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amoureux

Ven - 30 Avril 2021 - Participer

Publié le par JaneDo

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Ven - 30 Avril 2021  Participer

Journée tranquille, demain, j'allais devoir participer au déménagement de ma frangine. Et donc, de devoir rouler jusqu'en France, la voiture remplie à ras bord. Pascal insistait pour qu'on passe la soirée ensemble. On s'était vu hier, je pensais que ce serait abusé de se voir tous les jours!

Pour être mise au rebus dès qu'il avait autre chose? Je voulais lui manquer, pas être un bouche trou. Non merci.

Demain, pourquoi pas. Je lui ai dis que j'allais en France chez ma frangine. Je n'avais aucune idée du temps que ça prendrait, et promis de l'appeler si je pouvais passer.

Je ne voulais plus débarquer à l'improviste, ça ne se fait pas. J'aime pas ça, alors je ne voulais pas agir comme ça. Désormais, avant de débarquer chez lui, je l'appellerais toujours. Remarque; il n'a pas protesté!

Ce soir, je pensais pouvoir prendre le risque de bouger, donc, j'avais prévu d'aller voir ce qu'il faisait. J'imagine qu'il irait chez Thomas, qui reçoit chez lui tous les vendredis.

Thomas m'avait proposé par sms; ce soir, petit verre comme d'hab. J'ai répondu que je ne sortais pas ces jours-ci. Vendredi prochain, je serais là.

Quelques heures après notre appel, il m'envoyait un message avec un petit bonhomme triste; "Pourquoi tu ne m'as pas dis que c'était ton anniversaire... snif". Trop mignon.

Tchoy aussi a essayé de m'appeler. Je me suis rappelée qu'il voulait venir cuisiner chez moi. Hm, niet, je ne voulais pas sortir, et je ne voulais voir personne. Ce soir, c'est farniente totale, petite bouffe devant la télé, pieds sur la table, la tête noyée dans un film. Je voulais profiter d'une soirée seule.

Pascal était si chou au téléphone. Je me suis rappelée à quel point il détestait le téléphone, sauf s'il avait une bonne raison, ou quelque chose à demander. C'était un honneur alors! J'ai dû résister à mon envie de courir me réfugier dans ses bras. Je le lui l'ai dis. J'espère qu'il sera sage ce soir.

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Jeu - 29 Avril 2021 - Après-midi couette

Publié le par JaneDo

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Jeu - 29 Avril 2021  Après-midi couette

Maintenant je comprends pourquoi on dit que les personnes souffrant de dépression mangent. Pour moi, c'est le contraire, je me sens vide, anxieuse, comme un gros trou à l'intérieur. C'est sûrement ce trou qui fait manger, pour le combler. Moi, l'idée de manger me dégoûte, et j'ai l'impression que ça m'empêche de respirer.

Cette impression de ne pas pouvoir respirer si je mange, doit certainement être à cause de l'asthme. Quelle poisse.

Pascal m'a appelée un peu avant midi. D'après le bruit, ses collègues devaient être chez lui. Il faisait moche et il aurait voulu qu'on passe l'après-midi ensemble, au fond du lit. Il ne parlait pas fort, surement pour ne pas être entendu. Si j'acceptais, il foutrait tout le monde dehors. J'avoue que j'ai hésité.

Afff, j'avais aussi envie de passer toute l'après-midi dans ses bras, à se tenir au chaud, en écoutant la pluie cogner contre les vitres. Je n'avais pas été surveiller Pascal ces jours, je me demandais ce qu'il avait fait. En fait, je me demande aussi comment je dois agir vis-à-vis de lui. Qu'est-ce que je voulais vraiment?

Est-ce que je voulais qu'il ne regarde plus d'autres femmes? Hum, après avoir passé plus de 10 ans à l'encourager à se laisser vivre, de faire ce qu'il voulait??? Ce serait bizarre.

En plus, si c'était le cas, je risque de m'ennuyer très vite. J'étais curieuse de savoir ce qu'il avait fabriqué ces jours-ci.

L'ignorance est un bouclier, un paravent. Parfois, il vaut mieux ne rien savoir. Ce qu'on ne sait pas ne fait pas souffrir. Pourtant, ma curiosité n'a pas de frontière, et je crevais de ne rien savoir, de ne pas le voir. Alors, est-ce que je devrais accepter? Courir chez lui? Ou l'inviter chez moi? Arh, chez moi, c'est le bordel.

Depuis que ma frangine déménage, c'est comme si je déménageais aussi. Mon salon est rempli de cartons et cornets, rempli de livres. Si je l'invite à venir, je serais obligée de ranger et planquer tout ce qui traîne. J'avais trop envie de le voir, trop envie de me larver dans ses bras, alors je lui ai dis de venir.

Folle! Me voilà à courir d'un coin à l'autre, remonter mes tubes de peintures, mes peintures, mes cornets, passer un coup de patte partout, mettre la vaisselle qui traine dans le lave-vaisselle, etc. Et vite sauter sous la douche, parce que je traînais encore en training.

Quant Pascal est arrivé 1h plus tard, j'étais crevée.

Pascal m'a dit plus tard, que si j'avais refusé, il aurait sûrement demandé à Caro de passer. Il n'avait pas envi de bosser cet après-midi, et quand il pleut, ça lui fiche la nostalgie des moments qu'on passait sous la couette. Je l'ai pincé. Il m'aurait donc remplacé par Caro, et après ce souvenir serait aussi rattaché à elle.

Le soir, il est descendu à Moudon pour aller nous chercher des pizzas, qu'on a mangé au salon. Je devine que Pascal pensait dormir ici, mais il n'en était pas question. Il risquait alors de voir tout ce que j'avais planqué, de voir que je n'avais pas encore ranger ce que j'avais repris de chez lui. Honneur oblige, il fallait qu'il rentre.

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Mer - 28 Avril 2021 - Isolement

Publié le par JaneDo

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Mer - 28 Avril 2021  Isolement

Retour du temps de merde. D'un côté, ça ne m'étonne même pas. Un temps à rester chez soi, et c'était mon cas. Hier soir tard, j'ai répondu aux messages avec des mercis. A Pascal, j'ai envoyé un bisou. Direct derrière, il a appelé. Il a voulu savoir quant est-ce que je pensais sortir de mon trou.

Pas tout de suite. Normalement, je reste 7 jours avant et après, sans bouger de chez moi. Là, je vais prendre le risque de me bouger samedi déjà. Je dois aller en France, au nouvel appartement de ma frangine et ma nièce. Surtout, parce que je dois donner un coup de main à mon frère et transporter des trucs là-bas.

Une exception, parce que je ne sais pas dire non à ma famille, et ils ne me demandent jamais si ça ne me dérange pas!

Après ça, c'est retour à l'isolement, jusqu'à mercredi en tous cas. Ce qui est terrible, pour moi du moins, c'est que je ne pouvais pas voir ce qui se passe chez lui. J'essaie d'éviter au maximum de toucher à la voiture. Trop risqué. Je me demande si je ne devrais pas demander à Caro de le surveiller?

