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Mardi, 17 Sept 2019 - Silence radio... de New York

Publié le par JaneDo

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Mardi, 17 Sept 2019 - Silence radio... de New York

Arhhh, pas de news de Caro. J'imagine qu'ils sont trop occupé, j'espère, à visiter la ville. J'imagine que Caro doit être fatiguée à cause du Jet Lag, et des visites de tous les endroits à voir, proche de l'hôtel. Comme Central Park, les boutiques, la gare du Grand Central, et d'autres endroits vus seulement dans des films, etc...

NON, je me mens, c'est pas du tout ce que j'imagine... ma tête s'acharne à diriger mon imagination dans d'autres direction, comme à visualiser des situations qui me font grincer des dents.

J'ai baladé mon angoisse partout; sur le chemin le long de la forêt en promenant le chien, en buvant un café avec ma frangine, en faisant quelques courses... partout.

Pourtant, je passe mon temps à jeter des coups d’œil inquiets sur mon natel. Niet. Chaque fois que ça sonne, ce n'est jamais Caro, ou Pascal. Tout le monde m'appelle, sauf ces deux. Je me sens trahie, même si c'est tordu et faux.

Même Pascal qui avait sans arrêt essayé de me joindre, n'a plus rien tenté depuis hier. 48h de silence...

Je suis à 2 doigts de me jeter aux pieds de Pascal pour qu'il me reprenne, qu'il m'appelle... et une petite voix me rappelle que je ne dois pas, à moins d'accepter de continuer à subir des emmerdes et de mentir à ma famille et qu'ils n'apprennent jamais pourquoi  ils sont attaqués de tous les côtés. En plus, par la famille d'un type que je n'ai jamais pris la peine de leur présenter!

Hahhh... Pfffouhhh, et pourtant, j'ai tellement envie de l'appeler... d'entendre sa voix... Il me manque tant...

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Lundi, 16 sept 2019 - L'Envie et la Jalousie

Publié le par JaneDo

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Lundi, 16 Sept 2019 - L'Envie et la Jalousie

Caro m'a appelée pour me dire qu'elle était bien arrivée. Tsss, c'est gentil. J'aurai préféré oublier qu'elle était là-bas... et moi pas. Ma tête me jouait des tours aussi; je les imaginais dans des soirées ensemble, Pascal la présentant à ses connaissances, main dans la main dans les rues, elle avec ses robes moulantes qui mettent en valeur ses formes, visitant les lieux qu'il m'avait fait visiter avec ses bras autour de ses épaules, encore plus complice que nous deux... arff, je devenais folle!

10h du matin, c'est 16h là-bas... J'ai appelé. Je voulais savoir ce qu'elle faisait, si elle ne s'ennuyait pas trop... Mais en fait, je voulais surtout savoir si Pascal avait aussi pris congé pour passer le plus de temps possible avec elle...

Caro semblait aller bien, à mon grand regret. Je rongeais mon frein en papotant avec elle, faisant semblant d'être cool et contente pour elle. Pascal restait avec elle cette nuit.

Il avait raconté un bobard à sa femme, et Jess l'avait cru. Elle se réjouissait comme une petit folle. Et moi, je me suis mordu les points. Je l'enviais grave. Pascal l'emmenait manger au resto ce soir.

Pascal avait envoyé une voiture la chercher à l'aéroport ce matin, qui l'avait déposée à son hôtel. Il avait même porter sa valise jusqu'à sa chambre. Elle avait aussitôt appelé Pascal pour lui dire qu'elle était à l'hôtel. Il lui avait conseillé de dormir un peu. Il devait passer chez lui après le boulot, et viendrait la chercher vers 19h pour l'emmener manger.

Toute joyeuse, elle me racontait tout ça, inconsciente que cela pouvait me faire grincer des dents.

Je m'en voulais de ressentir autant de jalousie. Je ne suis pas quelqu'un de jalouse, alors je ne comprenais pas ma réaction. Je l'écoutais et cherchais désespérément quoi dire, à part les "hen hun" ou "cool". Ça me semblait un peu plat. Je ne voulais pas qu'elle se doute que j'étais verte d'envie. Un poids est tombé au milieu de ma poitrine et me compressait le cœur.

Afff, je ne devais pas réagir comme ça, c'était trop nul. Je devais être contente pour elle. Pour lui aussi... Si seulement j'arrivais à oublier un peu et à penser à autre chose, ce serait top.

Ici, c'est le lundi du Jeûne, un congé fédérale... Quant il sera 13h ici, ce sera 19h là-bas, et Pascal et Caro seront ensemble. Un jour de congé où je n'ai rien d'autre à faire que de me torturer l'esprit en pensant à eux. En promenant le chien, mon imagination continuait à les suivre; je les voyais souriant, se prenant les mains en travers de la table, à s'embrasser. En regardant ma série, je les voyais se balader en amoureux, bras dessous, bras dessus.

