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Lundi, 23 Sept 2019 - Course pour rien

Publié le par JaneDo

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Lundi, 23 Sept 2019 - Courir pour rien...

Encore une journée perdue... Je devais me taper mes paperasseries, aller courir avec le chien, travailler un peu, même si je n'ai plus d'agence pour s'occuper de promouvoir mon travail...

Mais niet. Rien de tout ça. Mon papa a appelé pour que je lui prenne un rendez-vous chez le médecin. Il a la crève. Ma soeur m'a appelée pour me demander de passer lui corriger 4 pages d'un courrier important. Depuis chez elle, j'ai appelé le médecin, et rappelé mon papa pour lui donner le rendez-vous. Puis, comme il semblait avoir les bronches prises, j'ai décidé de passer le chercher pour aller à la pharmacie.

Quant je suis arrivée, Marlène était là, papa, lui, était parti en virée...

On a attendu le retour de papa. Il est arrivé trop tard, c'était 19h, la pharmacie était fermée! Et pas de pharmacie de service dans les environs! Poisse.

En rentrant, train train habituel; donner à manger à Dobby, me faire à manger, prendre une douche et sortir le chien... 21h! Donc, journée pet dans l'eau comme souvent. Je me suis même engagée à amener Kaya à l'ancien appart de Dave pour le nettoyage de l'état des lieux. Mon neveu déménage sur Lausanne ce week-end.

Si seulement j'étais muette, ça m'éviterait de me flanquer dans des obligations qui m'emmerdent!

J'avais promis à ma puce qui a bientôt son anniversaire, de lui faire le gâteau... Ma sœur me l'a rappelé.

A la fermeture de KaZéo, j'ai continué mon journal par écrit, parce que je n'arrivais pas à gérer Eklablog. Alors quant je résumais et retapais mon journal cette année (mars), j'avais laissé de côté tout le train train du quotidien, pour ne parler que de Pascal. J'ai gardé mes tonnes d’écrits dans mes cahiers, comme ceux qu'on utilisait à l’école.

Je me demandais si je ne devrais pas compléter? Peut-être qu'il y aura un évènement que je n'ai pas dactylographié que je voudrais retrouver plus tard?? Hum!!!

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Dim, 22 Sept 2019 - Le temps qui file...

Publié le par JaneDo

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Dimanche, 22 Sept 2019 - Le temps qui file...

Samedi (21) après-midi;

Pascal et Caro étaient tous les 2 fatigués, donc j'ai proposé de les laisser faire leur sieste et de revenir plus tard, mais Pascal n'a pas voulu me laisser partir. Il pensait que je risquais de prendre la fuite et de ne plus répondre à ses appels ou ceux de Caro. C'était peut-être vrai, je n'en sais rien. Surtout, il voulait savoir ce qui me préoccupait.

Quant il a été se doucher, j'en ai profité pour demander à Caro si elle avait vu les photos que le père de Pascal avait sur nous. Elle n'était pas au courant. Elle m'a dit qu'elle n'avait jamais parlé avec le papa de Pascal, qu'elle n'avait eu à faire qu'avec son secrétaire particulier. A voir sa tête, elle ne mentait pas. Et elle avait tout à coup peur. Elle aussi.

Caro m'a demandé ce qu'on allait faire. J'avoue que je n'en savais rien. Je commençais à regretter de lui en avoir parlé. Caro a une grande bouche, et elle risquait d'en parler à Pascal. Quoique, l'idée que  Pascal risquait de mal le prendre la fera surement tenir sa langue.

Comme je voyais qu'ils étaient un peu cassé, j'ai proposé de partir, les laisser se reposer un peu et revenir plus tard. Pascal m'a lancé un drôle de sourire. Pascal, même Caro, était sceptique.

J'avais pas prévu d'y passer ma journée, juste venir lui dire que je ne voulais plus... plus... le voir? Wah, ça sonnait mieux dans ma tête que de devoir le dire tout fort. Caro a quand même tenu à bricoler quelque chose à manger, parce qu'ils n'avaient pas mangé à midi, ils m'attendaient.

Pendant qu'on... mangeait... Ouais, si on peut appeler ça manger, parce que je poussais les pâtes d'un côté de l'autre de mon assiette. Je n'avais pas très faim. Enfin non, j'avais la boule à l'estomac.

J'ai remarqué que Pascal en faisait de même. Caro, enjouée, racontait son séjour à New York. Pour le peu qu'elle a vu en dehors de sa chambre d'hôtel je présume. Ou peut-être pour détendre l'atmosphère , parce qu'elle voyait bien qu'on était tendu. Pascal a soudainement posé ses services et repoussé son assiette.

