Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

intime

Jeu - 11 Mars 2021 - Jalouse recherches

Publié le par JaneDo

__________________________________________________________________________________________________________
Jeu - 11 Mars 2021  Jalouse recherches

L'envie de retourner me réfugier à ma maison ne quittait pas mon esprit. Je voulais pouvoir me laisser aller, me trimbaler en training, sans maquillage, ni même donner la peine de m'habiller correctement. Et traîner les pieds d'un bout à l'autre de ma maison sans faire d’efforts pour faire bonne figure.

Juste après m'avoir fait des aveux, ce serait lui couper l'envie de recommencer. Mauvais timing. Comme Pascal n'était pas à la maison, j'ai fait un truc que je n'avais pas fait depuis pas mal de temps; fouiller dans ses affaires. Sur ses factures de téléphones, j'ai noté plusieurs numéros que je ne connaissais pas.

A vérifier. Ce que j'ai remarqué surtout, c'est qu'il y a peu d'appels sortant à Caro. Les appels de Caro sur son natel, étaient surtout des appels entrant. Il la rappelait rarement.

Par contre, les autres numéros que j'ai noté sont parce que c'était à des heures comme les heures de pause, ou peu avant de quitter le travail. Ceux là me semblaient suspects. Je ne sais pas encore comment faire pour les vérifier.

Peut-être que je devrais demander de l'aide à Caro.

J'ai même fouillé les poches de ses chemises, de ses vestes et même les pantalons... Gravissime! Je reproduisais tous les schémas qui conduisent aux folies de la jalousie.

Ça me faisait un peu peur, je ne voudrais pas retomber dans la trappe de cette maladie. Trop difficile à soigner. Et on n'échappe pas aux rechutes... la preuve!

J'ai d'abord fouillé tous les endroits à portée de mains, puis le reste; le haut des armoires, entre les vêtements pliés, partout... même la corbeille à linges. Hahh, c'était de la folie furieuse, mais une fois qu'on commence, rien ne peut nous arrêter, on doit tout fouiller, tout vérifier. Être sûr qu'on à regarder dans le moindre recoin.

J'étais plus calme quant Pascal est rentré, de n'avoir rien trouvé d'incriminants. Hun, je savais qu'il effaçait certains messages, comme ceux échangés avec Natacha. Quant il a été se doucher, j'ai vite fait ses poches. Rien. Son natel aussi. Rien non plus. S'il trichait, il le faisait discrètement bien!

__________________________________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Publicité

Mer - 10 Mars 2021 - Moitié d'1 tout !

Publié le par JaneDo

__________________________________________________________________________________________________________
Mer - 10 Mars 2021  Moitié d'1 tout !

Pascal a finalement accouché d'un bout de ses secrets. Il avait remarqué que j'étais mal et que ses efforts pour me remonter le moral ne servait à rien. Il a dû se douter que ça devait le concerner. Je faisais des efforts pour me montrer souriante et gentille. Mais Pascal sentait bien que je me raidissais quant il me touchait.

Pascal me l'a dit; mon regard et mon sourire restaient tristes. J'étais même un peu froide.

D'habitude, je ne parle pas beaucoup, mais là, j'étais encore plus en retrait. Je ne trouvais rien à dire. Dans ma tête, il y avait un ouragan. Je changeais d'avis toutes les 2 secondes; j'en parle? j'en parle pas? Et s'il dit ça? Oh non, ce serait la cata.

Pourtant, je restais cool, mais en même temps un peu distante.

La version de Pascal, à propos de l'incident avec Magalie dans la sauna, était un peu plus complet que celui de Caro. Il n'avait pas réalisé qu'elle le suivrait dans la sauna. Elle avait dû croire à une invitation, vu qu'il l'a dit devant elle.

Il voulait être seul, pourtant, il n'a rien dit quant elle est entrée dans la sauna? Quelle blague!

Au début, ça allait. Ils ne faisaient que discuter un peu. J'ai presque failli rire quant il a dit, qu'il ne comprenait pas qu'on puisse avoir envie de mettre ses seins à l'air quant on en a pas! Quant elle a enlevé son haut, il a pensé que c'était juste parce qu'elle se sentait plus à l'aise pour faire une sauna.

Pascal avait les yeux fermés, alors il ne l'avait pas vu venir. Il s'en ai rendu compte quand elle était sur lui.

Il n'était pas question qu'il se laisse faire. Il l'a repoussée et s'apprêtait à sortir de la sauna quant la porte s'est ouverte à la volée; Caro. Magalie l'avait ceinturée par derrière et a voulu enfiler sa main... (là, il a laissé la phrase en suspens).

A la tête que faisait Caro, il a vu qu'elle s'imaginait des choses.

Pascal lui a demandé de garder ce qu'elle venait de voir ou s'imaginait pour elle. Il ne voulait pas qu'elle m'en parle.

Quant il me racontait ça, il me regardait droit dans les yeux. Donc, pour moi, il disait la vérité, sinon il aurait évité mon regard. Pascal m'a assuré qu'il ne s'était rien passé. Il savait bien que je finirais par l'apprendre, et préférait que ça vienne de lui.

Il a juré que c'était ce qui s'était passé. D'ailleurs, il m'a fait remarqué que depuis, j'avais dû remarquer que Magalie n'était pas revenu ici. Les mecs!! Aucune idée ce qui se passe dans la tête de l'autre!!