J'imaginais le sourire de Pascal en la regardant, et ça me brûlait de l'intérieur. Était-il plus heureux d'être avec elle qu'il avait été quant j'étais là-bas? Est-ce qu'il la trouvait plus agréable que moi? Se réjouissait-il plus de passer du temps avec elle? Pascal avait réservé sa chambre dans le même hôtel que moi, ça m’enrageait un peu.

Pourquoi nous faire aller jusque là-bas, n'y avait-il pas assez de femmes là-bas? Pourquoi dépenser autant, quant il avait tout ce qu'il voulait sous la main? On est pas si irremplaçable que ça? Pourquoi Caro? Il aurait tout de même pu se contenter de m'avoir fait aller jusque là-bas?

Pourquoi avait-il dépensé autant aussi pour elle? Arf, c'est l'enfer, je me torture toute seule. Les doutes commencent à me ronger.

J'ai peur qu'il apprécie plus le temps passé avec Caro qu'avec moi... Chiotte, je devrais arrêter de me chier dans la tête. Mais, pas aussi facile que ça!

Après tout, j'avais décidé de couper les ponts avec lui, alors je n'avais pas le droit de me montrer jalouse. Pascal était libre maintenant. Même ça, je commençais à le regretter, en me disant qu'il risque de se dire qu'après tout, Caro, elle au moins, était toujours contente et ne faisait pas autant d'histoires, et il risque de tirer un gros trait sur moi...

Aïe, je l'avais bien chercher... C'était le pire moment pour rompre... J'aurai peut-être dû attendre un peu...

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Dimanche, 15 sept 2019 - Trop jalouse...

Publié le par JaneDo

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Dimanche, 15 sept 2019 - Trop jalouse...

Grillades chez ma sœur. Elle avait d'abord voulu que je regarde avec Papily, et elle de son côté, tentait de joindre l'autre sœur, pour qu'on aille chez elle, jouer aux cartes et manger, mais j'étais trop naze. Je ne me suis levée qu'à 15h... Trop tard. De toute façon, je n'avais pas envie de bouger de la maison.

Caro est partie aux States rejoindre Pascal. Ça veut dire qu'il n'avait pas annulé son billet. J'suis un peu dégoûtée. Après ma conversation avec Caro, j'étais sortie de mon silence pour lui envoyer un message lui disant;

"Que ça n'avait rien à voir avec ce qu'il avait pu faire, au contraire, il n'avait été qu'adorable, rien à voir avec Caro et son invitation aussi à New York. Que je pensais seulement que c'était mieux comme ça. Maintenant, il vivait là-bas. Que c'était bien trop compliqué et loin pour essayer de préserver quoi que ce soit. Que je ne voulais pas être une épine dans son pieds, que c'était mieux pour tous les 2"

J'avais été fier de moi et de mon message, mais pas très longtemps... Surtout quant Caro m'a demandé si je pouvais passer chez elle pour ses plantes.

Wah, je pense que les plantes, ça peut bien tenir une semaine sans problème. Je crois qu'elle voulait simplement, de manière détournée, me faire savoir qu'elle allait rejoindre Pascal.

Un message pour Pascal... Non! Pourtant, j'aurai voulu avoir le courage de lui dire de m'appeler et me raconter comment il va, comment ça se passe.

Mais, je pense qu'elle sera bien trop occupée pour ça. Moi, je ne l'avais pas appelée du tout. Au retour, je lui avais juste raconté qu'après avoir visité son appart, on avait fait un tour touristique; "The Empire State Building", se promener dans"Central Park" proche de leur appartement, etc. J'avais voulu voir la Statue de la Liberté, on avait pas mal marché.

C'est pas tous les jours qu'on va à New York! Pascal aurait voulu m'emmener voir un spectacle qui dure depuis plus de 40 ou 50ans il paraît. Mais je n'en avais pas trop envie et pas trop le temps non plus. J'espère qu'il n'emmènera pas Caro voir ce spectacle, je serais trop jalouse.

En fait, et surtout pour être honnête avec moi-même, j'ai les boules que Caro soit avec Pascal. Je me demande sans arrêt ce qu'ils font. Et surtout... s'il est plus heureux avec elle qu'avec moi là-bas. Aïe, je me suis menti en prétendant que ça ne me faisait rien. J'ai une boule à l'estomac, et j'y pense tout le temps.

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Vendredi - 13 sept 2019 - Caro veut aller à New York

Publié le par JaneDo

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Caro voulait quand même aller à New York. Quitte à devoir payer son billet elle-même. Elle voulait le voir. Pour l'hôtel, ce serait dur, parce qu'elle n'avait pas les moyens de payer les 2. Et elle ne voulait pas qu'ils se retrouvent dans un boui-boui de merde. Alors elle l'a rappelé et l'a presque supplié.

Elle ne savait pas qu'entre temps, Pascal avait encore tenté de m'appeler et m'avait laissé une tonne de messages désespérés; Pascal voulait savoir s'il avait fait quelque chose qui m'avait déplu? S'il avait fait quelque de mal, quoi? Ou est-ce que c'était parce qu'il avait invité Caro? Si c'était ça, il annule tout. Il voulait juste que je lui réponde, que je lui dise ce qu'il y avait.