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Mar - 27 Avril 2021 - Birthday

Publié le par JaneDo

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Mar - 27 Avril 2021  Birthday

Arf, c'est mon anniversaire. Comme tous mes anniversaires, je ne sors pas de la maison, ne réponds pas au téléphone, rien. Il m'arrive toujours des craques ce jour-là, donc, par sécurité, je ne fais rien et ne bouge pas. Pascal a tenté de m'appeler plusieurs fois, mais comme pour tout le monde, niet.

Il m'a envoyé un gros bouquet de roses, des "Black Baccara". Hum... je ne connais rien aux significations des fleurs ou des couleurs. Elles étaient d'un rouge profond et foncés, presque noires. Pascal y avait ajouté une carte; "Love You - You're my heart - Happy Birthday xoxoxoxoxoxoxo" (T'aime, tu es mon coeur, Bon Anniversaire). C'était chou.

Je me suis quand même demandée si les fleurs, c'était pour se faire pardonner pour ses bêtises? Wahh, non. Il est passé à la maison, a frappé, mais j'avais tout bouclé, je n'ai pas ouvert. Je n'ai jamais eu de chances ce jour-là, sauf d'être née, alors je ne fais jamais d'exception. Je ne vois personne.

J'ai passé une journée à me larver devant la télé, à lire et faire la sieste. C'était ma journée à moi, j'en profite seule. Sur le groupe famille, la plupart des personnes de ma famille ont laissés des messages. Je les ai lus, mais pas répondu. Je ferais ça demain. Didine m'a oubliée :(

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Dim - 25 Avril 2021 - Dans la Lune

Publié le par JaneDo

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Lun - 26 Avril 2021  Dans la Lune

On avait quand même passé une bonne soirée malgré les bugs d'hier. Pascal m'avait menti, mais je ne pouvais pas lui en vouloir. C'est bien moi qui lui ai demandé de savoir bien mentir! Mais tout de même, me dire que je lui avais manqué pour quelques heures d'absence, alors qu'il n'avait pas été seul!!!

Il était clair que je ne lui avais pas manqué. Du tout, du tout. Si je n'avais rien su, Pascal m'aurait laissé continuer à me focaliser sur Magalie, alors qu'il batifolait avec Natacha! J'ai quand même remarqué que Pascal était un peu ailleurs toute la soirée. J'enrage. Je lui ai dis qu'il était adorable.

Faut vraiment que je me bouge, que je fasse quelque chose, sinon, il sera trop tard. Et je ne pourrais m'en prendre qu'à moi. J'ai aussi été toute adorable toute la soirée, lui ai rappelé combien je l'aimais. Même s'il était un peu dans la Lune, il me serrait contre lui, me faisait tout plein de bisous.

On aurait dit qu'il était perturbé... Pourquoi? Il pensait à elle? Surement. Même si ça me bouffait dedans, je continuais à faire semblant de ne rien savoir. Chaque fois que je me décide à lui parler, lui dire que je sais pour Natacha, je panique. Je ne sais toujours pas ce que je devrais faire.

Pascal allait au bureau ce matin. On a suivi notre petit rituel et pris notre café ensemble. Ensuite, je suis rentrée panser mes plaies dans l'intimité de ma maison après avoir ramassé mes affaires. Ça avait été dur de ne pas fondre en larmes, de garder le sourire, de le laisser me toucher, me faire l'amour, alors qu'il pensait à une autre femme.

On n'avait pas prévu de se voir ce soir, mais j'ai été voir ce qu'il faisait. Rien à signaler. Il était tout seul à la maison.

Pascal est resté à la maison. Son natel a sonné plusieurs fois, il a juste regardé qui c'était, mais n'a pas répondu. Alors je l'ai appelé, et là, il a répondu. Apparemment, il ne voulait parler à personne. Il semblait pensif, parce qu'il ne semblait pas regarder la télé non plus. Il tripotait sa guitare, la tête dans les étoiles.

Le problème, c'est que j'avais tout le temps envie de voir Pascal. Mais en même temps, quant on se voyait, je ne pouvais pas empêcher mon esprit de penser à tout ce qu'il me cachait. J'en tremblais, je ne me sentais pas bien. J'avais le moral en pagaille, et je me sentais triste. Je déconstruisais tout ce qu'il disait ou faisait. L'enfer.

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Dim - 25 Avril 2021 - Menteur

Publié le par JaneDo

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Dim - 25 Avril 2021  Menteur menteur menteur

En milieu d'après-midi, on a mangé sur la terrasse chez Pascal, avec des amis; Paul, Magalie, Thomas, Roxanne, Natacha, Johnny, Michael, Tatiana (Tia), Caroline (Caro), Pace (Pascal) et moi. J'ai appris que les flics n'avaient pas le droit de pénétrer dans le jardin; violation de domicile.

On a fait des grillades sur le barbecue du jardin. Le temps était magnifique, mais je crois que j'ai dû attrapé froid.

J'étais contente qu'on n'utilise pas la cuisine. On n'avait pas à supporter les odeurs de bouffe après, sous l'obligation de devoir tout nettoyer. Vers les 19h, il faisait plus frais, ce qui a motivé nos amis à rentrer chez eux. J'en ai profité pour filer quant Paul et Magalie sont finalement parti.

Caro m'avait appris qu'elle avait demandé à Pascal si elle pouvait rester un peu, et il avait refusé. Furax, pour lui signifier sa déception, elle avait voulu partir. J'ai alors demandé à Caro de rester au moins 1/2h après mon départ. Je voulais avoir le temps de me poster à mon poste pour brancher mon ordi sur la maison.

Quant je suis partie, il restait Thomas, sa femme, Natacha, Caro et Pascal.

Peut-être 1h après mon départ, ils ont commencés à débarrasser la terrasse. Dès qu'ils ont eu terminé, Caro est partie sans même dire au revoir à Pascal. Elle le boudait. Natacha est restée seule avec Pascal. Il a occulté les baies vitrées, fermé la porte communicante entre l'appartement de Thomas et le sien.

Ils s'étaient isolés du monde, pour que personne ne vienne les déranger... J'avais la rage.

Mon estomac s'est retourné. Il était évident qu'ils s'apprêtaient à profiter de mon absence. Je détestais que Pascal ne s'imagine pas que ça pouvait me défriser qu'il fasse ça chez nous. Enfin... ce n'était plus chez moi, mais tout de même. Okay, je ne voulais que personne ne sache qu'on était à nouveau ensemble. Mais quand même.

J'avais dormi là, la nuit précédente, et j'étais sensée revenir passer la nuit chez lui. Et quoi, 1h avant, il saute une autre femme? Comment ça fonctionne dans sa tête? D'ailleurs, pourquoi est-ce que ça me fait quelque chose? Est-ce que j'avais perdu ma confiance en moi? En lui? Ou j'avais peur qu'il soit amoureux d'elle?

J'avais la poitrine compressé, de la peine à respirer. Comme si je faisais une attaque d'asthme. Dès que Pascal a posé la télécommande des portes et fenêtres, Natacha s'est jetée dans ses bras. Il l'embrassait comme si je n'existait pas. J'hésitais à fermer mon ordi, parce que je ne supportais pas de les voir dans les bras l'un de l'autre.

