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intime

Mar, 19 nov 2019 - Triangle amoureux

Publié le par JaneDo


Mar, 19 nov 2019  Triangle amoureux

Lundi; La soirée passée au coin du feu, après le départ de la femme de charge et des femmes de ménage, avait été vraiment très chouette. Avant qu'on monte se coucher, Pascal nous avait préparé un chocolat chaud. Ma pression a grimpé en flèche, parce que je savais parfaitement à la situation à laquelle j'allais être confrontée.

J'essayais de me montrer calme et avoir l'air de garder mon sang froid. Mais mes mains tremblaient. Je n'étais pas encore prête, et j'avais l'impression que Pascal me forçait la main. La présence de Caro aussi me fichait la pression. Sa présence n'arrangeait rien, bien au contraire.

Si je n'étais pas encore prête à coucher avec Pascal, j'allais me voir forcée de le laisser à Caro. J'étais coincée. Je redoutais d'aller me coucher.

Avant de monter, Pascal m'a retenue pour me demander si ça allait ou si je voulais qu'il demande à Caro soit de partir, soit d'aller dormir seule dans sa chambre.

Quoi??? Hahhh! Et voilà, ça allait me tomber dessus! Si je disais oui, je passais pour la méchante dans l'histoire, et il allait sûrement avoir mal au cœur pour elle en plus.

J'ai prétendu que ça allait bien. J'ai alors remarqué que Pascal n'était plus aussi sûr de lui. Il était mal à l'aise et tendu.

Caro avait eu le temps de prendre une douche, elle était étendue sur le lit, par dessus les couvertures. Pascal a été à son tour prendre sa douche. J'irai en dernier. Je pense que le moment de la douche était une manière de retrouver son calme et repousser le moment fatidique. Je sais que Pascal comme Caro appréhendaient ma réaction. Moi aussi.

Dès que Pascal a disparu dans la salle de bain, elle m'a demandé si ça ne me gênait pas qu'elle soit là. Qu'elle savait que j'avais dis à Pascal que je voulais un peu de temps. Je lui ai avoué que j'étais tendue, pas très sûre de moi. J'avais peur. Caro m'a dit que j'étais une idiote, je n'avais pas flipper, que Pascal était raide dingue de moi, et qu'elle se sentait chanceuse d'être avec nous. 

On était toutes les 2 étendues sur le lit à discuter quant Pascal est sorti de sa salle de bains. Je lui parlais du bouquin que j'avais commencé et des écrivains que j'aimais. Elle avait remarqué la pile que j'avais dans notre chambre. Pascal a jeté parterre le magazine que Caro feuillerait quant on est entré et s'est glissé entre nous deux.

Bloquée. Je me sentais bloquée, tétanisée. J'ai fait un geste pour tenter de me lever et aller prendre une douche aussi. Ça me fera le plus grand bien, mais Pascal m'a rattrapée par la taille pour me tirer vers lui. Il m'a d'abord fait un bisou sur le nez, puis sur le front avant de m'embrasser sur les lèvres.

Pascal a senti que je tremblais un peu et a resserré son étreinte. Devant Caro, il m'a demandé si je voulais qu'il lui demande de nous laisser un moment. Bon, déjà parce qu'elle était là, et parce qu'elle aurait été blessée, j'ai dis que non et j'ai souri à Caro. Ils m'énervaient tous les 2 à me prendre avec des pincettes!

Je me suis glissée hors de ses bras et j'ai dis que, c'était plutôt à lui de savoir s'il pouvait nous assumer toutes les 2!

J'ai pris un des T-shirt à Pascal dans son armoire. Caro s'était déjà lovée contre lui, et promenait sa main sur son torse tout en lui faisant de petits bisous partout; sur le torse, sur son bras, et remontait vers ses lèvres. Il a baissé les yeux vers elle et il l'a embrassée aussi.

Ça m'a fait de petits picotement partout dans le cœur...

Sous son T-shirt, la main de Pascal avait déjà retrouvé les courbes de son corps qu'il connaissait si bien. Leurs lèvres scellées, ils se caressaient en se cherchant. Ils ont oubliés ma présence. Sa main se faufilait lentement le long de ses hanches jusqu'à sa poitrine, qu'elle appuyait contre lui.

Pfouhhhh... trop hot. Il me fallait ma douche. Ils en étaient toujours aux préludes quant je suis ressortie de la salle de bains. Et pourtant, je ne m'étais pas dépêchée, toujours tendue, mais je me sentais mieux. Ils étaient beaux ensemble. Caro s'était mise au-dessus de lui, ses cheveux s'étalaient sur lui quant elle se baissait pour l'embrasser. Il caressait ses seins et l'a attirée à lui, avant de la renverser sur le lit.

Les rejoindre ou filer discrètement? Mais Pascal a dû sentir ma présence, il s'est retourné et m'a tendu la main.

En une fraction de seconde, la tension a disparu et j'ai pris la main qu'il me tendait. Je me suis mise à genoux et il a passé sa main derrière ma nuque pour attirer mon visage vers lui. On s'est embrassé. une des mains de Caro le caressait toujours, elle a passé l'autre sur ma cuisse pour remonter dans mon dos, dans une tentative de me coller contre Pascal.

J'ai pensé que si Pascal n'avait pas été plus loin, c'était certainement parce qu'il avait peur que ça me fâche, et qu'il voulait me faire l'amour en 1er, probablement pour se racheter. Mais je voulais lui montrer que j'étais une grande fille, que le sexe c'était le sexe, et qu'il n'y avait pas de règle. Et que je n'étais pas aussi fragile.

Je voulais aussi qu'ils sachent tous les 2 que j'assume mes choix. Et que je ne regrettais absolument pas d'avoir choisi Caro pour faire partie de sa vie, parce qu'elle l'aimait sincèrement. Je ne regrettais absolument pas ce choix. Je sais qu'il l'aimait aussi, et que je ne lui reprochait certainement pas d'avoir envie d'elle.

Je lui ai pris la main pour caresser le ventre de Caro, je l'ai embrassé... J'ai pris la jambe à Caro pour la poser sur sa hanche à lui... Pascal n'a hésité qu'une fraction de seconde...

Lundi matin, j'ai voulu me lever pour avaler un café. En regardant par la fenêtre, j'ai vu qu'il neigeait encore. Pascal et Caro, main dans la main, partaient en direction du village, alors je me suis replongée au lit. J'ai fait la grasse matinée. Je suis descendue peu après, j'avais soif.

Ils avaient préparé la table pour le petit dèj. Ils ont dû descendre au village à pieds pour acheter des croissants et du pain. Bah, j'avais encore envie de dormir, ils me réveilleraient sûrement à leur retour, quant ils voudront déjeuner. Je crois que je me suis endormie presque aussitôt, étalée sous la couette. Toute la place pour moi.

Pascal est monté me réveiller peut-être 1h plus tard. Je n'en suis pas sûre, parce que je n'avais pas regardé l'heure. Caro était toute rosie. Elle avait l'air heureuse comme je l'avais rarement vue. Pascal aussi semblait heureux.

Je crois que c'était un peu grâce à moi, alors je me sentais comme la Reine du Jour. Rire... d'ailleurs, ils étaient aux petits soins pour moi. Trop drôle. Wow... ils étaient bizarre... rire.

On s'est étalé dans les canapés autour du feu de la cheminée. Il faisait un temps à ne pas mettre un chien dehors. Pourtant, ils avaient prévu et proposé qu'on aille à la patinoire.

Pascal savait que, quant il neige comme ça, d'aller traîner sur les pistes, c'était pas mon truc. Surtout si on arrive pas à voir le bout de son surf! J'aimais skier ou surfer seulement quant il faisait beau.

Afff... je ne savais pas si j'avais vraiment envie d'aller patiner. Je suis assez nulle ! Pascal a proposé les raquettes. Ça me semblait assez amusant. J'étais surement aussi nulle qu'avec des patins, mais pour Caro c'était pareil, donc je ne serais pas la seule à me débattre avec ces machins.

On a donc été faire une promenade en raquettes. C'était vraiment amusant et crevant aussi. On a tellement ri que j'en avais encore des crampes en rentrant. Wah, on s'est pris des sacrés gamelles. Nos bonnets en ont pris pour leur grade. L'empêche qu'on a pris un grand bol d'air, la montagne est magnifique et ça m'a fait sacrément du bien.

On a pris a bu quelque chose dans un Tee-Room avant de rentrer au chalet, et décidé de sortir manger au resto ce soir.