Je lui ai dis que ça pouvait être interpréter autrement; ça donnait plutôt l'impression qu'il cherchait à protéger Magalie contre moi! Je trouvais ça un peu bizarre.

Pascal a dit qu'il avait eu une discussion avec elle. Il n'avait pas voulu qu'elle aille encore inventer autre chose, alors Paul lui a servi de témoin. Je peux lui demander si je veux. Pour faire court, il lui a demandé d'arrêter son cirque, que c'était très déplacé étant donné qu'il était son supérieur.

J'ai demandé ce qu'elle avait dit, et il a répondu "Offff, rien d'important... des conneries". Oui, mais quoi???

Après ça, Pascal m'a demandé si c'était ce qui me rendait si triste. Évidemment que non, juste pour qu'il utilise sa tête, je lui ai rappelé que c'était arrivé ce week-end, non? Alors quoi, j'avais des visions, et j'étais mal à l'avance?

Aïe, là j'ai été un peu trop tranchante, comme si je lui avais filé une gifle.

Il a réalisé que ça ne devait pas être ça. Je me suis radoucie. Je pensais pouvoir mieux me contrôler. Un peu perdu, Pascal est resté silencieux un moment. Je le voyais se mordiller la lèvre, il n'arrivait pas à rester en place.

Je pense qu'il m'a proposé à boire pour s'éloigner. Puis, en me préparant mon café, le dos tourné, il a lâché... qu'il avait continué à "voir" Caro, est-ce ce qui me rendait triste?

Ha! Je savais qu'ils se voyaient de temps à autre. Ce qui me dérange, c'est qu'il faisait semblant du contraire.

Je ne savais pas si je devais être franche, et lui dire ce que je ressentais. Il me fallait du temps pour y réfléchir. Je ne pouvais pas lui répondre, alors je n'ai rien dit. Pascal m'a reposé la question avec insistance, j'ai haussé les épaules en gardant le silence. Hahhh, jeeez, je ne voulais surtout pas qu'il me parle de Natacha. Je n'étais pas encore prête.

Pascal voyait bien que j'étais toujours abattue, et que je ne voulais toujours pas parler. Je ne m'étais pas rendue compte que je mettais mise à me ronger le bout des ongles. Comme je ne parlais pas, il est quand même venu s'asseoir à côté de moi sur le canapé, puis il m'a prise contre lui, comme il le faisait souvent.

Bien sûr, il a senti que je m'étais raidie, mais il a fait semblant de ne pas s'en offusquer ou s'en rendre compte. Le reste de la soirée, il m'a foutue la paix avec ça.

Je lui ai juste dis que j'étais contente qu'il m'ait raconté ce qui s'était passé au chalet. Que cela faisait des siècles qu'il ne me racontait plus rien.

Le pauvre, il a rougi en détournant le regard. Je n'ai pas aimé qu'il détourne les yeux ou qu'il rougisse. Mais cela pouvait juste être parce qu'il était gêné c'est tout. Quand même, j'allais demander à Paul à propos de la "soi-disant" discussion avec la Magalie. Je voulais savoir ce qu'ils ont dit.

Mince... trop de détails... Je me demande si j'arrive à raccourcir mes textes? Mais, si je perds un jour la mémoire, ou que je sois obligée de me relire pour savoir ce qui s'était passé, sans les détails, je serais perdue. L'empêche, de relire certains trucs me replongent dans la souffrance. Alors je ne relis pas.
__________________________________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Mar - 9 Mars 2021 - Morosité quant tu nous tiens...

Publié le par JaneDo

_________________________________________________________________________________________________________
Mar - 9 Mars 2021  Morosité quant tu nous tiens...

Afff, je rentrais dans la longue liste des femmes qui ferment les yeux sur le comportement de son partenaire, et préfère le déni. Les raisons sont nombreuses, l'une est que je ne voulais pas le perdre. Une autre est que Je ne voulais pas faire quelque chose qui puisse lui donner une raison de me quitter.

Mais, c'était vraiment très dur, j'avais une boule à l'estomac. Quoi que je fasse, courir, peindre, dormir, je n'arrivais pas à me débarrasser de ce sentiment de "trac". Le même qu'on ressent avant un examen à l'école. Ça tétanise. Cet impression d'avoir la chair de poule, froid, le ventre sens dessus-dessous, sans oublier les tremblotements...

Je n'arrivais pas à supporter de rester auprès de lui. Mes sourires étaient tristes, mes yeux éteints. Pascal voyait bien que ça n'allait pas, et tout ce qu'il faisait pour me remonter le moral, me donnait envie de pleurer. Pourtant j'essayais, mais mes tentatives de sourire finissaient en grimace.

Caro a fini par me dire qu'elle n'avait pas vraiment choper Magalie avec les mains entre les jambes de Pascal. Elle a raconté que Pascal voulait sortir de la sauna. Quant elle a ouvert la porte, il était debout, tenant la main que Magalie avait tenté d'enfiler dans son caleçon. Elle se tenait derrière lui.

Pascal avait la tête du mec pris sur le fait. Mauvais jeu de mots; attrapé la main dans le sac.

Après sa prise de gueule avec Magalie, où il a été bien inspiré de ne pas intervenir, il l'avait prise à part. Pascal lui a demandé de ne pas en parler, et surtout de ne pas m'en parler. Elle avait vu rouge, ne comprenait pas pourquoi il était dans la sauna avec elle justement. Pourquoi rester? Pourquoi ne pas sortir de là?

