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Ven - 27 Nov.2020 - Journée flinguée

Publié le par JaneDo

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 Ven - 27 Nov.2020  - Journée flinguée

Arh, ma sœur  voulu que je passe lui corriger son recours auprès du Tribunal. C'est mon métier, mais je ne sais pas pourquoi je me casse encore le cul d'expliquer comment gagner du temps, parce que mes frangines n'écoutent jamais. Elles savent mieux... comment perdre un max de temps!

Elle avait appelé vers 10h, mais elle n'avait pas fini et m'a demandé de passer à midi. Midi pile, j'étais chez elle. Et je ne suis repartie qu'après 19h30. Ma journée a été ratissée, raide, foutue. Je pensais en avoir pour maxi 2h, mais j'avais dû rêver trop fort. Comme si ça avait déjà duré que 2h franchement!

Gstaad, c'était râpé pour moi. Dans mon état, je ne pouvais pas et ne voulait pas y aller. J'avais déjà prévenu Thomas avant l'opération. Et je n'aurai pas supporter de me retrouver face à Pascal sans savoir quoi faire. Après tout, un week-end à moi, c'était aussi bien.

Je n'étais pas encore remise de mon opération. Et, je ne crois pas que j'aurai pu faire face à Pascal. Je ne pouvais plus le croire. Ni à Caro. Je devais d'abord savoir. Je n'avais pas encore eu le courage de regarder l'enregistrement. J'étais encore traumatisée qu'ils m'aient menti. Une fois de plus, j'avais baissé ma garde.

Quelle erreur. Je le savais pourquoi, d'être trop confiante, on se fait toujours avoir. Ce n'est pas tant qu'ils boutiquent ensemble, mais le fait qu'ils m'aient mentis. Ce genre de mensonge me fait me sentir en danger, parce que tout peut arriver derrière mon dos. Et moi qui sourit, comme une gourde.

Des complices qui complotent alors que moi je suis dans le noir total. Comme ils avaient dû se moquer de mon ignorance tous les 2!

Tout ce cinoche pour me faire croire qu'il ne se passait rien, que c'était fini... c'est ce qui m'a fait baisser ma garde. Dire que j'avais même éprouvé de la peine pour Caroline. J'ai le malheur de trop souvent me mettre à la place des autres. Dire que j'essayais même de les remettre ensemble! Je me sentais trop trahie.

J'avais dû avoir l'air de la parfaite idiote de service! Comme s'ils avaient besoin de mon aide!!!

J'étais contente de ne pas avoir à leur faire face, d'avoir le temps de réfléchir. Et, le week-end pour trouver le courage de voir ou écouter la bande enregistrée. Parfois, il est préférable de ne rien savoir. Euh, non, sinon, la chute ou la trahison est la pire de toute, parce que complètement inattendue.

Ciel, je me bourre toujours de médics, j'ai trop mal. La douleur est insupportable par moment. Même les médicaments ne semblent plus faire effet. Je me demande par moment laquelle me faisait plus souffrir? Celle du coeur ou mon ventre? Et le mal de tête, aïe, je n'en peut plus là.

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Jeu - 26 Nov.2020 - Choc douloureux

Publié le par JaneDo

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Jeu - 26 Nov.2020  - Choc douloureux

Ahhh, ça fait mal. Je suis bourrée de médics. Chaque 3h, je prends un anti-douleurs. Mais, je ne dois pas prendre plus de 4 par jour. Est-ce qu'ils ont une idée de combien d'heures il y a dans une journée? Donc, je crois que j'ai un peu dépassé la dose autorisé. J'ai peur parce que je crois que mes pilules ne faisaient plus effet.

Mais, pas assez pour que je n'aille pas voir ce que faisait Pascal. On s'était parlé en début d'après-midi, et je l'avais trouvé down. Il insistait pour qu'on se voit, pour passer chez moi. Il devait savoir depuis le temps que, quant je suis mal, je préfère être toute seule. Je n'aime pas faire subir aux autres mes humeurs.

Caro m'avait dit qu'elle passerait chez lui avec un gâteau au chocolat. Elle l'avait trouvé aussi un peu déprimé. Le chocolat, ça remonte le moral de n'importe qui. Elle lui avait proposé, mais il avait refusé. Il disait ne vouloir voir personne. Apparemment, Pascal avait prévu d'aller faire un tour en vélo en rentrant du boulot.