J'étais jalouse parce qu'ils allaient bien ensemble, et qu'ils avaient l'air de partager une tendre complicité.

Même si Pascal était de profil, je pouvais voir qu'il lui souriait tendrement. Je ne regardais pas tout le temps mon écran, c'était trop difficile. J'essayais désespérément de grappiller un peu d'air dans mes poumons.

Même si je joue souvent la fille cool, libre, pas jalouse, c'était tout faux. C'était dur, pénible de le voir passer sa main dans la rivière de ses beaux cheveux auburns. Elle avait une main derrière son cou et l'autre plongé dans ses cheveux à lui. Et ils s'embrassaient à en couper le souffle. C'était insupportable.

Pascal a caressé ses lèvres, avant d'y déposer un baiser. Entre 2 baisers, la mine boudeuse, Natacha a dit qu'elle l'avait entendu me dire qu'il m'aimait. Pascal s'est un peu reculé tout en la tenant à bout de bras, il s'est mordu la lèvre supérieur.

Elle s'est lovée contre lui. Et il l'a laissé faire. J'avais envie de lui raser la tête, frapper, la frapper elle.

J'étais dans tous mes états. Je ne me sentais pas bien, c'était très difficile de supporter de les voir ensemble. Si je n'avais pas installés ces caméras, je ne saurais rien, est-ce que j'en souffrirais moins? Je ne pense pas. Parce que je ne saurais pas comment Pascal se comporte et ce qu'il dit quand je ne suis pas là.

Je me demande s'il me dirait la vérité. Je me demande s'il était temps que je lui dise que je savais pour Natacha, ou si je devrais m'arranger pour les prendre en flagrant délit. Je me demande quelle option serait la meilleure? Je me demande comment réagirait Pascal? Aucune idée quoi faire, et je sombre.

Pascal l'a entraînée vers les canapés. Il s'est assis face à elle, puis ils se mis à discuter.

Je crois que Natacha voulait savoir où ils en étaient, ce qu'ils étaient. Pascal lui a dit qu'il était en couple (@%&!@%&!). On s'était pourtant mis d'accord, il ne devait en parler à personne. Personne ne devait savoir qu'on était à nouveau ensemble. C'était une façon de savoir qui sont vraiment nos amis, qui nous soutient...

Le voilà qui en parle à Natacha? Trahison. En plus de mon anxiété, j'étais furax. C'était un secret.

Pascal disait que c'était trop compliqué, qu'il fallait qu'ils arrêtent ça. Qu'elle avait toujours su que ça ne mènerait nulle part. En continuant comme ça, ils risquaient de se faire du mal. Ils n'auraient jamais dû commencer ça. Que l'autre fois, il s'en était fallu de peu pour qu'ils se fassent attraper.

Natacha a caressé son visage et s'est agenouillée entre ses jambes. Ils se regardaient, mais je ne pouvaient étudier leurs expression. Elle l'a embrassé et il lui a rendu son baiser. Le rat. S'il voulait arrêter tout ça, pourquoi l'embrasser, hein?

Pour résumer, je crois que Pascal cherchait à rompre, mais ne semblait pas très sûr. Natacha pensait qu'il se cherchait des excuses. Elle se rendait bien compte qu'il la prenait quand même dans ses bras, et l'embrassait quand même, donc, il n'était pas sérieux, ou ne savait pas ce qu'il voulait.

Pascal ne voulait pas que j'apprenne pour elle, et que si ça arrivait, ils ne pourraient plus se voir. Plus être amis non plus. Purée, je me sentais trahie, comme s'ils avaient des secrets ensemble.

J'étais devenu une quantité négligeable, ils complotaient dans mon dos.

Natacha a souris et s'est pendu à son cou, en se serrant contre lui. Pascal lui a dit qu'ils n'était pas en couple, que lui était déjà en couple. Ils se sont embrassés. Natacha ne semblait pas vouloir entendre ce qu'il disait. Je crois que c'est elle qui l'a embrassé en fait. C'est ce que je voulais croire du moins.

J'étais contente qu'il lui ait rappelé qu'il était en couple. Pfff, est-ce que je me la raconte? Est-ce que je cherche chaque minuscule petit truc pour me remonter le moral? Je crois. Quoique, j'aurai préféré qu'il ne lui dise rien, et le garde pour lui comme on se l'était promis.

Pascal lui a répété qu'il fallait qu'ils arrêtent ça, avant de se faire prendre. Natacha a perdu son sourire, elle le regardait sans comprendre. Moi non plus. Est-ce qu'il jouait au "chaud-froid" pour qu'elle s'accroche?

Je ne sais pas, mais ça en avait tout l'air. Moi, j'étais au fond du gouffre.

Je crois qu'elle a dû avoir la larme à l’œil, parce qu'il l'a prise dans ses bras en lui demandant de ne pas pleurer.

Et c'était reparti mon kiki avec les embrassades. Je n'en pouvais plus. Je crois qu'il éprouve quelque chose pour elle, sinon je ne crois pas qu'il se comporterait comme ça. J'étais mortifiée. J'avais la trouille, parce que je ne savais pas quoi faire et que j'avais l'impression que Pascal s'éloignait de plus en plus de moi.

Impulsive, j'ai tenté d'appeler Natacha. Ils ont tous les 2 regardés son natel, puis se sont regardés, comme si c'était une bombe. Pascal lui a fait signe de répondre, et Natacha a fait la grimace en secouant la tête. J'ai raccroché furax. Elle ne voulait pas me parler ou quoi?

Puis, elle m'a envoyé un message pour dire qu'elle n'avait pas pu répondre, mais qu'elle avait déjà été récupérer sa voiture. Mon œil, sa voiture était toujours à la même place. J'ai donc appelé Pascal. Elle ne voulait pas qu'il me réponde. Mais il fallait bien qu'il sache quant j'allais me pointer, alors il a répondu.

Mon homme, mon mec à moi a fait semblant qu'il ne savait pas que Natacha était déjà passée chercher sa voiture. Alors qu'elle était juste à côté de lui et avait l'oreille collé au téléphone. Ça m'a coupé le moral, ils étaient complices. Si je ne les voyais pas, j'aurai été toute heureuse, parce que Pascal était adorable au téléphone!

Après avoir raccroché, il lui a dit qu'il fallait qu'elle y aille, parce que je pouvais arriver d'un moment à l'autre. Ils avaient encore une bonne 1/2h. Moi qui voulait en profiter pour demander son adresse l'air de rien. Ils se sont câlinés encore et encore à me donner envie de vomir.

Ils ont même rigolé à propos des clés. Avant de passer la porte, Pascal l'a encore retenue, l'a serrée dans ses bras avant de l'embrasser pour lui dire au revoir. Ce geste, c'était le trop. Ça ne correspondait pas à ce qu'il disait plus tôt. Je pense que Natacha devait elle aussi le savoir.

