caro, il m'a dit qu'il ne pouvait pas faire ça. Caro lui avait gentiment proposé de venir chez elle, avait écourté son séjour à New York, tout ça pour qu'il puisse me voir et me parler. Il ne pouvait pas...

Il n'a pas eu besoin de terminer sa phrase, j'avais compris; il ne pouvait pas, parce que tout à coup je le voulais, l'abandonner et filer chez moi. Ce serait vraiment sans cœur.

Wahhh, j'étais persuadée que Pascal sauterait sur l'occasion. Je ne m'attendais pas à un rejet! Aussi terrible que cela puisse paraître, et malgré que c'était difficile de l'entendre refuser ma proposition, Pascal avait raison. Je m'en rendais bien compte. J'ai regretté d'avoir osé dire ce que j'ai dis. Caro allait m'en vouloir c'est sûr.

Caro était aussi surprise que moi que Pascal ne l'ait pas la plantée là pour filer avec moi...

Alors on fait quoi? Je ne me sentais pas à l'aise de rester et Pascal ne voulait pas me suivre, alors où est-ce que ça nous laissait? Qu'est-ce qu'on allait faire maintenant? Pascal a proposé que je reste. Du regard, il a demandé l'approbation de Caro. Ça m'a un peu... énervée.

C'est qui elle? Ce n'est pas sa copine, c'est moi sa copine. Pourquoi il lui demande son avis à elle? Est-ce qu'il pouvait imaginer ce que je ressentais de savoir que lors de son court passage ici, il restait avec elle? Qu'il dormait chez elle? Il passait plus de temps avec elle qu'avec moi. Je n'étais que... qu'un élément de passage? Sans importance?

La rage m'a donnée envie de remettre sur le tapis le fait que dès qu'il monterait dans l'avion, nous 2 c'était terminé. Qu'il ne me reverrait plus. Alors, est-ce qu'il a vraiment envi de rester là et pas venir chez moi plutôt?

Puis, ça m'a traversé l'esprit qu'il avait tenté en vain de me joindre avant de venir jusque là, que je ne m'étais même pas donnée la peine de lui répondre, à part pour lui dire, qu'il n'avait rien fait de mal, et que ma réaction n'avait rien à voir avec Caro. Arfff... Impasse!

J'ai voulu faire ma grosse tête, malgré les supplications de Pascal et les efforts de Caro me demandant de rester, je suis partie quand même.

Je me suis arrêtée après quelques kilomètres. C'était nul. Je n'aurai peut-être plus jamais l'occasion de revoir Pascal. Il vit avec sa femme aux States maintenant, et je fais ma petite crise, alors qu'il n'était ici que 24h? Je savais bien que je ne fermerai pas l'oeil de la nuit, que je me morfondrais jusqu'au moment qu'il quitterait le sol Suisse. Et que je me mettrais à regretter mon comportement.

Ciel... j'avais mal au ventre... Je me sentais mal et honteuse aussi, mais j'ai fais demi-tour.

Pascal a été content de me voir. J'étais revenue. Il m'a longuement serrée dans ses bras. Caro semblait également soulagée.

Elle m'a dit que Pascal s'était effondré quant je suis partie. Caro ne comprenait pas pourquoi j'étais aussi dur avec lui. Il était quand même venu jusqu'à moi. Elle trouvait que j'étais atroce avec lui.

Je trouvais aussi... J'étais toute chamboulée. L'imaginer triste me brisait le cœur.

L'empêche qu'on a passé une chouette fin de soirée tous les 3. On a refait le monde, discuté encore et encore de l'avenir... ensemble. Ce qui me semblait tiré par les cheveux, parce que je savais qu'il n'y avait pas d'avenir. C'était foutu pour nous quoi qu'on puisse inventer. Espérer de ne pas se faire prendre était impossible.

Hum, pour le reste, ça s'est fait tout seul... Caro a prétendu avoir encore des choses à faire avant de se coucher pour nous laisser tranquille. Après, je lui ai laissé ma place pour aller prendre une douche et trainer un moment devant la télé pour ne pas les entendre.