A 19h, bourrée de médics, j'étais installée non loin, mon ordi sur les genoux. Ça me faisait quand même mal. J'avais l'impression de sentir mon coeur battre dans la plaie. Ça chauffait et me brûlait. J'avais aussi mal à la tête. Malgré ça, j'avais envie d'apercevoir mon petit chou.

Pascal m'avait dit qu'il voulait garder ses distances avec Caro. Qu'elle n'avait pas de place dans notre vie actuelle. Et je l'ai cru. D'après ce que me disait Caro, il faisait tout pour qu'elle le laisse tranquille.

Comme Caro me l'avait dit, elle est arrivée chez Pascal vers les 19h, avec son gâteau dans les mains. Pascal lui a ouvert. Je m'attendais à la voir repartir toute déçu. Mais, il l'a laissé entrer. Ils se sont fixer un moment, yeux dans les yeux. Caro a posé le gâteau sur le meuble à côté de la porte, et Pascal l'a enlacée.

Ha! C'est ça la tenir à distance? Ça m'a surprise. Je me suis dit que finalement, il était content de voir quelqu'un.

Pascal a alors relevé son visage et ils se sont mis à s'embrasser. Ça m'a terrassée. Je ne m'y attendais pas. A la douleur s'est ajouté un nœud à l'estomac. Quant j'ai vu ses mains, ces mains qui m'appartenaient, explorer le dessous de son pull, ses lèvres se poser sur son cou, j'ai refermé brutalement le couvercle de mon laptop.

Je ne pouvais pas regarder, ça me tordait le coeur. Est-ce qu'ils m'avaient tous les 2 mentis? J'étais dévastée.

J'aurai voulu avoir le courage d'écouter, pour entendre ce qu'ils se disaient derrière mon dos, mais pas trop. J'ai donc mis l'enregistrement en route, et je suis partie, après avoir passé 1h la tête dans le vague. Des tas de questions me torturaient l'esprit. Je ne comprenais pas.

Alors que j'étais dans un sale état après une opération, mon homme s'amusait avec une autre femme!

Ça me brisait le coeur. Comment ont-ils osé me mentir? Je me sentais bête. Que devrais-je faire? Faire semblant que je ne me doutais de rien? Lui sauté à la gorge dès que j'irai mieux? Le bouder? Peut-être que si je lui envoyais un message pour dire que je passe, ça foutrait en l'air leur petit jeu?

Pfff, et ils continueraient une autre fois, un autre jour, donc ça ne changerait rien. Il fallait que je trouve une solution. Chez moi, même avec la télé qui tournait, je ne pensais qu'à eux. Et ce qu'ils faisaient. J'étais mortifiée, mal au coeur et la douleur me faisait pleurer. Je ne savais même pas si je pleurais à cause de la douleur ou à cause d'eux.

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Mer - 25 Nov.2020 - Opération.. c'est fait

Publié le par JaneDo

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  Mer - 25 Nov.2020  - Opération.. c'est fait

J'étais vaseuse, mais je crois que l'opération s'est bien passé. Je voulais rentrer. L'idée de dormir à l'hôpital ne me faisait pas fantasmer. Je voulais vraiment rentrer, et j'ai commencé presque dès mon réveil, à emmerder les infirmières. 1h plus tard, le médecin est passé.

Le médecin me dit que je pouvais rentrer si j'y tenais, mais je ne pouvais pas conduire. J'ai donc dû demander à Caro de passer me chercher. Je devais retourner le lendemain, pour que le médecin puisse vérifier ma cicatrice et voir si tout se passait bien. J'ai bien sûr accepté.

Je devais éviter tout effort, éviter d'utiliser les muscles de mon ventre. Sinon, la plaie risque de s'ouvrir.

Dès que le médecin a tourné les talons, j'ai rappelé Caro pour annuler. Je rentrerais avec ma voiture. Mais, Caro était déjà en route. Bon ben, j'allais me laisser faire. Je n'avais pas voulu appeler quelqu'un de la famille.