Pascal a dit en s'adressant à moi, que le temps passait à la vitesse grand V, qu'il n'avait pas envi de jouer, de parler de la pluie et du beau temps, il voulait que je lui parle. Que je lui dise ce qui n'allait pas, parce qu'il était là pour ça, pas pour manger des pâtes. Glups, il avait presque l'air fâché.

Avec Pascal, on a toujours parlé en anglais. C'est plus précis et plus simple. En français, faut trop de mot pour dire la même chose... mais bon... je vais faire de mon mieux pour raccourcir.

  • Ok... Puisque tu y tiens! Mais, il faut que tu me jures que tu ne causeras pas... d'orages !

Je pouvais pas lui dire de ne pas faire comme il avait fait pour Caro, sinon il aurait tout de suite deviné.

  • Il faut que tu me promettes de ne rien faire. Que tu te rappelles qu'1 homme averti en vaut 2. Que tu me jure que tu ne feras rien. Que tu ne réagisses pas. J'y tiens...
  • Ok, je promets... alors dis moi.

Alors je lui ai tout raconté, sauf pour les photos. Je lui ai dis que je ne pouvais pas prendre le risque de continuer à le voir, ou, étant donné la distance, continuer à penser ou à faire comme si on était encore ensemble. J'étais arrivée à la conclusion, qu'il fallait couper court. Qu'on ne pouvait pas continuer, on ne pouvait plus être ensemble, même s'il revenait en Suisse.

Pascal était sonné. Il est resté un long moment le regard plongé dans son assiette, sans dire un mot. Puis il a marmonné qu'il pensait que tout s'était arrêté depuis qu'il était aux États-Unis.

Caro a confirmé que rien n'était aussi à côté de la plaque. Elle n'avait toujours pas de boulot, et elle aussi avait une pluie d'ennuis de toutes sortes; ses papiers, des sommations, etc. Elle avait même risqué de perdre son appart. Et elle se demandait comment elle allait continuer à assumer son loyer si les choses ne s'arrangeaient pas. Pour sa famille, elle s'en foutait, ils n'avaient jamais été proche.

Moi, j'étais extrêmement proche de ma famille. Je ne pouvais plus supporter cette situation...

J'étais partagée entre l'envie de rester et profiter qu'il soit ici, et prendre la fuite tout de suite parce que je craquais déjà. J'essayais de trouver le moyen d'avoir l'argent et l'argent du beurre. J'en étais consciente. C'était trop dommage de ne pas profiter d'être en sa compagnie...

Alors, pour me donner bonne conscience, j'ai décidé de rester et de bien lui faire comprendre que malgré ça, on devait tout de même arrêter. On n'avait pas le choix. Et lui rappeler sa promesse de ne rien faire, sinon son père va encore croire que je le manipule.

Pourtant, je n'étais pas très chaude de devoir avoir Caro qui nous chaperonne! Et on va faire quoi ce soir? Je ne vais tout de même pas dormir chez Caor? Pas envie. Pascal s'était assis face à moi et tenait mes mains dans les siennes. Je voyais bien qu'il était un peu sonné par les actions de son père et était désolé d'en être la cause.

Pascal continuait à essayer de me convaincre qu'il serait encore plus prudent et discret. Je lui ai dis que c'était stupide de continuer à espérer qu'une relation à distance puisse marcher. Non, j'avais raison de faire ce qui était le mieux pour tous les 2; rompre. Pourtant, j'avais envie de rester avec lui jusqu'à son départ demain.

Ou est-ce que c'était parce que je ne voulais pas le laisser avec Caro?

J'ai eu terriblement mal au cœur de voir son regard triste et les larmes menacer. Je n'étais pas assez forte émotionnellement pour supporter de lui faire de la peine. Je l'adorais tellement. Pascal tentait tout ce qu'il pouvait pour me dissuader de rompre. Je n'arrivais pas à croire qu'il veuille encore de moi.

J'ai fait semblant d'accepter à contre cœur de rester encore un peu. On a longuement discuter, Caro comprise, pour savoir ce qu'on allait faire. Je laissais Pascal continuer à croire qu'il réussirait à me convaincre. Je complotais avec eux. Peut-être que s'il n'y avait aucun risque, ou s'il revenait en Suisse, peut-être que je...

Non, je ne pourrais pas. La pression exercé par son père était trop forte, je n'étais pas de taille.

