Jeu - 22 Avril 2021 - Trop bien compris
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Jeu - 22 Avril 2021 - Trop bien compris
J'ai accepté qu'on se voit ce soir. Je voulais savoir, être sûre qu'on était ensemble. J'étais quand même partagée sur le fait que Pascal passe son temps à chercher à me voir. Pourquoi n'avait-il rien fait pendant plus de 12 jours et plus! Pourquoi tout à coup, et pourquoi autant d'empressement? Alors qu'il continue à voir Natacha, etc?
Est-ce qu'il ne fréquente qu'elle, ou d'autres encore? J'ai voulu savoir s'il m'avait caché autre chose...
Pascal me regardait droit dans les yeux. J'ai eu peur. Je ne voulais pas vraiment qu'il me parle de ma rivale. Je crois que c'est plus sérieux qu'il n'y paraît entre lui et Natacha, sinon, il m'en aurait parlé.
Je sais que j'aurai pété un câble, j'aurai voulu savoir pourquoi, ce qu'il ressent, ce qu'il ressent pour elle, etc.
Des choses que je ne veux pourtant pas savoir... Après avoir inspiré profondément, il s'est recalé dans son fauteuil et il a simplement répondu que oui. Un long silence. Stop, je ne veux pas savoir. Mon coeur tapait à fond, je frissonnais malgré la chaleur. J'espère qu'il ne le voyait pas, même s'il m'observait.
J'essayais d'avoir l'air sûr de moi, calme, je crois que je réussissais assez bien. Pascal a repris la parole, et a dit qu'il y avait sûrement des choses qu'il m'avait caché. Mais ce dont il était sûr, c'est qu'il ne voulait pas que je me torture pour rien, ni qu'on se prenne la tête pour des choses qui n'ont aucune importance.
Ce qui le préoccupait, c'était la situation actuelle...
Ha! Allé, passons sur tout le reste et faisons comme si ça n'existait pas? Il est sérieux? Heu, peut-être, mais je crois que ça me convient aussi! Je ne veux pas mettre de nom sur mes inquiétudes. Je crois que je préfère faire l'Autruche tout court. Je lui ai demandé si ce qu'il me cachait était important.
Pascal a alors changé son fusil d'épaule. Il a dit qu'il ne voyait pas ce qu'il aurait pu me cacher de si important, mais que tout le monde cache quelque chose. Il ne pouvait pas me dire tout ce qui lui passait par la tête, mais une chose est sûre, je l'avais mal compris quant il a parlé de break.
Wahhh, quel blabla... mais bon, j'étais prête à croire toutes les conneries qu'il m'inventait.
Mais puisqu'il parlait de "break", j'ai dis que je l'avais très bien compris. Il m'avait bien fait comprendre qu'il voulait de l'air, de l'espace. Mais... je ne savais pas si ça voulait dire qu'on avait ou non rompu.
Est-ce qu'on avait rompu? Si on avait rompu, alors je n'aurai pas de raison de ne pas lui dire que je savais pour Natacha.
Après tout, je n'aurai pas grand chose à perdre. Sinon, je me la boucle.
Pascal s'est immédiatement rebiffé, il a dit qu'on avait pas rompu. Ce n'était pas une rupture. Enfin, cela dépend de moi, mais pour lui, on était toujours ensemble. Ses beaux yeux verts me suppliaient presque de ne pas dire le contraire. J'ai simplement pensé; "ok", en hochant la tête.
En fait, je n'avais pas réalisé que je l'avais dit à haute voix.
Si Pascal ne m'avait pas demandé de partir, je ne serais jamais partie. Donc, je n'avais aucune intention de revenir vivre chez lui. Ma réflexion l'a abattu. Il a quand même essayé de me faire croire que je l'avais mal compris, et touti quanti.
Ça n'a servi à rien. Je sais que j'avais parfaitement bien compris.
Puis, je lui ai demandé d'être honnête et de me dire si quelque part, ça ne l'arrangeait pas un peu. Que j'étais persuadée qu'il n'était pas pressé de me voir rentrer. Il voulait juste savoir que, je rentrerais quant il le voudrait. Ses yeux verts ont changés de couleur, et il a pâli. Pascal n'a rien répondu.
Pas de réponses? Ça veut dire que c'était vrai. Pascal n'était pas pressé de me voir réintégrer le domicile.
J'ai encore enfoncé le clou, en lui demandant si j'avais tord? Pascal n'a encore pas répondu. J'ai haussé les épaules, je lui ai dis que j'étais sûre qu'il appréciait d'être plus libre. Ce qui n'était pas le cas quand il m'avait dans les pattes. Il a voulu le nier, mais sans conviction.
Il dit qu'il aimait notre vie à 2, ils ne voulaient pas que ça change. En même temps, c'est vrai qu'en ce moment, il ne voulait pas l'admettre mais il appréciait de vivre comme s'il était célibataire. Il ne comprenait pas lui-même ce qui se passait dans sa tête. Moi, je le savais, il voulait l'argent et l'argent du beurre.
Pourtant, je sentais, je croyais savoir qu'il tenait à moi et voulait que je fasse partie de sa vie. J'en étais sûre. Je pense qu'il est juste un peu perdu. Il ne savait pas mener 2 histoires en même temps. Ça me rappelle les débuts avec Caro... C'était dur.
Pascal a voulu me prendre dans ses bras, comme si un câlin pouvait me faire perdre la mémoire. Comme ce serait pratique. Je n'étais pas encore prête pour les galipettes, surtout pas après avoir parlé... plutôt pensé qu'il était avec Natacha hier soir. Iak, ne me touche pas! Je l'ai repoussé gentiment.
Il était temps que je rentre, que j'ordonne mes pensées, que je fasse le tri. Et réfléchir.
Pascal m'a poursuivie, harcelée jusqu'à ce que je lui fasse un bisou. Il m'a fait fondre. Je dois faire attention et garder à l'esprit que je dois être souriante, douce et gentille. Hmm, le rat. Je ne veux pas qu'il aille chercher de la tendresse ailleurs...
Je ne devrais pas passer mon temps à le repousser... Fallait que j'arrête de faire ça!
J'ai failli finir les 4 fers en l'air. Ça, ce n'était pas envisageable. Même si je sais qu'il risquait de vouloir se soulager ailleurs. Je ne pouvais juste pas le laisser me sauter dessus. Maintenant que je rentrais, je le regrettais. Il était si mignon avec on petit sourire coquin, les cheveux dans la figure... arh, je suis une idiote.
J'ai failli faire demi tour pour vérifier qu'il était seul, et qu'il était couché, mais je n'ai pas osé. Si ce n'était pas le cas, je serais dévastée. Je préférais ne pas savoir. Non, je ne voulais pas savoir. Si j'habitais encore avec lui, je ne serais pas en train de me torturer la tête, parce que je dormirais dans ses bras.
Je me demande si je ne devrais pas... Non et non, ce serait trop facile. On fait le con, et ça n'a pas de conséquences!
Zut, je suis tellement lâche. Je n'ai pas le courage d'affronter une autre femme. Est-ce que je perds mon moi? Aïe, voilà que je frissonne à nouveau. J'ai peur. J'ai vraiment peur que Pascal finisse par me quitter pour une autre femme. Je serais complètement anéantie.
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Le pire, c'est le soir quand même, je tousse à me casser les côtes. Le matin, je suis épuisée, ratiboisée.