Pascal était insistant qu'elle ne parle pas de ce qu'elle avait cru voir. Qu'il ne s'était rien passé. Il ne voulait pas qu'elle me parle de ça. lui demander de ne rien me dire. Caro n'avait rien promis, et c'était trop lourd pour qu'elle le garde pour elle. Heureusement pour moi.

Caro a demandé à Pascal ce qui s'était passé dans ce sauna. Elle s'énervait de voir Magalie la regarder en souriant tout en se rhabillant. Elle avait les seins nus. Elle a vu que Pascal était tout rouge et il n'a pas été assez rapide pour cacher le devant de son caleçon avec son linge. Il était excité.

Pascal n'a pas répondu, mais était plutôt préoccupé qu'elle ne raconte rien, ce qui l'a encore plus énervée.

Ça ne la gênait pas du tout que je lui demande des explications. Caro voulait même que je le fasse devant elle. Je me demande si Pascal pense que c'est pour ça que je suis d'humeur morose? Probablement. Malgré ça, il n'est pas venu sur le sujet, il n'a pas cherché à s'expliquer.

Je sais qu'il a appelé Caro pour savoir si elle m'avait dit quelque chose. A ce moment là, elle ne m'avait pas encore tout dit, donc, elle a répondu que non. Confiant, il a pensé que ce devait être autre chose. Le fait que Pascal insiste autant lui a donné envie encore plus de m'en parler.

Oui, c'était autre chose, mais les 2 combinés, ça faisait beaucoup. J'étais à 2 doigts de partir quelques jours à ma maison. Mais en même temps, je rechignais à laisser le champ libre... Trop raplapla pour réagir, je laissais le temps passer, tout en me rongeant de l'intérieur.

J'ai pensé que je devrais peut-être parler à Magalie... Puis, je me suis dis que non, ça lui donnerait trop d'importance.
_________________________________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Lun - 9 Mars 2021 - Gifle bien méritée

Publié le par JaneDo

__________________________________________________________________________________________________________
Lun - 8 Mars 2021  Gifle bien méritée

Caro avait mis Pascal, et pas mal d'autres hommes qui viennent le week-end sous prétexte de skier, mal à l'aise. Je dis bien sous prétexte, parce qu'il n'y a pas seulement le ski qui les intéresse. C'est la liberté, ou l'impression de l'être. De laisser derrière la vie de tous les jours, le couple et le train train quotidien.

Oh, le gazouillement des oiseaux le matin... 6h15... Ça me pèse sur le coeur. C'est un bruit qui me rend triste.

Picotement dans les joues, comme si je rougissais, parce que j'ai choisi de ne rien dire, de ne pas réagir, pas demander d'explications. Je ne sais rien. Je garde la tête sous le sable et c'est bien comme ça. J'ai trop peur de faire quoi que ce soit. Que Pascal sache que je sais n'est pas la solution.

Pourquoi? Parce qu'après il faudrait que je lui demande, par exemple, de ne plus la voir. Et s'il refuse? Je serais obligée de le quitter. S'il n'accepte pas de le faire, je fais quoi? S'il continue de la voir quand même, je serais aussi obligée de rompre. Et c'est pas ce que je veux.

S'il continue de la voir et que je ne le quitte pas, il ne me prendra plus jamais au sérieux. Tant que je fais comme si je ne sais rien, il sera obligé de cacher son aventure, pour ne pas me faire de peine. Natacha risque de s'impatienter et à faire pression sur lui. Là, elle commencera à l'agacer... j'espère.

J'espère seulement que l'histoire ne va pas durer trop longtemps, que Pascal retrouvera vite ses esprits.

Dire qu'il dort comme un bébé, la conscience tranquille, comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Moi, j'ai perdu le sommeil. Je n'arrive plus à dormir, l'angoisse et les images qui traversent mes pensées m'en empêchent. J'hésite à prendre des somnifères.

Les somnifères me transforment en zombie une bonne partie de la journée. Ah, sans je suis aussi en mode zombie!

Je les entendais travailler, j'essayais d'en faire autant. Magalie pouvait bien faire son cinoche, je m'en foutais. Elle n'a aucune chance. L'empêche, qu'elle ait essayé de profiter de lui parce qu'il était un peu saoul... Va falloir que je lui dise 2 mots à cette petite grue.

Un truc dans le genre si elle recommence, je lui referais la façade!

Caro n'avait pas osé me le dire tout de suite, mais en fait, elle avait fichu une claque à Magalie. Elle n'avait pas supporté d'entendre cette petite allumeuse la traiter de "plan cul". Comme si elle n'avait été rien d'autre pour Pascal. Elle avait le culot de parler sans savoir. Caro a eu raison de la gifler.
__________________________________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Publicité

Ven 5 au dim7 Mars 2021 - Un plan cul

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------
Ven 5 au dim7 Mars 2021  Un plan cul

C'est un des derniers week-end au chalet, mais je ne voulais pas y aller. Passer le week-end à avoir la boule à l'estomac à surveiller Pascal et Natacha, ça ne me disait rien. Pascal a voulu rester là, et j'ai bien failli accepter. Mais, j'avais besoin d'être un peu seule, c'était ma priorité.

Pourtant, je savais que je passerais le week-end à me torturer à imaginer toutes sortes de choses.

Caro sera mon informatrice. Je n'ai même pas eu besoin de lui demander. J'ai un peu tirer la gueule en apprenant que Natacha n'était pas au chalet. Ce week-end, elle avait son gamin, alors elle ne pouvait pas monter. Je me suis demandée si c'était pour ça qu'ils s'étaient vus en cati-mini.