Déjà parce que ma famille ne savait rien. Et aussi, d'entendre des excuses bidons, pour ne pas se bouger m'aurait blessé. A part ça, je suis impatiente de retrouver mon ventre plat. Cette horrible bosse va enfin disparaître.

Une fois à la maison, Caro a proposé d'aller rechercher ma voiture. Mais, il aurait fallu qu'elle prenne un taxi pour revenir ici avec ma voiture. Ce qui voulait dire que demain, je prendrais ma voiture pour aller à la Clinique. Mais Caro m'a dit qu'elle me ramène demain aussi à sa pause à midi.

Ok. Et demain, je rentrerais avec ma voiture en roulant comme un escargot. Pas de gestes brusques, pas d'efforts. Je savais ce que j'avais à faire. Caro m'a dit qu'elle pensait passer chez Pascal ce soir. Il allait faire du vélo avec Paul, et elle pensait se joindre à eux. Je n'avais été qu'une fois avec Pascal. Crevant.

Ça m'a un peu piquée de savoir qu'elle utiliserait mon vélo, le vélo que Pascal m'avait offert. Grh, c'est mon vélo!

Dès que Caro est partie, je me suis larvée sur mon canapé, ravie d'être chez moi. Je me serais bien larvée dans les bras de Pascal. Hum, mais bon! Ça m'emmerdait de ne pas avoir ma voiture, j'aurai bien fait un tour chez lui pour l'épier.

Pourvu qu'il ne lise jamais jamais mon journal. Je ne pense pas qu'il apprécierait de savoir que je le surveille autant.

J'étais pire que les ex détectives de son paternel. J'étais impatiente de voir Caro demain, pour qu'elle me raconte. J'étais un peu perturbée que Pascal ne m'ait pas appelée. Content de savoir que j'étais coincée à l'hôpital? Libre enfin? Si c'était le cas, je vois pas pourquoi il avait tellement insisté qu'on habite ensemble!

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Mar - 24 Nov.2020 - Opération demain

Publié le par JaneDo

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Mar - 24 Nov.2020  - Opération demain

Pascal a appelé pour savoir quant je rentrais à l'hôpital. En fait, c'est demain et pas aujourd'hui. Je dois être à Jeun et être à la Clinique à 8h du matin. Je pense que je passe sur la table vers 10h du matin. Pascal a voulu qu'on se voit, mais je lui ai rappelé que je devais me préparer. Je passerai peut-être un petit moment.

Milieu d'après-midi, c'était bouclé, j'étais prête. Un peu tendue quand même. C'est la 1ère fois que je dors à l'hôpital...

Vers 20h, je suis donc passée chez Pascal. Je n'aurai pas dû, parce que je n'avais pas envie de m'en aller. Je crois que je commence à m'habituer au confort, à me faire chouchouter. J'avais le droit de ne boire que de l'eau jusqu'à minuit. Donc, j'ai filé pour retourner chez moi. J'avais un gros billet sur ma machine à café pour ne pas m'oublier.

Puisque je n'avais plus droit à rien, je me suis couchée vers 23h, pour me lever demain vers 6h30 du matin. J'avais parlé à Caro pour la tenir au courant, et je lui ai demandé de garder un œil sur Pascal.

J'avoue que j'étais tendue. Je n'ai jamais dormi dans un hôpital. Et l'air de rien, j'avais aussi un peu peur. Mais, une chose est sûre, je ne voulais voir personne pendant que j'y serais. Ni famille, ni amant. En fait, je n'ai rien dit à ma famille. Ils ne savent même pas que je vais me faire opérer.

Pas cool, mais je suis comme ça. Ma vie privée reste totalement privée. Je garde mes affaires pour moi. Ils sauront qui je suis peut-être en lisant mon journal, quant je ne serais plus de ce monde. Ou pas. Je ne suis pas sûre que je voudrais que ma famille lise mon journal.

Bon, il y a toujours mon agenda, où je note laconiquement mon train-train, sur ma table de nuit près de mon lit.

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Lun - 23 Nov.2020 - Pas folle, juste anxieuse..

Publié le par JaneDo

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Lun - 23 Nov.2020  - Pas folle, juste anxieuse..