J'étais mal. Pourtant, ce soir, je devrais faire celle qui ne sait rien. Comment supporter ses bisous, ou qu'il me prenne dans ses bras? Et encore pire, qu'il me fasse l'amour? Alors que je sais ce qu'il ressent pour une autre femme? Pfouuhhh, ça n'allait pas être facile, mais ma vie en dépendait.

Impossible de savoir que Natacha était là avant; pas d'odeurs de parfum, l'appartement était rangé, pas de clés qui traînent. Pascal s'était changé et avait passé un training. Il venait de prendre une douche. Pour effacer l'odeur de Natacha ?

Quant j'ai passé la porte, il m'a prise dans ses bras en disant que je lui avais manqué. Menteur menteur menteur. Pendant toute leur discussion, je n'ai pas entendu Pascal dire une seule fois qu'il m'aimait. Alors manqué? Mon cul !

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Flegme

Publié le par JaneDo

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... Je viens de rentrer de Annecy, j'suis sur les rotules... Pas le courage d'arranger mon article... So sorry ...

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Sam - 24 Avril 2021 - Clés oubliés...

Publié le par JaneDo

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Sam - 24 Avril 2021  Clés oubliés...

Pascal venait de remarquer les clés oubliés sur la table lui aussi. Pour l'emmerder, je lui ai demandé qui avait bien pu les oublier. Je lui ai demandé s'il était avec quelqu'un? Il a dit que non, et a fait semblant qu'il ne savait pas ce que ces clés faisaient chez lui. Nul. Moi, j'aurai trouvé un meilleur bobard.

Je l'ai vu prendre son natel, alors j'ai regardé par dessus ses épaules, et demandé à qui il voulait texter à cette heure-ci? Il a prétendu vouloir juste mettre son natel sur silence. Puis, il a dit qu'il allait vite prendre une douche. Il ne m'avait pas pris dans ses bras. Bizarre. C'était d'habitude la 1ère chose qu'il faisait.

Pascal était nerveux et cherchait à s'éclipser avec son natel. Ha! Pas question mon gars.

Natacha n'avait qu'à se geler le cul dehors devant sa voiture, sans ses clés. Je l'ai suivi dans la salle de bains. Il n'a pas su comment me dire de le laisser seul et il a dû poser son natel. J'ai pensé aux chambres d'amis, peut-être qu'elle s'y était cachée? J'ai dis que j'allais poser mes trucs dans 1 des chambres.

Je l'ai nettement vu sursauter. Il m'a dit de les poser sur le fauteuil de la chambre et de venir prendre une douche avec lui. Dans ses rêves! Je ne me douche jamais avec lui, ni personne, il n'imaginait quand même pas que j'avais changé du jour au lendemain?

Sa douche; je pense que c'était pour que je ne sente pas le parfum de Natacha sur lui. Le rat des bois.

J'ai pensé qu'elle avait dû se cacher dans une des chambres, et nous avait entendu. Elle devait donc savoir que ses clés étaient dans la boîte à clés sur le meuble près de l'entrée. Je voulais l'empêcher de les prendre tout de suite. Je voulais l'obliger à nous écouter nous parler avec amour.

J'avais laissé la porte de la chambre grande ouverte, pour l'empêcher de se glisser jusqu'aux clés. Mais, fallait que j'arrête de l'embêter. Après tout, je ne voulais pas me retrouver nez à nez avec elle.

Je voulais forcer Pascal à chercher à détourner, mon attention pour qu'elle puisse s'enfuir. Il n'y avait que 2 solutions; des bisous ou des câlins!

Je voulais surtout j'imagine, lui faire du mal, comme ça m'avait fait mal de les voir ensemble. Qu'elle souffre de nous voir, le voir tendre et adorable avec moi. Je voulais qu'elle ait une image idyllique de nous.

J'ai pris son natel et ses habits que j'ai mis au sale, et je lui ai dis que j'allais me préparer un verre. Avant de partir, je lui ai dis que je le trouvais distant, que je me demandais si je n'allais pas dormir dans la chambre d'amis.

Je l'ai laissé seul pour cogiter là-dessus, et filé au salon.

S'il voulait lui laisser l'occasion de pouvoir prendre ses clés et partir, il allait devoir se sortir les pouces du hum hum, pour éviter que je n'aille dormir dans une autre chambre. Et surtout pour m'attirer dans sa chambre. Je n'allais pas lui épargner le canapé où ils batifolaient quelques instant plus tôt.

Pascal avait intérêt à se donner à fond...

Pendant sa douche, je m'étais vite changée; un de ses long t-shirt, et sa robe de chambre en soie bleu. J'étais pas mal. Il a eu l'air d'apprécié la vue en venant au salon. J'étais debout devant le bar de la cuisine, et il est venu m'entourer de ses bras. Les clés étaient toujours là, j'avais vérifié.

On s'est embrassé, et encore embrassé. Il a voulu me porter dans la chambre, mais j'ai esquivé. Je l'ai traîné sur le canapé. Il m'a prise dans ses bras.

On aurait dit qu'il avait oublié qu'elle était quelque part dans notre appartement. Moi non. Encore une fois, il a voulu écourter pour me traîner dans la chambre.

Je lui ai fais remarquer, exprès, qu'on traînait souvent sur le canapé à se faire des câlins, pourquoi voulait-il se précipiter dans la chambre ce soir.

Je lui ai dis que je le trouvais bizarre ce soir, comme s'il avait quelque chose à se reprocher. Pascal a rigolé. C'était nerveux, je pouvais le sentir.

Pascal a dû se dire "et pis tant pis", parce qu'il m'a prise dans ses bras et j'ai retrouvé d'un coup mon Pascal. Ses baisers étaient chaud et tendre. Sou souffle s'est accéléré, ses mains se promenaient sur mon corps et ses baisers se faisaient insistant. J'avais pratiquement oublié Natacha moi aussi.

J'étais heureuse d'être dans les bras de mon homme. Contente qu'il ait lâché qu'il m'aimait. Cette fois, je l'ai laissé me porter dans la chambre. On n'avait pas fermé la porte, alors je l'ai vue se faufiler sur la pointe des pieds pour prendre ses clés. Une fois que j'ai été sûre qu'elle était partie, on a pu passer aux choses sérieuses.

Pendant que Pascal était sous la douche, j'ai écouté le message que Natacha lui avait laissé sur sa boîte vocale.

Elle avait une voix de pleurnicharde. Elle disait que c'était dommage que je sois revenue, pour une fois qu'ils auraient pu passer la nuit ensemble, et même tout le week-end. Après l'avoir quitté, j'avais l'air de vouloir le récupérer (pouf@%&!). Elle pleurnichait en disant qu'elle l'a entendu me dire qu'il m'aime.

Dans son 2ème message, d'une voix triste, elle demandait s'ils pourraient se voir samedi...

Je ne les ai pas effacé, il l'aurait remarqué. J'étais tout de même curieuse de savoir ce qu'elle avait à dire. Mais bon, si Pascal voulait la voir aussi, ils se rencontreront probablement ailleurs qu'à la maison, si je suis là. Donc, je ne saurais jamais. Peut-être que je pourrais l'empêcher de sortir sans moi??