Caro voulait faire une sieste avant de préparer à manger. Pascal aussi, il était raide lui aussi.   Je n'étais pas très chaude à l'idée, mais j'étais aussi crevée. La discussion m'avait achevée, tendue comme je l'étais, je n'étais pas d'humeur pour une partie de jambes en l'air. Et pas avec Caro dans les parages. Zut, on était chez elle, je ne pouvais pas lui dire de.. partir!

Je l'ai dis... ben oui... J'ai vu Caro faire la grimace. Dès qu'elle en a eu l'occasion, elle m'a demandé pourquoi j'avais dis ça. Est-ce que j'allais le laisser repartir comme ça, sans faire l'amour avec lui? Est-ce que c'était vraiment ce que je voulais. Caro était sceptique.

On l'a laissé aller se coucher un moment. Qu'elle fasse sa sieste. Pascal et moi sommes resté au salon. On a papauté un peu, puis on a fini par s'endormir sur le canapé, dans les bras l'un de l'autre. Vers 18h, le bruit venant de la cuisine nous a réveillé. Caro faisait à manger.

Pascal et moi avions été marcher un peu au bord du lac. On est parti dans la direction inverse de son appart. Ce ne serait la catastrophe si Thomas apercevait Pascal.

Pendant qu'on mangeait, on a discuté, rigolé. On continuait à chercher des solutions; comment continuer à rester ensemble, malgré la distance et les angoisses de son paternel. J'ai ensuite aidé Caro à ranger.

Ce soir, le seul soir ici de Pascal, avant son retour demain au États-Unis, on avait décidé de ne pas sortir et de profiter de chaque instant. Je commençais à sentir qu'il était temps que je rentre. Je pouvais difficilement m'incruster chez Caro, et ça me dérangeait quand même de laisser Pascal chez Caro. Mais je n'osais rien dire.

Même si ça me foutait le cafard grave, il était temps que je parte...

Pascal ne voulait pas me laisser partir. Alors, malgré la présence de Caro, et que je savais très bien qu'elle risquait de mal le prendre, j'ai proposé à Pascal de venir dormir chez moi. Je m'étais débarrassée de mon coloc, il n'y avait donc pas de problème.

Caro, livide, avait filer boutiquer dans la cuisine en tendant l'oreille...

Pascal a fait une petite grimace et, avec un mouvement de la tête en direction de Caro, il m'a dit qu'il ne pouvait pas faire ça. Caro lui avait gentiment proposé de venir chez elle, avait écourté son séjour à New York, tout ça pour qu'il puisse me voir et me parler. Il ne pouvait pas...

Il n'a pas eu besoin de terminer sa phrase, j'avais compris; il ne pouvait pas, parce que tout à coup je le voulais, l'abandonner et filer chez moi. Ce serait vraiment sans cœur.

Wahhh, j'étais persuadée que Pascal sauterait sur l'occasion. Je ne m'attendais pas à un rejet! Aussi terrible que cela puisse paraître, et malgré que c'était difficile de l'entendre refuser ma proposition, Pascal avait raison. Je m'en rendais bien compte. J'ai regretté d'avoir osé dire ce que j'ai dis. Caro allait m'en vouloir c'est sûr.

Caro était aussi surprise que moi que Pascal ne l'ait pas la plantée là pour filer avec moi...

Alors on fait quoi? Je ne me sentais pas à l'aise de rester et Pascal ne voulait pas me suivre, alors où est-ce que ça nous laissait? Qu'est-ce qu'on allait faire maintenant? Pascal a proposé que je reste. Du regard, il a demandé l'approbation de Caro. Ça m'a un peu... énervée.

C'est qui elle? Ce n'est pas sa copine, c'est moi sa copine. Pourquoi il lui demande son avis à elle? Est-ce qu'il pouvait imaginer ce que je ressentais de savoir que lors de son court passage ici, il restait avec elle? Qu'il dormait chez elle? Il passait plus de temps avec elle qu'avec moi. Je n'étais que... qu'un élément de passage? Sans importance?

La rage m'a donnée envie de remettre sur le tapis le fait que dès qu'il monterait dans l'avion, nous 2 c'était terminé. Qu'il ne me reverrait plus. Alors, est-ce qu'il a vraiment envi de rester là et pas venir chez moi plutôt?

Puis, ça m'a traversé l'esprit qu'il avait tenté en vain de me joindre avant de venir jusque là, que je ne m'étais même pas donnée la peine de lui répondre, à part pour lui dire, qu'il n'avait rien fait de mal, et que ma réaction n'avait rien à voir avec Caro. Arfff... Impasse!