Hier soir, après avoir hésité, j'ai finalement dit à Pascal que je me faisais opérer mardi. Je passai seulement 1 nuit à l'hôpital, ensuite, je lui ai menti sans un battement de cils. Je lui ai dis que je devais rentrer chez moi, parce que 1 de mes neveux venait habiter chez moi 10 jours, pendant le confinement de sa maman.

Évidemment, il voulait venir me voir à l'hôpital, mais je ne voulais pas. Mes réactions le perturbe souvent.

Pascal a soudain fait la réflexion que c'était pour ça que j'étais si sensible ce week-end. Wah, je n'y avais pas pensé. Mais, je crois que Pascal avait raison. C'était donc pour ça que j'avais réagis comme ne parfaite bouffonne. Mon Dieu que je l'adore ce mec. Il arrive toujours à me pardonner mes conneries.

Pascal m'a serrée contre lui, probablement rassuré de connaître les raisons de notre prise de tête.

C'était donc pour ça que j'étais complètement ravagée, folle, agissant comme une parfaite mégère idiote. C'était pour ça que je voulais rester scotchée à lui tout le week-end. J'ai cru que c'était ma tête qui n'allait pas, que je devenais folle. Mais en fait, c'était parce que quelque part au fond de cette tête, je savais que je ne le verrais pas pendant 10 jours.

Et je n'avais même pas fait le lien. Pascal m'a chouchoutée toute la soirée, sachant que demain, je disparaît pendant 10jours.  Il fallait que j'appelle Caro pour lui demander d'être là pour lui. J'espère qu'ils pourront se rabibocher. Ou je devrais peut-être pas me mêler? En fait, je voulais qu'elle le surveille pour moi.

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Dim - 22 Nov.2020 - Il a deviné?

Publié le par JaneDo

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Dim - 22 Nov.2020  - Il a deviné?

Après avoir tourné, et tourné, et tourné, 1h du matin, Pascal n'était toujours pas monté se coucher. Je ne pouvais pas dormir sans lui. Tsss, je suis déjà dépendante. En fait, je me demandais ce qui se passait en bas. Je n'avais aucune raison de me torturer avec ce genre de préoccupation.

C'était entièrement ma tête. Je débloquais à fond. Je faisais une petite crise de possessivité.

Pascal était assis au petit bar en bas, dans la salle de jeux et discutait encore avec Martine. Tsss. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui raconter? Caro n'était pas loin avec une autre fille et rigolait. Je pense qu'elle gardait Pascal à l’œil, vu qu'elle l'avait droit dans son viseur.

Courage ma fille. J'ai été lui tapoter sur l'épaule pour lui parler. Pascal m'a aussitôt suivie à l'écart. Là, je lui ai fais mes plates excuses, que je ne savais pas pourquoi j'avais réagi aussi bêtement. Ah, j'aime sa façon de chercher mon regard avec son petit sourire mutin.

Ça me donnai envie de lui sauter au cou et de l'embrasser. Évidemment, je ne pouvais pas faire ça.

C'est lui qui m'a attirée contre lui en me faisant un bisou sur la tête. Il m'a dit que ça l'avait aussi fâché, s'était demandé ce qui se tramait dans cette petite tête compliquée. Il n'avait plus qu'à attendre que j'arrête de faire la gueule. Je l'ai entouré de mes bras. La Martine nous épiait, alors je me suis serrée encore plus.

Pascal m'a passé un bras autour du cou et m'a fait un bisou sur la tempe. On s'est séparé. J'ai été droit vers Caro et lui est retourné s'asseoir sur son tabouret de bar, face à Martine. C'est fou ce qu'on peut se sentir minable et en même temps soulagée de s'excuser, quant on sait qu'on a eu tord.

Minable, parce qu'on s'abaisse à reconnaître verbalement ses tords, soulagée, parce qu'on se sent léger.

J'ai remarqué qu'ils regardaient tous les 2 dans ma direction. Elle avait dû lui demandé qui j'étais. J'ai souri à Pascal et détourné mon attention vers Caroline. Elle s'était rendu compte qu'on s'était sans doute disputé. Elle a voulu savoir pourquoi, j'ai avoué que je ne savais pas ce qui m'avait pris.