Je me demande s'il trouverait le moyen d'écouter ses messages vocaux?

Comment faire? Lui coller au cul toute la journée et toute la soirée? Moi, coller? Tsss, ça va être la folie. J'étais contente quant Thomas a décrété qu'il faisait bon, donc petite grillade dans le jardin. Je pourrais m'arranger pour les empêcher d'être seul à seul? Aïe, ça va être dur.

Pendant que je prenais ma douche, Pascal est sorti pour lire et écouter ses messages. Hum, raté.

Après ma douche ultra rapide, j'ai vu qu'il était au téléphone. Il n'avait pas pu s'empêcher de l'appeler, hein! J'ai fait comme de rien, et j'ai été le rejoindre sur la terrasse. Il a vite raccroché. Je l'ai juste entendu parler de la grillade dans le jardin. Quant j'ai demandé qui c'était, il n'a pas su mentir; c'était Natacha.

La journée, on s'est balader au bord du lac, fait quelques courses pour la grillade, fait une petite sieste.

Le soir, j'étais en pleine forme, prête à affronter ma rivale. Caro est arrivée un peu plus tôt avec des salades. Je me suis rendue compte que j'aurai pu aussi en faire, si je n'avais pas eu la flegme. Paul est arrivé peu après, avec des boissons, puis les autres sont presque tous arrivés en même temps.

Natacha est venue toute seule, Paul nous a imposé Magalie encore une fois. On était en surnombre. On ne devait pas dépasser 10 personnes, mais on était déjà 11, 5 filles et 6 garçons. J'ai fait la remarque. Roxanne avait un autre rendez-vous chez des amis qui venait des States vers 19h.

Vers 20h, 2 autres copains, Johnny et Noa, sont venu grossir nos rangs, après le départ de Roxanne.

C'était chouette d'avoir du soleil, et agréable de se retrouver autour d'une grillade. Vraiment une après-midi sympa. Je m'attendais à ce qu'un voisin nous dénonce aux flics, mais même pas. J'ai tout de même passé l'après-midi à attendre la couille, mais rien.

Finalement, Caro et moi avons fait une retraite chez Pascal. On a laissé les jeunes ensembles.

A l'extérieur, on les entendait rire. J'ai raconté à Caro en gros mes discussions avec Pascal, les messages de Natacha. On chuchotait, malgré le fait qu'on les avait à l’œil. Ça nous agaçait de voir Magalie presque se jeter sur Pascal à chaque éclat de rire, ou s'appuyer contre lui.

Je l'ai laissé croire qu'on ne s'était pas remis ensemble, mais restait proche. J'ai prétendu que c'était ce qu'il voulait.

Magalie est bruyante. Elle continuait son petit cirque à vouloir que tous les hommes du groupe la trouve irrésistible. Elle leur faisait du charme. Ça doit être dans ses gênes, c'est fou. Je ne crois pas que Pascal aime trop ce genre de nana. Une chose est sure, Natacha n'arrivait pas à l'approcher, ou à l'éloigner.

A défaut que ce soit moi qui le colle, c'était Magalie. Elle n'avait aucune idée comme ça m'arrangeait du coup!

Quant Natacha a tenté de l'éloigner pour discuter, j'ai appelé Pascal pour qu'il vienne nous installer les jeux vidéos. Il a dit que c'était une très mauvaise idée, si les mecs voyaient ça, certains risquent de nous coller toute la soirée. Ça m'a fait rire. On était bien d'accord.

Je ne sais pas pourquoi j'ai flippé en le voyant partir vers le ponton avec Natacha. De toute façon, que pouvait-elle faire? Rien. A part échanger quelques mots, il ne pouvait strictement rien se passer de terrifiant. Pascal a fini par les laisser sous la tonnelle pour rentrer.

Le Covid met un réel frein aux sorties entre amis. Le nombre de 10 est vraiment restreint pour se retrouver tous ensembles. C'est dommage de ne pas pouvoir réunir tous nos amis pour des grillades comme ce soir. Certains pourraient s'imaginer être mis à l'écart.

Après une petite 1/2h, Natacha s'est décidée à rentrer elle aussi. Avant, elle a osé venir demander à Pascal de la raccompagner à sa voiture, elle avait un truc à lui dire. J'ai failli sauter sur le bras de mon homme pour les suivre. Ça aurait paru étrange, alors je me suis forcée à garder mon cul vissé dans mon fauteuil.

Ne pas me montrer faible. Ne pas montrer que je me doute de quelque chose. Je me répétais ça pour ne pas bouger. Caro a sauvé la mise en proposant de l'accompagner. Elle rentrait de toute façon. J'aurai pu l'embrasser. Top la copine. Mais, elles sont revenus 5mn plus tard. Il paraît que Natacha avait un problème de voiture. Hum, mon œil !

Pascal se proposait de la ramener et sera de retour dans une heure. Arh, je connaissais la combine, l'ayant pratiquer à l'époque de Jess. J'ai fermé les yeux sous le coup. Je ne pouvais rien dire, ni rien faire. Je devais laisser couler. Continuer à jouer mon rôle de pauvre tâche qui ne se doute de rien.

Puis non, je ne pouvais pas les laisser 1h ensemble, je ne saurais pas ce qu'ils se racontent. Lumière! J'ai proposé qu'on appelle un taxi et demain, elle pourra reprendre sa voiture. Pascal pouvait toujours y jeter un œil. Puis demain, on refaisait surement une grillade dans le jardin, donc, no problémo.

J'étais tout sourire, innocente, même si j'ai remarqué le petit échange de regards. Je contrecarrais son plan avec Pascal.

Toujours pleine de sollicitude, j'ai dis que j'avais moi-même des problèmes avec ma voiture, que demain en début de soirée, je devais emprunter la voiture à Pascal, pour aller chez moi. Je pouvais toujours la ramasser en rentrant plus tard, pour venir récupérer sa voiture.

Pour moi, sa voiture n'avait rien, c'était du cinoche pour pouvoir passer 1h avec lui, et parler. Ou autre chose.

Elle m'a demandé vers quelle heure je pensais pouvoir passer. Je ne savais pas, vers 22h? Elle a dit que ça pourrait jouer. Elle a laissé ses clés à Pascal, et je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer le porte-clés qui était resté sur la table du salon hier!!!

Je pense que Pascal a dû le remarquer et a rougi, sans oser me regarder.

Il l'appellerait après avoir jeté un œil à sa caisse. Le taxi est arrivé là-dessus. J'ai été contente de la voir partir déçue, et moi ravi d'avoir réussi à l'empêcher de marcher sur mes plates bandes. Tout sourire, je lui ai fait signe, non sans remarquer que son regard était scotché sur Pascal.

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Ven - 23 Avril 2021 - Flagrant délit...

Publié le par JaneDo

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Ven - 23 Avril 2021  Flagrant délit...

Si ces 3 semaines sans nouvelles de Pascal ont été une torture, je n'ose pas imaginer si on se séparait pour de bon! Nœuds à l'estomac. Je deviendrais folle. Je ne peux pas imaginer vivre sans lui. Je ne peux supporter l'idée qu'il soit heureux avec une autre femme. L'idée me rend malade.