Je rêvais d'aller faire une sieste en rentrant, mais je n'ai rien osé dire. Alors je me suis installée dans un des fauteuil près de la cheminée pour lire. Pascal s'était aussi allongé sur le canapé pour lire. Il avait envi d'aller au Cinéma ce soir. On n'avait aucune idée des films qui passaient. Le film n'était pas très important. Tout ce qui comptait c'était d'y aller ensemble et manger du popcorn.

Caro s'est jetée sur lui, l'empêchant de lire. Elle avait envie de câlins j'imagine. C'était amusant de les regarder se taquiner. En riant, Pascal essayait de l'empêcher de lui arracher son magazine. Ils se sont pourchasser du salon à la cuisine et retour.

Caro a fini par réussir à le traîner à la piscine sous le prétexte de nager. Ils ont fait des galipettes dans la sauna.

Bien sûr que ça m'a un peu tordu l'estomac. Je me rends compte que Caro est plus maligne que moi, elle sait profiter de chaque instant. Moi, je reste toujours en réserve. Sur la touche. La peur de laisser tomber mes gardes fous ou d'être blessée.

Du coup, je passe à côté des choses...

Moi, un peu fatiguée par cette journée ultra sportive, j'avais été m'allonger dans notre chambre. Je ne voulais pas vraiment dormir parce que je ne voulais pas être toute caqueuse, mais je crois que je me suis endormie. Contrairement à ce que j'avais pensé, j'étais au poil après.

Pascal m'a réveillée avec des bisous. On n'avait pas le temps de faire quoi que ce soit, si on voulait aller au ciné. J'ai pris une douche et je me suis changée. Ils en ont fait autant sur les chapeau de roue, parce qu'on était en retard. Boh, de toute façon, ça ne changeait pas grand chose, sauf si le film était vraiment bien. Je crois que ça s'appelait "Last Xmas" or "Last Holiday", un truc du genre.

Wahhh, c'était super. Pas le film, mais la complicité entre nous. Il y avait pas grand monde, alors on a pu s'amuser et rigoler comme ça nous chantait. Jusqu'à maintenant, tous les moments qu'on passait ensemble étaient magiques.

On a croisé Yumi dans la station en rentrant du Ciné. Elle a été très surprise de nous voir. Elle a surtout parlé avec Pascal, ignorant presque Caro et moi. Pétasse. Elle avait toujours été sympa jusque là, alors je ne m'attendais pas à ce genre de réaction de sa part.

Yumi était en chemin pour retrouver des copains que Pascal connaissait aussi et elle a insisté pour qu'il se joigne à elle. Évidemment, ça impliquait avec nous, ça allait de soi. Ce qui n'avait pas l'air de l'enchanter. Pascal avait beau lui répété qu'on avait déjà des projets, elle lui a dit que ce n'était pas souvent qu'ils avaient l'occasion de se croiser comme ça par hasard, et qu'il devait venir.

Puis, Yumi a dit un truc qui a failli me faire exploser de rire; "Que s'il avait réservé ailleurs, que Caro et moi pouvions aller manger là-bas, et qu'on ne serait séparé que quelques heures. Pas la mer à boire!". Je pense que sa remarque à aussi titiller Pascal, parce qu'il lui a dit que s'il venait, c'était clair qu'on venait aussi. Ils n'avaient pas envie qu'on mange dans des restaurants séparés, ce serait absurde.

Alors on a été mangé avec cette équipe. Yumi a tenté de nous séparer aussi au restaurant, en se plaçant à côté de Pascal et en reléguant moi et Caro à l'autre bout de la table. Comme si on était en punition! Pascal l'a remarqué et je l'ai vu faire une petite grimace. Smart et chouky, il s'est arrangé pour qu'on soit ensemble tous les 3, n'en déplaise à Yumi.

Certains de ses copains avaient déjà passé quelques week-ends au chalet. Je les connaissais de vue. Malgré l'attitude peu engageante de Yumi, on a passé une bonne soirée. On a pas voulu les suivre dans la tournée des Bars.

Ils ont tous insisté pour prendre un dernier verre avec Pascal, leur pote. Caro et moi avions fini par lui dire d'y aller, que ça ne nous gênait pas du tout, qu'on l'attendrait tranquillement à la maison. Le pauvre, il n'avait aucune envie d'y aller, mais, il n'a pas trop eu le choix.

Caro et moi sommes rentrés, bras dessus bras dessus, accrochée l'une à l'autre. On s'arrêtait parfois devant les boutiques pour regarder. C'est fou, il y avait encore du monde qui traînait dans la station.

C'est dingue comme Caro peut se ronger pour un rien. Au lieu de se détendre, une fois au chalet, elle continuait à surveiller la porte, à regarder dehors. Je lui ai dis de poser ses fesses, parce qu'elle finissait par me donner le tournis, mais rien à faire. Elle ne tenait pas en place. Dès qu'elle se posait, elle se mettait à se tortiller et finissait par se lever pour aller par la fenêtre.

Pauvre Pascal, il allait devoir rentrer tout seul, sous la neige. Faire tout se long chemin seul. Mais bon. J'espère qu'il ne boira pas trop, surtout avec cette bande de fêtard.

Puis Caro a commencé à sautiller comme une chatte en folie et a couru enfiler sa veste et ses bottes qu'elle n'avait pas rangé. Elle venait d'apercevoir Pascal. C'est dingue, il n'avait même pas passé 1h avec ses copains. Trop mignon. On aurait dit qu'il était impatient de rentrer.

En la regardant courir à la rencontre de Pascal, je réalisais que, encore une fois, je perdais la main face à Caro!!

Pfff, l'air de rien, c'est chou de voir à quel point elle y tient à son Pascal. Mon Pascal. Il a essayé de l'éviter, mais elle a sauté dans ses bras et ils ont fini parterre. J'entendais leurs rires joyeux.

Je me suis demandée si Pascal était heureux d'être revenu en Suisse?

A peine sur pieds, Caro a voulu remettre ça. Il l'a esquivée, après s'être couru après un moment, il l'a portée sur son dos pour faire les 30 mètres jusqu'à la porte.

Elle lui faisait des bisous dans le cou en se tortillant d’excitation. Pascal l'a menacée plusieurs fois de la lâcher, mais ça l'a faisait rire. Sacré Caro. On a passé le reste de la soirée assis parterre au coin du feu à papoter. C'était chouette. Aucun malaise, aucun moment de silence embarrassant. On était bien et à l'aise ensemble. On se comprenait.

Mardi, on a trainé au lit une bonne partie de la matinée. Cette fois, c'est Caro qui est restée plantée à faire la grasse matinée. Je suis descendue au village avec Pascal acheté des croissants tout frais, pains au chocolat, des fruits et du pain complet dans une petite boulangerie artisanale. Le pain de là-bas est à tomber à la renverse. Cette petite balade matinale en amoureux m'avait ouvert l’appétit.

Hélas, il fallait bien que ces quelques jours de parfaits bonheurs se terminent. J'avais un souper en famille ce soir. En fait, j'étais triste de rentrer et retrouver les emmerdes du quotidien...

Ces quelques jours avaient été comme une parenthèse, comme une illusion, loin de tout et tout le monde entier. Une petit moment volé. C'est seulement à la maison que j'ai réalisé que je n'avais plus mal à cause de ce qui s'était passé à son retour. Comme par magie. J'étais triste, mais cette fois, c'était parce qu'on était séparé. Triste d'être rentrée.

Pascal avait réussi... Il avait réussi à me faire passer l'éponge. Me faire oublier. Jeez, est-ce qu'il me connaît si bien?!


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Ven, 15 nov 2019 - (part.1) - La morsure de la jalousie!

Publié le par JaneDo

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Ven, 15 nov 2019  - (part.1) -  A l'envers!

J'ai passé ma journée à fondre en larmes. Je n'arrivais pas à refaire surface. On me dit bonjour et les larmes me picotent les yeux, on me sourit et je pleure. Un rayon de soleil et la tristesse me couvre de son long manteau noir. J'ai été triste toute la sainte journée. Le cœur au fond des pompes à me traîner comme un zombie.

J'ai ignoré les 2 premiers appels de Caro. Je ne voulais pas l'entendre. Puis, j'ai fini par répondre, parce que, je ne voulais pas monter toute seule à Gstaad. L'idée qu'elle allait me bassiner tout le long de la route me faisait déjà dresser les cheveux sur la tête. 

Caro saura que j'étais fâchée contre elle si je ne lui réponds pas. Pire, elle se rendra compte que j'étais jalouse d'elle.

J'étais persuadée qu'elle voulait s'expliquer pendant le trajet jusqu'à Gstaad. Sur la pointe des pieds, elle m'a demandé si j'allais au chalet, si on pouvait y aller ensemble.