On aurait dit que Pascal avait deviné, parce qu'il a voulu resté avec moi après le déjeuner. J'ai dû insisté pour qu'il aille se bouger comme il en avait l'habitude. Pascal avait été courir ce matin avec Paul, et disait vouloir rester avec moi. Qu'on pouvait aller se balader. Se balader? Est-ce que j'ai une tête de fana de balades?

Non. J'ai insisté et il est finalement parti avec les autres, après m'avoir allumé un petit feu.

Pascal a toujours besoin de bouger, de faire du sport, quel qu'il soit, moi non. C'est aussi pour ça que j'aime venir au chalet, parce qu'il a assez de monde pour aller se fatiguer la journée, et moi, je peux faire mon sport favori; lire à côté de la cheminée, en grignotant.

Pascal m'a appelée pour me demander si je voulais les rejoindre pour manger vers midi. Non, je n'en avais pas envie. Je voulais rester où j'étais, à grignoter les bons plats qu'avaient laissé la gouvernante. Ça m'a fait rire qu'il m'appelle, juste pour m'entendre, alors qu'on se voyait tout le temps.

J'ai entendu Caro parler derrière lui pour me demander de les rejoindre, et Pascal lui rétorquer qu'il savait que j'allais refuser. Il voulait rentrer manger avec moi. Je lui dit qu'il n'avait pas intérêt, parce qu'il m'empêcherait de finir mon bouquin. Ça l'a fait rigoler. J'imaginais son visage heureux et ça m'a tordu le coeur. Bisou bisou.

Dehors, il faisait un froid de canard, ici, super bon chaud. Le choix était vite fait. Et Pascal me connait.

J'avais préparé nos affaires pour partir. Donc, je n'avais pas besoin de bouger du canapé. Quelques heures de repos et de paix total. Les 2 qui traînaient au chalet savaient qu'il ne fallait pas me déranger. La plupart du temps, quant on me parlait, je faisais semblant de ne rien entendre. Alors, on me laissait tranquille.

On a pris la route vers les 17h, la nuit commençait à tomber. Thomas avait proposé qu'on s'arrête pour des chinoiseries qu'on mangerait chez lui. On ne pouvait pas être plus de 5 à cause du Covid-19, trop risqué. Pascal préférait nous faire quelque chose quant on aurait faim. Caro insistait, elle voulait encore nous coller aux basques.

Pascal la larguée chez elle au passage et on a enfin pu rentrer chez nous. Comme il y avait trop de monde en haut, une partie est descendu nous squatter avec leur bouffe chinoise. Poisse. Pascal trouvait ça amusant, moi moins. Du coup, j'ai dis à Caro qu'elle pouvait venir, parce qu'on était envahi.

Les garçons avaient fait en sorte qu'on ne puisse voir à l'intérieur. Question de prudence et en cas de dénonciation.

Je n'avais pas envie de manger avec eux, alors je me suis installée pour lire. Je pouvais les entendre aller et venir. Je n'avais pas envie de participer. Pascal a rapidement fait à manger pour moi. Je n'avais pas envie d'aller à table avec ceux qu'on venait de passer le week-end. Je préférais rester dans mon coin.

Ça ne me plaisait pas de voir la Martine poser les pieds chez nous. Évidemment, je n'ai rien dis. J'en avais assez fait!

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Sam - 21 Nov.2020 - Je débloque!

Publié le par JaneDo

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Sam - 21 Nov.2020  - J'avais totalement tord

Évidemment, comme je m'étais couchée tôt, j'étais levée aux aurores. J'étais seule en bas. Tout le monde dormait encore. C'était chouette. Après avoir allumé un feu dans la cheminée, j'ai mis la table pour le déjeuner. J'ai sorti quelques trucs, comme le beurre pour que ça ramollisse. Puis, je me suis installée pour lire.

Pascal est descendu peut-être 1h plus tard. Ils se sont couchés tard, il devait être fatigué mon pauvre petit coeur.

Pascal s'était levé parce qu'il ne me trouvait pas dans le lit. Il m'a proposé de sortir marcher un peu et acheter du pain. J'ai dit oui. Je me forçais à devenir Madame oui. Je voulais faire plus de choses avec lui, dire plus souvent oui, que "je sais pas". Je déteste d'ailleurs les gens qui ne savent pas ce qu'ils veulent.

Une fois dehors, emmitouflé dans ma veste bien chaude, j'étais contente. Prendre l'air était une bonne idée.