L'imaginer tendre, en train d'embrasser ou faire l'amour à... Natacha... Arh, je ne supporte pas. La vache que ça fait mal!

Je ne sais pas comment marche ma tête, je supporte bien qu'il fréquente Caro, alors pourquoi pas Natacha? Elle me fait tellement peur? Pourquoi? Parce que je trouve qu'ils vont bien ensemble. Je crois que c'est ça qui me fait mal au bide. Peut-être que je devrais les voir plus intime, quant ils sont seuls.

Il est toujours charmant, mais je verrais s'il l'est plus avec elle, s'il essaie de la séduire. Je verrais s'il est amoureux ou pas. Je dois savoir comment il est avec elle quant ils sont seuls. Voir s'il est plus tendre, s'il passe son temps à la prendre dans ses bras, à la couvrir de bisous...

Si je me rends compte qu'il semble amoureux d'elle? Je fais quoi?

Je détesterais qu'il lui fasse pleins de petits cadeaux, des fleurs et touti quanti. Ça me rendrait carrément furieuse. Je me demande pourquoi je réagis comme ça vis à vis d'elle! En fait, je me demande pourquoi il a fallu qu'il continu à la voir après l'avoir sautée vite fait. C'était si bien que ça?

Comme souvent le vendredi soir, quant ce n'était plus la saison pour le ski, Thomas faisait une verrée chez lui. Roxanne semblait avoir repris le flambeau avec son petit mari. Bien sûr, j'étais invitée. On était juste une petite dizaine. A cause du Covid, c'est toujours le blocus.

Toujours la restriction à 10 personnes dans le canton de Vaud...

J'ai été surprise de ne pas voir Caro. Hélas, il y avait Natacha. Et ils faisaient tous les 2 semblant qu'ils n'étaient pas proches. Pourtant, elle s’asseyait la plupart du temps près de Pascal. Ils cachaient bien leur jeux. J'essayais de mon côté de ne pas garder les yeux braqués sur eux.

Mais clair que mon coeur s'affolait dès que je les voyais seuls dans un coin à rigoler ensemble, ça me fichait un coup de chaleur. J'avais du plomb dans le corps et j'étais incapable de bouger. Pourtant, j'aurai voulu aller vers lui, question de casser leur petit tête à tête. Mais incapable de faire un mouvement, je restais tétanisée sur place.

Minuit passé, enfin, Nos amis commençaient à partir, et enfin Natacha est partie. Je me sentais plus légère. Contente. On est resté un moment à papoter avec Thomas et Roxanne avant de descendre chez Pascal. Alors qu'on parlait avec eux, son téléphone avait sonné. Je n'ai pas pu voir qui c'était, et il est sorti sur la terrasse pour parler.

Je n'avais pas l'intention de rester dormir chez lui, il le savait. Surtout maintenant que la menace était loin.

On est resté un moment à se faire de petits bisous sur le canapé, puis je me suis levée pour rentrer. Pascal m'a raccompagnée à ma voiture. Encore une fois, j'ai regretté d'être si obstinée et de ne pas savoir mettre de l'eau dans mon vin. Je voulais lui manquer, qu'il se sente seul quant je ne suis pas là.

Arf, j'ai fini par faire demi-tour. C'est vendredi soir, il ne travaille pas demain, j'avais envie de dormir dans ses bras.

Avant de débarquer chez lui, j'ai voulu voir si j'avais l'air de lui manquer. Cela faisait 30-40 minutes que j'étais partie. J'espérais le voir tourner en rond. Mais j'ai eu un choc quant j'ai vu Natacha chez lui.

J'avais le souffle coupé. Je ne lui manquais pas du tout, il était bien trop occupé pour ça. Mon sang n'a fait qu'un tour, l'estomac tordu, en désordre, j'avais la chair de poule.

Ils étaient sur le canapé, NOTRE canapé, à s'embrasser comme s'ils ne pouvaient pas rester loin des lèvres l'un de l'autre. Le poing sous le coeur s'est durci. Il ne pouvait pas s'ennuyer de moi si il y en a toujours une qui vient le distraire. Elle lui a enlevé son pull et défaisait sa ceinture.

J'ai foncé chez lui, le coeur bloqué dans ma gorge, le souffle court. Je devais interrompre ça. J'avais les nerfs, le cerveau en panne. Impossible de me retenir d'agir comme une idiote. Elle lui faisait des bisous sur le torse, MON torse. Pascal s'est penché sur elle pour lui arracher un baiser, une main dans ses cheveux.

Trop, c'était trop. L'angoisse me paralysait l'esprit. J'étais glacée de la tête aux pieds, la folie se bousculait dans ma tête.

J'ai pris les clés cette fois, au cas où il tarderait à me répondre. J'ai sonné. J'aurai peut-être dû l'appeler avant? Non, je préfère le prendre par surprise. Pascal était essoufflé, surpris aussi. Il n'avait même pas pensé remettre son pull, quel idiot. Il se tenait en travers de la porte.

Et s'il ne me laissait pas entrer? J'aurai l'air maligne. Devrais-je forcer le passage. Il a baragouiné qu'il était sur le point de se coucher. Ha oui? Et alors? L'excuse pour avoir mis du temps à répondre à la porte? C'était bien la 1ère fois qu'il me sortait une banalité pareille! Je me demande où elle se cachait?

Natacha n'avait surement pas eu le temps de se rhabiller, j'avais été plutôt lourde sur la sonnette! Crispée, j'ai souri innocemment.

Après lui avoir demandé avec un sourire crispé, pourquoi il me laissait sur le pas de porte? Est-ce qu'il n'était pas seul? Il a fini par me laisser passer. Pascal était tendu, ses yeux balayaient nerveusement la pièce. J'ai tout de suite remarqué les clés sur la table du salon. L'idiote, elle avait oublié ses clés!

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Dim, 22 Sept 2019 - Le temps qui file...

Publié le par JaneDo

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Dimanche, 22 Sept 2019 - Le temps qui file...

Samedi (21) après-midi;

Pascal et Caro étaient tous les 2 fatigués, donc j'ai proposé de les laisser faire leur sieste et de revenir plus tard, mais Pascal n'a pas voulu me laisser partir. Il pensait que je risquais de prendre la fuite et de ne plus répondre à ses appels ou ceux de Caro. C'était peut-être vrai, je n'en sais rien. Surtout, il voulait savoir ce qui me préoccupait.

Quant il a été se doucher, j'en ai profité pour demander à Caro si elle avait vu les photos que le père de Pascal avait sur nous. Elle n'était pas au courant. Elle m'a dit qu'elle n'avait jamais parlé avec le papa de Pascal, qu'elle n'avait eu à faire qu'avec son secrétaire particulier. A voir sa tête, elle ne mentait pas. Et elle avait tout à coup peur. Elle aussi.

Caro m'a demandé ce qu'on allait faire. J'avoue que je n'en savais rien. Je commençais à regretter de lui en avoir parlé. Caro a une grande bouche, et elle risquait d'en parler à Pascal. Quoique, l'idée que  Pascal risquait de mal le prendre la fera surement tenir sa langue.