J'ai voulu faire ma grosse tête, malgré les supplications de Pascal et les efforts de Caro me demandant de rester, je suis partie quand même.

Je me suis arrêtée après quelques kilomètres. C'était nul. Je n'aurai peut-être plus jamais l'occasion de revoir Pascal. Il vit avec sa femme aux States maintenant, et je fais ma petite crise, alors qu'il n'était ici que 24h? Je savais bien que je ne fermerai pas l'oeil de la nuit, que je me morfondrais jusqu'au moment qu'il quitterait le sol Suisse. Et que je me mettrais à regretter mon comportement.

Ciel... j'avais mal au ventre... Je me sentais mal et honteuse aussi, mais j'ai fais demi-tour.

Pascal a été content de me voir. J'étais revenue. Il m'a longuement serrée dans ses bras. Caro semblait également soulagée.

Elle m'a dit que Pascal s'était effondré quant je suis partie. Caro ne comprenait pas pourquoi j'étais aussi dur avec lui. Il était quand même venu jusqu'à moi. Elle trouvait que j'étais atroce avec lui.

Je trouvais aussi... J'étais toute chamboulée. L'imaginer triste me brisait le cœur.

L'empêche qu'on a passé une chouette fin de soirée tous les 3. On a refait le monde, discuté encore et encore de l'avenir... ensemble. Ce qui me semblait tiré par les cheveux, parce que je savais qu'il n'y avait pas d'avenir. C'était foutu pour nous quoi qu'on puisse inventer. Espérer de ne pas se faire prendre était impossible.

Hum, pour le reste, ça s'est fait tout seul... Caro a prétendu avoir encore des choses à faire avant de se coucher pour nous laisser tranquille. Après, je lui ai laissé ma place pour aller prendre une douche et trainer un moment devant la télé pour ne pas les entendre.

Étalé tous les 3 dans son lit, on a bavardé encore jusqu'après minuit. Je ne sais pas exactement quant, mais j'ai sombré dans le sommeil. Un sommeil tranquille, rassurant. Peut-être parce que Pascal était là.

Dans la soirée, un moment donné, Pascal a eu envi d'aller voir sa maison. Il n'a pas été jusqu'à y entrer, il avait des locataires. Comme Thomas n'était pas chez lui, Pascal est monté à l'appartement. Il a fait très attention de ne rien toucher, de ne rien déranger, pour que Thomas ne puisse jamais deviner son passage.

Il a dit que ça lui manquait de ne pas être là. Il a eu un petit moment de cafard, vite oublié grâce à Caro qui, comme toujours, a toujours pleins de choses à raconter. Pleine d'entrain et toujours d'humeur joyeuse, elle arriverait à dérider même le pire des grincheux.

Le moment du départ de Pascal approchait, et avec, la lente déprime qui recommençait à peser sur le moral. Si je pouvais, je n'irai pas à l'aéroport, je ne voulais pas le voir s'en aller. Mais je ne pouvais pas non plus ne pas l'accompagner. Arf, j'avais déjà envie de pleurer. Pourtant, je faisais l'effort de sourire et de faire semblant de ne pas me rendre compte qu'il partait bientôt.

Trajet jusqu'à l'aéroport dans le silence. Pascal serrait ma main. Il était pourtant devant à côté de Caro. De temps en temps, il lui faisait un bisou. Je crois qu'on était tous les 3 tristes. On a pris un café avant qu'il ne se présente à l'embarquement.

Caro et moi sommes restées un long moment, à regarder dans le vide, après qu'il ait disparu en bas des escaliers roulants au loin. Les larmes coulaient sur mes joues. J'en étais même pas consciente. Caro aussi. On était malheureuse comme les pierres.

Je n'avais pas osé redire à Pascal que c'était fini... Je voulais éviter qu'il voyage avec le moral dans les chaussures. Je le lui dirais une fois qu'il serait rentré. Je devais le faire. Je ne voulais pas continuer à me leurrer comme une idiote et attendre que ce soit lui qui me le fasse comprendre. J'en souffrirais beaucoup plus si ça venait de Pascal.

Dimanche 22, à midi, Caro et moi étions à nouveau toutes seules... et déprimées...

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Dimanche, 15 sept 2019 - Trop jalouse...

Publié le par JaneDo

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Dimanche, 15 sept 2019 - Trop jalouse...

Grillades chez ma sœur. Elle avait d'abord voulu que je regarde avec Papily, et elle de son côté, tentait de joindre l'autre sœur, pour qu'on aille chez elle, jouer aux cartes et manger, mais j'étais trop naze. Je ne me suis levée qu'à 15h... Trop tard. De toute façon, je n'avais pas envie de bouger de la maison.