Elle avait une toute petite voix, je savais qu'elle se sentait coupable. Bien fait. Je me demandais s'ils en avaient discuté. Je voulais le savoir. Je ressentais ça comme une trahison de plus, de savoir qu'ils se racontaient des choses sur moi. Dans mon dos.

L'idée de lui poser la question me faisait sauter au plafond. Aussi, lui demander si Pascal allait au chalet m'énervait tout autant. Mais bon, si elle y allait, c'était certainement parce que Pascal s'y trouverait aussi. Je me demandais aussi comment réagir une fois que je me retrouverais face à lui... et devant les autres!

On a donc convenu de monter ensemble.

Dans l'après-midi, Pascal a lui aussi essayé de m'avoir au bout du fils, et j'ai fini par répondre. Il proposait qu'on monte tous les 2, comme ça, on aurait l'occasion de discuter. On pouvait même s'arrêter pour manger quelque part. C'était tentant... Je risquais aussi, suivant comment se passerait la discussion, de décider de retourner chez moi et qu'ils aillent tous se faire foutre...

Au téléphone, je n'ai pas montré que j'étais toujours en crise, c'était; "Oh, ok... Pourquoi pas. J'avais prévu de monter avec Caro, mais.. pourquoi pas. D'accord...". Huh, Pascal a eu l'air de croire que l'orage était passé, j'avais été plutôt cool. Comme si de rien n'était.

L'air de rien, j'étais plutôt contente de monter avec lui. Contente d'être assise à ses côtés. J'avais toujours mal au cœur et j'étais toujours aussi triste, mais contente aussi. Je l'avais pour moi toute seule. Il sentais bon comme toujours, il était là, j'étais là. A ses côtés. Et j'en éprouvais une joie immense. Mon cœur cognait dans tous les sens, comme s'il voulait gicler hors de ma poitrine. Wow, j'étais dingue! J'étais aux anges et j'avais peur aussi.

J'avais toutes les peines du monde à essayer de continuer à être fâchée. Mais je me sentais investie dans mon rôle, alors je me taisais malgré le bonheur qui grondait au fond de moi d'être avec lui.

Ma mère m'a toujours dit de tourner ma langue 7 fois dans ma bouche avant de parler. Parce que j'étais trop impulsive. Ou si je ne savais pas quoi dire, autant me taire. Encore plus si je ne savais pas si j'avais tord ou raison. Alors, j'ai suivi les conseils de ma maman; je gardais le silence.

Pascal a pris ma main et je l'ai retirée... rôle oblige... Il s'est mordu la lèvre inférieure avec une sorte de grimace. Je pense qu'il a dû réaliser que l'orage était loin d'être passé. Même sa grimace était chou et me donnait envie de le couvrir de bisous. Partout.

Pascal a conduit un moment dans le silence, puis pour finir, il m'a demandé si je ne voulais pas lui parler? Il voulait savoir ce qui se passait dans ma jolie tête torturée (tell me what's going on in that busy pretty head of yours). J'ai haussé les épaules en disant qu'il n'y avait rien. Et je continuais à regarder par la fenêtre sans rien dire.

Je me serais fichue des baffes d'être aussi coincée! J'avais l'occasion de lui parler, et je restais là, muette comme une Carpe, comme un bout de bois sec. Carrément nulle.

A Montreux, Pascal est sorti de l'autoroute pour se parquer devant un petit bistrot perdu au milieu de nulle part. Le bistrot était quasi vide. Il n'y avait qu'un vieux bonhomme derrière le comptoir. On s'est assis dans un coin, Pascal m'a demandé si je voulais manger quelque chose. Mais non, je n'avais pas faim.

J'ai pris un "Bloody Mary" et lui une eau minérale. J'étais passablement tendue. La tomate me tasserait l'estomac, et la Vodka me détendrait. Je n'avais pas l'intention de desserrer les lèvres, ni d'être la 1ère à parler. Parce qu'après toutes les larmes que j'avais versé, j'en étais arrivée à la conclusion que; soit je cherchais des excuses pour tout oublier et me jeter dans ses bras, soit je n'avais pas tout à fait raison!

Comme il était chou. Il me plaisait vraiment beaucoup. Je n'arrivais pas à soutenir son regard. Il fronçait les sourcils et cherchait à capter mon regard fuyant. Ses beaux yeux verts étaient rempli de points d'interrogation. Je me suis rendue compte que chagrin peut-être, mais que j'avais aussi vraiment peur. Il portait un pull col roulé, avec des dessins dominés par le bleu. J'ai aussi remarqué qu'il portait le bracelet que je lui avais offert. Ça soulignait son bronzage.

Je me demandais s'il avait eu recourt au solarium? Ciel, à quoi je pensais moi!!!

Pascal a essayé de me prendre la main, mais je l'ai retirée. Non mais attend! J'ai planqué mes mains sous la table, croisées sur mes genoux. Il a poussé un grand soupir, et s'est redressé sur sa chaise, avant de poser ses coudes sur la table et s'est mis à jouer avec son briquet. Il cherchait ses mots.

Il a dit ne pas savoir par où commencer et avoir peur de me blesser encore plus. Il ne savait pas comment s'expliquer...

Essaie de te mettre à ma place... Non, c'est pas ça... Mettons si les choses avaient été... Disons que c'était l'inverse. Que ce soit Caroline qui t'ai introduit dans notre couple.

Par pitié... Juste essaie d'imaginer le contraire; que tu es Caroline et Caro c'est toi... Aïe, ça ne sort pas comme... mais bon...

Essaie d'imaginer la situation; Caroline serait ma copine, et toi, tu fais juste partie de notre trio, t'es la copine à côté;

Et c'est toi qui serait venu me chercher à l'aéroport. Imagine un peu... à peine dans ta voiture, je me jette sur le natel pour l'appeler et lui demander de venir chez moi? Tu trouverais ça... cool? Non, je ne crois pas.

Tu serais déçue. Je ne pourrais pas faire ça, même si c'était Caro ma copine en titre.

J'aurai tout fait pour essayer d'être aussi présent pour toi que pour elle. Même si elle serait toujours ma priorité, mais je ne pourrais pas passer mon temps à t'écarter, et te donner les quelques miettes restant de mon temps. Tu voudrais que quant on est ensemble, que se soit rien que tous les 2.

A sa place, tu n'aurai jamais supporté la moitié de ce qu'elle a enduré jusqu'à maintenant. J'ai pas raison?

Oui, j'avoue, Pascal avait raison, mais je n'avais pas envie de dire quoi que ce soit pour l'instant. Je n'avais pas vu les choses sous cet angle. Et je ne voulais pas le reconnaître. Même si j'étais d'accord, même s'il avait tout à fait raison, je me sentais toujours aussi triste, frustrée et trahie.

Si c'était toi qui était venu me chercher à l'aéroport, tu apprécierais pas que je ramène Caro toujours sur le devant, entre nous, partout, tout le temps? Et c'est ce que j'ai fait jusqu'à maintenant. T'es pas d'accord?

Caro est toujours passée en dernier. Est-ce que tu aurait aimé qu'une fois de plus, étant à sa place, que je te fasse passer en dernier? Tu aurais tout fait pour venir me chercher, et et la 1ère chose que je fais, c'est l'appeler? Mets toi 2 minutes dans cette voiture qui nous ramène de l'aéroport... Tu aurais aimé me voir l'appeler comme si tu ne comptais pas?

Si tu étais à ma place... Mettons que tu sors avec moi et Thomas... Je suis ton copain, et Thomas, celui à côté ok? Tu descends de l'avion, et Thomas est là à t'attendre. Il a tout fait pour venir te chercher, et il est là. La 1ère chose que tu fais en entrant dans sa voiture, c'est m'appeler?

  • Tsss... Mauvais exemple... Il serait venu me chercher seulement si toi tu n'avais pas voulu ou pas pu venir me chercher... Oh! J'avais parlé. J'étais moi-même surprise.

Pascal a opiné de la tête et m'a regardée en souriant. Jusqu'à maintenant, tout ce qu'il avait dit était convaincant. Et il avait raison. C'est clair que je ne me serais pas jetée sur mon téléphone pour l'appeler, Thomas aurait été blessé si je l'avais fait. Mais, je crois que j'aurai tout fait pour ne pas me retrouver dans une situation pareille.

C'est clair que si j'avais fait ce que j'avais prévu, on ne serait pas dans cette situation, et la première chose que j'aurai fait, ç'aurait été de t'appeler. Évidemment que je crevais d’envie de te voir... Mais les choses ne se sont pas passé comme ça...