Comme je voyais qu'ils étaient un peu cassé, j'ai proposé de partir, les laisser se reposer un peu et revenir plus tard. Pascal m'a lancé un drôle de sourire. Pascal, même Caro, était sceptique.

J'avais pas prévu d'y passer ma journée, juste venir lui dire que je ne voulais plus... plus... le voir? Wah, ça sonnait mieux dans ma tête que de devoir le dire tout fort. Caro a quand même tenu à bricoler quelque chose à manger, parce qu'ils n'avaient pas mangé à midi, ils m'attendaient.

Pendant qu'on... mangeait... Ouais, si on peut appeler ça manger, parce que je poussais les pâtes d'un côté de l'autre de mon assiette. Je n'avais pas très faim. Enfin non, j'avais la boule à l'estomac.

J'ai remarqué que Pascal en faisait de même. Caro, enjouée, racontait son séjour à New York. Pour le peu qu'elle a vu en dehors de sa chambre d'hôtel je présume. Ou peut-être pour détendre l'atmosphère , parce qu'elle voyait bien qu'on était tendu. Pascal a soudainement posé ses services et repoussé son assiette.

Pascal a dit en s'adressant à moi, que le temps passait à la vitesse grand V, qu'il n'avait pas envi de jouer, de parler de la pluie et du beau temps, il voulait que je lui parle. Que je lui dise ce qui n'allait pas, parce qu'il était là pour ça, pas pour manger des pâtes. Glups, il avait presque l'air fâché.

Avec Pascal, on a toujours parlé en anglais. C'est plus précis et plus simple. En français, faut trop de mot pour dire la même chose... mais bon... je vais faire de mon mieux pour raccourcir.

  • Ok... Puisque tu y tiens! Mais, il faut que tu me jures que tu ne causeras pas... d'orages !

Je pouvais pas lui dire de ne pas faire comme il avait fait pour Caro, sinon il aurait tout de suite deviné.

  • Il faut que tu me promettes de ne rien faire. Que tu te rappelles qu'1 homme averti en vaut 2. Que tu me jure que tu ne feras rien. Que tu ne réagisses pas. J'y tiens...
  • Ok, je promets... alors dis moi.

Alors je lui ai tout raconté, sauf pour les photos. Je lui ai dis que je ne pouvais pas prendre le risque de continuer à le voir, ou, étant donné la distance, continuer à penser ou à faire comme si on était encore ensemble. J'étais arrivée à la conclusion, qu'il fallait couper court. Qu'on ne pouvait pas continuer, on ne pouvait plus être ensemble, même s'il revenait en Suisse.

Pascal était sonné. Il est resté un long moment le regard plongé dans son assiette, sans dire un mot. Puis il a marmonné qu'il pensait que tout s'était arrêté depuis qu'il était aux États-Unis.

Caro a confirmé que rien n'était aussi à côté de la plaque. Elle n'avait toujours pas de boulot, et elle aussi avait une pluie d'ennuis de toutes sortes; ses papiers, des sommations, etc. Elle avait même risqué de perdre son appart. Et elle se demandait comment elle allait continuer à assumer son loyer si les choses ne s'arrangeaient pas. Pour sa famille, elle s'en foutait, ils n'avaient jamais été proche.

Moi, j'étais extrêmement proche de ma famille. Je ne pouvais plus supporter cette situation...

J'étais partagée entre l'envie de rester et profiter qu'il soit ici, et prendre la fuite tout de suite parce que je craquais déjà. J'essayais de trouver le moyen d'avoir l'argent et l'argent du beurre. J'en étais consciente. C'était trop dommage de ne pas profiter d'être en sa compagnie...

Alors, pour me donner bonne conscience, j'ai décidé de rester et de bien lui faire comprendre que malgré ça, on devait tout de même arrêter. On n'avait pas le choix. Et lui rappeler sa promesse de ne rien faire, sinon son père va encore croire que je le manipule.

Pourtant, je n'étais pas très chaude de devoir avoir Caro qui nous chaperonne! Et on va faire quoi ce soir? Je ne vais tout de même pas dormir chez Caor? Pas envie. Pascal s'était assis face à moi et tenait mes mains dans les siennes. Je voyais bien qu'il était un peu sonné par les actions de son père et était désolé d'en être la cause.

Pascal continuait à essayer de me convaincre qu'il serait encore plus prudent et discret. Je lui ai dis que c'était stupide de continuer à espérer qu'une relation à distance puisse marcher. Non, j'avais raison de faire ce qui était le mieux pour tous les 2; rompre. Pourtant, j'avais envie de rester avec lui jusqu'à son départ demain.

Ou est-ce que c'était parce que je ne voulais pas le laisser avec Caro?

J'ai eu terriblement mal au cœur de voir son regard triste et les larmes menacer. Je n'étais pas assez forte émotionnellement pour supporter de lui faire de la peine. Je l'adorais tellement. Pascal tentait tout ce qu'il pouvait pour me dissuader de rompre. Je n'arrivais pas à croire qu'il veuille encore de moi.

J'ai fait semblant d'accepter à contre cœur de rester encore un peu. On a longuement discuter, Caro comprise, pour savoir ce qu'on allait faire. Je laissais Pascal continuer à croire qu'il réussirait à me convaincre. Je complotais avec eux. Peut-être que s'il n'y avait aucun risque, ou s'il revenait en Suisse, peut-être que je...

Non, je ne pourrais pas. La pression exercé par son père était trop forte, je n'étais pas de taille.

Caro voulait faire une sieste avant de préparer à manger. Pascal aussi, il était raide lui aussi.   Je n'étais pas très chaude à l'idée, mais j'étais aussi crevée. La discussion m'avait achevée, tendue comme je l'étais, je n'étais pas d'humeur pour une partie de jambes en l'air. Et pas avec Caro dans les parages. Zut, on était chez elle, je ne pouvais pas lui dire de.. partir!

Je l'ai dis... ben oui... J'ai vu Caro faire la grimace. Dès qu'elle en a eu l'occasion, elle m'a demandé pourquoi j'avais dis ça. Est-ce que j'allais le laisser repartir comme ça, sans faire l'amour avec lui? Est-ce que c'était vraiment ce que je voulais. Caro était sceptique.

On l'a laissé aller se coucher un moment. Qu'elle fasse sa sieste. Pascal et moi sommes resté au salon. On a papauté un peu, puis on a fini par s'endormir sur le canapé, dans les bras l'un de l'autre. Vers 18h, le bruit venant de la cuisine nous a réveillé. Caro faisait à manger.

Pascal et moi avions été marcher un peu au bord du lac. On est parti dans la direction inverse de son appart. Ce ne serait la catastrophe si Thomas apercevait Pascal.

Pendant qu'on mangeait, on a discuté, rigolé. On continuait à chercher des solutions; comment continuer à rester ensemble, malgré la distance et les angoisses de son paternel. J'ai ensuite aidé Caro à ranger.

