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intime

16 au 20 Oct 2019 - Débile mentale moi!

Publié le par JaneDo


Mer, 16 Oct 2019 - Débile mentale moi!

J'ai passé l'après-midi à courir, puis une bonne partie de ma fin de journée chez la frangine pour traduire un bail en anglais pour le Libéria. J'étais encore chez elle à 20h... J'en pouvais plus, j'en avais plein la tête. J'ai eu l'autre frangine en ligne aussi; faut que j'aille rechercher Dobby, son fils ne s'en occupe pas! Il veut être libre et ne pas trop s'attacher à la chienne!!!!

En plus, le soir, elle l'a paumée en promenade. Police et tout le tzoin-tzoin. Bref... J'étais en route pour chez elle, quant elle m'a rappelée pour me dire que tout était ok. Demi tour, retour maison.

D'ailleurs, Dave veut se débarrasser de son chien. J'imagine que les poils et de devoir aller la promener l'emmerde. Pourtant, ce n'était pas faute de lui avoir répéter, au moment où il a voulu prendre un chien, que c'était du boulot et c'est un être vivant, que s'il n'a pas bien penser au conséquences, vaut mieux s'abstenir. Ça me rend furax un tel manque de responsabilité chez les jeunes d'aujourd'hui.

Et là... je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai envoyé un message à Pascal;
"I miss you so much... Can't seem to live without you..." (Tu me manque tellement... N'arrive pas à vivre sans toi...".

Évidemment je l'ai regretté aussitôt. Et surtout parce qu'il n'a pas répondu, ni appelé... Niet. Que dalle. Rien. Alors j'ai eu honte de mon geste. Il doit se dire que je suis complètement à la masse. Idiote même. Sur le moment, j'étais contente et persuadée que ça lui ferait plaisir, et qu'il sauterait sur l'occasion de m'appeler. Tu parles!

Hélas, les minutes, les heures tournaient sans fin, et rien. Alors le désespoir a remplacé la honte. Je me suis couchée déprimée à fond la caisse. Je venais de me retirer même le droit de l'appeler comme si de rien. Je me suis coupée l'herbe sous les pieds quoi. Pourquoi est-ce que j'ai fait une chose aussi stupide!!!


Jeu, 17 Oct 2019 - Pascal est déçu..

Afff, Marie m'a rappelée qu'on avait rendez-vous cet après-midi. Évidemment, pour ses albums. Pas envie mais bon. Je ne pouvais pas annulé pour la Xème fois. D'autant plus qu'Abilio, son mari, est à la maison. Je ne voulais pas lui fiche la honte d'avoir des amies sur qui on ne pouvait pas compter. Donc, comme promis, j'ai été chez Marie. Heureusement, je n'ai pas eu à rester trop tard, parce qu'elle était crevée.

On a donc remis les opérations au lendemain. Parce que, demain soir, je prête ma maison à Kaya pour une petite fête. Pour lui laisser de l'espace, je préfère partir, donc, venir chez Marie, c'est faire d'une pierre 2 coups. Ça m'arrange.

De retour à la maison, je me suis abîmée dans ma désolation. J'aurai tellement voulu pouvoir appelé Pascal juste pour entendre sa voix. Au fond du puits, je me suis mise à regarder une série. Je ne m'attendais pas à ce que Pascal m'appelle du tout. Alors quant mon natel a sonné et que j'ai vu son nom, j'étais aux anges, mais aussi un peu à cran.

Est-ce qu'il m'appelait pour me dire d'arrêter de l'appeler? Pour me dire que j'aurai dû choisir un autre moment pour l'appeler, parce que Jess avait vu et peut-être même, la honte, lu mon message? Alors, j'ai décidé de la jouer cool.

Je n'arrivais pas à décrypter son humeur, il m'a dit qu'après avoir vu mon message, il a pris son 2ème téléphone pour m'appeler depuis le boulot. J'ai donc compris pourquoi Pascal ne m'avait pas rappelée aussitôt. Stupide moi, j'avais déjà imaginé qu'il ne voulait pas m'entendre et tout.

  • Je suis contente de t'entendre. Tu me manques vraiment beaucoup, mais... j'ai un peu exagéré avec le "peux pas vivre sans toi", et j'ai rigolé.


Pascal est resté un moment silencieux, alors un peu paniquée, j'ai essayé de meubler son silence, en me montrant enjouée et détachée.