Serrant mon natel, les yeux fixé sur les touches, je crevais d'envie d'appeler Pascal, ou au moins lui envoyer un sms...

Arf, je ne pouvais pas craquer aussi vite. Cela ne faisait que quelques jours que j'avais cessé tout contact avec Pascal, et il suffisait que Caro me dise qu'il semblait inquiet pour que je craque? Non, je ne devais pas, et pourtant, je continuais à fixer mon natel comme si une réponse allait en sortir. J'ai sursauté quant il a bipé. Un message de Pascal; il me suppliait de lui dire ce qui se passait.

Mon coeur s'est fendu. Il me fallait me changer les idées pour ne pas me laisser aller à sauter sur ce foutu natel et bombarder Pascal de messages. J'étais à 2 doigts de lui demander de me pardonner de l'avoir ignoré, que je regrettais et que je voulais entendre sa voix.

J'ai coupé mon natel et l'ai planqué dans ma chambre pour ne pas l'avoir sous les yeux. Je me suis lancé dans une série; Ozark. Rien ne pouvait me changer les idées... le natel sous mon coussin continuait à me traverser l'esprit, et la vision de Pascal désemparé aussi. Pfff, non non et non, je ne devais pas craquer.

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Jeudi - 2019.09.12 - Chamboulement

Publié le par JaneDo

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Un long week-end en vue. J'ai pris zéro rendez-vous et je pense ne rien faire de tout le week-end, à part peindre, lire et me gaver de télé. Je m'en réjouis d'avance. Petites promenades avec le chien de temps en temps, training pourri de rigueur. Aussi, je dois faire les courses aujourd'hui, pour éviter à avoir à sortir et être obligée de me mêler à la foule en folie des achats de dernières minutes pour le week-end.

  • Pourquoi... Comment ça se fait que tu réponds... Comment? Caro semblait perturbée.
  • Pourquoi tu me demandes ça? Je veux dire, on s'est parlé, quoi, dimanche, non? Tu appelles à cause de ce soir?

J'avais annulé notre rendez-vous de ce soir. J'avais envie de ralentir un peu et d'avoir du temps pour moi. Je ne m'attendais pas à ce que Caro me rappelle Pascal. Savoir qu'il avait pensé passer par Caro pour me joindre me faisait plaisir, mais me chamboulait aussi. Je ne voulais pas craquer, mais chaque fois que j'entends son nom, son image souriante apparaît et je me sens flancher.

  • Non. Pascal essaie de te joindre depuis plusieurs jours... et comme tu ne répondais pas, ben, il a cru que tu avais un problème de natel ou je sais pas. Il m'a demandé de prendre de tes nouvelles. Il était assez inquiet. T'as pas vu ses appels?
  • Si... heum... je ne voulais pas répondre...
  • Whaaat? Qu'est-ce... T'es malade?

Afff, Pascal a demandé à Caro de m'appeler... J'ai été assez bête de ne pas m'en douter. Quant j'ai vu son appel, j'ai automatiquement répondu. Caro n'a pas tourné autour du pot. Elle a tout de suite voulu savoir pourquoi je ne répondais pas à Pascal. De devoir parler de lui ou même entendre son nom me faisait encore mal. Alors je lui ai expliqué en gros. Caro a cru que j'avais perdu la tête.

Je lui ai avoué que je l'aimais toujours, mais, je n'avais pas la force, ni le courage de continuer à subir les foudre de son paternel. J'en avais assez. De toute façon, il était bien loin, alors c'était plus facile et mieux comme ça. Si Pascal avait été ici, je n'aurai pas réussi à le faire, j'aurai craqué, dès que je l'aurai vu.

La conversation avec Caro m'a un peu plombé mon début de week-end. Elle a appelé Pascal après notre discussion. J'avais oublié de lui dire de dire qu'elle n'avait pas réussi à me joindre. Je pensais qu'elle choisirais cette explication, pour ne pas le perturber, au lieu de lui avouer la vérité.

Hélas ou pas, Caro a choisi de lui rapporter notre conversation. Pascal a cru d'abord que Caro blaguait, qu'elle lui faisait une farce. Il n'arrivait pas à croire que je ne lui répondais pas délibérément.

Pascal m'avait dit qu'il avait aussi invité Caro à venir à New York. Lors de sa visite en Suisse, la dernière fois, il avait réalisé qu'il l'avait négligée, n'avait même pas pris le temps d'aller manger avec elle, ou prendre un verre en tête à tête. Je lui ai rappelé qu'il était avec elle en tête à tête quant il m'avait appelé avec son téléphone. Ha, il avait oublié ce détail.

Peut-être qu'il se sentait obligé de trouver une excuse, vis-à-vis de moi, pour l'avoir invitée elle aussi. J'étais rassurée qu'il me le dise, mais il n'était pas obligé de chercher à se justifier. Ce n'était pas nécessaire. Au contraire, se sentir tellement obligé de se justifier, me donnait l'impression qu'il voulait cacher le fait qu'il avait envi de la voir.