Ce soir, le seul soir ici de Pascal, avant son retour demain au États-Unis, on avait décidé de ne pas sortir et de profiter de chaque instant. Je commençais à sentir qu'il était temps que je rentre. Je pouvais difficilement m'incruster chez Caro, et ça me dérangeait quand même de laisser Pascal chez Caro. Mais je n'osais rien dire.

Même si ça me foutait le cafard grave, il était temps que je parte...

Pascal ne voulait pas me laisser partir. Alors, malgré la présence de Caro, et que je savais très bien qu'elle risquait de mal le prendre, j'ai proposé à Pascal de venir dormir chez moi. Je m'étais débarrassée de mon coloc, il n'y avait donc pas de problème.

Caro, livide, avait filer boutiquer dans la cuisine en tendant l'oreille...

Pascal a fait une petite grimace et, avec un mouvement de la tête en direction de Caro, il m'a dit qu'il ne pouvait pas faire ça. Caro lui avait gentiment proposé de venir chez elle, avait écourté son séjour à New York, tout ça pour qu'il puisse me voir et me parler. Il ne pouvait pas...

Il n'a pas eu besoin de terminer sa phrase, j'avais compris; il ne pouvait pas, parce que tout à coup je le voulais, l'abandonner et filer chez moi. Ce serait vraiment sans cœur.

Wahhh, j'étais persuadée que Pascal sauterait sur l'occasion. Je ne m'attendais pas à un rejet! Aussi terrible que cela puisse paraître, et malgré que c'était difficile de l'entendre refuser ma proposition, Pascal avait raison. Je m'en rendais bien compte. J'ai regretté d'avoir osé dire ce que j'ai dis. Caro allait m'en vouloir c'est sûr.

Caro était aussi surprise que moi que Pascal ne l'ait pas la plantée là pour filer avec moi...

Alors on fait quoi? Je ne me sentais pas à l'aise de rester et Pascal ne voulait pas me suivre, alors où est-ce que ça nous laissait? Qu'est-ce qu'on allait faire maintenant? Pascal a proposé que je reste. Du regard, il a demandé l'approbation de Caro. Ça m'a un peu... énervée.

C'est qui elle? Ce n'est pas sa copine, c'est moi sa copine. Pourquoi il lui demande son avis à elle? Est-ce qu'il pouvait imaginer ce que je ressentais de savoir que lors de son court passage ici, il restait avec elle? Qu'il dormait chez elle? Il passait plus de temps avec elle qu'avec moi. Je n'étais que... qu'un élément de passage? Sans importance?

La rage m'a donnée envie de remettre sur le tapis le fait que dès qu'il monterait dans l'avion, nous 2 c'était terminé. Qu'il ne me reverrait plus. Alors, est-ce qu'il a vraiment envi de rester là et pas venir chez moi plutôt?

Puis, ça m'a traversé l'esprit qu'il avait tenté en vain de me joindre avant de venir jusque là, que je ne m'étais même pas donnée la peine de lui répondre, à part pour lui dire, qu'il n'avait rien fait de mal, et que ma réaction n'avait rien à voir avec Caro. Arfff... Impasse!

J'ai voulu faire ma grosse tête, malgré les supplications de Pascal et les efforts de Caro me demandant de rester, je suis partie quand même.

Je me suis arrêtée après quelques kilomètres. C'était nul. Je n'aurai peut-être plus jamais l'occasion de revoir Pascal. Il vit avec sa femme aux States maintenant, et je fais ma petite crise, alors qu'il n'était ici que 24h? Je savais bien que je ne fermerai pas l'oeil de la nuit, que je me morfondrais jusqu'au moment qu'il quitterait le sol Suisse. Et que je me mettrais à regretter mon comportement.

Ciel... j'avais mal au ventre... Je me sentais mal et honteuse aussi, mais j'ai fais demi-tour.

Pascal a été content de me voir. J'étais revenue. Il m'a longuement serrée dans ses bras. Caro semblait également soulagée.

Elle m'a dit que Pascal s'était effondré quant je suis partie. Caro ne comprenait pas pourquoi j'étais aussi dur avec lui. Il était quand même venu jusqu'à moi. Elle trouvait que j'étais atroce avec lui.

Je trouvais aussi... J'étais toute chamboulée. L'imaginer triste me brisait le cœur.

L'empêche qu'on a passé une chouette fin de soirée tous les 3. On a refait le monde, discuté encore et encore de l'avenir... ensemble. Ce qui me semblait tiré par les cheveux, parce que je savais qu'il n'y avait pas d'avenir. C'était foutu pour nous quoi qu'on puisse inventer. Espérer de ne pas se faire prendre était impossible.

Hum, pour le reste, ça s'est fait tout seul... Caro a prétendu avoir encore des choses à faire avant de se coucher pour nous laisser tranquille. Après, je lui ai laissé ma place pour aller prendre une douche et trainer un moment devant la télé pour ne pas les entendre.

Étalé tous les 3 dans son lit, on a bavardé encore jusqu'après minuit. Je ne sais pas exactement quant, mais j'ai sombré dans le sommeil. Un sommeil tranquille, rassurant. Peut-être parce que Pascal était là.

Dans la soirée, un moment donné, Pascal a eu envi d'aller voir sa maison. Il n'a pas été jusqu'à y entrer, il avait des locataires. Comme Thomas n'était pas chez lui, Pascal est monté à l'appartement. Il a fait très attention de ne rien toucher, de ne rien déranger, pour que Thomas ne puisse jamais deviner son passage.

Il a dit que ça lui manquait de ne pas être là. Il a eu un petit moment de cafard, vite oublié grâce à Caro qui, comme toujours, a toujours pleins de choses à raconter. Pleine d'entrain et toujours d'humeur joyeuse, elle arriverait à dérider même le pire des grincheux.

Le moment du départ de Pascal approchait, et avec, la lente déprime qui recommençait à peser sur le moral. Si je pouvais, je n'irai pas à l'aéroport, je ne voulais pas le voir s'en aller. Mais je ne pouvais pas non plus ne pas l'accompagner. Arf, j'avais déjà envie de pleurer. Pourtant, je faisais l'effort de sourire et de faire semblant de ne pas me rendre compte qu'il partait bientôt.

Trajet jusqu'à l'aéroport dans le silence. Pascal serrait ma main. Il était pourtant devant à côté de Caro. De temps en temps, il lui faisait un bisou. Je crois qu'on était tous les 3 tristes. On a pris un café avant qu'il ne se présente à l'embarquement.

Caro et moi sommes restées un long moment, à regarder dans le vide, après qu'il ait disparu en bas des escaliers roulants au loin. Les larmes coulaient sur mes joues. J'en étais même pas consciente. Caro aussi. On était malheureuse comme les pierres.

Je n'avais pas osé redire à Pascal que c'était fini... Je voulais éviter qu'il voyage avec le moral dans les chaussures. Je le lui dirais une fois qu'il serait rentré. Je devais le faire. Je ne voulais pas continuer à me leurrer comme une idiote et attendre que ce soit lui qui me le fasse comprendre. J'en souffrirais beaucoup plus si ça venait de Pascal.

Dimanche 22, à midi, Caro et moi étions à nouveau toutes seules... et déprimées...

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