  • Ah... ok! Tu me manques aussi. Beaucoup. Tsss... (un semblant de début de rire)... Du coup, je me sens un peu... ridicule. Encore un grand moment de silence . Je n'aurai peut-être pas dû appeler...
  • Non, ça me fait vraiment plaisir de t'entendre, tu le sais bien.
  • Moi, tu me manques vraiment beaucoup et c'est... pour moi c'est difficile de te savoir si loin.


Pascal s'est dépêcher de trouver une excuse et le coup de fils s'est arrêté là. J'ai retourné encore et encore notre conversation dans ma tête et je me suis rendue compte que j'avais peut-être commis une erreur en faisant semblant que je ne pensais pas ce que je disais quant j'ai dis que je n'arrivais pas à vivre sans lui. Je n'aurai pas dû. Vraiment pas dû. Pascal avait eu l'air déçu.

Mince... J'ai vraiment l'art de tout saboté... J'étais effondrée. Heureusement que demain, j'ai peu de chance de passer de longues heures seule avec moi-même à me torturer à cause de mes conneries.


Ven, 18 Oct 2019 - La Fête à la Maison

Ce soir, j'ai laissé ma maison à Kaya. Elle organisait une petite fête, post anniversaire, pour re-fêter son anniversaire avec ses potes. Des potes qui ne font pas partie de l'entourage de son petit copain; Maud, Julien, Yanis, Alizée, et les autres noms, me rappelle pas.

De mon côté, j'ai passé la soirée chez Marie & Abilio pour aider Marie avec son album 2014-2016. A minuit, elle a commencé à piquer du nez, alors je me suis préparée à partir. On a presque fini. Cool, parce que j'en ai marre des albums pour les autres, alors que je n'ai même pas le temps de faire les miens.

Je suis partie de chez eux à 1h du matin.

La pauvre, elle travaille demain et se lève à 6h du matin... En voilà une qui va être crevée demain!!!

A la maison, j'ai sorti ma puce, qui était sagement à sa place. Kaya et ses potes étaient drôlement calme. Je m'attendais à du boucan, de la musique à fond et tout, mais non. Ils étaient assis en rond, papotaient, rigolaient c'est tout.

Après avoir sorti le chien, j'ai été dans ma chambre regarder la télé.

Vers les 2h du matin par contre, je pense parce qu'un groupe partait, ils discutaient bruyamment devant la maison, dans la rue. Wow! On se serait cru à midi en plein centre ville. Ils sont dingues? Je n'ai rien dit pourtant.

Le plus surprenant, aucun de mes voisins, surtout ceux d'en face, n'ont dit quoi que ce soit. Wahhh, j'ai des voisins d'enfer. Faut quand même pas abuser. Je vais juste lui faire la remarque plus tard.

A 4h du matin, tout était rangé en bas, et ils étaient tous partis. Wah, trop bien. J'avais pensé qu'une bande dormirait ici et j'avais prévu de rester planquée dans ma chambre avec ma puce. Mais cela n'a pas été nécessaire en fin de compte.


Sam, 19 Oct 2019 - Bastien...

Me suis forcée à aller faire quelques courses. Je déteste faire les courses le samedi, my God! Trop de monde, le parking est plein, et ça se bouscule dans le magasin. Pfffouh. De retour à la maison, j'ai rangé un peu, près à faire un petit feu dans ma petite cheminée.

Afff, Caro m'a demandé si j'allais chez Thomas ce soir, elle avait envie de sortir un peu, d'aller en boîte, danser... Moi pas envie... Mais bon, faut que je fasse l'effort, sinon je vais perdre le fils et mes amis Thomas/Pascal. Et j'aime beaucoup être avec eux, on s'amuse trop bien. J'avais eu Thomas en ligne cette semaine, et je lui avais promis... oh? Je crois qu'il m'avait parlé du chalet.

Du coup, je l'ai appelé et effectivement, ils étaient au chalet à Gstaad. Mince...

Ce soir, je sors avec Caro pour aller danser. Je n'en ai aucune envie, mais je soutiens ma copine. Après tout, ça nous changera les idées. Ça nous a fait le plus grand bien, j'ai rencontré un mec pas trop mal, mais ciel, son accent "vaudois" est à couper au couteau: Bastien. On ne peut pas se tromper, il est Vaudois pure souche.

