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Sam 14 Jan 2023 - Emma? A-t-elle osé?
J'ai passé une soirée brûlée par la jalousie. Une maladie difficile à soigner, parce que c'est dans notre tête. Et jusqu'à preuve du contraire, il n'existe pas une pilule miracle qui pourrait empêcher quelqu'un de se laisser emporter par telle ou telle pensée. Si ça existait, ça se saurait. Si j'arrivais à inventer ça, je serais millionnaire du jour au lendemain.
J'avais le regard rivé sur Pascal quant il n'était pas à mes côtés. On ne reste jamais collé ensemble comme des siamois, mais ce soir, j'étais à cran. Déjà à cause de ma famille et là, de Pascal. J'ai compris que j'étais venue ce week-end, juste parce que j'avais peur qu'à force d'être absente, il finisse par oublier de faire attention à son comportement en public.
Je me demande s'il se rend compte qu'il passe son temps avec Emma. De loin, on dirait qu'ils sont en couple. Ça me rongeait. Ou c'est moi qui délire? Comme j'avais les yeux rivés sur Pascal, je ne voyais qu'elle. Qu'Emma à côté de lui, il a même placé une main sur sa hanche en la guidant à l'extérieur pour aller fumer. Je tremblais d'envie de courir dehors aussi.
Si je ne serais pas ridicule, je lui sauterais dessus pour lui dire d'arrêter de lui parler, de danser avec elle. D'arrêter de lui sourire aussi. De rigoler quant il lui parle. Heuhhh, d'arrêter d'air comme s'il n'y avait qu'elle dans cette boîte. Qu'il regarde d'autre femmes, au lieu d'être si concentré sur elle. Qu'est-ce qu'elle avait sur la figure, du satin?
Ce qui brisait mon calme habituelle, c'était qu'elle était plutôt sexy ce soir. Au lieu d'être en moon boots comme nous, elle avait des petites bottines à talons hauts, et avait remonté ses cheveux. Parfois, en lui parlant, Pascal devait sentir mon regard qui lui trouait le visage, alors il se tournait dans ma direction. Je détournais vite fait le regard.
Ils ont mis une série de slows, et ils ont été danser. J'ai eu l'impression qu'ils essayaient de se cacher dans la foule. Pas de chance, il est grand, donc, à moins de plier les genoux, il n'y arriverait pas. Cette garce à eu le culot de lui faire un bisous rapide sur la bouche. Au moins, ça l'a fait se redresser, ce qui le rendait encore plus visible.
Pascal a aussitôt jeté un regard dans ma direction. J'ai fait semblant de regarder des gens à côtés en train de danser. Caro m'avait pincé le bras, elle avait dû voir la scène aussi. Si Pascal était futé, il aurait arrêté de danser avec elle. Elle se collait un peu trop. Il lui a chuchoté quelque chose à l'oreille et elle a rit. Rire? Pourquoi elle rit celle-là!
Caro a traîné Michael sur la piste, pour aller danser à côté d'eux. Peu après, ils échangeaient leurs partenaires, et Caro dansait avec lui. Caro avait perdu son sourire et lui chuchotait des trucs à l'oreille, les bras autour de son cou. Eux aussi avaient l'air d'un couple quant ils dansaient ensemble. Là, je me suis rendue compte que Pascal avait trop bu.
Je me sentais engourdie, incapable de faire quoi que ce soit. Pourtant, je devrais agir, faire quelque chose. Je n'ai même pas pu aller danser avec lui, j'avais les jambes lourdes. J'avais avalé mes verres de Vodka un peu vite, et j'avais aussi trop bu. Impossible de bouger de mon tabouret de bar. Grâce à l’alcool, je me suis détendue.
Je me suis mise à bavarder avec tous ceux qui m'entouraient, riaient pour un rien, et fini par oublier ce qui me tordait l'estomac.
Je n'ai même pas remarqué que Pascal et Emma avaient disparu. Caro est venue me le dire, en me demandant si je voulais retourner à l'hôtel, parce qu'il était peut-être rentré. J'ai rigolé. Demain, je serais surement déconcerté et furieuse d'avoir été si idiote, mais voilà. Je buvais gaiement des verres avec Paul et Johnny.