Ils ont passé la soirée au chalet, comme de bien entendu. Caro m'a dit que Pascal avait l'air détendu. Bon, Magalie lui collait aux fesses comme une sangsue. En plaisantant, Caro a dit qu'elle s'en chargeait. Elle m'a raconté le lendemain, qu'elle s'était plantée aux côtés de Pascal, à jouer la petite amie.

Elle espérait que ça ne me dérangeait pas. Je lui ai garanti que non.

D'ailleurs, ils sont montés se coucher en même temps. Comme Pascal était plutôt cuit, elle a essayé de le détourner. Mais comme il avait son bras autour des épaules de Caro, et un poil bourré, il lui a dit qu'il dormait avec elle. Magalie a eu l'air bafouée. Et Caro a dormi avec lui.

Caro n'avait pas besoin de me dire qu'ils avaient passé la nuit à faire l'amour, le sous-entendu était clair.

Samedi, elle a été faire du ski avec les garçons. Magalie a essayé de garder le rythme avec eux. Morte de rire, elle m'a dit qu'elle ne skiait pas terrible. Elle avait l'air d'une patate sur ses skis. Paul et Johnny étaient aux petits soins pour elle. Le soir, elle a essayé de la gicler pour s'incruster à Pascal.

On dirait qu'elle s'intéresse à lui parce qu'il ne s'intéresse pas assez à elle. Et elle s'est dit que, comme je n'étais pas là, Pascal risquait d'être plus réceptif à ses avances. Caro m'a avoué que Pascal semblait l'utiliser pour garder Magalie à distance. Elle a pourtant réussi à le coincé dans la sauna.

Mais, Caro après les avoir cherché partout, les avait trouvé. Magalie avait entrepris de lui caresser les... Pascal avait beau essayé de la repousser, elle continuait. Persuadée qu'il finira par craquer. Caro a fait un scandale et l'a foutu hors de la sauna. Pascal a été soulagé de la voir débarquer.

Caro aussi. Pascal avait une érection. Elle se demande ce qui serait arrivé si elle ne les avait pas trouvé!

L'empêche depuis Magalie la regarde en souriant d'un air entendu. Elle lui en collerait bien une. Mais, comme elle lui l'a rappelée, elle n'est pas sa petite amie, juste un plan cul. Caro l'a quand même sortie de la sauna par les cheveux.

Elle m'a avertie qu'il y avait eu comme un attroupement, quand elle se crêpait le chignon. J'allais sûrement l'apprendre.

Elles ont eu une petite confrontation, et elle lui a balancé à la gueule, que si elle n'était pas arrivée... J'ai compris. Après tout, ce n'est qu'un homme. Je peux imaginer.

Dimanche, Pascal est resté à l'écart de Magalie. Il n'a pas été skier le matin, et ils sont partis après midi au retour du gros de la troupe. Avec Caro, ils avaient été se balader en ville le matin, puis ils ont traînés dans la bibliothèque. Vers midi, ils ont mangés avec ceux qui étaient revenus du ski, avant de rentrer.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Jeu - 4 Mars 2021 - Limace collante

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------
Jeu - 4 Mars 2021  Limace collante

Hier soir, alors qu'on parlait et riait, j'ai tout à coup fondu en larmes; Pascal m'avait menti... J'ai filé enfouir ma tête dans l'oreiller pour pleurer le plus silencieusement possible. Pascal m'avait suivi, et avait l'air affolé. Il m'a demandé ce que j'avais, ce qui m'arrivait.

Évidemment, je ne pouvais pas lui  dire. J'étais déjà assez gênée d'avoir aussi lamentablement fondu en larmes, de n'avoir pas su garder la tête froide.

Il m'a bercée comme un bébé. Il a attendu que mes hoquets et sanglots se calment, avant de me demander ce qui se passait. Le boulot? De mauvaises nouvelles? La famille, etc, etc? Tout sauf lui. Apparemment, il était persuadé de n'avoir rien à se reprocher. Je faisais non de la tête entre 2.

Quant j'avais retrouvé mon calme, j'ai essayé de sourire... C'était surement une grimace... Le reste de la soirée, Pascal était aux petits soins. Fini d'éviter mon regard. Au contraire, il me fixait et espérait que je lui parle.

Ça, il pouvait toujours courir. Je n'avais pas l'intention de parler, surtout pas dans cet état. Et pas sans avoir murement réfléchi à ce que j'allais dire.

Ses collègues masculins sont venus travailler à la maison; Damien et François. J'ai passé la journée chez Caro. Pas de Magalie aujourd'hui. Bon oui, seulement sur l'écran. Ses manières passaient mal à l'écran; elle avait l'air d'en faire une tonne. Tous ses sourires et mimiques étaient ridicules à l'écran.

J'avais pris un calmant chez Caro, donc c'était plus facile de me contenir. De toute façon, ma tête refusait d'utiliser ses facultés, des images court-circuitaient mes pensées; je les voyais se balader main dans la main, et tout s'arrêtait. Mais pas le mal de tête, l'estomac sur rinçage, et tout le reste.

On a passé la soirée à discuter. Il était adorable. Évidemment, j'ai soigneusement éviter de parler du chalet ou Natacha. J'aurai pu croire qu'il ne se passait rien.