Cheveux foncé, qu'il porte mi-longs, des yeux marrons. Il a un joli sourire, et a un peu de charme. On s'est rencontré sur la piste d'abord. Il s'est mis à danser avec Caro et moi. C'est pas un Dieu de la Danse, mais il se défend. S'il n'était pas venu se coller à nous, je ne l'aurai pas remarqué. Puis, lui et son copain sont venus nous offrir un verre au bar.

Dès que j'ai un verre ou 2 dans le nez, je suis plus ouverte et je parle à presque tout le monde. D'ailleurs, je lui ai dis qu'il avait un lourd accent vaudois. C'est comme ça quant je bois un peu, je dis ce que je pense. Même si en prononçant les mots, je me rends compte que c'est peut-être un peu trop direct.

Peut-être que j'arriverais à passer sur son accent... avec le temps! C'est le mec le plus "potable" que j'ai rencontré, hors du cercle de Pascal. Je ne lui ai pas demandé ce qu'il fait comme boulot, ni même son âge. Trop d'info tue l'info. Savoir trop de choses sur lui risque de me couper. J'attends de voir s'il me rappelle, et si son accent va me freiner.

Comme on dit si bien, un train en chasse un autre; donc un nouvel homme dans ma vie me fera peut-être oublier Pascal. Ou du moins, moins penser à lui. Enfin, j'espère! Tout ce que j'espère, c'est que ce ne soit pas un fermier!

L'empêche, j'aimerai bien aller à Gstaad le week-end, comme d'habitude. J'aime bien ces 2 jours de repos, entouré d'amis. Ce sont des moments que j'ai toujours aimé, alors, même si Pascal n'est plus là, j'ai quand même envie de passer mes week-ends là-bas.

C'est comme être à l'hôtel, avec les amis en plus. Comme un camp de vacances, mais sans contraintes. Des femmes de ménages discrètes qui vous font à manger, qui nettoient votre chambre. On ne les voit presque pas, juste de temps à autre, une hombre en tablier qui débarrasse la table, vite. On ne les croise jamais à l'étage. Et après avoir laissé les plats préparés dans la cuisine, elles disparaissent, ni vu ni connu.

Quant on arrive le week-end, les chambres sont toujours impeccable, nickel. Mieux que le travaille que fait ma femme de ménage. On a plus qu'à s'installer et faire comme à la maison. Si on avait laissé des habits sur le lit, ils sont lavés, repassés, et pliés, posés sur le lit. Oui, c'est trop bien. J'aime ces week-end à Gstaad.

Vendredi prochain, je monte à Gstaad. Je l'ai déjà dit à Caro, qui comme moi, aime bien ces escapades en montagne, avec une bande de fêtards déjantés.


Dim, 20 Oct 2019 - Les moches en piste

J'étais sensée aller manger chez ma frangine qui habite à 2minutes, vers 14h. Mais comme elle avait tardé à répondre hier soir, étant plantée sur son ordi depuis 7h du matin, à faire de l'administration, j'ai prévu autre chose. Rester tranquille à la maison.

Ce qui me fout en rogne, c'est que Dave, le papa de Dobby, pour ne pas s'en occuper ou la prendre, avait dit qu'il n'était pas là ce week-end. Hors, c'est lui qui a lancé l'idée d'aller manger chez sa maman. Il n'avait sans doute pas envi de se faire à manger. J'ai failli lui faire une remarque, mais j'ai laissé tombé.

Je me suis levée tard, parce que hier soir, je suis sortie avec Caro et j'étais crevée. On est rentré vraiment tard. Caro m'avait proposé de dormir chez elle, mais je préférais rentrer avec ma petite puce et dormir dans mon lit.

J'ai eu une petite pensée pour Bastien. Il est plutôt mignon, mais... son accent me freine. Je viens de la campagne aussi, alors je devrais pouvoir passer dessus... Euh... Je sais pas... Mes oncles, mes tantes, mes cousins ont tous des accents à dormir dehors, pourtant je fais avec, alors ça devrait jouer? Bah... C'est la famille, c'est pas comme si je devais vivre avec eux 24h sur 24.

Tandis que si je choisis d'aller plus loin avec Bastien, son accent, je vais l'entendre à toutes les sauces... et ça, je sais pas si je le supporterais... A voir. J'essaie de trouver de quoi me convaincre mentalement, et pour l'instant, c'est pas terrible. I'm trying real hard to work it up mentally, trying to convince myself to give the guy a chance. En plus, il ne m'a pas encore rappelée...