Caro est partie aux States rejoindre Pascal. Ça veut dire qu'il n'avait pas annulé son billet. J'suis un peu dégoûtée. Après ma conversation avec Caro, j'étais sortie de mon silence pour lui envoyer un message lui disant;

"Que ça n'avait rien à voir avec ce qu'il avait pu faire, au contraire, il n'avait été qu'adorable, rien à voir avec Caro et son invitation aussi à New York. Que je pensais seulement que c'était mieux comme ça. Maintenant, il vivait là-bas. Que c'était bien trop compliqué et loin pour essayer de préserver quoi que ce soit. Que je ne voulais pas être une épine dans son pieds, que c'était mieux pour tous les 2"

J'avais été fier de moi et de mon message, mais pas très longtemps... Surtout quant Caro m'a demandé si je pouvais passer chez elle pour ses plantes.

Wah, je pense que les plantes, ça peut bien tenir une semaine sans problème. Je crois qu'elle voulait simplement, de manière détournée, me faire savoir qu'elle allait rejoindre Pascal.

Un message pour Pascal... Non! Pourtant, j'aurai voulu avoir le courage de lui dire de m'appeler et me raconter comment il va, comment ça se passe.

Mais, je pense qu'elle sera bien trop occupée pour ça. Moi, je ne l'avais pas appelée du tout. Au retour, je lui avais juste raconté qu'après avoir visité son appart, on avait fait un tour touristique; "The Empire State Building", se promener dans"Central Park" proche de leur appartement, etc. J'avais voulu voir la Statue de la Liberté, on avait pas mal marché.

C'est pas tous les jours qu'on va à New York! Pascal aurait voulu m'emmener voir un spectacle qui dure depuis plus de 40 ou 50ans il paraît. Mais je n'en avais pas trop envie et pas trop le temps non plus. J'espère qu'il n'emmènera pas Caro voir ce spectacle, je serais trop jalouse.

En fait, et surtout pour être honnête avec moi-même, j'ai les boules que Caro soit avec Pascal. Je me demande sans arrêt ce qu'ils font. Et surtout... s'il est plus heureux avec elle qu'avec moi là-bas. Aïe, je me suis menti en prétendant que ça ne me faisait rien. J'ai une boule à l'estomac, et j'y pense tout le temps.

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Août 2019 - (1) Visiter New-York??

Publié le par JaneDo

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Août 2019 - (1) Visiter New-York??

Pfffouh, les ennuis continuent. Pourtant, je pensais que ça s'arrêterait puisque Pascal est aux States et qu'on ne se voit plus. Peut-être que son père sait qu'on s'appelle ou qu'on se voit toujours? Ou est-ce parce que Pascal insiste toujours pour revenir en Suisse?

Wahh, je ne dois pas y penser, je ne dois plus le voir, point. J'ai encore mal au cœur quant je pense à lui. Bizarrement, je préfère qu'il reste aux US, parce que s'il était là, je souffrirais trop de ne pas pouvoir le voir ou l'approcher. Et encore pire, ce serait l'enfer de le voir avec une autre femme.

J'ai envoyé un message à Pascal pour son anniversaire. Pas les moyens de lui envoyer un cadeau overseas. Caro, elle, lui a envoyé un pull qu'elle a fait elle-même. Elle m'a montré la photo. J'ai tiré la gueule de n'avoir pas pensé lui envoyer quelque chose. J'aurai aussi pu lui envoyer un tableau, ça lui aurait sûrement fait plaisir. Caro m'a battu à l'arrivée encore une fois.

Je suis une petite amie lamentable... Quant je lui ai dis ça, Pascal a éclaté de rire. Il m'a dit que le pull passera sûrement inaperçu, mais un tableau? Jess risquait de le mettre en pièce, alors j'avais bien fait. Il a dit qu'il préfèrerait m'avoir en vrai comme cadeau. J'ai souri. Je sais qu'il essayait seulement de me rassurer. Du coup, il a reparlé de son envie que je vienne à New-York. Il voulait me montrer l'endroit où il vit.

Hum, moche à dire, mais j'ai été contente d'apprendre par Caro elle-même qu'elle avait aussi des ennuis. Elle s'est faite virée de son boulot elle aussi. J'ai été d'une certaine manière contente de savoir que les problèmes n'étaient pas seulement pour moi et ma famille, et qu'on était dans le même bateau.

Elle a eu le courage, elle au moins, d'en parler à Pascal. J'ai compris que c'était une mauvaise idée, parce que Pascal a fait un foin pas possible, et les problèmes de Caro n'ont fait que s'empirer.