Pascal a annulé le voyage de Caro. Elle dit l'avoir senti choqué et déprimé. Ça me sape le moral.

20h50, le téléphone sonne, c'est mon neveu Marl, tsss... Ben, il me demande d'aller chercher son frère à l'aéroport. Il me demande si ça ne me dérange pas, parce qu'il fête son anniversaire avec son pote Romain. Et je m'entends dire; "bien sûr que non. Ça ne me dérange pas du tout".

Qu'est-ce que je suis tarte. Maintenant ma soirée est... fichue! Pourquoi est-ce que je réponds au téléphone quant je devine déjà que ça va être quelque chose qui me fera chier! Pourquoi est-ce que je n'écoute pas mon 6ème sens!

C'est jeudi bordel, et j'avais prévu de faire tout autre chose, comme prendre un verre avec Caro, mais j'ai annulé. Peut-être que ça m'évitera la déprime. Avec Caro, c'est sûr qu'on aurait parlé de Pascal.

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Publié dans amour, article, intime, janedo, journal

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2019.09.11 - Pascal me manque

Publié le par JaneDo

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Arrrh, j'ai eu ma femme de ménage sur le dos jusqu'à 15h. L'enfer. J'ai rien pu faire, comme un gamin, elle a tout le temps besoin que je sois derrière elle. Elle me demande des trucs qu'elle sait où trouver, elle appelle mon nom non-stop, et ne supporte pas de ne pas me voir! Bizarre. On a pris le café ensemble, ensuite j'ai voulu me mettre à peindre, mais que dalle.

Par contre, on a tondu le gazon et pris soin du jardin. Ça c'était une bonne chose. Mais là aussi, j'ai dû le faire avec elle, sinon, elle hurle mon nom sans arrêt.

Elle devait aller à l'hôpital pour son mari, alors à 15h15, on est parti d'ici, et je l'ai déposée à l'hôpital. Diantre, j'étais ravie de me débarrasser d'elle, enfin! Sur le chemin du retour, je suis passée prendre un café avec ma frangine. Je sais pas pourquoi j'ai fait ça, ça a tout chamboulé mon planning déjà foutu. En rentrant, j'ai promené le chien, avant de me plongé dans un bon bain.

J'étais lessivée... par la femme de ménage, parce que je n'avais rien fait de ce que j'avais prévu, et parce que j'avais vu les appels en absence de Pascal et lu ses messages.

Pascal s'inquiète de ne pas avoir de mes nouvelles et du fait que je ne réponds pas à mon téléphone. Il pense que j'ai peut-être perdu mon natel et pas avoir eu le temps de le remplacer. Il n'a pas encore deviné pourquoi il n'y avait pas de retour. Ça me fait mal au cœur en l'imaginant se poser des tonnes de questions. Enfin, s'il s'en pose bien sûr. Peut-être qu'il s'en fiche!

J'espère que je lui manque autant qu'il me manque... Je rêve d'entendre sa voix, de l'entendre me rassurer... Je rêve d'être dans ses bras à nouveau.

Je crois que le pire, c'est que je n'ai pas l'impression que c'est vraiment fini. Je ne sais pas si je rêve ou si c'est mon imagination, mais j'espère ou je crois que ce n'est pas vraiment fini. Ou peut-être que je ne veux pas, ou je ne peux pas l'imaginer. Mais, grâce au ciel, Pascal est aux États-Unis, loin de mes yeux, loin de mon cœur. Je ne peux pas le voir, ni le toucher, je ne peux rien espérer.

Je crois que je sais qu'il ne reviendra pas en Suisse, alors... et les amours à distance ne marche jamais. Au bout d'un moment, les messages, les appels, les lettres s'espacent, et il ne reste plus que le vide. Alors je crois avoir bien fait d'y mettre un terme avant de me sentir désespérément délaissée et sombrer encore plus que maintenant.

Mais... Pascal me manque... il me manque terriblement... à en crever...

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Septembre 2019 - (2) Casse pieds

Publié le par JaneDo

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Lundi, 09 sept 2019:  Casse pieds

Wahhh, j'ai eu Dol au téléphone vers 1h du matin!!! Woooow, elle était bourrée comme d'habitude, à me répéter les choses. Elle m'a demandé comment j'allais au moins 10x. Je sais que ça ne venait pas du cœur, elle sait qu'elle doit penser à demander c'est tout. Après 20 mn, j'en avais un peu marre. J'ai trouvé une excuse bidon pour raccrocher.

Elle a essayé de me garder en ligne, mais j'en avais assez d'entendre sa voix de bourrée, à se marcher dessus et se répéter.

Vraiment chiant d'avoir une pochtronne au bout du fils. C'est casse pieds. Je pense qu'elle voulait me demander des nouvelles de Tchoy, mais elle n'a pas osé. Je me demande si je lui aurai dit que je l'avais foutu dehors!!! Non, sinon, ça n'aurait fait que prolonger l'appel et je n'avais plus envie de l'entendre.