Ce qui m'amuse et que j'ai trouvé mignon, c'est qu'en nous abordant, Bastien et son copain, il a dit qu'il m'avait remarquée, mais j'étais toujours entourée de toute une bande. Il n'avait jamais osé s’approcher. Il s'était contenté d'observer de loin. Mais comme ce soir, on ne semblait pas être venu avec notre clique, il a foncé.

C'était une belle occasion qu'il n'avait pas voulu rater. Ça m'avait fait rigoler et je l'ai laissé s'approcher et poursuivi la conversation.

Caro n'avait pas l'air emballé par son copain, qui s'était mis en tête de la poursuivre de ses assiduités. MDR. Elle avait essayé de le distancer, et comme ça n'avait pas l'air de marcher, elle a commencé à me demander de partir. Après avoir échangé nos numéros avec Bastien, on est rentré chez elle.

Caro avait aussi remarqué l'accent de ces jeunes hommes. Le copain à Bastien ne lui plaisait pas du tout. Elle était effondrée, tout comme moi, de ne pas pouvoir côtoyer un mec sans le comparer à Pascal. Caro aussi trouvait que tous les mecs étaient salement moches, comparé à ceux qu'on fréquentaient dans la bande de Thomas.

C'était de pauvres bougres, moches, sans charmes, en plus la plupart se prenait pour des affaires! Genre, ils étaient convaincu que les femmes qu'ils approchaient devraient remercier le ciel d'avoir la chance qu'ils s'intéressent à elles. Beurk. Je lui ai demandé si ce n'était pas le cas de presque toutes les mochetés? On a beaucoup rigolé en faisant le commentaire; qu'ils se prenaient pour des canons et que leurs miroirs avaient dû salement leurs mentir!

L'empêche, on ne se sentait pas très bien en réalisant qu'on aura vraiment beaucoup de peine à s'attacher à quelqu'un!


Publié le 18/10/2019 17:44

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11 au 15 Oct 2019 - J'ai craqué...

Publié le par JaneDo

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Ven, 11 Oct 2019 - J'ai craqué...

3h du matin ici, donc environs de 21h là-bas, vendredi soir... hum... J'ai craqué! Pascal me manquait trop. Je n'arrive pas à me faire à l'idée que c'était fini.

Pourtant, c'était mon stupide choix, mais je n'en pouvais plus. Il ne m'appelais pas, je n'avais pas de nouvelles... J'ai craqué... Je voulais entendre sa voix. Je sais pas à quoi je m'attendais, mais tout ce que je voulais c'était l'avoir au bout du fils...

Pascal a dû penser que j'étais franchement idiote! Je le comprends. Je ne me sentais pas très fute-fute non plus..

J'avais réussi à joindre Pascal au téléphone au 2ème essai. Entre les 2, j'ai attendu au moins 5 minutes, le cœur cognant dans mes oreilles. Je me le suis imaginé en train de regarder mon nom sur son écran ne voulant pas me répondre. Je ne crois pas que ça lui faisait plaisir de m'entendre. Il était très froid et distant. Ça m'a brisé le cœur.

Pascal n'a pratiquement rien dit. Et moi, ben, je n'ai pratiquement que marmonné; "...que j'avais envie de l'entendre, que j'espérais qu'il allait bien...". Lui ne faisait que des "hm, ok...". Affligeant. Quant j'ai dis; "bon... je vais te laisser", il n'a pas cherché à me retenir, juste "Ok". Même pas chô, à bientôt, ou quelque chose du genre. Rien, le néant.

Si avant j'étais déprimée, après ce coup de fils, c'était encore pire... J'ai pleuré longtemps. Pascal avait été si froid. Je n'avais pas l'habitude qu'il me traite comme ça. C'était horrible.

J'ai passé une journée horrible à me répéter ce coup de fils... Je n'arrivais pas à trouver même une petite étincelle d'espoir. I ne m'aime plus, et ça me faisait drôlement mal.

Comme prévu, je me suis rendue chez ma sœur pour aller en France voir un médecin pour mon neveu. Encore une obligation que je me suis infligée. Ma faute. Après son rendez-vous, j'ai proposé qu'on passe chez le frangin. On a joué aux cartes jusque vers les 2h du matin. Et on a discuté des "problèmes" de mon neveu.