J'ai dû changer de voiture, l'ancienne a rendu l'âme. Une dépense inattendu. Et les emmerdent administratives ne font que s'accumuler. J'en ai ras la casquettes. Littéralement. On pourrait presque penser que je tiens un bureau, toutes les lettres, courrier à trier, choses à faire et autres, que je dois faire tous les jours, je me demande ce que je ferais si en plus je travaillais à plein temps dans un bureau!

Caro a reçu une tonne de poursuites, injustifiées, mais d'ici que les choses rentrent dans l'ordre, beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts, et elle sera elle aussi dans la dèche financière. Ici, dans ce beau pays, qui n'en ont que pour les riches, tous les frais pour rétablir la situation sont à la charge des pauvres pékins emmerdés par l'administration.

Pascal m'a invitée à aller le rejoindre à New-York. Arf, je ne sais pas... C'est lui qui m'offre le billet et tout, mais, j'ai quand même pas les moyens d'aller dépenser là-bas, l'argent que je n'ai pas, alors que j'ai des trucs à payer avec cet argent ici. Je dois au moins prendre 500CHF, et ce n'est pas grand chose. En général, je prévois beaucoup plus quant je voyage. Je ne sais pas quoi lui dire.

Pour gagner du temps, je lui ai dis que plus tard ok, mais que ce mois-ci, j'avais des tonnes de trucs à faire avec ma famille, surtout m'occuper de mon papa et de ses rendez-vous à Lausanne. Pascal m'a demandé si une de mes sœurs ne pourraient pas prendre le relai, juste une semaine? Non. Elles trouveront des excuses pour ne pas avoir à se sortir les pouces du cul. Comme d'habitude. Je ne peux pas leurs faire confiance.

Pascal a dit qu'il s'arrangerait alors pour organiser quelque chose vers la fin août. Il doit aller 3 jours à Houston. Il aimerait que je le retrouve là-bas, ensuite, il me ramène à New-York avec lui. Il veut me montrer la ville et son appartement, si je veux. Jess travaille la journée, donc ça ne posera pas de problème.

Je trouve un peu risqué, mais une chose est sûre, c'est pas là-bas que son père le surveille. D'un côté, c'est peut-être une bonne idée New-York. En quittant le boulot, Pascal pourra passer à mon hôtel, ni vu ni connu, et on pourra passer une bonne partie de la soirée ensemble. De temps en temps, il pourra même dormi avec moi. Ce serait trop cool. Jess ne se doutera de rien.

Mais, l'idée d'aller tout là-bas m'angoisse. J'ai l'impression que ce sera un gros test. Pascal risque de se rendre compte que je ne cadre pas dans sa vie... alors j'ai peur.

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Lundi, 29 avril 2019 - Je vais virer mon squatteur

Publié le par JaneDo

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Lundi, 29 avril 2019 - Virer mon squatteur... bientôt

Le maçon est passé. Mon paiement n'était pas passé. Le versement est revenu en retour, parce que j'ai mis le nom de sa société, au lieu de mettre son nom et prénom. Un compte privé? Je pense qu'il déclare son travail, puisqu'il fourni des factures en bonnes et dues formes.

Travail de sa copine sans doute, parce que son français à lui, c'est pas encore ça. Il comprend si on répète, ou s'il peut voir la personne qui parle. Il est Italien.

C'est déjà pas mal, il se débrouille plutôt bien avec une langue qui n'est pas la sienne...

Tchoy est arrivé vers 23h, avec encore un bobard concernant son loyer. Bon, demain, vers 13h, je pourrais passer vers lui si je veux l'argent dans la journée. Sinon, faudra attendre jusqu'au soir. Ça ne me dit rien, parce que d'ici le soir, il inventera une connerie pour garder ce qu'il me doit.

J'ai annulé avec Slavika. Elle voulait qu'on aille manger avec sa fille, au bord du lac sur une terrasse. Sorry, il fait que moche. Je n'avais pas envie d'y aller en plus. Je me sens coupable. Je l'aime beaucoup et elle dit que je suis sa seule amie en Suisse, et je pense qu'elle avais envie de me pavaner devant sa fille.

Toujours le nœud à l'estomac. C'est peut-être plus grave que je ne veux bien le croire. Ce qui me retient d'aller vérifier à l'hôpital d'ailleurs. J'ai dû être une Autruche dans ma vie passée. J'espère que dans ma prochaine vie, je serais un mec et pas une nana. Beau et riche aussi.