Pendant tout le vol, j'ai pensé à toi. J'étais impatient comme tout. J'avoue que je n'ai pas du tout pensé à Caro. Tu as été dans ma tête tout le long. Je me demandais si t'étais aussi impatiente que moi. Si tu te réjouissais, si t'avais compté les jours... J'imaginais ton petit sourire timide, ton rire. J'avais envi d'être déjà ici, de pouvoir te serrer très fort. Ça n'allait plus n'être qu'une envie, qu'un rêve... dans quelques heures, j'allais pouvoir te voir...

Même en débarquant dans l'aéroport j'y pensais encore, tout heureux. Puis je l'ai vue... je l'ai vue en train de sautiller, en faisant de grands gestes pour que je la remarque dans la foule. Comme si je pouvais ne pas la remarquer...

Un sourire attendri flottait sur son visage. La rage! Ça m'a un peu flingué. La jalousie m'a mordu à la gorge. Si j'avais été un personnage de dessin animé, je lui aurai sauté à la gorge en travers de la table et je lui aurai arraché la langue.

J'étais content de la voir et content d'avoir fini par accepter qu'elle vienne me chercher. Et elle m'a sauté au cou... Et... c'est affreux de le dire tout haut, et je ne veux pas que tu te sentes blesser ou malheureuse, mais... j'avoue que je n'ai plus pensé à toi. Enfin... un peu quand même... Mais j'étais content de la voir, content qu'elle soit là...

Tu sais comment elle se met à babiller non-stop. C'était amusant et apaisant. J'étais content d'être rentré, d'être là, de la retrouver aussi. Elle était vraiment trop chou. Elle a proposé qu'on s'arrête manger, mais je voulais rentrer chez moi d'abord, et j'avais déjà mangé dans l'avion. J'ai même oublié de penser qu'elle avait peut-être faim...

Et le reste... ben tu le sais...

Pascal a paru légèrement mal à l'aise. Cette fois, il évitait mon regard, mais il jouait toujours avec son briquet. Peut-être un peu plus nerveusement. Je me demande s'il se rendait compte que ça m'avait piquer dans le cœur, quant il a dit qu'il n'avait plus pensé à moi quant il l'avait vue elle!

Si t'avais été à sa place, étant aussi ma copine, t'aurais voulu que je l'appelle et de dise de rentrer parce que j'avais prévu de voir Caro?

Tu aurais apprécié de la voir débarquer et me faire une scène parce que j'étais avec toi? Tu aurais trouvé ça normal? Je crois pas. Elle s'est sentie coupable, comme si elle avait fait quelque chose de mal...

Et il la défendait en plus... Non mais... Du coup, c'est moi qui avait le mauvais rôle... j'étais mesquine...

Jane, je t'aime et tu le sais. Je t'aime à la folie, et de tout mon cœur, mais je l'aime aussi tu sais... Je l'aime aussi. Je tiens vraiment à Caro.

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Jeu, 14 nov 2019 - (part.2) - Blessures émotionnelles

Publié le par JaneDo

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Jeu, 14 nov 2019  - (part.2) - Blessures émotionnelles

Je lui ai dis que je ne savais pas si j'avais tord ou raison, mais je me sentais trahie, blessée, humiliée. J'avais l'impression qu'il m'avait menti, qu'il m'avait caché en toute connaissance de cause que Caro allait le chercher, et moi qui pensait lui faire une bonne surprise, j'ai souris avec tristesse, et haussé les épaules. Je ne pouvais rien dire de plus. La boule que j'avais au fond de l'estomac montait et me bloquait la gorge.

Il m'a demandé ce qu'il aurait dû faire. Pascal ne pensait pas avoir quoi que ce soit à se reprocher. Pour moi, il aurait dû refuser qu'elle aille le chercher, se débrouiller autrement, me demander d'y aller, ou prendre une voiture, ou... Bref, il aurait dû me faire passer en priorité. Mais impossible de dire tout ça à haute voix. Je l'ai juste regarder parler, et il a vu toute la tristesse du monde dans mes yeux.

Je haussais les épaules par moment quant il cherchait à entendre ce que j'avais à dire. J'étais aussi triste mortifiée que tout ça se passe juste quant il rentre en Suisse. Ce sera le seul souvenir qui lui restera; les problèmes, reproches de ma part! En plus, je préfère réfléchir avant de quoi que ce soit, sinon, je risquerais de dire quelque chose que je ne me pardonnerais pas plus tard.

Après un moment, j'ai tenté de me lever pour partir et Pascal m'a encore demandé de rester. J'ai secoué la tête et haussé les épaules. Je ne voulais pas rester là, je ne supportais plus de le regarder. J'étais si déçue, j'avais si mal, comment avait-il osé?. Je l'avais tellement attendu, il avait été loin si longtemps, et c'était pour en arriver là? Hahhh, j'étais terrassée, fatiguée, triste.

J'ai entendu la voiture de Thomas arrivé côté jardin et je me suis immédiatement levée paniquée. Pascal a encore tenté de me retenir. J'avais oublié que je lui avais demandé de fermer les rideaux, persuadée que Caro nous regardait.

Je ne voulais pas que Thomas me voit dans cet état. Il devinerait qu'il s'était passé quelque chose...

Thomas à tenter de rentrer chez Pascal, comme c'était fermé, il a frappé à la porte, puis chez lui il a constaté que la porte communicante était verrouillée. Alors il a appelé Pascal. J'ai fait signe que je partais et Pascal, pour éviter qu'on se croise ou que Thomas devine ma présence, il est monté à contre-cœur chez Thomas. Pascal a dû me laisser partir.

Ils se sont pris dans les bras. Long time no see. Puis Thomas a dû remarquer qu'il n'était pas dans son assiette et lui a demandé pourquoi il tirait une tête de 3 pieds de long. Pascal pensait sans doute que j'étais déjà sortie, et lui a dit qu'il avait merdé en poussant un gros soupir. Je n'ai pas pu entendre le reste, dommage.

En arrivant à ma voiture, j'ai vu Caro, congelée qui attendait en sautillant sur place. Rhhhh, je ne voulais pas la voir, et surtout, je n'avais rien à lui dire. Avant même qu'elle n'ouvra sa bouche, je lui ai dis que je n'étais pas d'humeur, que je n'avais pas envie de parler pour l'instant.

  • Jane stp... ne soit pas si... on n'a rien fait de mal, on était juste content de se se retrouver, c'est tout...

Sans lui répondre, j'ai sauté dans ma voiture et je suis partie. Horrible, mais je me suis sentie coupable de l'abandonner comme ça au bord de la route, alors qu'elle cherchait peut-être juste à me rassurer ou m'expliquer. Évidemment, ces quelques mots m'ont atteint.

Difficile de ne pas penser à ce qu'elle avait dit. C'est vrai, pourquoi je me sentais si mal, si trahie, alors qu'ils étaient seulement content de se revoir...

Était-ce cette stupide jalousie qui me bouffait la vie? Ou est-ce que j'ai peur qu'elle me remplace dans son cœur?

Hum, évidemment, si je suis ma raison et que je le plaque, je vois déjà ce qui va arriver, et ça me faisait peur. Pourquoi? C'est mieux de le savoir avec elle plutôt qu'une autre? Arhhh, me voilà repartie dans mes affabulations destructrices. Je me suis mise à pleurer sans retenue, à tel point que je ne voyais même plus la route.

Caro avait raison, mais rien à faire, je lui en voulais quand même, j'en voulais aussi à Pascal... Et j'étais blessée...

Je n'avais qu'une envie, me retrouver dans le secret de mon chez moi pour laisser le trop plein sortir. J'ai pleuré une bonne partie de la nuit; parce que j'avais envie de retourner vers lui et parce que je ne voulais pas avoir envie de retourner vers lui !!!!!

Dans ma tête, je les entendais toujours faire l'amour et ça me bouffait. Si seulement je pouvais couper le son, effacer les images qui me polluaient le cerveau... Mais c'était impossible. Ça me mettait en colère, puis je sombrais en larmes, puis j'essayais de me convaincre que ce n'était rien du tout. Je les avais déjà entendu faire l'amour auparavant, donc, mais non, rien à faire, ça continuait à me torturer. Pourquoi? Je n'en savais rien.

Pourquoi avait-il fallu qu'il lui saute dessus à peine de retour en Suisse! Pourquoi avait-il fallu que je leur tombe dessus!

Pourquoi ne pas m'avoir prévenu de son arrivée? Pourquoi est-ce que j'ai dû l'apprendre par quelqu'un d'autre? Peut-être qu'il avait envi de rester avec Caro, et pas moi. Il n'avait pas eu envi de me voir. Alors il mentait quant il a dit que je lui manquais. Pascal mentait, sinon il m'aurait appelée dès qu'il avait atterri à Genève. Et c'était reparti pour les pleurs.