Alors que Pascal était sous la douche, je n'ai pas pu résister à regarder son natel. Je crois qu'il avait effacé tous les messages de Natacha. Parce qu'il n'y avait qu'un seul message de Natacha, après leur petit rendez-vous pour dire; "C'était chouette de le voir hier, je ne peux plus regarder le lac sans penser à toi. xxxx". Pas d'autres messages!

Et ça continue. Il allait falloir que je me méfie. Que je me secoue. Je dois agir, mais je me sens si abattue, complètement à plat. Aucune énergie.

Pascal avait dû le recevoir alors qu'il bossait. Comme depuis, on était tout le temps ensemble, il n'avait pas regardé son natel. Je n'ai pas osé aller jusqu'à effacer le message. Par contre, je l'avais à l’œil, je voulais voir sa réaction quant il verra le message.

Pas de douche pour moi ce soir. Je ne le quitterais pas d'une semelle, jusqu'à ce qu'il ouvre ce message. Je pouvais être aussi collante qu'une limace. J'ai été prendre ma douche après. Il avait pris son natel et était à la cuisine quant il a vu qu'il avait un message. Quant il a vu le nom, il a jeté un œil vers moi. Je lui souriais, innocente.

Pascal a eu l'air ennuyé et l'a aussitôt effacé. J'ai vérifié. Donc, j'avais raison, il effaçait tous les messages de Natacha!
-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Mer - 3 Mars 2021 - Trahison

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------
Mer - 3 Mars 2021  Trahison

Comme hier, ils ont discutés un moment devant la maison. On ne pouvait pas les entendre. Puis, Magalie est montée en voiture avec Damien et ils sont tous partis. Je crois que Pascal rentrait, il faudrait que je sois à la maison avant lui. On le suivait en gardant nos distances.

Au lieu de continuer sur la route du lac, il est entré dans Morges??? Pourquoi? Alors on a suivi.

Caro avait mis une perruque, moi, je n'avais pas pensé mettre celui qu'elle m'a apporté. J'ai dû me coucher, on passait à côté de Pascal, qui parquait près du McDo. Caro s'est parquée un peu plus loin.

Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé que, heureusement, les restos étaient fermés.

Il devait avoir faim pour s'arrêter à un McDo. J'ai regardé mon natel, persuadée qu'il allait m'appeler pour me demander ce que je voulais. Mais niet. Caro a sursauté et m'a dit de regarder... Natacha? Pascal se trouvait avec Natacha?

Boh, il avait dû la voir et s'était arrêté juste pour la saluer. Donc pour moi, rien de bien grave. Qu'est-ce que j'suis tarte, je continuais à me bercer d'illusions et à me faire des films...

Caro était persuadée qu'ils avaient bel et bien rendez-vous, cela se voyait...

Ils sont entrés au McDo pour en ressortir environs 10 minutes plus tard. Natacha lui a pris le bras et ils mangeaient tout en marchant. Là, j'ai dû admettre que Caro devait avoir raison. De les voir marcher côte à côte, c'était...

J'avais l'estomac dans les baskets et ça tournait dans tous les sens. Je crois que ce qui me rendait le plus malade, c'était de les trouver mignons ensembles. Ils formaient un joli couple. J'espère que eux ne s'en rendaient pas compte. Je tremblotais, j'avais froid et mal à la tête.

Pascal m'avait menti, il ne finissait pas tard du tout? Il avait juste dit ça pour la voir. Je n'arrivais pas à y croire. Il m'avait délibérément menti, lui. J'ai senti une crise d'asthme se pointer, mais c'était pas possible, il fallait que je contrôle. Sinon, j'allais devoir sortir de la voiture, ou me coucher... Ça m'affolait.

Caro a commencé à me dire de respirer calmement, et elle le faisait aussi pour m'encourager. Je ne la quittais pas des yeux, ma vie dépendait d'elle. Ça a marché, j'ai commencé à me sentir de mieux en mieux, à pouvoir recevoir de l'air dans les poumons. Merci Caro. Elle avait vu Pascal le faire au chalet.

C'était la 1ère fois que je voyais mon homme se balader en amoureux avec une autre femme. Avec précaution, j'ai essayé de les trouver des yeux. Ils avaient disparus. Caro pensait que c'était peut-être mieux qu'on s'en aille. Elle avait peur que je refasse une crise.

Le regard de pitié que m'a lancé Caro m'a fait mal. J'avais été idiote et elle le savait. Même, si je les avais eu sous les yeux, je n'arrivais pas à le croire. Pas à croire que Pascal m'avait sciemment menti, et tout ça pour aller à un rendez-vous avec une autre femme? Natacha qui plus est.

Pour qu'il aille jusqu'à me mentir, c'est que... Non non non. J'étais dévastée et je me sentais trahie.

Pascal m'avait trahie. On est sorti de la voiture et pris la direction qu'on les avais vu prendre. Ils se dirigeaient vers le bord du lac. Horreur, maintenant ils se tenaient par la main. Ça me faisait tellement mal. Super mal. C'était horrible. Je voulais rentrer. Je devais rentrer. Caro ne voulait pas.

Caro avait les larmes aux yeux. Je lui ai remis la perruque comme il faut.

Moi, l'idée de voir plus me rendait malade. Je ne voulais pas voir, je préférais en rester à la promenade. Je n'étais pas sûre de pouvoir supporter plus. Bêtement, je me suis demandée ce que j'allais faire une fois qu'il serait rentré. Continuer à jouer l'heureuse bécasse?