Étalé tous les 3 dans son lit, on a bavardé encore jusqu'après minuit. Je ne sais pas exactement quant, mais j'ai sombré dans le sommeil. Un sommeil tranquille, rassurant. Peut-être parce que Pascal était là.

Dans la soirée, un moment donné, Pascal a eu envi d'aller voir sa maison. Il n'a pas été jusqu'à y entrer, il avait des locataires. Comme Thomas n'était pas chez lui, Pascal est monté à l'appartement. Il a fait très attention de ne rien toucher, de ne rien déranger, pour que Thomas ne puisse jamais deviner son passage.

Il a dit que ça lui manquait de ne pas être là. Il a eu un petit moment de cafard, vite oublié grâce à Caro qui, comme toujours, a toujours pleins de choses à raconter. Pleine d'entrain et toujours d'humeur joyeuse, elle arriverait à dérider même le pire des grincheux.

Le moment du départ de Pascal approchait, et avec, la lente déprime qui recommençait à peser sur le moral. Si je pouvais, je n'irai pas à l'aéroport, je ne voulais pas le voir s'en aller. Mais je ne pouvais pas non plus ne pas l'accompagner. Arf, j'avais déjà envie de pleurer. Pourtant, je faisais l'effort de sourire et de faire semblant de ne pas me rendre compte qu'il partait bientôt.

Trajet jusqu'à l'aéroport dans le silence. Pascal serrait ma main. Il était pourtant devant à côté de Caro. De temps en temps, il lui faisait un bisou. Je crois qu'on était tous les 3 tristes. On a pris un café avant qu'il ne se présente à l'embarquement.

Caro et moi sommes restées un long moment, à regarder dans le vide, après qu'il ait disparu en bas des escaliers roulants au loin. Les larmes coulaient sur mes joues. J'en étais même pas consciente. Caro aussi. On était malheureuse comme les pierres.

Je n'avais pas osé redire à Pascal que c'était fini... Je voulais éviter qu'il voyage avec le moral dans les chaussures. Je le lui dirais une fois qu'il serait rentré. Je devais le faire. Je ne voulais pas continuer à me leurrer comme une idiote et attendre que ce soit lui qui me le fasse comprendre. J'en souffrirais beaucoup plus si ça venait de Pascal.

Dimanche 22, à midi, Caro et moi étions à nouveau toutes seules... et déprimées...

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Sam, 21 Sept 2019 - Crazy about him...

Publié le par JaneDo

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Samedi, 21 Sept 2019 - Crazy about him...

Je suis arrivée chez Caro vers 13h. Elle avait bien sûr essayé de m'appeler plusieurs fois depuis qu'ils avaient atterri. J'ai pris mon temps. Je n'ai pas répondu aux appels de ma cops, j'ai seulement renvoyé un message pour dire que je serais là vers midi, midi et demi.

J'étais tendue comme une hélice, mon cœur s'affolait. Je me réjouissais de voir Pascal, mais j'étais aussi terrifiée. J'avais peur de craquer.

En le voyant venir m'ouvrir, j'ai eu envie de lui sauter dans les bras. Je savais que je ne devais pas. Son père risque de me crucifier si je laisse parler mes sentiments. Il était si chou, à croquer. Son demi sourire aussi. Les larmes menaçaient, c'était un effort surhumain pour garder le contrôle. Surtout pour ne pas me réfugier dans ses bras.

Caroline souriait en nous regardant bloquer à la porte. Je lui ai lancé un petit sourire, je ne suis pas sûre que c'était convainquant. J'avais froid et toujours la folle envie de sauter dans ses bras.

Pascal m'a demandé si je voulais entrer, ou si je préférais marcher un peu... Waff, aucune idée. Je n'y avait pas réfléchi. J'ai haussé les épaules.

Caro a décidé d'aller faire un tour, question de faire quelques courses, qu'on pourrait manger quelque chose ensemble après. Ça nous laissait une bonne heure.

Je n'avais pas encore compris que Pascal dormait chez Caro...