C'était simple... Pascal voulait la voir plus qu'il ne voulait me voir moi... et ça, ça me poussait au fond du trou. Ce qui me rendait encore plus désespérée, c'est que je m'étais dis que j'allais mettre un terme à notre relation, et que je souffrais.

Pourquoi? Parce que je n'avais pas eu à le décider? Parce qu'il avait pris les devants? Et pfff, les pleurs redoublaient, et j'avais mal au crâne. Si seulement je pouvais juste dormir... juste dormir.

J'aurai voulu que rien ne se soit passé, pouvoir retourner en arrière et aller moi le chercher à l'aéroport, ou qu'il ait été assez malin pour ne pas... je ne voulais même pas y penser.

J'aurai voulu que son retour se soit bien passé, qu'on ait pu fêter ça dignement, et que ce ne soit pas cet énorme gâchis, ce mauvais souvenir. Pascal devait sûrement regretter d'être revenu ici, peut-être même regretter de m'avoir dans sa vie, parce qu'il ne pouvait pas faire ce qu'il voulait sans que je lui tombe sur le dos.

Arhhh, je deviens sénile, je ne sais plus où j'en suis. La boule de l'angoisse au fond de mon estomac grossissait et je flippais... Ou est-ce que je ne devrais pas profiter de cette histoire pour arrêter de le voir, rompre? Oui... je devrais!

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Jeu, 14 nov 2019 - Blessures émotionnelles (part.1)

Publié le par JaneDo

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Jeu, 14 nov 2019 - Blessures émotionnelles  (part.1)

Dire que j'avais parlé avec Caro, et elle ne m'a même pas dit qu'elle allait chercher Pascal à l'aéroport! Je ressentais ça comme une trahison. Je me sentais blessée, trahie.. par tous les 2, Pascal et Caroline. Peut-être plus par Pascal.

J'avais une idée vers quelle heure il serait chez lui. Alors, après m'être soigneusement préparée, je me suis précipitée chez lui, impatiente, excitée, le cœur en fête. J'avais le sourire aux lèvres pendant tout le trajet jusqu'à sa maison. Je voyais déjà la joie sur son visage. Oui, j'avais déjà oublié, balayé mes doutes et hésitations.

Je pensais lui faire une bonne surprise, lui faire plaisir, mais la surprise a été pour moi...

Je n'ai pas tout de suite compris. Comme quoi, parfois ça broute dans ma tête. Les neurones ne connectent pas. Ou peut-être la réalité ou la vérité ne veut pas surgir. Ou j'étais trop surprise pour piger!

J'ai pensé sonner... Pas de lumière chez Thomas, lumière chez Pascal. Mon cœur sautillait de joie, d'anticipation. Je me suis dis qu'il serait encore plus content de me voir tout à coup apparaître devant lui.

Pascal savait bien que j'avais toujours sa clé! Et quelque part, je pensais qu'il espérait me voir surgir devant ses yeux. Si je n'étais pas venue, j'étais sûre qu'il serait déçue... J'étais persuadée qu'il espérait me voir... Hum!

J'ai vu ses affaires devant l'entrée. Mes oreilles n'ont pas tout de suite compris. Mon cerveau fonctionnait au ralenti je crois... Mon cœur a commencé à se comprimer dans ma poitrine à mesure que je commençais à capté ce que j'entendais. Les larmes ont explosés dans mes yeux, mais je ne pleurais pas, c'était surtout le choc et une immense déception.

Hun, Caroline et Pascal faisaient l'amour... dans son... mon... lit?

J'étais bouche-bée. Je n'arrivais pas à le croire. C'était la 1ère chose que Pascal faisait, à peine les pieds posés sur le sol? Et Caro? Pascal n'avait pas pensé m'appeler, non. Mais, il faisait l'amour avec Caro? La 1ère chose! Avec elle, la 1ère personne qu'il serrait dans ses bras, c'était elle. Ha j'avais mal. Le mot "mal" a l'air si petit, tellement pas important, et n'exprime rien de la véritable déchéance qui s’abat.

J'ai reculé sous le poids du choc. Je me sentais humiliée, blessée, horripilée, et terriblement mise à l'écart. Remplacée.

Je suis partie. Autant faire semblant que je ne savais rien. Non. Je n'arriverais jamais à faire semblant et ne pas montrer que je savais. Je suis revenue. Autant attendre, que Pascal sache bien que j'ai tout entendu; les soupirs, les petits cris, jusqu'à leurs rires.

Puis, je suis ressortie. Non, je ne devais pas montrer que je les avais surpris, j'aurai l'air minable. Puis non, je suis retournée. Pascal devait savoir, voir que je sais. Pourquoi le cacher. Il devait voir à quel point il m'avait blessée. Humiliée. Caro aussi. Comment avaient-ils osé!

Peut-être que (I'm over reacting) ma réaction était trop... Peut-être que j'avais tord? Je leur en voulais à tous les deux.

En plus, c'est moi qui avait permis à Caro de faire partie de notre vie, de notre couple, alors c'était quand même un peu de ma faute. Maintenant, je regrettais. Je regrettais d'avoir fait confiance à Pascal. Je regrettais ma confiance en Caro. Je regrettais tout. Ou était-ce seulement parce que j'avais mal?

Après avoir été fermer la porte communicante entre l'appartement de Thomas et Pascal, je me suis posée dans le canapé et j'ai attendu. J'ai attendu presque 2 heures. Et pendant tout ce temps, il n'avait même pas essayé de m'appeler, me dire qu'il était bien arrivé. 2 longues heures avant de voir Pascal émerger de la chambre.

Pascal a eu un mouvement de recul quant il m'a vue assise là, toute seule, toute triste, avec jute une petite lumière. Il était en caleçon, une chemise ouverte sur sa peau bronzée. Toujours aussi beau. Ça me faisait mal de même encore penser ça et d'avoir le cœur qui flanche, parce que j'aurai voulu me lover dans ses bras.

Tout le reste du salon était plongé dans le noir. Mais, il a aussitôt compris qu'il était cuit. Contente de lui avoir causé un choc aussi. Je voyais bien qu'il avait hésité à fermer la porte.

Je pense qu'il savait que Caro allait forcément se demander pourquoi il restait planté là et allait montrer le bout de son nez. J'ai baissé la tête.

J'ai entendu son soupir. Les larmes avaient refait leurs apparitions et coulaient lentement sur ma joue. Furieuse de me montrer aussi minable, je les ai vite essuyé avec le dos de ma main et j'ai détourné la tête.

Comme je m'y attendais, Caro a fini par se pointer et a demandé à Pascal ce qui se passait, pourquoi il restait dans l'embrasure de la porte. En me voyant assise dans le canapé, du coin de l’œil, je l'ai vue sursauter et se cacher derrière Pascal. Pfff...

Comme Pascal ne disait toujours rien, je me suis levée, j'ai ramassé mon sac pour partir. C'est seulement là qu'il a retrouvé l'usage de la parole; "Attend s'il-te-plaît...".

Gros soupir en se tournant vers Caro;  "Tu veux bien nous laisser s'il-te-plaît...". Je n'ai pas bouger pendant tout le temps que Caro a couru s'habiller et partir. Je leur tournais le dos à moitié. Je ne supportais pas de les regarder. Les regarder me faisait trop mal.

C'était pour ça qu'il était revenu? La douleur comprimait ma respiration, je me sentais lourde et de la peine à me tenir debout. Ça me faisait tellement tellement mal...

J'ai voulu quand même partir, parce que je ne voyais pas ce qu'il aurait pu dire pour alléger ma peine. J'étais tellement déçu, tellement choquée. Pascal m'a poursuivie et m'a attrapée par le bras. J'ai éjecté sa main en marmonnant "ne me touche pas". Il a levé les bras et a reculé d'un pas, il a dit qu'il ne me toucherait pas en me suppliant de rester. Jeez, qu'est-ce qu'il croyait pouvoir inventer après ça? Il ne pouvait rien dire qui puisse effacer quoi que ce soit.

Caro s'est discrètement éclipsée par le jardin. J'étais sûre qu'elle était encore dans le coin, à nous observer. Pascal n'avait pas penser mettre le système qui masque l'intérieur de son appartement. Il avait dû oublier, ou avait été trop pressé de grimper Caro... Penser à ça me faisait monter les larmes. Je restais debout face à la porte d'entrée. C'était difficile de me retourner et de lui faire face.