On s'est baladé en amoureux, serrés l'un contre l'autre, le sourire d'un bout à l'autre de nos visages. Pascal semblait heureux et ça, ça n'avait pas de prix. Le pain sentait si bon, que j'ai pris un bout avant même d'arriver au chalet. On s'était baladé dans la station presque vide. J'aimais cette balade tôt le matin.

De retour, Pascal a été se baigner dans la piscine, moi, je me suis remise à lire. Petit à petit, ont commencé à descendre pour le petit déjeuner. J'ai fait comme si j'entendais rien. Je trouve que j'avais déjà fait assez. J'ai un peu regretté après, en le voyant entouré des autres, le voir discuter, rigoler. J'aurais voulu être près de lui. Que ce soit moi qui le fasse rire et apparaître son adorable fossette.

Le chalet s'est vidé d'un coup après le déjeuner. Ils ont été, ou se baigner en bas, ou dans la station pour faire du sport. Je sais que certains sont allés voir s'ils pouvaient skier, faire de la luge, ou autres. Je sais que les machins à neige fonctionnaient à fond pour permettre aux gens d'utiliser quelques pistes.

Pascal ne m'avait pas demandé si je voulais venir avec, alors ça m'a fâchée. Franchement, je ne sais pas pourquoi, parce que j'étais contente de rester au chaud, au chalet. Je suis un peu nulle. Est-ce que je deviens possessive? Détestable, mais je n'ai pas pu me retenir de lui reprocher de m'avoir laissée toute seule.

Quant il est rentré, il a voulu me faire un bisou, je l'ai esquivé et je suis allée dans la chambre.

Pascal s'est immédiatement aperçu de mon humeur et m'a suivi. Je l'ai bombardé de reproches, tout en me disant que c'était ridicule et nul. J'ai regretté mon attitude et chaque mot qui sortait de ma bouche. Mais impossible de m'arrêter. Je l'ai renvoyé de la chambre, et je me suis sentie honteuse.

J'agissais comme une mégère stupide, chiante, jamais contente. Pourtant, il était adorable. Je ne savais pas ce qui me prenait. Et je déteste m'excuser, et là, j'allais être obligée. Affreux de devoir reconnaitre sa faute.

Quant j'ai trouvé mon courage pour descendre lui faire mes excuses, il n'avait pas l'air d'être dévasté. Ça m'a encore plus énervée. Il rigolait, s'amusait comme s'il ne s'était rien passé. Comme si je n'étais pas là. Arh, ça va pas moi!

J'ai voulu faire marche arrière, mais, je suis descendue, sans aller vers lui. J'ai fait en sorte d'avoir l'air de m'amuser aussi. Avec Caro, on a longuement discuté un peu à l'écart. Du moment que j'étais là, j'ai vu que Pascal regardait de temps à autre dans notre direction. Quant je l'ai vu approcher, j'ai filé.

Je ne voulais pas lui parler. J'étais... bizarre. Je voulais m'excuser, et j'étais énervée en même temps. Je savais bien que c'était sans raison.

Pourtant, je ne voulais absolument pas qu'il y ait une scène devant tout le monde. Michael a proposé une partie de Billard, et j'ai été contente de filer pour ne pas le voir. Mais hélas, Pascal est arrivé peu après et a voulu jouer. Il a fait équipe avec Martine. Elle ne savait pas jouer, et Pascal s'est placé derrière elle pour lui montrer.

Mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai évité de les regarder. Ça m'énervait, javais le coeur dans la bouche. Je ressentais de la frustration. J'avais honte de moi.

De les voir fricoter m'a fait péter un câble. Intérieurement bien sûr. J'ai arrêté de jouer et je suis remontée. Si je serais restée, j'aurai fini par éclater. Je m'attendais à voir Pascal me courir après. Mais non. Voilà, ça m'a encore énervée. Il est resté en bas à jouer avec cette grognasse, qui prétendait ne pas savoir jouer.

Ne le voyant pas monter, j'ai décidé de me coucher. Ça lui montrerait que je faisais la gueule. La honte. Je savais que j'étais ridicule et idiote, mais impossible de me retenir. C'était vraiment idiot. Si j'aurai voulu, j'aurai pu aller vers lui. Lui ne m'aurait pas rejetée, mais j'étais stupidement fière. Arhhh. Je déteste les Martine.