Pfff, les gamins... Ce qu'ils peuvent raconter comme foutaises! Si leurs potes ont des problèmes avec leurs parents, problèmes imaginaires, ils se retrouvent à s'en inventer eux aussi. N'importe quoi.

J'ai appris que la fille à Maïmouna avait fait une tentative de suicide. Suicide parce que son copain l'avait quittée. Tsss.

Comme j'étais contente de rentrer enfin chez moi. Pendant le retour, mon neveu a tenté de me refiler Dobby, comme quoi sa mom avait de la peine avec les poils. Je l'ai dis à ma frangine. Elle, elle adore Dobby, qui est facile à vivre. Elle ne veut pas que j'aille la rechercher.

L'empêche, la petite pouffe me manque!

Parce qu'elle m'avait envoyé des messages pour nous dire de dormir sur place, au lieu de se taper la route. Mais je n'ai vu ses messages qu'à la maison.

Je savais qu'elle était encore debout, alors je l'ai appelée. Elle avait l'air crevée. Mais comme je la connais, elle avait attendu le retour de son fils. On a parlé 5h au téléphone. Afff... je ne voulais pas raccroché, parce que ça lui faisait du bien de parler.

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Sam, 12 Oct 2019 - Au fond du bac...

Anniversaire de mon autre nièce, Pam, aujourd'hui. Comme on est samedi, et qu'il faisait beau de surcroit, ma sœur a organisé une petite grillade vite fait dans son jardin. Sa petite fille, Khélia, courait après Dobby partout. Miss commandante lol. Je remarque que Dobby se sent plus à l'aise avec Khélia qu'avec Liam, qui lui arrache les poils au passage. Mais bon, Dobby est une chienne passive, du moment qu'on lui file un biscuit par-ci par-là, elle veut bien affronté le danger.

Quant je suis rentrée, j'ai retrouvé ma déprime, fidèle au poste, mais au moins, j'étais seule. Personne pour me regarder en train de sombrer et pleurer. J'ai de la peine à digérer ma conversation avec Pascal. Il avait été si froid.

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Triste

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Dim, 13 Oct 2019 - La boule à l'estomac

Samedi après la petite fête d'anniversaire chez ma frangine, je suis rentrée et j'ai déprimé sec. J'étais torturée à propos de Pascal. J'ai beau tourner le problème et les risques dans tous les sens, je dois bien arriver à la conclusion que je n'ai pas envie de le perdre...

J'ai beau me rendre compte que je vais être à nouveau plongée dans des tonnes de problèmes, ma famille aussi sans le savoir, je n'arrive pas à tourner la page. Et le jour qu'ils l'apprendront, ma famille toute entière va le détester à défaut de me détester moi. Et il y a aussi le fait que maintenant, il vit aux États-Unis, sans aucune intention de retour ici.

C'est stupide, une relation à distance sans fin n'a aucune chance de fonctionner. Quoi? Je le verrai peut-être 1 à 2 fois par année? Lamentable, mais rien n'y fait, je continue à focaliser sur lui. Rhhhh. Je me donne tous les coups de pieds au cul que je peux, mais niet; Pascal, Pascal, Pascal... Je suis vraiment débile.

Qu'est-ce que j'espère? Quelques coups de fils par-ci par-là? Et il est pas très fort pour ça. Au moins que Pascal soit adorable au téléphone?

"Tell me lies, tell me sweet little lies..." La chanson des Fleetwood Mac me coure dans la tête; oui, j'aimerai qu'il me raconte de jolis petits mensonges... Le temps que je retrouve mes marques et que je tourne la page. J'aimerai le lui faire comprendre. Parce que je sais bien qu'il ne reviendra plus ici.

Mais alors, pourquoi se fâche-t-il parce que je vais voir ailleurs? Il devrait plutôt m'encourager, me soutenir, non? Ouais non. S'il m'encouragerait ou était heureux de me voir tomber dans les bras d'un autre, c'est qu'il ne tient plus à moi. Geeez, je me mastique la tête comme une malade!

Et je me mens sans doute en espérant et en pensant qu'il tient encore à moi... Arghhh, il est entouré de tellement de jolies femmes, qu'est-ce qu'il en aurait encore à foutre de ma tronche! Ahhh, je suis malade... Je débloque à fond. Je me retiens de l'appeler, parce que la dernière fois, c'était pas top. En plus, ça fait vraiment désespérée!

Je devrais peut-être me saouler? Me taper un joint? Beurk, je ne supporte pas cette merde, et l'odeur non plus.