Je ne suis pas sûre de pouvoir simuler. Ma tête semblait sur le point d'exploser. J'avais le coeur dans les pompes, je tremblais, ça faisait trop mal. J'étais trop triste, je ne pouvais plus lui faire confiance.

Pourquoi? Comment est-ce arrivé? Est-ce que j'avais loupé quelque chose? Mon coeur se brisait en mille morceaux.

J'étais vannée, complètement à plat. L'envie de dormir me tenaillait les tripes, je ne pensais plus qu'à ça. Je me sentais fatiguée. Oublier. Ne plus penser. D'ailleurs, je n'étais plus capable de raisonner. La seule chose que je voulais, c'était dormir. Au moins pendant ce temps, je ne penserait ou ne souffrirais pas.

Ils se sont assis sur le muret froid au bord du lac. Par moment, Natacha posait sa tête sur ses épaules. Ils se mis face à face, ils se tenaient la main. Pascal lui a mis les cheveux derrière les oreilles. C'était un geste de tendresse, un geste qu'il avait avec moi, parfois avec Caro. C'était douloureux.

Je n'avais pas seulement mal, j'avais des envies... de... d'arracher la tête à Natacha, la défigurer, déchiqueter son sourire, lui couper la main pour qu'il ne puisse toucher les cheveux de personne d'autre. Elle a penché son visage vers lui, et il l'a embrassée. Mon coeur a chuté au fond de l'eau froide du lac.

Caro a essayé de m'en dissuader, mais j'ai voulu l'appeler... je voulais savoir ce qu'il allait faire. Quand le natel à Pascal s'est mis à sonner, ils se sont raidis tous les 2. Pascal n'avait pas l'air de vouloir me répondre. J'ai insisté. Il a fini par sortir son natel et l'a regardé comme si ça allait sauter.

Je n'aurai peut-être pas dû appeler... Il faisait pratiquement nuit, et la lumière du natel éclairait bien son visage.

Pascal s'est levé pour s'éloigner. J'avais une main qui me serrait les intestins. J'ai mis tous mes derniers efforts à prendre une voix enjouée, et être toute douce et gentille. Son "hey" m'a énervé. Le culot, comme si de rien. Je lui ai demandé s'il était toujours au boulot chez John, je pouvais venir vers lui.

J'ai expliqué que j'étais pas loin, je pouvais me faire déposer, qu'on pouvait passer chercher du chinois en rentrant.

Pascal est resté sans voix. Ça a bien duré plusieurs secondes. J'imagine qu'il devait être livide. Mon coeur a serré; il m'a dit que c'était mieux que je ne vienne pas, il ne savait pas pour combien de temps ils en avaient. Puis il a dû se dire que si j'insistais, et que je disais que j'attendrais sans piper le mot, il serait dans la merde.

Alors, il a fini par dire qu'il allait partir, qu'il ferait à manger, que ce n'était pas la peine que je vienne.

Avant que j'aie pu dire quoi que ce soit, il a raccroché. Jamais Pascal ne m'avait raccroché au nez. Ça m'a terrassé; il m'avait raccroché au nez!?! J'étais à 2 doigts d'aller vers lui, lui montrer que je l'avais pris la main dans le sac. Et qu'il me prenait pour une dinde.

Caro m'a retenue. Elle m'a demandé à quoi ça servirait. Ce serait pire...

Natacha sera contente que les choses soient au grand jour, ils n'auraient plus à se cacher. Et moi, je me serais ridiculisée. Elle avait raison. J'aurai l'air d'une pauvre femme trompée, et devant la maitresse en question, en plus. Jouissif pour elle.

Ils étaient en train de revenir dans notre direction, il a fallu courir à la voiture.

Je crois que je n'avais pas envie de voir s'ils allaient se "bisouter" avant de se quitter. L'idée me rendait malade. Je voulais rien voir. Caro m'a demandé si j'avais envie de vivre dans le dénil? Non, mais elle n'avait qu'à me raconter.

Ils se sont fait un rapide bisous. Pascal semblait pressé. Natacha lui a fait signe jusqu'à ce qu'il disparaisse.

Pascal m'a aussitôt appelée pour dire qu'il était en route. Il voulait savoir si je voulais "chinois" ou s'il me fait à manger. En fait, c'était juste pour s'assurer que je n'aille pas chez John quoi. Franchement, je n'avais carrément pas faim. Je lui ai dit qu'on pouvait manger à la maison, j'étais en chemin.

On s'est arrêté chez Caro après avoir été rendre la voiture. Je ne voulais pas rentrer tout de suite, j'étais sonnée.

Le temps d'étudier ce qu'on avait vu, le disséquer dans tous les sens, et de me calmer, j'ai pu rentrer. J'avais beau l'observer, je ne voyais rien, sauf qu'il évitait de me regarder dans les yeux. Quand il m'entourait de ses bras pour me faire un bisou dans le cou, j'avais envie de le gicler loin.

Mais... Il fallait que je sois gentille. Plus que d'habitude. Un homme averti en vaut 2, donc, je devais rester adorable, douce, gentille, éviter les prises de têtes. Je devais faire comme si tout allait bien. Par contre, s'il essayait de provoquer une dispute, je devais battre en retraite, et même jouer les blessée, montrer de la tristesse.

C'était la seule manière de contrer ce qui se jouait dans mon dos. Je devais éviter à tout prix de le laisser me provoquer. Je ne devais pas laisser mes humeurs exploser.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Mar - 2 Mars 2021 - Mauvaises intuitions

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------
Mar - 2 Mars 2021  Mauvaises intuitions

Caro avait obtenu l'adresse de Magalie, et moi, j'avais une idée où Natacha habitait. Pascal travaillait chez John, et là encore, Caro avait les adresses de toute l'équipe. On ne savait pas très bien par où commencer. Attendre chez John? Ou chez les suspectes? Il fallait se décider.