Ciel, je devais partir. Je n'avais rien à dire, et je ne voyais rien, que dalle, qui puisse me faire me sentir mieux.

Pascal m'a demandé de m'asseoir, mais je ne voulais pas. Je ne pouvais pas m'asseoir, mon cœur, mon foi, mes reins, tout avait gonflé et ne trouvait pas assez de place dans mon corps qui était devenu trop étroit. Après avoir inspiré 2 ou 3 fois profondément, j'ai été en mesure de me retourner et le regarder.

Pascal avait enfilé un jean. Je ne sais même pas quant il avait fait ça. Il ne s'était pas absenté du salon pourtant? Dire que je me posais ce genre de questions stupides!!!

Comme Pascal semblait n'avoir rien à dire, je me suis retournée pour repartir. Il s'est précipité pour se mettre en travers de la porte. Il a fini par réussir à me convaincre de m'asseoir, mais j'ai fait en sorte de tourner le dos côté jardin, certaine que Caro observait mes réactions.

Pascal s'est assis près de mon fauteuil. Trop près. Il avait la tête baissée et les coudes appuyé sur ses genoux. Ciel, il était si mignon. J'ai eu envie de toucher son cou, de lui passer la main dans les cheveux. Bleurp, non, Caro avait déjà passé par là. Je voyais son thorax et le début de sa plaque de chocolat. J'ai secoué mentalement la tête.

Il s'est mis à me sortir des trucs du genre; Caro était aussi sa petite amie, elle avait été le chercher à l'aéroport, et ils ont passés un moment ensemble. L'air de dire, qu'il n'y avait pas de quoi fouetter un chat, que je n'avais pas à en faire toute une histoire. J'aurai pu lui dire qu'il ne m'en avait rien dit, quel culot, il m'a juste dit que "ça ira", je n'avais pas besoin d'aller le chercher. Il continuait de parler, je captais une phrase par-ci par-là, j'essayais de retrouver mon calme.

Je n'aurai pas réussi à prononcer un mot sans finir en larmes. No way, surtout pas. En plus, j'aurai eu l'air mesquine.

En plus, Pascal n'avait pas vraiment tord; Caro était aussi sa petite amie. Je comprenais, mais ça n'empêchait pas que je ressentais toujours une blessure profonde et que je lui en voulais de toute mon âme. Quoi qu'il dise, rien ne pouvait me faire me sentir mieux.

Comment avait-il pu me trahir comme ça. Est-ce qu'il n'avait même pas pensé au mal que ça allait me faire? Il devait savoir que, même si je n'étais pas tombé sur le pot aux roses ce soir, j'allais finir par l'apprendre, non?

Bon... c'est clair que si je l'avais appris plus tard, et que je n'étais pas tombée sur eux, j'aurai certainement eu moins mal. J'aurai peut-être été furieuse, me serais sentie un peu jalouse, mais ça n'aurait pas fait aussi mal. Je le regardais parler, la tête basse, cela se voyait qu'il se sentait coupable. S'il se sentait coupable, c'est que j'avais raison de lui en vouloir, voilà ce que j'ai pensé.

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Mer, 13 nov 2019 - Demain... Pascal rentre demain

Publié le par JaneDo

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Mer, 13 nov 2019 - Demain... Pascal rentre demain

Demain Pascal arrive... il revient. Il sera de retour parmi nous. Wahhh, je me réjouis trop et pourtant, je ne devrais pas. Je le revoyais riant et ses petits regards dans ma direction, et mon cœur se serrait.

J'ai compris pendant notre dîner que Thomas voulait seulement me faire comprendre que je ne devais pas avoir trop d'espoir concernant le retour de Pascal. Que je devrais éviter de m'impliquer avec lui. Sympa. Bien sûr j'étais arrivée à la même conclusion, mais je ne pouvais pas m'empêcher de danser sur les nuages dans ma tête.

Thomas hésitait pour Gstaad, et se demandait si ce ne serait peut-être pas plus simple de rester ici. Pourtant, Pascal lui avait dit qu'il viendrait, qu'il se réjouissait de retrouver tout le monde là-bas.

Stupidement, je rêvais de me serrer dans ses bras. Je revoyais son sourire, ses yeux et je rêvais de ses baisers... Je suis une idiote finie. J'imagine qu'une voiture l'attend à sa descente de l'avion, c'est pour ça que Pascal m'a dit que je n'avais pas à aller le prendre. En plus, hum, j'ai pas insisté parce que, aller le chercher avec ma croute... pas top!

Je savais parfaitement que je devrais éviter ce genre d'affabulations mentales. Je me réveillais en sursaut le cœur au bord des lèvres. J'étais follement impatiente, et en même temps complètement terrifiée.

Je savais parfaitement que de le revoir serait une grosse erreur, mais... le cœur a ses raisons que la raison ne connait pas! Je voulais le voir... Tellement...

J'ai su bien après que Thomas avait voulu me voir pour me demander de ne pas aller à Gstaad ce week-end... Ça m'a fait un peu mal.

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Mar, 12 nov 2019 - Encore 2 jours...

Publié le par JaneDo

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Mar, 12 nov 2019 - Encore 2 jours... 

Dave travaille le 13 novembre jusqu'à 23h30, le jour de son anniversaire, alors sa mom a organisé pour ce soir. Je n'avais pas à faire le gâteau, vu que ma nièce a repris le flambeau. Il a demandé de la Bolognaise, j'aime pas vraiment, mais c'est son anniversaire, alors...

Kaya n'a pas fait de gâteau, alors ma frangine en a acheté un. Il a été poutsé en 2 temps 3 mouvements.

Ma sœur a instauré une nouvelle, un nouveau ... (le mot m'échappe), maintenant, à chaque anniversaire, avant de couper le gâteau, chacun doit dire quelques mots de ce qu'il aime bien de la personne qui fête son anniversaire. Coutume; voilà, c'est le mot que je cherchais. Une nouvelle coutume. On a donc tous à tour de rôle dis quelques mots sur lui.

Pas de critique, juste des choses positives. Ma langue me démangeait de lui dire que je déteste les gens qui se débarrasse de leur chien, sous des prétextes de péteux. Et de dire que comme Dobby a eu un petit cancer sous la gorge, qu'il ne voulait pas trop s'attacher, est de loin la pire connerie que j'ai entendu.

J'aurai aussi voulu lui demander si, il abandonnerait aussi femme et/ou enfants, s'ils avaient le malheur de tomber gravement malade? Que c'était la plus monstrueuse démonstration d'un manque total de sens de responsabilités. Mais je me suis retenue, me rappelant que j'étais sa marraine et que c'était aussi mon bébé.

Je pensais en avoir fini à 20h, mais je ne suis rentrée qu'à 22h30. Raide. Rompue. Fatiguée. La tête en champ de bataille.

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Vers minuit, j'ai vite appelé Pascal. D'après ce que j'ai pensé, il devait encore être au boulot. Juste envie de l'entendre, d'entendre sa voix. Je crois que je voulais me rassurer. S'il n'avait pas répondu à mon appel, j'aurai flippé. Je me trompais, il n'était plus au boulot, mais dans un bar avec des collègues.

Pascal a dû sortir, parce qu'on ne s'entendait pas.

  • Alors ça y est? Tu rentres enfin?
  • On dirait! J'ai envi d'être déjà à dans une semaine, et laisser derrière tout ce tracas de déménagement, d'expédier des affaires, de verres d'au revoir au boulot, au Club de Natation, Basket et tout. Ça me fout le bourdon.
  • Moi aussi, j'aimerai être à dans une semaine.
  • Est-ce que je te manque? Pas de changement de cœur?

Je ne pouvais quand même pas lui dire par téléphone que je passais mon temps à me chier dans la tête. Je suis devenue bipolaire" ou quoi? Je saute d'une envie à l'autre. Que j'étais hésitante et que je pensais que, franchement, je devrais sérieusement arrêter de le voir. Plus prudent d'esquiver et de changer de sujet.

  • Pfff, c'est quoi comme question ça? Oh, tu veux que je passe te prendre à l'aéroport?
  • Non non, ça va aller. J'ai tellement envi de te voir t'as pas idée. Au fait, tu fais quoi ce week-end? Tu va au chalet ou tu reste en bas?
  • Wah, je sais pas encore... Et toi, tu fais quoi? Chalet ou Maison?

Pascal a hésité un petit moment, en répétant "maison? chalet? Comme s'il pesait le pour ou le contre. Drôle, mais j'étais surprise de le voir hésitant, lui d'habitude si décidé pour tout. Avait-il changé???