  • Hey... Salut! Je sais bien que c'est samedi, et t'es surement occupé... mais... je voulais savoir si...
  • Wooow! Hhhh... Je dois retrouver ma copine pour manger... Je sais pas...
  • Bah, c'est pas grave... c'était à tout hasard...
  • T'as pas l'air en forme. Comment ça se fait... Pascal?
  • Mouais. C'est pas la forme... J'avais envie de me changer les idées... et envie de câlins...

Layne a rigolé. Au moins, je n'ai jamais l'impression de l'ennuyer quant je l'appelle. J'ai bien sûr pensé appeler Thomas, mais, Pascal risque de l'apprendre. Et c'est samedi, donc, Thomas a du monde chez lui, et il ne pourra pas passer la soirée devant la télé avec moi. Bien sûr que je pourrais aussi aller chez lui et passer la soirée avec eux!

  • Hmm, tu m'as l'air d'avoir besoin de mon humour irremplaçable... Écoute, viens.  Ou tu veux aller manger quelque chose dehors? Ou on se commande des pizzas?
  • T'es sûr? Ça va pas te causer de...
  • Wah, tu vas pas commencer. Déjà que j'ai l'impression de faire une connerie. Alors, discute pas et rapplique ok.


Je savais que Layne avait une copine depuis quelques temps. Je crois que c'est plutôt sérieux. J'étais contente et aussi un peu coupable qu'il accepte de me voir au pied levé comme ça. Pour ça, je l'adore. Mais, je suis une sale peste vis-à-vis de sa copine.

J'aurai très bien pu passer la soirée avec Caro. Elle n'était pas très en forme non plus. Elle m'avait proposé de sortir ce week-end et je l'ai lâchement laissé tombé.

J'ai aussitôt rappelé Layne pour lui dire que, j'étais désolée, mais je ne voulais pas le mettre mal avec sa copine. Qu'on pourrait se voir un soir où il n'avait pas rendez-vous avec elle. Le fait qu'il annule à la dernière minute comme ça, elle va se douter de quelque chose.

On n'annule pas son rendez-vous avec sa copine un samedi soir, même pour un pote. Et ça n'en valait pas la peine pour moi. Ça tombait bien, il avait pas réussi à la joindre du 1er coup. J'avais rappelé avant qu'il n'essaie une 2ème fois. Layne a insisté que ce n'était pas grave et tout, mais il a convenu que sa copine risquait bien de s'imaginer avec raison qu'il y avait anguilles sous roche.

J'ai rappelé Caro et je lui ai dis que je l'appelle dès que je pars de la maison. Elle était contente. Elle avait pris le parti de passer une soirée sordide à mariner dans son chagrin, toute seule. Je lui ai dis franchement que, c'était aussi parce que j'étais déprimée à fond que je n'avais pas voulu sortir et que j'avais annulé.

On a convenu en rigolant, qu'on allait mettre notre masque avec un sourire et qu'on allait se bouger ce soir. On n'a pas encore décidé si on allait chez Thomas ou pas. Mais, je crois bien que c'est ce qu'on risquait de faire. Déjà parce que comme ça, Thomas ne pourra pas me dire que je ne viens plus parce que Pascal n'était plus là.

On sourira un max et on fera semblant... On dit que la faim vient en mangeant, alors en route pour le rôle de la joie! Après tout, à force, ça me distraira le temps d'une soirée. Bien sûr qu'en allant là-bas, je vais penser à Pascal. Voir Thomas aussi me fera penser à Pascal, mais faudra bien que je m'habitue.

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Lun, 14 Oct 2019 - rebelote anniversaire

Ciel, tous les 2 jours, et rebelote encore un anniversaire. Je n'avais pas la frite, mais sourire standard visé sur ma figure  pour la galerie. J'ai tenu les 2 heures nécessaires et j'ai fait totalement bonne figure. Pas moi qui ait fait le gâteau. Franchement, et c'est pas pour me vanter, mes gâteaux sont nettement meilleurs.

J'avais tout à coup l'impression d'être revenue en arrière, et d'être assise à la table de mon ex belle-mère. C'était un truc au chocolat compact, avec de gros morceaux de... noisettes, cacahuètes, des fruits confits de tous genres bien tassés. C'est Illona qui l'a fait. Pas étonnant qu'elle soit suisse-allemande.