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Mardi, 30 avril 2019 - Comme la pluie

Il pleut, et il pleut encore. Il fait moche et froid en plus. Je suis comme le temps; déprimée! Je n'ai même pas eu le courage de parler à Pascal de ce qui se passe. C'est lourd à porter toute seule.

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Août 2018 (1) - Un semblant de Lune de Miel...

Publié le par JaneDo


Août 2018  (1) - Un semblant de Lune de Miel...

(Mercredi 1er au Mercredi 15 Août 2018)

Pascal m'a appelé à la sortie de sa fête de boîte, pour la fête nationale suisse, avant de monter en voiture. Il m'appelait pour me souhaiter bonne nuit. Il a dit que je lui manquait, j'ai répondu que moi aussi. Je souriais d'avance à l'idée de lui proposer de venir dormir à la maison. Chez moi. S'il refuse, ahhh, je serais détruite. Je le laissais parler. Il aimerait bien que j'aille dormir chez lui.

Il a continué en précisant que Jess ne dormait pas chez lui, que je pouvais venir sans autre. Alors je lui ai proposé de venir dormir chez moi. Il disait que les choses étaient clair avec Jess... puis mes mots ont dû percuter.

Rire... Il y a eu un moment de silence, puis il m'a demandé de répéter. Il croyait avoir mal compris, puis il m'a demandé;

- Tu... est-ce que tu as dis que... je pouvais venir chez toi?
- Oui.
- Sérieux? Je croyais avoir mal compris. Non! Sérieux?


Puis, il s'est interrompu, parce que Jess est arrivé derrière lui et a dit qu'ils pouvaient y aller. Perturbé, Pascal n'avait pas pensé raccrocher, il lui a demandé si elle ne pouvait pas rentrer avec Thomas.

Mais non, apparemment pas.

C'est même Pascal qui l'avait averti qu'il voulait rentrer. Pascal lui a encore demandé si elle ne voulait pas aller dormir chez ses parents. Jess ne voulait pas. Jess a demandé qui était en ligne, mais elle avait dû voir ma photo. Pascal s'est souvenu que j'étais encore au bout du fils.

Il m'a juste dit que c'était d'accord et qu'il me rappellerait tout à l'heure. Du coup, je ne savais pas s'il venait ou pas. Dans le doute, j'ai quand même vite fini de changer les draps et allumé quelques bougies, et je l'ai attendu. Une 1/2h après, il m'appelait pour me demander encore si j'étais sérieuse et s'il pouvait venir. Hihihi...

Wahhh, il a eu le souffle coupé par la vue de mon balcon. Bon, mes chaises de balcons ne sont pas aussi confortable que la balancelle sur sa terrasse. Bon, comme d'hab, et peut-être parce que chez lui, c'est vaste, j'ai toujours l'impression que mon appartement avait rétréci quant il est entré. Pascal m'a prise dans ses bras, n'imaginant pas ce qui se passait dans ma tête.

On a pris un verre sur le balcon et avons pu admirer les derniers feux d'artifice. On avait une vue sur tout le lac. La vue couvrait tout le pourtour du lac jusqu'à Genève. Les plus beaux feux sont toujours ceux de Morges. On a encore trainé un peu au salon à se faire des bisous.

Puis, évidemment, on a parlé de la situation... Je lui ai dis que je n'étais plus fâchée avec lui, mais parfois, la colère me transperce quant je repense à l'année passée. Dans ces moments là, je lui en veux, et je n'ai pas envie de le voir. Mais grâce au ciel, ça passe presque aussi vite que ça vient.

Pascal m'a dit qu'il voulait bien qu'on en parle encore une fois, mais pas ce soir. Il se sentait honteux et mal à l'aise chaque fois que je lui rappelle ce qu'il a fait. Alors, autant percer l'abcès une bonne fois, et ne plus en parler. J'étais d'accord. D'accord, parce que j'avais l'impression moi aussi, chaque fois, de remuer la boue, et ce n'était pas une bonne idée si on voulait avancer.

Wahhh, j'étais au paradis... C'est agréable d'être ensemble sans avoir peur de se faire surprendre. Et surtout, d'être chez moi pour une fois. Je me sentais plus à l'aise. Le lendemain, on a larvé ensemble. Pascal a regretté de ne pas avoir pensé prendre de quoi se changer. Il ne pouvait évidemment pas mettre un de mes training, ni même mes t-shirts! Il a dû rentrer prendre une douche et se changer.

En revenant, il est passé nous prendre du chinois à l'emporter, sachant que j'adore ça. J'étais super contente de ne pas avoir à cuisiner.