Je savais qu'il repartait demain, en fin de journée je crois. De penser qu'il était venu jusqu'ici, juste pour me voir, m'a fait fondre à l'intérieur. Au plus profond de mon cœur, je l'aimais à la folie.

Pour moi, c'est un Dieu. Le Dieu et le seul Propriétaire de mon cœur.

Pascal me connaissait trop bien. Il s'était dit que, plus il attendrait, plus ce serait difficile. Et comme je ne répondrais ni à ses appels, ni à ses messages... Il n'avait pas d'autres choix que de venir à moi. Il voulait savoir pourquoi? Qu'est-ce qu'il avait fait? Pourquoi est-ce que je lui faisais ça?

Est-ce que j'avais détesté ces quelques jours avec lui aux States? Oh! ça non! Je lui l'ai dis. Au contraire, c'était vraiment chouette et je ne regrettais rien. Alors Pascal m'a dit qu'il ne comprenait rien. Et moi, je me demandais si j'osais lui parler de son père.

J'hésitais parce que, ce n'est jamais bien d'essayer d'emmener Pascal à affronter son père. Ça pouvait être perçu comme une tendance à le monter contre son père. Connaissant Pascal, il pèterait un plomb et sauterait à la gorge de son paternel. Ça ne ferait qu'aggraver les choses, comme avec Caro.

Et... de savoir que j'avais tout rapporté à Pascal, ça ne ferait que faire croire à son père que je le manipulais, comme il l'a toujours cru. Apprendre qu'il était venu en Suisse en plus, ce serait le top! Rien de mieux pour persuader son père que je le menais par le bout du nez. Pourvu qu'il n'apprenne pas non plus que j'aie été aux États-Unis... Là, les jeux seront fait.

Une chose que je n'ai jamais osé avoué, même dans mon journal et que je dois avoir le courage de mentionner; le père à Pascal a des photos de moi en train d'espionner Pascal à son domicile... Des photos de moi et Caro, de Caro toute seule aussi... Je ne sais pas comment Pascal réagirait de nous voir dans les fourrés en train de guigner chez lui...

On a convenu que Pascal n'en saurait jamais rien, ni ne verrait jamais ces photos tant que je me tiendrais à l'écart de son fils... si j'accepte de sortir de la vie de son fils. Son père tenait à me donner un dédommagement de plusieurs centaines de milliers de francs suisses. Ça réduirait notre relation, mes sentiments à une question d'argent? Je ne pouvais pas accepter. Hum, qui sait, il pourrait en profiter pour dire à Pascal que j'avais accepter d'être payée!

Même si j'adorais cet homme, si je l'aimais plus que tout au monde... je devais rester à l'écart.

En regardant son doux visage, ses beaux yeux verts me supplier de ne pas l'abandonner, je fondais. Le ton de sa voix, ses mots, tout me brisait le cœur. Parce que j'en avais envie. En quelques secondes, j'avais même oublié les ennuis qui causaient un ras de marée dans ma vie.

Mon cœur me hurlait de lui dire que je l'aimais et que tout le reste n'avait aucune importance, mais ma raison me rappelait à l'ordre.

Je devais rester ferme, et Dieu que c'était dur. Pascal m'avait dit qu'ils avaient voyagé en classe normale, de peur que le retrait d'une forte somme n'attire l'attention.

Caro avait invité Pascal à rester chez elle, pour qu'il n'y ait aucune trace de son passage dans un hôtel en Suisse sur sa carte de crédit. Qui irait imaginé qu'il a fait un rapide aller-retour en Suisse? Personne. Alors j'ai utilisé ces infos pour me remonter le bourrichon et ne pas craquer. J'étais triste, triste à mourir.

C'était l'enfer de lui faire de la peine. Je devais plutôt l'encourager et lui montrer que cela valait la peine de faire un geste pareille, en parcourant tous ces kilomètres, mais au lieu de ça, me voilà en train de lui lancer le message que c'était inutile.

J'étais dégoûtée, mortifiée et déprimée...