  • Humm, je sais pas... Tout dépendra de mon état de fatigue...J'ai envi de retrouver mon chez moi, mais... j'ai aussi envi de retrouver mes potes à Gstaad. Ben, je verrais sur le moment, mais je risque fortement de monter.

Bref, je n'étais pas plus avancée. En raccrochant, je me suis dis que j'aurai dû confirmer son arrivée. Je ne suis qu'une pauvre idiote. Bon, il rentre jeudi comme l'a dit Thomas. Ce qui lui laisse tout le vendredi pour se reposer. Donc, il ira à Gstaad ce week-end. De toute façon, je peux encore demander à Thomas demain soir quant on sort dîner ensemble.

Je voulais lui faire une surprise; l'attendre chez lui, ou arriver dès qu'il pose ses valises. Me réjouis d'avance.

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Lundi, 11 nov 2019 - Pics de mon ex appart

Publié le par JaneDo

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Lundi, 11 nov 2019 - Pics de mon ex appart 

Yoh! Je suis raide. J'ai pensé dormir un peu ce matin, mais non... les cantonniers, ou je sais pas comment on appelle les gars qui bosse pour la commune, disons des jardiniers, ce sont mis à abattre 2 gros arbres chez mes voisins d'en face... La poisse! Donc à 7h du matin, cliiing, réveillée!

Ils bloquait la sortie de mon garage, donc, pour sortir, fallait attendre ou passer de l'autre côté et aller tourner dans le village voisin en direction de Lausanne!

Oh je suis tombée sur des photos de mon ancien appartement à Lausanne... J'adorais cet appart, mais je l'ai laissé à ma nièce! Mon plus grand défaut, c'est de toujours faire passer ma famille avant tout le monde, même avant mon partenaire. Et ils me l'ont assez reproché.

La vue était à tomber parterre. J'avais tous les jours l'impression d'être en vacances dès que je regardais dehors. Vue imprenable sur le Lac Léman, appelé parfois Lac de Genève.

 

 

 

 

 

 

 

 

La 1ère fois qu'une plante fleuri entre mes mains. Une plante que mon neveu m'a offert pour me remercier de m'occuper autant de Dobby.

Derrière les Orchidées, on voit un bout de mon jardin. Le côté qui donne sur la route/chemin.

L'arbre qu'on voit derrière l'Orchidée, est celui qu'ils ont coupé ce matin... et toute la journée!!

Et le coin à ma puce Dobby, notre 1ère journée ici. La puce surveille ses jouets... notamment son jouet préféré, le Panda.

Derrière les Orchidées, on voit un bout de mon jardin. Le côté qui donne sur la route/chemin.

Ce soir, cartes, faut que j'aille me préparer.....

Rien de folichon, un training, un pull, vu qu'il fait froid et départ... Je ne devais pas y aller ce soir, normalement, c'était ma frangine, mais elle est claquée et ça l'arrange si je la remplace.

Retour de Pascal, jour "J" moins 3... L'angoisse monte en flèche chaque fois que j'y pense. Je crois que j'ai aussi la trouille. En fait, ça n'a jamais vraiment marché fort "nous deux". Quant je fais un retour en arrière, je n'arrive pas à déterminer la place que j'occupais dans sa vie. Il a toujours essayé de me faire croire que j'avais la 1ère place, mais dans les faits, ce n'était pas ce que je ressentais... Hahhh, je flippe!

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Sam 9 Nov 2019 - Ambiance festive

Publié le par JaneDo

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Sam 9 Nov 2019 - Ambiance festive

Hum... peut-être que... je devrais faire en sorte que Pascal ne veuille plus de moi? Faire la folle avec tout ce qui bouge? IIak... j'ai pas l'estomac pour ça. Faudrait qu'il y ait plus que juste l'apparence, arfff!  Je devrais éviter de le revoir... Ce serait la chose la plus intelligente à faire!!!

J'étais contente que tout le monde soit dehors pour... s'amuser, continuer à vivre, parce que moi, je me suis cachée dans ma chambre et j'ai passé la majorité de l'après-midi à pleurer et à dormir. Je suis vraiment à bout. Je me rends petit à petit à l'évidence, que, je ne peux pas faire comme je veux, et même si je rêve d'être avec Pascal... je peux pas...

Le pire c'est que je le savais dès le début, mais j'ai toujours fait la sourde oreille. Je ne voulais pas admettre que c'était foutu d'avance. Je voulais croire qu'il y avait une chance, même une minuscule, pour que ça marche.

Non mais à quoi je pensais! Un homme aussi beau, charmant avec tout ce qu'il faut ou il faut, pourquoi s'intéresserait-il à une "nobody (=personne)" comme moi.

Je n'avais absolument rien à lui offrir et rien à prendre. J'avais voulu croire aux Contes de Fées j'imagine. Et Pascal était mon Prince Charmant. Il faut que je me réveille, et tourne la page pour croquer la vie... heu, quelle vie déjà?...

Le salon était plein à craquer en début de soirée. Ouah, je ne connaissais pas la moitié des gens. Dingue, il suffit de ne pas venir un mois et paf, on est en territoire inconnu. Beaucoup de nouvelles têtes. Hier soir, c'était beaucoup plus cool, parce que je connaissais presque tout le monde. Surtout, eux me connaissaient.

Donc, aucune surprise si je m'isole par moment. Pourtant, ambiance festive...

Bizarrement, j'avais l'impression que c'était le Réveillon, tout le monde était sur son 31. Alors, pour finir, j'ai été troquer mon jean-pull-basket, contre un pantalon en flanelle, large, vert olive et un chemisier blanc. J'avais hésité à mettre une robe, mais, je n'avais pas envie d'enfiler de collants, ni d'avoir froid aux jambes. Au moins je ne faisais pas tâche.

Mince... depuis quant ça me touche ce genre de choses!!!

J'étais parmi les premiers à quitter le chalet pour aller danser. Les autres nous ont rejoint bien plus tard. Ce devait être déjà minuit, mais on a toujours un coin du bar et une table réservée. J'ai dansé, dansé et dansé. Je croyais ne pas être en forme, mais finalement, j'ai passé une bonne soirée.

J'ai fait la connaissance de quelques nouvelles têtes. Évidemment, je ne me rappelle pas des noms. Les noms et les âges, c'est pas mon truc. Si je les revois encore et encore, je finirais par connaître leurs noms. Non, leurs prénoms, pas leurs noms de famille. Ça, c'est encore une autre histoire.

Par contre, je connais Nat et son frère Simon. Ils étaient là ce soir, et j'ai passé un bon moment à discuter avec Simon. On s'était lancé dans une discussion à propos du cinéma et des films, qui ces temps, sont faits uniquement pour les homos. Comme Simon l'a très bien exprimé, ils aimeraient "normaliser" la pédérastie".

Et si tous les détraqués voulaient aussi leurs "Pédophiles Prides Day" ? Ou "Nécrophiles Prides Day" ? "Violeurs Prides Day" ? Ou leurs 30minutes dans tous les films? On fait quoi?

Les autorités sont des imbéciles qui ne se rendent pas compte des implications de leurs actions. C'est inadmissibles de devoir supporter ce genre de choses, et encore plus inadmissibles de poser les gosses là devant. On ne peut plus laisser les enfants devant quoi que ce soit comme film.

Je suis d'accord. On fait tout un plat, et hop des PDs par-ci, des PDs par-là, et les nains, les mongoles, les sourds-muets, bref, on ne pourrait plus faire de films si ça continue.

On a été interrompu par l'arrivée des autres, et je me suis retrouvée à danser avec Thomas pendant presque 1h. Après, j'étais crevée. J'ai encore bu un verre et bavardé au Bar avec Paul, puis je suis rentrée avec la première fournée qui retournait au chalet. J'étais encore en bas à discuter quant Thomas est revenu avec une bande.

Ils allaient encore continuer à boire et à faire la fête jusqu'au matin, mais moi, j'ai été me coucher.

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Ven 8 Nov 2019 - Retour à Gstaad

Publié le par JaneDo

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Ven 8 Nov 2019 - Retour à Gstaad

J'avais pris un somnifère hier soir, alors je me suis levée vraiment tard ce vendredi. 16h30. Et j'ai attendu que la nuit tombe. Je me suis alors préparée pour partir à Gstaad. Je voulais prendre ma propre voiture, donc Caro y allait de son côté. Je pensais rentrer samedi dans la soirée, sous le prétexte que j'avais un anniversaire.

J'avais toujours le moral en dessous de zéro, alors je n'étais pas emballée d'aller au chalet ce week-end. Mais, comme Pascal risque d'être de retour le week-end prochain, il fallait que j'y aille. Depuis que Pascal était parti, j'avais un peu déserté. Maintenant que je sais qu'il revient, je ne voulais pas qu'on pense que j'allais avant au chalet aussi souvent, seulement parce que Pascal était là.