Si Pascal travaillait vraiment tard, alors on perdrait notre temps à attendre chez l'une ou l'autre! On ne le verrait pas partir et on ne saurait pas quant, ou s'il rentre ou pas.

Bref, on a décidé d'attendre chez John. Caro a emprunté une voiture. On est arrivé chez John vers 16h30.

Après avoir vérifié que la voiture à Pascal était bien parquée là, l'attente a commencé. Caro avait pensé à prendre des sandwichs et à boire. Moi, que dalle. Pourtant, je savais qu'on risquait de poireauter jusqu'aux environs de minuit, voir 1h du matin, et je n'ai même pas pensé prendre à boire!

Pascal a appelé vers 17h30, il voulait juste faire un coucou. Ça m'a fait plaisir. Ils étaient fatigués, il pensait qu'ils pourraient tous bientôt rentrer, et n'en avaient plus pour très longtemps. J'ai pensé qu'on n'avait plus à faire le pied de grue, et qu'on pouvait tranquillement rentrer.

Caro n'était pas d'accord. Elle pensait que du moment qu'on était là, autant attendre jusqu'à ce qu'on voit Pascal partir. Ce sera la fin quant c'est la fin, pas avant. Bah, pour ma part, je trouvais inutile de rester là à attendre, juste pour le voir sortir et monter dans sa voiture pour rentrer.

Toutefois, je me sentais rassurée et détendue. Je n'avais pas faim, mais c'était comme si on était en course d'école, et manger les sandwichs faisait partie du voyage. On rigolait et se racontait nos petites histoires, quant on a vu Pascal sortir. Ça faisait à peine 1/2h qu'il m'avait appelée, huh?

John vivait dans une villa. Mais, on n'avait pas osé s'approcher pour guigner par les fenêtres.

Ha, j'étais soulagée... Pascal se dirigeait vers la maison. On suivait tranquillement à distances. Je descendrais chez Caro et je rentrerais par le lac. Je devrais peut-être attendre qu'il m'appelle. et dire simplement que j'étais chez Caro. J'étais contente que mes intuitions étaient fausses.

Ces soupçons débiles m'avaient fichu des palpites...

Il a dû me porter, parce que je lui ai sauté dessus. Trop heureuse qu'il soit rentré. Ce n'était même pas 20h. Et dire qu'il avait cru travailler plus tard. Je l'ai laissé me parler de leur travail, même si je ne comprenais rien et n'écoutait pas vraiment. Je souriais, le regardais parler, ça me suffisait.

Pascal a dit qu'il travaillait probablement tard demain. Ou pas, il n'en était pas sûr. Ils avaient repoussé ça à demain. Sa façon de dire ça, en évitant de me regarder m'a à nouveau fichu des piques dans la tête. Suspicion quant tu nous tiens! J'ai commencé à me poser des questions.

Pascal semblait clairement tendu et mal à l'aise. Pourquoi? Le boulot c'est le boulot. Il a été se prendre à boire et s'est plongé dans la lecture d'un truc de boulot. J'avais la bizarre sensation que Pascal évitait de m'approcher.

Vraiment trop bizarre. J'ai l'estomac barbouillé. Son attitude me renvoyait à de mauvais souvenirs... Cauchemars.

J'ai été vers lui, l'ai entouré de mes bras. Même s'il me souriait, m'entourait les épaules, il semblait renfermé. Pascal évitait soigneusement de me regarder dans les yeux. Pourquoi était-il mal à l'aise après avoir dit qu'il finirait tard? J'avais la poitrine compressée. Il mentait. Pascal mentait.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Publicité

Lun - 1er Mars 2021 - Mal caché...

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------
Lun - 1er Mars 2021  Mal caché...

Journée atroce. J'ai été dévorée par mes pensées destructrices. J'ai décidé de continuer à jouer le jeu, et faire semblant que je ne sais rien. En fait, je ne veux pas savoir. Pourtant, ça me ronge. Pascal a passé la soirée à me scruter, il a remarqué que quelque chose me tracassait.

Oui, je continuais à me demander si j'avais choisi la bonne option. Je rejouais tous les scénarios dans ma tête; si je dis ci et qu'il me répond cela, je fais quoi? Ou ceci, ou cela... Afff, c'est vrai, j'avais de la peine à sourire, à me montrer joyeuse. Pas difficile que Pascal le remarque.

Je dois me l'avouer, je souffrais le martyre. Pourtant, il avait tout fait pour m'éviter de l'apprendre, parce qu'il savait que ça me ferait souffrir.

Je voulais le laisser croire qu'il arrivait bien à dissimuler ses faits et gestes. En même temps, ça m'énervait un peu qu'il pense qu'il avait réussi à me duper. Duper? Est-ce le bon mot? Je ne pense pas qu'il essayait de me duper, seulement m'éviter d'apprendre ce qu'il faisait et avec qui. Avec qui? J'avais besoin de savoir.

Avant, il me racontait tout, pour ne pas que je l'apprenne par quelqu'un d'autre. Plus depuis longtemps. Il commençait à savoir bien mentir!