Pascal a continué à essayer de me persuader de ne pas le laisser. Il ne voulait pas qu'on se sépare. Il disait qu'il sera encore milles fois plus discret, que personne ne saura qu'on s'était réconcilié, qu'on était ensemble. Qu'il fera ce que je voudrais, n'importe quoi... mais il ne voulait pas qu'on se sépare.

Et je sais pas pourquoi, mais, mes gestes ont dépassés mon esprit et m'a main s'est avancé pour caresser sa joue, et je me suis penchée et je l'ai embrassé. Arf... j'avais craqué!

Mon cœur était en fête, soulagé, ma raison par contre m'envoyait des tonnes de signal d'alarme. Je n'aurai pas dû faire ça, mais c'était trop tard. Pascal avait déjà pris mon visage entre ses mains et ses baisers m'ont pris au piège. J'étais foutue. Je me répétais; je n'aurai pas dû, je ne dois pas... Mais... je le laissais m'embrasser... c'était trop...

Caro est revenue les bras chargés de sacs de courses. Je trouvais qu'elle avait été drôlement rapide. Pascal s'est précipité pour l'aider. Je les regardais rigoler en rangeant tout ça. Pascal m'a souri. Je lui rendu son sourire. Mon sourire n'était pas aussi joyeux, ni aussi large que le sien, parce que je me sentais en faute, en grave danger. J'avais peur.

Pascal a proposé de nous faire à manger. j'ai dis que je devais rentrer. Exclus. Pascal m'a dit qu'il n'était là que ce soir, il n'avait pas l'intention de me laisser prendre la fuite. En plus, Pascal voulait encore discuter. Il voulait savoir ce qui c'était passé pour que je réagisse comme je l'ai fais.

Je ne voulais pas en parler. Il a insisté. Il ne me laisserait pas m'en aller avant de savoir...

Caro a donc proposé elle de faire à manger et nous laisser discuter. Hum! Est-ce qu'elle voulait se débarrasser de moi quant on aura fini de parler? Wahhh, et voilà que je recommence à me tortiller la tête avec toutes sortes de doutes. Trop réfléchir n'était pas bon pour moi!!!

Je n'avais pas faim. Alors dîner ne me disait rien. C'est vrai, je cherchais à fuit, réfléchir un peu à comment me sortir de là. Réfléchir à ce qui était bon pour moi, où carrer mes sentiments dans tout le mix. Bref, j'étais perdue et c'est pour ça que je voulais filer pour me donner du temps... Mais Pascal n'allait pas me laisser faire.

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Vendredi, 20 Sept 2019 - Il m'enflamme...

Publié le par JaneDo

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Vendredi, 20 Sept 2019 - Il m'enflamme le cœur

Caro m'a appelée pour dire qu'elle rentrait plus tôt. Un peu surprise... j'ai pensé qu'il y avait un binz. Ils s'étaient peut-être disputé ou quelque chose du genre. Elle ne devait rentrer que Dimanche soir, pour arriver ici lundi matin! Je l'ai pressée de questions, mais elle restait vague. Oui, oui, ils se sont certainement disputé...

Caro m'a demandé de passer chez elle, qu'elle avait quelque chose pour moi. Aff, pas envie. Pas envie de l'entendre me parler de Pascal et des bons moments, mais, comme je pensais qu'ils s'étaient probablement disputés, ça je voulais entendre. C'est nul et méchant, j'ai un peu honte de moi.

J'avais commencé avec des excuses, parce que j'avais envie de me larver ce week-end, parce que je n'avais rien prévu exprès pour profiter largement de mon week-end. Alors l'idée de devoir m'habiller, et sortir avec mon masque sociable me faisait un peu chier. Mais, je voulais savoir ce qui s'était passé.

Je l'ai quand même bombardé de questions, pour savoir pourquoi elle tenait tant, à peine sur le sol Suisse, de me demander d'aller chez elle. Caro disait qu'elle avait une surprise pour moi. Je voulais savoir quoi, sinon, je n'irai pas. Elle aurait envie de se reposer, donc, ça pouvait attendre.

Caro a continué à insister, pour finir, elle a lâché le morceau; Pascal rentrait avec elle, il voulait me voir.