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Mardi, 10 sept, 2019:

Emilio m'a laissé un message pour que je le rappelle. Hum... Encore un qui veut un service j'imagine. Ben, je ne me suis pas trompée; il voulait savoir si je pourrais l'héberger chez moi quelques temps, au cas où il devra quitter son appart sans avoir trouvé autre chose. Mouais! J'ai accepté.

Après tout, s'il ne m'emmerde pas, ça ira. Je lui ai dis que je n'aimais pas être dérangée et que j'aime vivre seule. Il a dit que lui aussi. On verra bien.

Ce soir, souper chez la frangine pour l'anniversaire de Marco. Carbonara. C'est son plat préféré. Jeez, César ne peut pas s'empêcher de l'emmerder dans la cuisine!!! On fait si comme ça, ça comme si... Non mais, fais le toi-même. Je sais pas pourquoi elle lui répond encore!!!

En rentrant, vers 22h20, j'ai eu un message de Maria. J'étais sensée aller chez elle demain pour ses albums. Peux pas. On a quand même parlé au téléphone un moment. On était toutes les 2 raides, donc on va pas faire long pour aller se coucher.

Je suis toujours angoissée à mort. Un poids sur le cœur et la tête qui me suit partout, tout le temps. Demain faut absolument que je me lance dans la paperasserie administrative encore. Ça me fout en rogne. Bon, je ne peux pas en vouloir à Pascal, c'est son père qui m'emmerde.

Pascal a essayé de m'appeler 3 fois aujourd'hui... Je n'ai pas répondu. Ça me fait mal de lui faire ça.

Quant j'étais là-bas, Pascal et moi avions tellement discuté pour savoir ce qu'on allait faire, comment et tout. Trouver des combines pour ne plus se faire prendre. Et maintenant je ne lui réponds plus? Pascal doit se demander ce qui se passe. Je me sens horrible et coupable aussi. J'aurai peut-être dû lui dire ce que son père fabrique? Afff, je dois tenir. Ne pas lui répondre.

C'est horrible ce qu'il peut me manquer. C'est peut-être pour ça que je me sens si déprimée, angoissée...

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01 au 08 sept 2019 - Cœur en berne!

Publié le par JaneDo

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01 au 08 sept 2019 - Cœur en berne!

Pfffouh, les ennuis, ça n'arrête pas! J'en ai ras la patate. D'être bannie de tous les postes de travail intéressants où je me présente. Pascal vit aux USA, je ne le vois plus, alors pourquoi les problèmes ne cessent-ils pas? Son père ne sait quand même pas qu'on s'est vu, non? Non, aucune chance qu'il le sache. Je suis certaine qu'il ne le surveille pas là-bas.

Mardi, 3 sept; Un truc important à poster. Encore des chipoteries avec les administrations du district! Je suis quand même passée prendre le café avec ma frangine. Je m'attendais à voir le petit Liam, mais Lilice était déjà passée le chercher. Flûte.

Super cette fonction où je peux programmer la publication d'un article ou plusieurs articles quant je ne suis pas là, c'est juste géniale.  Parce que ces 2 derniers jours, je n'étais pas là avant minuit.

Avant, je ne publiais rien si je n'étais pas là. Ou si c'était trop tard, je me disais que je le ferais demain. Des fois demain devenait le surlendemain. Ce qui fait, qu'il y a eu des fois où je ne publiais rien pendant plusieurs jours... Aucune chance que ça arrive à nouveau. A moins que j'oublie de préparer mes articles.

Mercr, 4 sept; Programme chargé aujourd'hui. D'abord, j'ai beaucoup dormi, la chienne en avait marre d'attendre que je me lève. Même son museau sur la jambe, ne m'a pas réveillé. Ella, la fille à Brig, est en Suisse et repart aux États-Unis demain, alors on a organisé une réunion de famille chez la frangine avec les enfants.

Mais, ce soir, on aurait dû aller jouer aux cartes chez Papa. Et, à 22h40, je vais chercher Kaya et son copain à l'aéroport. Si je vais chez la frangine pour Ella, ça fera 2 semaines qu'on aura pas été chez papa.

Donc, finalement, j'ai décidé d'aller manger avec mon papa et Marlène, comme c'était prévu. Toute seule. J'ai fais à manger et à 19h, on était à table. J'avais même pris le dessert préféré de Marlène. Après le café, le temps de papoter encore un peu, à 20h30, j'étais chez ma frangine pour voir la petite, qui est comme une nièce pour moi. Elle est comme une nièce pour nous en fait. Elle est née au même hôpital que Pam, presque en même temps, a grandit parmi nous, bref, c'est notre puce au même titre que Pam.

Je suis partie un peu en retard pour l'aéroport, parce qu'on a joué aux cartes avec un de mes neveux et mes 2 sœurs. J'ai ensuite déposé les gamins chez Yohan. Promené Dobby en chemin. Je suis arrivée à minuit et demi à la maison.