C'était pourtant le cas, mais, tout le monde n'a pas besoin de le savoir ou d'en être convaincu.

Thomas m’avait mise dans la même chambre que Caro. Quelle hyper poisse, moi qui rêvait d'un peu de solitude cachée dans la foule. Râpé!. Ça ne me convenait pas du tout. Je ne suis qu'une invitée ici, alors est-ce que j’avais le droit de me plaindre? Et encore moins de me montrer capricieuse. Non. Caro est montée aussi pour m’aider. C'était sympa de sa part.

Personne ne semblait avoir vraiment envi de sortir ce soir, ils étaient plutôt parti pour faire des jeux. Surprise, Yumi était venue passer la soirée avec nous. Son chalet est juste à côté et elle est amie avec Thomas et Pascal depuis des lustres. Je suis redescendue à temps pour participer au jeu.

Un jeu simple, auquel j'avais déjà joué. Écrire le nom de quelque chose, personnage célèbre ou pas, fiction, acteurs, etc, mais quelque chose de connu et coller le billet sur le front de quelqu'un. On devait deviner ce qui était collé sur son propre front, exemple; "James Bond". Simple.

A chacun notre tour, on avait le droit de poser 3 questions, et ainsi de suite jusqu’à ce qu'on trouve ce qu'on a sur le front. Wah, je ne voulais pas jouer, parce que j'avais peur d'avoir un gage impossible.

J'ai préféré prendre un verre et attendre le jeu suivant. Un pas de trop dur. Puis quelqu'un à proposé un Billard et j'ai sauté sur l'occas. J'étais pas très calée, mais j'aimais bien. A force, je vais finir par devenir pro! On s'amusait bien, et je me défendais tout aussi bien. Je faisais équipe avec Lucas, qui joue super bien, quant on est venu nous demander si on voulait sortir avec reste de la troupe.

On a donc fini au bar du coin. Une heure après, j'avais déjà avalé 2 vodka, une de plus et je parlerais Russe. J'avais envie de danser, alors quant ils ont proposé d'aller en boîte, j'étais aux anges. J'ai passé pratiquement 2h à danser et à boire. Beaucoup dansé avec Paul et Thomas. Puis Thomas m'a raccompagnée, parce que je ne tenais plus sur mes jambes. Et j'avais envie de dormir. J'étais raide.

Bizarrement, Bastien a passé son temps à essayer de me joindre! Quel foutu idiot. Il a attendu tout ce temps pour appeler? Et le week-end en plus. Trop nul. Il s'imaginait que je vivais sur une étagère, avec marqué "à dispo pour homme seul le week-end"? Il m'a laissé 2 messages me demandant ce que je fabriquais, si j'avais envie de prendre un verre avec lui. Avec son gros accent vaudois.

Dès que l'euphorie descend, je suis à nouveau complètement stressée et la dépression menace. Je suis déprimée à fond les roulettes.

J'essaie de le noyer dans l'alcool quant je sors, et avec la bouffe quant je suis à la maison. Je voudrais avoir le courage de peindre, mais même là, ça coince. Je n'en ai pas l'énergie. Je souffre 24 sur 24, angoissée à n'en plus pouvoir. Et je pense à tout ce qui s'entasse sans que je trouve la force de faire quoi que ce soit.

Je les ai entendu rentrer du fin fond de mon lit. Je sais qu'ils trainaient encore en bas à faire la bringue. Je serais bien descendue, mais j'étais bien trop raide. Exténuée.

L'envie restait juste au niveau de la pensée, mais les pieds et le reste ne voulaient pas sortir du lit. Puis Caro est montée se flanquer en training avant de redescendre. J'avais juste ouvert un œil, elle a essayé de m'encourager à faire comme elle.

Caro aussi était là pour les mêmes raisons que moi, pour ne pas qu'on réalise qu'elle était plus souvent ici quant Pascal était là. Et voulait faire bonne figure. Alors, j'ai fini par émerger de mon lit. En bas, j'ai avalé 3 cafés coup sur coup. J'ai rigolé, encore bu, et chanter aussi. On a fait du Karaoké. Mort de rire, je chante mieux quant je suis cuite, et je l'étais encore un peu. 1h de sommeil on & off, pas suffisant pour que l'alcool s'évapore.

Je me suis couchée tard vers les 9h. Dire qu'il y en avait qui allait encore trainer à faire du sport ou aller patiner. Horreur. Moi, j'avais mal partout. J'étais rompu. Mais, contente d'être venu à Gstaad. Je n'avais pas pu lire une seule ligne de tout le week-end. Je n'ai pas senti quant j'ai sombré dans les bras de Morphée. Mais avant de m'évanouir dans les affres du néant, j'ai pensé à Pascal...

Le week-end prochain, Pascal sera de retour... j'étais impatiente, et aussi, pas très impatiente... Je ne savais pas ce qui allait se passer, et cela me torturait.

J'avais tellement envie de le revoir, tellement envie de sentir la force de ses bras, de me lover contre lui. Mais, j'étais totalement consciente que si je ne voulais pas m'effondrer, souffrir, je devais rester loin de lui. Oublier même qu'il était en Suisse. Oublier qu'il était à 2 doigts, à 2 pas... Oublier à quoi il ressemble, le son de sa voix, le ton de sa voix quant il me chuchote à l'oreille, comme il est quant on fait l'amour. Oublier qu'il existe même.

Ma tête sait que je dois tirer un trait et changer de direction, mais mon cœur... Mon cœur reste sourd à la raison. Têtu. Mon cœur ne veut rien entendre, ne veut rien savoir. Et dire que j'ai toujours été réglé par la raison. Le cœur avait toujours été secondaire, un muscle qui permet de vivre, sans plus. Je n'aurai jamais pensé que les sentiments pouvaient rendre aussi stupide et débile.

Je sais que je devrais écouter ma raison et non les effluves de je-ne-sais-quoi. Être amoureux ou amoureuse, c'est une fabrication de l'imagination. Peut-être trop de Conte de Fée quant on est petite!

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Jeu 7 Nov 2019 - Au bord du gouffre

Publié le par JaneDo

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Jeu 7 Nov 2019 - Au bord du gouffre

J'ai essayé de dormir, rester au lit, parce que je n'avais pas la force de faire quoi que ce soit. J'ai pas la motive. L'angoisse m'empêche de respirer. Je sais que je ne suis pas encore au fond, mais juste au bord du gouffre de la dépression. Il suffit d'un rien pour que je plonge. Et j'essaie de l'éviter. Même pas faim et j'ai froid.

Ce n'est pas la même chose de se sentir déprimée et faire une dépression. C'est 2 choses différentes. Se sentir déprimée, c'est être morose, triste, tandis que la dépression, c'est l'envie de mettre fin à son existence, parce qu'on n'en peut plus de souffrir.

Qu'on ne voit pas d'autre solution pour arrêter la tornade de souffrances invisibles aux yeux de tous, mais qui tétanise, qui vous bouffe de l'intérieur. Ça se conjugue avec les maux de tête, une fatigue totale dès qu'on met le pied hors du lit. Et parfois, l'envie de vomir à l'idée de tenir une journée de plus dans cet état.

16h, je suis devant mon ordi et j'ai juste envie de retourner me coucher ! Dormir pour ne plus penser...

Plus qu'une semaine, et Pascal sera de retour... Je n'arrive pas à imaginer vivre sans qu'il fasse partie de ma vie, et pourtant, c'est impossible. Et impossible de l'imaginer par ici, le voir continuer à vivre sans moi, le voir être heureux en compagnie d'autres personnes, surtout d'autres femmes, ça me ferait mourir à petit feu.

Si Pascal n'était pas là, je n'aurai pas eu à souffrir de le voir ou de savoir qu'il était quelque part, tout prêt... à continuer sa vie sans moi... Finalement, j'aurai préféré qu'il reste aux États-Unis !

Peut-être que Pascal n'a plus envi d'être avec moi, pas envi de perdre son temps avec mes histoires, avec une femme aussi compliquée... De toute façon, sa famille est contre... Et moi qui m'imagine... qu'il revient pour moi!!! Peut-être qu'il revient parce qu'il en a envie, parce qu'il a envi de s'éloigner de sa femme c'est tout.

Ciel, ça va vraiment pas dans ma tête... Je ne fais que penser à Pascal... à angoisser à cause de son retour... à angoisser à regarder la paperasserie s'entasser... Toute une pile d'emmerdes!

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