Oh! Je suis restée sans voix... Pascal allait venir en Suisse? Faire tout ce trajet pour... me parler? C'était complètement dingue. C'était surement un truc. Personne ne ferait tant de kilomètre pour parler à une fille! Débile. Je me suis dis qu'elle avait surement planifié de faire un appel vidéo, pour me forcer à lui parler. Oui, ça devait être ça.

Mais Caro m'a assuré que Pascal et elle prenait le vol du début de soirée et qu'ils seraient en Suisse le lendemain matin, vers 9h et des. Glups!

J'étais toute chamboulée. J'hésitais à passer chez elle, mais en même temps, ce serait carrément horrible, si Pascal fait tous ces kilomètres et que je refuse de lui parler... Je ne pouvais pas l'ignorer, ce serait vraiment moche. Donc, il fallait que je me prépare. C'est fou, mais j'étais... excitée, tendue, terrifiée... etc. J'allais le voir... demain.

Demain je verrais Pascal en chair et en os... Je tremblais déjà... Je devrais rester ferme... mais en même temps, c'était vraiment vraiment chou, comment lui résister? Aïe, aussitôt, je me suis rappelée des emmerdes, de ma famille, et ça m'a retourné l'estomac.

Comment lui résister? Pascal faisait toujours des trucs qui me font perdre la raison... Pascal est vraiment trop chou dans tous les sens du terme! C'est la première fois de ma vie que quelqu'un se donne autant de mal pour moi...

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Jeudi, 19 Sept 2019 - Rebelote... les voisins...

Publié le par JaneDo

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Jeudi, 19 Sept 2019 - Rebelote... les voisins...

Rebelote avec les voisins du 4! Maintenant, c'est pour installer un poulailler derrière la grange. C'était une vieille ferme avant. Ils l'ont rénové et transformée joliment. Et maintenant des poules!!! Donc, papa et Marlène sont passé chez moi. J'ai failli les manquer.

J'ai entendu Dobby crier. Ce n'était pas un aboiement, mais une sorte de cri d'urgence. J'étais dans mon atelier à peindre, oubliant tout sur terre, y compris que j'avais un chien dans la maison. Quant je suis descendue, j'ai pensé qu'elle voulait seulement sortir. Alors, je me suis préparée pour la sortir.

Je voulais en profiter pour faire un petit jogging. Au moment où je me suis levée pour lui mettre son collier, je vois une voiture qui ressemblait à celle de mon papa. Je me suis précipitée à la fenêtre pour voir les plaques d'immatriculation. C'était bien la voiture de mon papa.

J'ai ouvert la fenêtre qui donne sur la rue... Ouf, ils ont entendu mes appels...

Mon papa m'a raconté en 2 mots, mais je connaissais déjà un bout, vu que j'avais parlé avec Margaux longuement au téléphone hier soir. Donc, on a été sonner au portail. Il y avait sa voiture, donc elle était là. Hélas, pas de réponse. Papa et son amie sont venu prendre un café. On a bavardé en attendant que Margaux rappelle après avoir vu mon sms.

Margaux a appelé pour s'excuser. Hélas, elle avait laissé son natel sur discret, et que quant on a sonné, elle baignait sa petite fille de 2ans à l'étage. Donc elle n'avait rien entendu. Elle était tellement désolée. Elle pensait donc faire un saut chez mon papa le lendemain ou samedi. Elle avait d'abord émis l'idée de passer chez papa dimanche, avec son mari. Dimanche, c'est l'anniversaire de Marlène, donc famille, dîner, etc, pas une bonne idée.

Je n'ai pas tenu et j'ai fini par appeler Caro, sachant que Pascal devait probablement être au boulot. J'aurai mieux fait de me pendre à la douche!

Ils passent presque tout leur temps à l'hôtel. Elle n'avait pas besoin de me raconter ce qu'ils faisaient, son petit rire coquin en disait long. Caro m'a quand même dit qu'ils passaient le plus clair de leur temps à faire l'amour. Que depuis toutes ces années, c'était la 1ère fois qu'ils passaient une semaine entière ensemble. Ça m'a tordu l'estomac.