Dès que je suis arrivée chez ma frangine, le petit à voulu que je me fasse un café. J'adore, maintenant il fait oui et non de la tête quant il comprend. Pour lui, machine à café = Tati Banana. Ensuite, il a voulu être sur mes genoux pour tremper une cuillère dedans. Il aime le goût âpre du café. Trop chou.

Fanny va aussi avoir un bébé bientôt. Ce sera un garçon. Et son mec, qui est un homme et pas une mauviette à 2 balles, l'a demandée en mariage. Ils seront mariés avant l'arrivée du petit. Un garçon aussi. C'est bizarre, mais le mec à Lilice regarde ailleurs quant on félicite Fabio. Au moins Fabio est un vrai mec et pas une photocopie.

Sam, 7 sept ; Arf, j'ai oublié mon natel dans ma voiture et Kaya a essayé de me joindre. Je pensais aller le rechercher en sortant le chien, mais j'ai oublié. J'ai bien été dans mon garage, mais j'ai seulement pensé à ramener du bois.

Dim, 8 sept ; J'ai dormi tard. Complètement vannée. Dobby, la chienne, a été très patiente. Pauvre chien, elle a bien essayé de m'encourager à me lever quant je me suis traînée jusqu'au frigo pour boire, mais j'étais trop crevée, alors j'ai fait comme si j'avais rien vu et me suis re-trainée direct au lit.

A 4h du matin, je dois aller jusqu'à Yverdon pour amener Dave et sa copine à l'aéroport. Afff, ça m'embête un peu, mais j'ai pas su dire non. Puis, ce sont mes bébés, alors "fighting" !

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Août 2019 - (3) Nous 2, c'est fini.

Publié le par JaneDo

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Août 2019 - (3)  Nous 2, c'est fini.

Mardi, on est parti ensemble pour New-York. Pascal m'a accompagnée à l'hôtel. The Westin, à 5mn de son boulot. Il est resté jusqu'à minuit, et n'est rentré qu'après le 5ème appel de sa femme. Jess voulait savoir ce qu'il faisait, où il était, etc. A Houston déjà, j'avais remarqué que ses échanges téléphoniques avec Jess étaient tout à fait naturel. Comme un vrai couple quoi.

Comment dire; il souriait en lui parlant, il était calme et parfois rigolait même. Leur relation semblait tout à fait normale. Quoique je puisse penser, je n'ai rien dis. Il n'y avait rien d'anormal en fait à ce qu'ils aient une relation de couple normale. Je ressentais quand même une petite piqûre de jalousie.

Pascal m'a trainée visiter les alentours de mon hôtel. Il m'a montré où il s'arrêtait pour prendre son café à l'emporter le matin, la route qu'il prenait. On a quand même éviter, étant donné qu'on était dans son voisinage, de s'embrasser comme des malades. Il m'a juste fait un bisou sur la tempe 1 ou 2 fois. On a évité de se tenir par la main.

C'était pour ça que Pascal avait voulu profiter à fond de ces quelques jours à Houston, parce qu'ici, on était bridé. On ne pouvait pas s'embrasser, ni se tenir par la main, aucun signe d'affection. Ici, on était coincé, trop de risques de croiser des gens que Pascal connaît, ou qui connait le couple, ou Jess, donc par extension, son mari.

Pascal a donc été rejoindre sa femme. Évidemment, je n'ai pas cessé de penser à lui, de me demander ce qu'il faisait. Espérant qu'il se soit couché en rentrant. Espérant que Jess soit déjà endormie.

Vers midi le lendemain, Pascal est venu manger avec moi. On a mangé dans un restaurant près de l'hôtel.

Malgré le trouillomètre à zéro, je suis sortie me balader autour de mon hôtel en direction de son travail. Enfin, je crois. J'étais pas encore au top, mais j'ai un assez bon sens de l'orientation. Je me suis enfilée dans le Shake Shack (pas sûre du nom). A mi-chemin. Quant Pascal m'a appelée pour me dire qu'il venait manger avec moi, je lui ai dis où j'étais. Il a été surpris que je sois sortie me balader. Le café a été pris d'assaut à midi. J'étais contente d'être arrivée plus tôt pour avoir une bonne place.

Pascal avait pensé me rejoindre à l'hôtel, qu'on mangerait, puis... , et ensuite qu'il m’emmènerait à son appartement. Jess travaillait à l'autre bout de la ville, donc il n'y avait aucune chance qu'elle soit dans les parages. Moi, j'avais des doutes, parce que les choses arrivent quant on s'y attend le moins. Pascal m'a rassurée, il était parti en même temps que sa femme. Elle n'était pas malade, et avait des rendez-vous en début d'après-midi et tout le reste de la journée. Après le boulot, elle avait une verrée avec ses collègues, donc, elle rentrerait probablement tard.