Pascal n'a réapparu qu'1h plus tard, tout seul. Il est venu vers moi. Caro l'a tiré à l'écart, et j'ai eu l'impression qu'elle n'était pas contente, mais j'ai été vite distraite par la discussion. C'était chouette de changer de chalet, et j'aimais encore plus être à l'hôtel. J'aimais beaucoup Gstaad, parce que j'y avais mes petites habitudes.
Bizarrement, j'avais remarqué l'absence de Pascal, sans que ça me travail la tête. Quant il a voulu qu'on rentre au chalet, 1/2 après son retour, je n'en avais pas envie. Je voulais rester là à bavarder.
Même quant il m'a dit que j'avais trop bu, que ce serait mieux de rentrer, il a dû insister, et presque me forcer à le suivre.
Maintenant que j'avais la langue bien pendue, j'aurai bien passé des heures à papoter comme une petite pie joyeuse. De retour à l'hôtel, j'ai quand même pris la peine de me laver les dents. Tout dansait autour de moi, alors la douche, no way. Je me sentais un peu collante. La jalousie fait beaucoup transpirer...
J'étais toute poisseuse, une fois ma petite toilette effectuée, je me suis effondrée comme une masse. J'ai vaguement ouvert un œil pour me tourner, parce que ça bougeait dans le lit. Je crois avoir vaguement vu Pascal et Caro en plein ébats. Je me suis tournée et j'ai sombré dans un sommeil sans rêve. Dingue, mais j'étais saoul.
Le lendemain matin, je me suis réveillée tard. Pascal m'avait laissé un petit mot; ils étaient partis skier, il n'avait pas voulu me réveiller, je dormais si bien. Si j'en avais envie, je pouvais le rejoindre au restaurant en haut vers midi. Mais, il était déjà 11h, et je n'avais aucune envie de me presser ou monter sur les pistes.
C'était trop tard pour le petit déjeuner, alors j'ai pris un café et je me suis mise à lire. J'avais déjà commandé à manger pour midi, steak-frites. Dans le milieu de l'après-midi, j'ai été me faire une petite sieste. J'essayais de me rappeler ma fin de soirée, mais niet, pas grand chose. Par contre, je me rappelais du début... Ou était Pascal?
Quant ils sont rentré, ils sont monté se changer. Je dormais. Pascal est venu plus tard me réveiller pour le souper.
J'étais un peu dans un état "peace and love". Pas trop envie de parler, j'attends que mes cellules grises se réveillent. Faut pas trop m'en demander quant je sors de mon sommeil. Je suis un peu mauvaise, j'avais pas remarqué, même hier soir, que Thomas était souvent près de moi. J'avais tendance à l'ignoré parfois. Je m'en suis voulue.
Pascal était à côté de moi à table, et je regardais son profil parfois quand il parlait. S'il tournait son visage souriant vers moi, mon coeur s'affolait et entamait une danse folle de claquettes. Bordel, même après tout ce temps, je l'aime ce mec. Je l'aime à la folie, de la tête aux pieds. Même ses doigts, jusqu'à la manière que son bracelet en cuir entourait son poignet.
Eurk, lamentable. Je savais que je ne lui demanderais rien pour hier soir. J'étais juste heureuse d'être à ses côtés. Je ne me rappelle même pas qui j'étais quant j'étais pas avec lui. Peut-être la personne que je suis quant on est pas ensemble? Quant je suis avec mes propres amis? Ou quant je suis en famille? Qui suis-je? Juste connement amoureuse!
Mes neurones se sont éveillés quant la discussion a commencé à s'enflammer. Paul et Michael voulaient connaître l'opinion générale à propos des week-ends. Ils voulaient savoir si on préférait donner notre avis de manière anonyme, ou si on pouvait en parler ouvertement. La majorité était pour le faire anonymement. Ha! Ça va être intéressant de savoir ce que les autres pensent.
