Jeu - 4 Nov.2021 - Pascal et Caro à Zurich
___________________________________________________________________________________________
Jeu - 4 Nov.2021 - Pascal et Caro à Zurich
Hier soir, Caroline était assise au coin du lit dans la chambre principale, à regarder Pascal remplir une valise. Sur le moment, comme je me suis endormie, je n'ai pas tilté. Plus tard, elle était calfeutrée sur lui, sur le canapé, comme je le faisais souvent. Ouais, je ne manquais à personne, alors je ne l'ai pas rappelé.
Aujourd'hui, personne. Ça ne m'a pas surprise, il devait être soit au boulot, soit chez l'un de ses collègues pour travailler.
Plus tard, j'ai trouvé son message; Pascal me disait qu'il s'absentait 2 jours pour le boulot. Il ne mettait pas où. Ce n'était pas important. J'ai donc connecté les indices et j'ai réalisé qu'il préparait donc sa valise pour ça. Contrairement à moi, Caro devait savoir où il allait. Je l'ai donc appelée pour en savoir plus. J'ai tout de suite senti une sorte de réserve. J'étais loin de me douter qu'elle était avec Pascal. Quand? Comment?
J'ai fait semblant de l'appeler pour savoir comment elle allait. Évidemment, elle a voulu savoir si j'allais mieux. Elle allait bien. Pas de rhume à l'horizon. Moi, ça ne s'améliorait pas. On a un peu papoté, mais elle ne me disait rien d'intéressant. Elle n'a pas mentionné le fait qu'elle savait que Pascal était en voyage, ni où. Je sentais qu'elle en savait plus qu'elle ne disait.
Pour obtenir des infos, je lui ai dis que je devais sortir pour aller chercher des médocs. Donc, je pensais faire un saut chez elle. J'ai senti son hésitation. J'imagine qu'elle a pensé dire qu'elle était au boulot, donc pas à la maison, puis elle m'a dit qu'elle avait suivi Pascal à Zurich. Qu'elle bossait depuis la chambre d'hôtel.
Elle s'est mise à se justifier. Elle lui a proposé de l'accompagner. D'abord réticent, il avait fini par accepter.
Dans le groupe, j'ai vu qu'ils pensaient monter au chalet ce week-end. Beuh? Est-ce que j'ose m'y pointer sans vaccin, et sans faire le test rapide? Je ne pense pas. J'étais pas trop en état pour aller traîner dans de pharmacie en pharmacie, pour en trouver une qui fait ce fichu test. Et pour rester au lit tout le week-end?
Mais est-ce que ça valait la peine que je monte dans mon état? Et avec ma voiture?
Est-ce que j'attends le retour de Pascal, pour monter avec lui? Est-ce qu'il passerait par Bern, pour venir me chercher, ou par Interlaken, direct sur Gstaad? Vraiment, pourquoi faire? J'étais bonne à rien, malade comme un chien, je ne pouvais que garder le lit. Caro avait dit qu'elle demanderait à Pascal de m'appeler.
Comme si elle avait besoin de lui le rappeler pour qu'il le fasse? Pfff. Arh, est-ce que je ne commençais pas à péter un câble pour un rien? Qu'est-ce qui m'arrive? J'ai atteints ma limite? Saturation? Marre de le partager?
Ou peut-être que j'avais l'impression que l'autre femme de sa vie profitait plus de sa présence que moi?
Wah, là je débloque. Je sais bien qu'elle ne le voyait pas souvent, avec moi dans les parages. Cette pensée m'a fait aussitôt penser à Natacha. Après tout, ce n'était pas ma faute s'ils ne se voyaient pas souvent, c'était de la sienne. C'est Pascal qui avait laissé une autre femme entrer dans notre cercle. Enfin notre trio.
C'était déjà assez compliqué comme ça, sans la Natacha. Tout était de sa faute en fait. Mon pétage de câble aussi. Bon, j'étais un peu jalouse que Caro soit avec lui. Quelque part, j'étais consciente que s'il m'avait demandé de le suivre, 9 chance sur 10, j'aurai très probablement refusé. J'aurai balancé toute sorte d'excuses.
Faudrait que je fasse un peu d'efforts... Puis non, pourquoi est-ce que je changerais? Mince à la fin! A lui de changer, pas moi.
___________________________________________________________________________________________