Pascal avait pris son après-midi. On a donc été jusqu'à son appartement. Je ne m'attendais pas à voir un portier. Pascal lui a filé un billet en lui demandant d'oublier notre passage. On est donc monté. J'avais les oreilles en feu. L'impression que j'avais dû passer pour une prostituée que Pascal ramenait en douce chez lui. Ou le portier a dû se douter que j'étais peut-être sa maitresse? Glups.

Wahhh, son appartement était mieux que je l'imaginais. Ok, Jess a du goût. Ici, c'est elle qui a fait la décoration de l'appartement. Magnifique. Magnifiquement magnifique. Une vue est à couper le souffle. C'est leurs parents qui leur avait offert cet appartement, ils ne s'étaient pas foutu de leur gueule. Je comprends pourquoi Jess veut le garder s'il se séparent. L'appartement avait dû coûter la peau des fesses.

De ma vie, je ne pourrais jamais, jamais, m'offrir un appartement pareil. Il valait plusieurs millions j'imagine. Et les meubles, ils ont sûrement dû coûter 1 ou 2 millions. J'étais impressionnée. On ne venait pas du même monde c'est sûr. Même si j'aurai pu m'en douter déjà en voyant son appart en Suisse, mais ici, le quartier, les meubles, la vue, c'était clair.

Je partais le lendemain, et ça me fichait la déprime déjà. J'ai demandé à Pascal s'il pensait pouvoir passer la nuit avec moi. Il a décidé de le faire, même s'il s'exposait à des ennuis ou questions de sa femme. J'avais des remords de lui demander de se jeter dans la tourmente pour moi. Mais il m'a assuré qu'il l'avait déjà projeté aussi. Il me pouvait pas imaginer rentrer dormir chez lui, près de Jess, alors que je partais le lendemain.

Pascal avait pris congé et avait raconté qu'il devait se rendre à Washington.

Comme Jess ne se préoccupait pas de ce qu'il avait à faire au boulot, elle ne se doutait de rien. Donc, vers 18h, il est rentré prendre quelques affaires pour partir.

Pascal a laissé sa voiture dans le garage de l'hôtel, parce qu'il m'accompagnait demain à l'aéroport. Je n'étais pas très sûre de le vouloir. Je risquais de fondre en larmes devant lui. Zut.

Comme je m'y attendais, de se séparer à l'aéroport a été horrible. J'ai pleuré pendant un bon bout du retour.

J'aurai voulu retourner lui dire au revoir correctement sans fondre en larmes à nouveau. Ou même rester quelques jours de plus. Aff non, ce n'était pas possible.

En arrivant, j'ai laissé un message à Pascal pour lui dire que j'étais bien arrivée. Je suis restée pendant plusieurs jours dans un état de légume. Je n'avais envie de rien, je me sentais vide et déprimée. J'ai planté mon natel sur discret et j'ai végété un trou énorme au fond du cœur.

Après avoir bien réfléchi, j'ai décidé qu'il était temps que je mette un terme à cette folie avec Pascal. Ma vie en dépendait. J'ai décidé de ne plus répondre à ses appels. A la longue, Pascal comprendra que c'était fini. Si non, alors je lui enverrai un message pour le lui dire. Je ne peux pas de vive voix, alors je choisi d'être lâche.

Dimanche, 31 août; avec ma sœur, on a passé la soirée à jouer aux cartes sur le balcon, mon ex balcon, chez Lilice. Le petit chou nous a fait trop rire. Maintenant qu'il tient sur ses jambes et peut marcher, il n'arrête pas. Il a essayé plusieurs fois de s'asseoir entre les pattes avant de Dobby, mais elle se levait aussitôt.

Peut-être la peur de le blesser. Elle est tellement brusque par moment. Le petit cherchait tout le temps à la toucher. Les seuls moments où Dobby collait Liam, était quant il avait de la bouffe dans les mains. D'ailleurs à table, Liam lui a balancé la moitié des frites et du pain. Elle s'est mise à le suivre partout.

Il faisait frais, mais on est resté quand même sur le balcon à jouer. Je suis toujours déprimée même si je fais tout pour le cacher à mon entourage.

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Août 2019 - (2) C'était nous...

Publié le par JaneDo

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Août 2019 - (2) C'était nous...

 Une voiture m'attendait à l'aéroport de Houston. C'est la 1ère fois que je voyage en 1ère classe. Impressionnant. Je me suis sentie toute petite. Rien à voir avec l'espace réservé aux passagers habituels. Wahhh, jamais eu autant de plaisir à voyager.

Pascal m'attendait à l'aéroport de Houston. Aïe, il est trop chou. J'ai sauté dans ses bras. C'était vendredi soir, donc on avait tout le week-end ensemble. Pascal s'était arrangé pour participer à la conférence le jeudi et vendredi, et comme il devait être là aussi lundi et mardi, on avait le week-end entier.

Évidemment, il y avait aussi des colocs organisés le week-end. Il participerait juste 1 heure le samedi en début d'après-midi, et retour à l'hôtel. L'hôtel avait été réservé par sa boîte, donc il y avait bien des personnes de sa boîte dans le même hôtel. Pascal ne voulait pas se casser la tête avec ça, moi oui. Pour moi, il pouvait bien rester toute la matinée ou même l'après-midi, comme ça, je pourrais traîner au lit.