Après, j'ai été remplacé ma sœur à sa partie de cartes. Elle ne pouvait pas être au rendez-vous avant 20h30, et ses partenaires l'attendaient pour 19h. C'était avec plaisir, j'adore jouer aux cartes moi.

Samedi soir, après avoir tergiversé, j'ai fini par aller à mon rendez-vous avec Caro. Après être rentrée de chez mon autre frangine, je me suis sentie soulagée d'être seule à la maison pour ruminer tranquillement dans mon coin. Puis, c'est devenu trop lourd. J'ai pensé me réfugier auprès de Layne pour passer une soirée en training devant la télé, à boire des verres et bavarder.

Après l'avoir appelé, je me suis sentie coupable vis-à-vis de Caro, qui n'allait pas mieux que moi. Elle m'avait proposé exactement la même chose, mais entre filles, espérant qu'on se remonte le moral. Surtout qu'on ennuie personne d'autre avec le même refrain ; "Pascal"...

Comme toujours, samedi soir, tout le monde était chez Thomas, pour un petit verre entre amis avant de se disperser en boîte ou dans un bar. Caro et moi avons fait un saut question de montrer qu'on était là. On a pas fait long. Une heure après, on a filé en douce se réfugier chez Caro, dès qu'ils ont commencé à partir pour le Time-Out.

Évidemment, on a analysé en détail toutes les informations qu'on avait sur Pascal. Décrypté avec soin chaque parole, le ton de sa voix... tout. Pendant ce temps, un film tournait en arrière plan.

Après s'être épuisée et épuisé le sujet pour la soirée, on a mis un film de zombie; "Black Summer". La fin était carrément à chier, mais dans l'ensemble, j'ai bien aimé la série. Caro s'était endormie au milieu. J'ai regardé encore 2 épisodes et j'ai filé après l'avoir bordée.

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Mar, 15 Oct 2019 - Répits...

Demain, c'est l'anniversaire de ma petite Ella, qui est retournée vivre aux États-Unis. Elle est tout là-bas, donc je n'ai pas à bloquer ma soirée, ni à courir pour des cadeaux. Donc maintenant, gros répits jusqu'à la fin du mois. Je dois juste faire attention au décalage horaire, et envoyer un message à ma puce à minuit là-bas.

Le mois prochain, on a juste 5 anniversaires: La petite Khélia & Nat, la femme à mon frère, les 2 sont du 10, Dave du 13, mon frère et ma nièce Lilice, même jour aussi, le 30. Et après, on se prépare pour les fêtes de fin d'années, quelques 20 jours plus tard. Pfffouh.

Ça commence à devenir récurent d'avoir 2 personnes du même jour dans notre famille. Avec mes parents, on était 6, 2 par 2 du même signe astrologique; 2 Bélier, 2 Sagittaire et 2 Taureau. Hihihi... Forcément, on aime le chiffre 2 dans notre famille!

Caro m'a envoyé tout un message pour dire merci pour hier soir. Que ça lui avait fait plaisir qu'on passe la soirée ensemble, qu'on n'était plus que les 2, maintenant que Pascal n'était plus là, et qu'elle espérait qu'on le fasse plus souvent. Mais bon, elle m'avait déjà dit tout ça hier soir. Bon, ça fait plaisir quand même, parce que je sais qu'elle le pensais vraiment du coup.

En attendant, j'ai toujours la boule à l'estomac. J'hésite toujours à rappeler Pascal. Je voudrais lui dire que je retire ma stupide rupture. Mais... c'est idiot de toute façon, il ne vit plus ici. Pffff. Je ne sais pas quoi faire. Je ne supporte juste pas qu'il soit si fâché et froid avec moi. Nous deux c'était fini de toute façon dès le moment où il était parti vivre aux States.

Donc, peut-être que je devrais m'abstenir de l'emmerder avec mes tergiversations. Je peux avouer que je me damnerai volontiers pour passer ne serait-ce qu'un jour avec Pascal... Pour un baiser, je changerai de religion... Pour une nuit avec lui, je vendrais mon âme au Diable direct. Sans hésitation.

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1er au 10 Oct 2019 - Lettre à Pascal

Publié le par JaneDo


Mar, 1er oct 2019 - Le Vide Total    (du 01 au 10 octobre 2019)

Pascal m'a appelé. Il voulait savoir si ce qu'il avait entendu était vrai. Arf, j'ai essayé de gagner du temps, et je lui ai dis que je ne savais pas de quoi il parlait, ni ce qu'il avait entendu. Pascal n'avait jamais été aussi froid avec moi. Jamais. Ça m'a causé un choc.