Les jours suivants, Pascal passait chez moi après le boulot. Il prenait de quoi se changer pour aller au boulot le lendemain. Des jours bénis, comme si on était en Lune de Miel. On restait collé l'un à l'autre. Cuisinait ensemble ou on sortait mangé dehors, et quelques fois, il est rentré prendre des affaires pour le lendemain et on rentrait se chouchouter chez moi.

On a amorti le balcon à fond. Comme on pouvait sortir directement sur le balcon depuis ma chambre, Pascal se levait souvent avant moi et me préparait mon café qu'il me portait au lit. Mais je préférais quand même le boire avec lui sur le balcon.

Le jour de son anniversaire, je lui ai préparé un gâteau au chocolat glacé avec une crème blanche, recette perso, pendant qu'il était au boulot. Et j'ai aussi fait à manger; du poulet rôti au four avec carottes et patates. Il a adoré. Par contre, pour le cadeau, je n'ai pas été très innovatrice, je lui ai acheté 2 cravates. Mouais. Je n'avais aucune idée.

Il a reçu tout plein de messages pour son anniversaire. Et ses parents l'invitaient à manger. Pascal n'a rien répondu. Il voulait le fêter avec moi, rien que les 2. C'était chou. Bon, je sais qu'il va avoir des ennuis pour ça, mais pour l'heure, on ne voulait pas pensé si loin.

Le week-end suivant, on est pas sorti. C'était peut-être le dernier week-end que je serais seule chez moi, alors on en a profité.

On avait passé tous les jours et soirs ensemble, et Pascal pensait que c'était la preuve qu'on était fait pour vivre ensemble. Il voulait que je prenne le temps de réfléchir à sa proposition d'aller m'installer chez lui. J'ai dis que j'allais y réfléchir... même si je savais déjà que je dirais non...

Pascal ne se rend pas compte à quel point j'étais pénible. Si on vivait ensemble, il ne m'aimera pas très longtemps. J'étais un peu maniaque, par moment, je n'ai pas envie de parler, et je n'aime pas me sentir responsable de distraire mon partenaire. Parce que, je peux être très active par moment, et à d'autre, je suis une indécrottable solitaire. Et j'aime m'installer sur mon canapé et lire, surtout le dimanche.

Alors si mon partenaire veut sortir, aller se balader ou autre, il n'avait qu'à le faire tout seul ou avec ses potes. Je déteste qu'il se mette à faire les 100 pas à attendre sur moi. C'est ce que faisait un de mes ex. Ça avait le don de m'irriter, alors j'avais une pièce dans l'appart où je pouvais m'isoler. Si la porte était fermée, c'était interdiction totale d'y entrer, de frapper à la porte, de m'appeler à travers la porte et autre. Si elle était entre-ouverte, no problémo.

Bref, je ne me vois pas habiter avec l'homme que j'aime, je me connais trop bien!! Ça ne prendra pas longtemps avant que j'éclate et que mon irritation s'étale dans toute la splendeur de sa laideur.

Comme je l'avais deviné, les parents de Pascal étaient furax qu'il n'ait même pas pris la peine de les avertir de ne pas l'attendre pour son anniversaire. Je sais qu'il n'a pas dû dire avec qui il était, et je suis sûre qu'ils ont dû demander. Jess a renchérit en leur apprenant que Pascal n'avait pas dormi chez lui depuis presque 10 jours. Peste.

Du coup, mardi soir, après avoir souper ensemble, Pascal est rentré dormir chez lui. J'ai su plus tard qu'il se méfiait que son père lui collerait un détective au cul, juste pour savoir. Il ne voulait pas qu'on puisse le tracer chez moi. A partir de là, il s'arrangeait pour aller poser sa voiture chez Paul ou Michael et empruntait leur voiture pour venir chez moi.

Parfois, il parquait ailleurs, je passais le prendre, et on se réfugiait chez moi. Pascal était adorable et je nageais totalement dans le bonheur. J'étais si heureuse que ça me faisait peur.

J'ai adoré chaque moment de ces premiers 15 jours du mois d'Août. J'ai adoré passer son anniversaire avec lui, nos têtes à têtes, nos balades au bord du lac, nos dîners en tête à tête, et ces longues heures à discuter sur le balcon ou à s'embrasser enrouler dans ses bras. Le rêve. Je suis toujours sur le cul de me rendre compte que mon cœur bat toujours à 100 à l'heure rien que d'être avec lui.

L'anxiété à repris ses droits, je suis sûr que j'allais devoir payer cher ces moments de bonheurs.


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