Ven -11 fév.2022 - J'ai craqué, je l'ai trompé...
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Ven -11 fév.2022 - J'ai craqué, je l'ai trompé...
Tellement pas envie d'aller à Gstaad... J'avais fait l'effort les 2 dernières fois, et ça c'était pas trop mal passé, mais j'en ai assez de faire semblant. Pas envie, pas envie. Mais bon, j'avais promis. Et je devais faire bonne figure!
J'ai cherché à savoir si Vania montait; non, elle ne pouvait pas. Mince. Je ne voulais pas appeler Natacha. Puis, je pense que maintenant que Pascal n'était pas là, elle n'allait plus être aussi assidue, et aurait probablement sa gosse.
Bizarrement, c'est Natacha qui a appelé. Elle ne montait pas, mais voulait juste avoir des nouvelles. Après tout, je ne la détestais pas tout le temps. Si je n'avais pas la crainte qu'elle me pique Pascal, on s'entendrait plutôt bien. Man, j'avais le trac! Est-ce possible d'avoir le trac juste d'aller le week-end au chalet?
J'avais l'intention puisque je montais, de retourner à ma routine; lecture au coin de la cheminée, avec mes petits cafés, cigarettes!
Quant je suis arrivée, Thomas n'était pas encore là, il n'y avait que Michael et quelques têtes que je connaissais, sans plus. J'étais contente d'être là avant le gros du groupe, parce que je n'aurais pas à aller vers les gens pour les saluer. J'ai laissé mes affaires vers les escaliers pour aller papoter un coup, avant de monter.
Si j'avais pu, j'aurai bien fait une petite sieste. Je suis vite descendue, livre au poing, avant que les autres n'arrivent. J'ai aussi été voir ce que la femme de charge avait préparé pour le souper. Rôti de veau, légumes... miam. Je mangerais au chalet quoi qu'il arrive. Je n'avais pas l'intention de sortir traîner.
Thomas a ramené sa bonne humeur et son entrain, et mon trac a disparu. Je me suis retrouvée à rigoler et discuter à droite et à gauche. La présence constante de Thomas était rassurante. Je ne sais pas si c'est l'alcool, qui était responsable de la suite des évènements... Ou le besoin de tendresses? Ou peut-être même de la reconnaissance, parce qu'il était là pour moi?
On est finalement sorti prendre un verre à notre bar habituelle à la station. Je n'étais pas bourrée, juste plus cool, moins timide, moins coincée, donc plus sympa.
Un verre de plus, et peut-être que je serais rentrée à l'équerre. Thomas a décidé que je devais arrêter de boire, et que c'était le moment de me ramener. J'avais tellement ri ce soir. Ça m'a fait un bien fou.
Michael nous a raconté des anecdotes trop marrantes. Si ça m'était arrivé, je ne l'aurai raconté à personne. Trop la honte.
Comme une fille qu'il avait passé une soirée à fixer, et il avait pensé que le courant passait. Quant il a cru qu'il pouvait s'en approcher, elle lui a demandé s'il voulait sa photo. Hihihi. Et celle-là, c'était la moins pire! J'avais pris mon bol de rire pour l'année en tous cas.
Au chalet, Thomas m'a accompagnée à ma porte, après lui avoir fait une bise, je me suis tournée pour entrer dans ma chambre. Et il m'a saisi par la main. Forcément, je me suis retournée vers lui. A son regard, je savais ce qui allait suivre. Mais je suis restée là, plantée, à le regarder, avec des palpitations partout.
Je savais qu'il allait m'embrasser. J'aurai pu utiliser une pirouette pour l'éviter, me retourner et filer dans ma chambre, mais je n'ai rien fait de tout ça. Je l'ai laissé m'embrasser et j'ai répondu à son baiser.
Inutile de dire que je n'ai pas pensé à Pascal. Rien. C'est pourquoi, je sais ce qui se passe quant ça lui arrive.
Après ce baiser, mon coeur volait en éclat. Ça devait être l'influence de l'alcool, parce que je n'ai pas résisté quant il m'a entrainée vers sa chambre. Je n'ai pas résisté, ni même eu un semblant de retenue.
On a décidé de ne jamais en reparler. De faire comme s'il ne s'était rien passé. Pourtant, on ne regrettait rien. Même pas un petit sentiment de culpabilité. Ça doit être pareil pour Pascal quant il se laisse tenter. Parce que là, évidemment, j'ai craqué, je me suis laissé tentée.
J'ai encore des palpitations quant j'y pense. Je me suis sentie revivre...
Depuis le départ de Pascal, ma vie semblait vide de sens, je m'ennuyais, je me sentais obsolète, sur le banc de touche, en attente...
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Le coeur lourd