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Ven - 20 Nov.2020 - Genève-Maison-Chalet

Publié le par JaneDo

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Ven - 20 Nov.2020  - Genève-Maison-Chalet

A 17h, on était à Genève. Ils ont fini plus tôt. Pascal a proposé qu'on reste encore ce soir, mais on ne pouvait pas. Thomas nous attendait au chalet. Ou peut-être qu'il n'y était même pas. Pascal a voulu passer par la maison, pour poser nos affaires et prendre des affaires pour Gstaad.

On a pas trop traîné, mon homme est organisé. C'est plutôt moi qui ait tendance à m'oublier. J'ai pris d'autres livres, parce que j'avais terminé mon pavé à Munich. Caro a été encore plus rapide que nous. Je la soupçonne d'avoir déjà préparé ses affaires avant de partir pour Munich.

Arrivée au chalet, j'ai voulu faire une sieste. Lâcheuse, j'ai été me coucher direct. Je n'avais pas pu le faire en arrivant en Allemagne. Il me fallait récupérer. Je pensais me relever un peu plus tard et me joindre au groupe, mais, je n'ai pas réussi à quitter le lit. J'ai dormi non-stop, 10h.

Ça fait des lustres et des poussières que ça ne m'était plus arrivé. Ou peut-être à coup de somnifères... Wahhh, 10h quand même! Ça ne m'était plus arrivé depuis mes 20ans je crois. J'ai toujours aimé me larver au lit moi.

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Jeu - 19 Nov.2020 - Mon Munich

Publié le par JaneDo

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Jeu - 19 Nov.2020  - Mon Munich

Est-ce que j'ose dire que je suis heureuse quant je suis avec Pascal. Bien sûr, je n'oublie pas que notre couple est... Il est marié et maintenant, il a un enfant; un fils.

Mais je n'y peux rien, je l'aime. Avec lui, je me sens belle, joyeuse, protégée. Mais, j'ai aussi peur que ce ne soit qu'un mirage, et que le réveil sera dur.

Je ne l'ai pas vu de la journée, mais j'ai passé une bonne journée à me larver devant la cheminée.

On a pris un café avec lui avant son départ. Caro était passée chercher Pascal pour me dire bonjour en même temps.

J'ai fait monter du bois et faire faire le feu. Je voulais m'installer et lire, mais trop fatiguée. Je suis retournée me coucher. On s'est endormi vers les 3h du matin, après avoir passé notre temps à faire l'amour.

J'ai passé toute l'après-midi à lire et grignoter. A son retour, au lieu de manger, on a été se balader à travers la ville. Je retrouvais le paysage connu et les souvenirs. Pascal me couvait de câlins, de bisous, comme une petite chose précieuse. Il m'avait acheté un bonnet et des gants, et me serrait contre lui. J'étais bien au chaud.

On a mangé dans la rue aux petits stands de passage. Pleins de stands avec du chinois, mais j'ai préféré les saucisses.

Pascal m'a dit que j'avais les joues toutes roses et qu'il aimait me voir sourire, rire. C'est vrai que j'avais le sourire scotché d'un bout à l'autre de mon visage. J'étais contente de me balader avec lui. C'était trop chouette. On a bu un café chaud près d'un stand de marrons. On s'en ait mis plein l'estomac. J'étais gavée.

Je comprends pourquoi il m'avait proposé de manger après. Il régnait une atmosphère de fête. Ou c'était dans ma tête?

On s'est baladé pendant plus de 2h dans la ville. Comme dessert, on s'est empiffré de beignets au pommes et bu aussi. Moi, j'ai pris de la Vodka, Pascal une Téquila. On est rentré se dorloter devant le feu.

Un feu qui s'allume tout seul? Pascal a dû leur demander de le faire... Surement...

Cette fois, on s'est endormi plus tôt. Je ne pouvais pas le laisser se crever, juste parce que j'étais là. Il avait une longue journée demain, ensuite, on rentre à la maison. Donc, je savais que rien que le voyage allait me crever d'avantage. Je n'avais déjà pas pu dormir à mon arrivée, ce que je fais toujours d'habitude.