Pascal ne faisait que ce que je lui avais demandé; être assez discret pour que je ne sache pas quant il bricolait avec une autre femme. Mais voilà, j'ai tout deviné. Si Caro n'avait pas vu quant il était monté, je n'aurai rien su. J'aurai été heureuse. Continuer à vivre dans l'ignorance me convenait.

Maintenant que le doute s'était insinué dans ma tête, je balisais pour tout. Pascal m'a averti qu'il risquait de finir tard demain. Il ne fallait pas que je l'attende pour manger, et peut-être même pour me coucher. Ha! Désagréable frisson! J'allais le pister avec l'aide de Caro. Il fallait que je sois sûre que c'était pour le boulot.

----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Dim - 28 Fév 2021 - Crise d'asthme

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------
Dim - 28 Fév 2021  Crise d'asthme

Je suis descendue toute contente, la bouche en coeur, les joues en feu et les oreilles rouges. Je voulais prendre le petit dèj. avec Pascal avant qu'il parte sur les pistes. Y en a qui n'avait pas totalement dessaoulé d'hier soir, ils avaient la tête dans le cul. J'arrive pas à comprendre qu'on puisse aller skier dans cet état.

Pascal était de bonne humeur aussi, souriant, taquin. Caro allait avec eux ce matin. C'est autour de cette table de breakfast que j'ai perdu mes illusions.

Si j'avais les joues en feu et les oreilles violettes, ce n'était plus parce que j'étais de bonne humeur. J'ai compris que Pascal était parti se coucher vers minuit, et n'avait pas trop bu, c'est pour ça que les autres pensaient qu'il pétait la forme.

Ça m'a tordu l'estomac, parce que j'étais réveillée jusqu'à passé 1h du matin. J'ai lancé des regards aux autres femmes, essayant de deviner avec laquelle il avait passé ces heures. Quelque part dans ma tête, je savais déjà, ça devait être Natacha et pas Magalie. Tant mieux.

Nos regards se sont croisés, et j'en ai eu la confirmation. Elle a aussitôt détourné son regard, mais elle avait rougi...

J'aurai préféré que ce soit Caro. Mais si ç'avait était elle, elle me l'aurait dit. Non, elle était restée à coller aux baskets de Magalie. Donc, je savais que ce n'était pas Magalie. Je l'aurai étranglé. Natacha avait rougi quant nos regards s'étaient croisés, donc c'était elle.

Est-ce que j'en voulais à Pascal? Je ne crois même pas. J'avais seulement le trouillomètre à zéro.

L'angoisse me terrassait, j'avais peur qu'il finisse par s'attacher à elle. Peur qu'il se pense amoureux. Je me sentirais blessée. Par la suite, je remarquerai son détachement, ses excuses bidons pour aller la voir. Je baliserai. Je manquais de souffle. J'ai dû quitter la table, pour me réfugier devant la machine à café.

Pascal est venu me rejoindre pour me dire qu'il m'avait fait un café que je n'avais pas touché. Il ne comprenait pas. Comment aurait-il pu deviner que je savais pour Natacha, et que ça me plongeait au fond du gouffre. J'ai juste dis que j'avais la poitrine serrée et de la peine à respirer. Une attaque d'asthme.

Je n'avais pas pris mon Ventolin, alors j'allais devoir me calmer si je voulais retrouver mon souffle. Chaque fois que je panique, c'est pire. Ça peut aller jusqu'à l'évanouissement. Pascal a dit qu'il l'avait pris. Il avait vu que je l'avais laissé derrière vendredi. Il est monté le chercher.

La-dessus, j'ai dû supporter un attroupement, ce qui était pire, j'avais besoin d'espace. Qu'on me m'envahisse pas.

Caro leur a demandé de dégager. Elle avait déjà assisté à 2 ou 3 de mes attaques. Man, comme je me sens minus dans ces moments. Aucun contrôle sur ma respiration. J'avais peur de m'évanouir, alors je faisais le truc de la femme sur le point d'accoucher; petit inspiration, rapide expiration, inspiration, expiration.

Je m'étais mise à tousser aussi, ce qui était aggravant pour la respiration. Entre 2 toux, je n'avais pas assez d'air. Pascal m'a fait prendre mon Ventolin, explosion de toux, alors on a recommencé. J'ai commencé à me sentir mieux. Encore un 3è coup pour assurer, et ça allait mieux. Gênée, j'ai regagné la table.

J'ai été contente de les voir partir et retrouver mon coin du feu et mon livre de Karine Giebel. Pour moi, c'est le meilleur écrivain ever. Mon écrivain préféré. Elle ne nous enterre pas dans des descriptions interminables et laisse la place à notre imagination. J'adore. Caro et Natacha étaient sur les pistes avec eux.

En rentrant, dans la voiture, j'ai laissé Caro faire la conversation. J'étais obsédée par mes réflexions; lui poser la question? lui dire que je savais? Me taire? Pascal devinait qu'il y avait quelque chose qui me tourmentait. Il pouvait toujours aller se rhabiller, je ne dirais rien, surtout pas devant Caro en plus.

J'avais pris ma décision; je ne dirais rien. Je continuerais à sourire, faire comme si j'étais stupide, et que tout allait bien.

Je suis quand même assez troublée, parce que je ne voyais rien. Pascal était toujours pareil à lui-même, comme si rien ne s'était passé. Ça me sidérait. Je devais être capable de deviner d'un simple regard, alors que là, j'étais aveugle. J'avais beau chercher, scruter chaque mot, geste, rien.
----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

" target="_blank">
Publicité