Elle n'a pas visité grand chose. Pascal passe 1 nuit sur 2 avec elle. Et ce n'était pas pour jouer au Monopoly. Une vague de jalousie, de picotement désagréable m'a parcourue de la tête au pieds.

Non, non et non, je ne veux pas laisser la jalousie maladive reprendre possession de moi et me faire perdre la raison. C'est une maladie qui détruit tout sur son passage, et il n'y pas de pilule pour la calmer. Une fois qu'elle s'installe, on perd tout. J'ai continué à garder le sourire dans ma voix et sincèrement essayé de me montrer contente pour elle.

J'avais failli lui demandé quant est-ce que je lui avais aussi facilement jeté à la figure nos parties de jambes en l'air? Bon, après tout, Caro pensait juste partager ses secrets avec une très bonne amie. Je ne pouvais pas lui en vouloir pour ça. Et pour voir les choses du bon côté, elle pensait pouvoir tout me dire. Donc, je devais m'estimer contente de sa confiance.

Et même si de désagréables frissons me défrisaient, ça me permettait de me battre contre cette affreuse maladie qu'est la jalousie. Je crois avoir assez bien réussi à dealer avec cette saleté.

Après avoir raccroché, je me suis mise à me poser des tonnes de questions. A avoir des tonnes de doutes. Si j'avais pu me douter, j'aurai peut-être agi différemment? J'aurai peut-être été plus... J'aurai peut-être dû passer plus de temps au lit, au lieu de perdre du temps à visiter New York... De toute façon, c'est trop tard. Je suis en train de me torturer pour rien.

Aff, je n'aurai pas dû raccrocher quant Caro m'avait appelée et que Pascal avait pris le téléphone pour me parler! Trop conne!!!

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Mercr, 18 Sept 2019 - Journée pet dans l'eau

Publié le par JaneDo

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Mercredi, 18 Sept 2019 - Journée pet dans l'eau

Journée perdue. J'avais prévu plein de choses. Étant donné que la femme de ménage n'était pas là aujourd'hui, que j'avais annulé mon rendez-vous avec Maria, je pensais pouvoir avancer un peu avec les paperasseries qui s'empilaient. Hélas, que dalle.

Ma sœur est passée prendre un café, ensuite ça a été l'enchaînement; ma sœur avait quelque chose pour moi, donc je suis passée le chercher.

Chez ma sœur, j'ai reçu un coup de fils de mon papa, il voulait passer chez mes voisins du 4, qui demande notre accord pour une construction dans leur jardin. Je suis donc aller chercher mon papa, et on est passé chez Marguaux. Ils veulent construire un abris pour leurs voitures. Ce sera sous la fenêtre à l'arrière de la maison.

On s'en fiche un peu, sans objection au projet, Papily a signé. Elle nous a fait une copie et on est parti.

On a fait un saut chez ma frangine, 3ème fois qu'on se voyait. Papa était content, ça change du quotidien. Il a pris un verre de vin avec César et je l'ai ramené. Le temps de boire un café et bavardé avec Marlène, je suis rentrée. C'était déjà 21h. J'ai donné à manger à ma fifille, et on est sorti faire une balade. Il faisait déjà nuit.

Tout ce que j'avais prévu de faire est tombé à l'eau... Mais bon, j'avais un courrier urgentissime à poster demain, alors, j'ai dû plancher là-dessus. C'est une plainte. Je ne sais pas si le Tribunal va me le renvoyer en disant que la formulation ne convient pas, mais on verra bien. Demain est le dernier délai, donc pas tellement le choix.

Donc, rien foutu et raide d'avoir courraté toute la journée pour tout le monde, sauf pour moi !

Un peu tendue parce que je n'ai pas eu de nouvelles de Caro. Et rien de Pascal non plus. Il ne se cassait plus la tête à me harceler d'appels ou de messages. On dirait qu'ils m'ont oubliée. Je n'ai pas eu le courage d'appeler Caro. Pascal, et sans doute Caro aussi, aurait deviné que j'étais...

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