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Mer - 18 Nov.2020 - Le rejoindre à Munich

Publié le par JaneDo

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Mer - 18 Nov.2020  - Le rejoindre à Munich

Cela fait depuis dimanche soir que Pascal me propose d'aller le rejoindre. Il me l'avait déjà demandé tout au long du week-end. Il me connait, et il sait qu'il faut beaucoup demander, que ça me prend beaucoup de temps pour me décider. Et que c'est plutôt exceptionnel quant je me lance dans un voyage sur un coup de tête.

C'est déjà mercredi, et hier soir, il m'a à nouveau encouragée à aller le rejoindre. Il sait que j'adore Munich. Mais ciel, il fait plutôt froid.

Il m'a même dit qu'il y avait une cheminée dans sa chambre. Hum, je me tâte. Pas envie d'aller me balader, ni voyager en fait. J'ai parlé à Caro et je sais qu'il n'a pas de cheminée dans sa chambre.

Je pense que si je le rejoins, il changera de chambre, juste pour m'attirer là-bas.

Arhhh, je ne sais pas. Envie de rester chez moi. aussi envie de profiter de mon temps toute seule. Et j'aime bien, comme hier soir, passer la soirée à papoter avec Thomas.

Pascal a voulu me réserver un vol, comme j'ai pas voulu. Trop rapide pour moi. J'avais besoin de temps, peut-être trop de temps, pour me décider. C'est déjà mercredi. Je suis une chèvre, difficile de me faire me bouger le cul de ma maison. Trop casanière! Être à 2, en couple, c'est faire des efforts pour les 2!

Pascal avait prévu le coup, et m'avait laissé sa carte de crédit et le code, dans le tiroir, de son côté du lit.

Si les rôles étaient inversé, et s'il avait proposé à Caro, elle serait partie avec lui dimanche. En pensant à ça, je me suis dit que je devais faire un petit effort et me sortir de ma zone de confort pour lui. J'ai préféré faire la réservation moi-même. Aucun besoin de voyager en Business pour un si court trajet!

Ça m'a pris la journée pour me préparer. Je lui ai laissé un message pour l'informer du vol que je prenais. Me suis traitée de sotte d'avoir céder. Une fois dans l'avion, le blues du voyage était passé. J'étais contente de voyager seule, comme une grande. Je me sentais vachement indépendante.

Pascal m'attendait à l'aéroport. Petit chou. Fallait montrer pattes blanches concernant le Covid-19. No problémo, j'avais refais le test lundi, donc j'avais mon papier, que j'ai présenté avec passeport et le reste. Heureusement, le vol n'est pas long, parce que voyager avec un masque sur la figure, c'est pas top.

Par contre, être seule dans les 3 sièges de la rangée, c'est hyper top!

Comme je l'avais pensé, Pascal avait changé de chambre, pour prendre une suite avec cheminée. Je lui ai demandé comment ça passerait avec le boulot. J'ai picoré dans l'avion, parce que je savais qu'il commanderait à manger pour nous. C'était un délire. J'ai adoré mangé en écoutant le feu crépiter dans la cheminée.

Caro est venue nous rejoindre pour le café. Puis, sous le prétexte de me faire visiter sa chambre, on a pu discuter un peu toutes les 2. Je lui ai dis d'insister auprès de Pascal, mais si elle lui dit que c'est moi qui la pousse, comme elle l'a fait la dernière fois, je la laisse tomber direct. Elle a compris.

Malheureusement, maintenant, j'étais là. Elle aurait dû se casser le cul un peu plus tôt. Elle n'avait plus que la journée pour lui taper sur les nerfs, parce que le soir, j'étais dans les parages. Ils peuvent parler en français, pas en anglais.

Parce qu'en Allemagne, il a pas un chat qui ne parle pas anglais.

J'ai préféré ne pas lui dire que, au retour, je risquais de passer plusieurs jours chez moi, et non chez Pascal. Je devais me faire opérer pour mon Ernie. C'est déjà presque tout planifié.

J'avais prévu de dire à Pascal que mon neveu devait venir dormir chez moi, parce que sa mère était en quarantaine. Je ne pouvais pas ne pas rester chez moi. Je ne veux pas qu'il se pose de questions.

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