Bon, ils ont échangés vaguement quelques suggestions, à savoir; est-ce que l'idée de changement d'environnement de temps à autre plaisait à tout le monde (à la majorité). Si on était prêt à accepter les gosses des couples présents. En gros, c'était non pour les enfants, non pour les couples, surtout ceux qui restent collés ensemble.
ils pensent qu'on devrait en parler soit au chalet le week-end prochain, soit se voir cette semaine et décider du contexte de la manière d'organiser les week-ends. En règle générale, on comprenait qu'il y aurait des changements. J'étais un peu naze aujourd'hui, mais je participais. Je suis allée au Pub avec tout le monde.
Peu après être arrivée là-bas, j'avais envie de fuir et retourner lire à l'hôtel. Mais je ne pouvais pas. Le manque de confiance et la peur m'ont scotchée sur place. Certains parlaient encore du sujet lancé par Paul et Michael pendant qu'on mangeait. J'ai vu Emma se glisser comme un reptile en direction de Pascal.
Pas ce soir très chère, non. L'excès de panique m'a fait sauter de mon siège pour aller me dresser à côté de Pascal. Il ne devait pas se douter de ce qui se passait dans ma tête. Il m'a souri et passé un bras autour de ma taille, tout en continuant à discuter avec ses potes. Lui non plus n'était pas en faveur des enfants au chalet.
J'ai vu que les pas d'Emma ont été stoppés par ma présence. Elle semblait perdue ne sachant plus où se diriger. Pascal m'a fait un bisou sur la tempe et continuait sa discussion. J'adore ses petits gestes de tendresses. Ça m'a rassurée, et je me suis calmée. La pression était retombée. Le mal de tête a suivi, ça faisait boum-boum dans ma tête.
Sereine, je suis retournée m'asseoir vers Caro. J'avais le souffle court. Caro souriait, elle, elle avait remarqué ma réaction et avait compris. J'avais battue Emma de vitesse. Mais quelques secondes après, elle m'a dit qu'Emma est retournée vers Pascal. J'ai jeté un œil. J'ai failli avoir une crise cardiaque... Pascal l'a prise par la taille????
Quant son épaule a frôlé celle de Pascal, il a passé son bras autour de sa taille, comme il l'avait fait avec moi quelques instant avant. J'ai regardé la tête de ses potes, ils faisaient les gros yeux. Aux copines, il passerait son bras sur l'épaule en pote, mais là, son geste était trop intimiste, ils étaient surpris. A voir leur tête, Pascal souriant a tourné la tête vers Emma.
Visiblement, il a sursauté et a aussitôt enlevé son bras. Ça a fait rire la pouffe. Pascal a regardé autour de lui et nos regards se sont croisés. J'essayais de ne pas avoir l'air choquée ou fâchée, je gardais le sourire, mais j'avais envie de me tirer. J'ai détourné la tête après lui avoir sourit.
Quelques instant plus tard, Pascal est venu me raconter sa surprise d'avoir vu que c'était Emma et pas moi. Il avait cru que j'étais revenue et il a passé son bras autour de moi. Mais ce n'était pas moi. En voyant la tête de ses potes, quelque chose clochait. Il a regardé ce qu'ils regardaient avec insistance et les gros yeux, et il a vu qu'il tenait quelqu'un d'autre par la taille.
Ça m'a fait rire. C'est vrai qu'il avait sursauté, même moi je l'ai vu. Je mettais mise à sa place, et ça m'a fait rire de penser à sa surprise en voyant que ce n'était pas moi à côté de lui. je voulais lui demander s'il n'avait pas senti la différence, la taille, etc, mais ç'aurait été alimenter ma jalousie. Alors je me suis abstenue.
J'ai passé une bonne soirée. J'ai un peu trop bu, et ça m'a détendue après avoir rit de l'erreur de Pascal tout à l'heure. Ah, j'aurai dû lui demander ce qu'elle lui avait dit après avoir rigolé. Mais, la question s'est dissoute dans l'alcool. Quant j'ai été saturée, Pascal m'a raccompagnée et est retourné au Pub. Je dormais quand Caro et lui sont rentrés.
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