Pascal ne voulait pas participer aux rencontres prévus le week-end par la compagnie qui avait organisé les cours et conférences. Malgré tout, ils avaient essayés de le joindre en remarquant son absence.

On a mangé dans un restaurant qui surplombait la ville. C'était magnifique. Avant de sortir, je tirais un peu la gueule, parce que je pensais ne pas cadrer avec ce qui m'entourait. Alors je ne voulais pas sortir de l'hôtel. Pascal a tellement insisté que j'ai fini par céder.

On a fait un tour en calèche pour visiter la ville de nuit. On avait l'intention de faire la même chose de jour.  Évidemment, on a été voir un match dans le mythique stade de foot. Je ne suis pas passionnée par le foot moi, mais ça valait la peine. Puis, je voulais lui faire plaisir. Je n'arrivais toujours pas à croire que j'étais sur le territoire Américain!

Samedi, on a fait une balade en ville, au bord de l'eau. Une voiture nous suivait, dès qu'on en avait, enfin non, dès que j'en avais marre, on sautait en voiture. On a fait notre balade en calèche. Visiter des galeries, des musées. C'était chouette. On a mangé sur une chouette terrasse vers midi, et on s'est baladé mains dans la main à travers Houston.

Pascal était tout tendre, très amoureux et me collait contre lui tout le temps. Et des tonnes de bisous; dans le cou, sur le front, la nuque, la paume, sur le main, partout partout. Je l'adore. Grace à sa façon d'être, je me suis sentie très vite à l'aise et heureuse. Le bonheur quoi.

On s'embrassait sans arrêt. Au début, c'était lui qui recherchait sans arrêt le contact, ou m'embrassait. J'ai fini par me détendre et me laisser aller à lui sauter au cou et à l'embrasser autant que je voulais. Pascal n'était pas en reste. J'avais même fini par oublier qu'on pouvait croiser des gens qui travaillent dans la même boîte.

Mais qui aurait l'idée d'aller commenter le fait de l'avoir vu avec une autre femme. Certainement pas ses collègues masculins. Les hommes ne font pas courir leur bouche avec ça, seules les femmes font ça.

Pascal avait prévu des choses le soir, moi je préférais passer ma soirée dans ses bras. Il m'avait tellement manqué. En se baladant l'après-midi, il m'avait dit que je lui avais manqué et avait voulu rentrer à l'hôtel. Je ne voulais pas à ce moment là. C'était agréable de me balader à ses côtés, alors je ne voulais pas abréger ce moment. Ce soir là, j'avais assez marché pour toute ma vie, et je n'avais pas envie de sortir.

L'après-midi, alors qu'on sortait de l'hôtel, pour aller visiter le musée de la NASA, on est tombé sur un type qui travaille dans la même compagnie que Pascal, mais d'un autre département. Hum. Ils se sont salué et échangé quelques mots. Je l'ai vu lorgner dans ma direction. Il s'attendait probablement à ce que Pascal me présente.

Pascal m'a quand même prise par la main, alors que j'essayais d'éviter ça. Le type devait certainement nous regarder nous éloigner. S'il connaissait sa femme, ou rencontrait sa femme, il saurait que ce n'était pas moi. Mais Pascal ne voulait aucun frein ce week-end, puis il nous avait sûrement vu nous embrasser en sortant de l'hôtel, donc, il estimait que ça ne changeait plus grand chose.

En début de soirée, vers 19h, une collègue à lui a appelé pour lui demander de les rejoindre au bar pour un petit verre avant le dîner. Pascal a cherché à éviter cette corvée. Je lui ai fait signe d'y aller. Il a dit qu'il verrait avant de raccrocher et m'a demandé pourquoi je lui faisais des signes.

J'ai pensé que s'il y allait, on passerait inaperçu. Il ne voulait pas. C'était ça de moins à passer ensemble, et il voulait profiter de ce week-end, ne sachant pas quant on se reverrait. Comme un de ses collègues a téléphoné encore, il a fini par descendre boire un verre, pendant que je trempais dans la baignoire.

Dimanche, on a pris le déjeuner ailleurs qu'à l'hôtel. Puis on est rentré et on a passé la journée au lit. Le soir, on est sorti manger des grillades. Il n'a pas arrêté de m'embrasser. Moi aussi. Quant ce n'était pas lui, c'était moi qui lui sautait dessus pour l'embrasser ou me serrer contre lui.

Wahh, j'avais le cœur en fête, je nageais sur un petit nuage tout rose. Je remplissais mon accumulateur douceurs et tendresses pour les longs mois où je ne pourrais pas le voir. Et aussi... parce que quelque part dans ma tête, je savais qu'il fallait que j'aie le courage de rompre avec lui. Je voulais qu'il se rappelle de ces quelques jours ensemble. Je voulais que quant il pensera à moi, qu'il se rappelle de nous à Houston.

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