La conversation n'avait pas duré longtemps. Pascal voulait seulement s'assurer qu'on ne lui avait pas menti, c'était tout. Après un vague; "je vois...", il a raccroché. Je suis restée longtemps avec mon natel à l'oreille. J'ignore ce que j'attendais, mais je regrettais que Pascal ait raccroché aussi vite.

J'ai été promené Dobby. Je ne sais pas exactement ce que je ressens, mais le sentiment dominant était la tristesse. Pascal me manque. Je suis folle à l'idée qu'il ne soit plus là. Mais en même temps, si on doit se séparer, autant qu'il soit au loin. Savoir qu'il était quelque part tout près m'aurait détruite.

Etre aimée de lui était le pied. Maintenant qu'il n'est plus là, je trouve tous les hommes autour trop moches. En plus, ils n'ont aucune idée ce que "séduire" veut dire. Ils n'ont pas de charme. Je déteste leur manière, leur façon de s'habiller, de se comporter... argh, ils sont moches.

Les seuls qui sortent du lot sont déjà dans mon cercle; Thomas, Layne, Brian... ! Je me sens vide, mon cœur est vide.

Et je n'étais pas la seule, Caro était en pleine déprime et n'a rien envie de faire. Elle passe son temps à pleurer, ou à vouloir parler... de Pascal. Elle se demande même si elle n'avait pas meilleure temps de partir s'installer à New York. L'idée me déplaisait. J'étais contente qu'elle ait la trouille de partir si loin, c'est pour ça qu'elle ne l'avait pas fait.


Mardi 1er Octobre 2019 - Comme d'hab.

J'ai fait une longue marche avec la chienne, avant que les choses ne se gâtent et que mon programme de la journée ne soit complètement chamboulé. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à dire non! Ma faute.

J'ai couru toute la journée pour rien. J'avais des tonnes de paperasseries à faire, finalement, je n'ai rien fait. Je suis allée chez ma frangine pour corriger 8 pages d'une lettre urgente. Avant ça, j'étais passée chez mon papa pour savoir comment il allait.

En rentrant, j'ai sorti la chienne, et avant même que je puisse poser mon honorable postérieur sur mon canapé et souffler, ma nièce, Kaya, a appelé pour me demander si je voulais bien aller la ramasser aux Croisettes. Elle devait attendre 1h pour son bus.

23h enfin, j'étais chez moi... libérée. Alors je me suis mise sur le mot que je tiens à envoyer à Pascal. Parce qu'une rupture par sms, c'est nul. Pascal mérite tout de même mieux que ça.


Mercr 2 Octobre 2019 - Lettre à Pascal

Afff, j'attends le jour où je me sentirais bien, et l'esprit en paix. Je suis fatiguée dès le réveil, et l'impression que rien ne m'intéresse plus. Je me sens vidée. Plus envie de rien. J'ai finalement écrit à Pascal. Plus j'attends, plus ça n'aurait aucun sens.

Pace,

Je crois que tu m'as dis une fois; "quoique je fasse n'oublie pas que je t'aime"! Oui, je t'aime et je t'aimerai toujours. Tu m'as aimée plus que personne sur toute la planète, famille compris. Pour ça, je ne pourrais jamais assez te remercier, ni assez t'aimer. Même si c'est la fin, je me sens comblée d'avoir fait partie de ta vie. Je ne regrette absolument rien. Je n'ai jamais été aussi heureuse qu'avec toi et je n'avais jamais été aussi heureuse de toute ma vie. Je n'ai jamais compris ce que tu pouvais aimer chez moi d'ailleurs, et j'ai souvent eu peur de trop t'aimer, peur de souffrir. Je t'ai aimé toujours, toujours, tout le temps, même quant parfois tu me faisais souffrir. N'en doute jamais. Je t'aime d'avoir été si tendre, si attentif, j'aime tes sourires, tes rires, tes beaux yeux, tout... Ne change pas.

Tu vis loin de moi, et je sais qu'avec le temps, tu m'oubliera. Même si j'espère que non. C'est pourquoi, pour nous deux, pour que tu sois libre, que tu puisses vivre ta vie, sans regarder en arrière, et pour un tas d'autres raisons, je sais que c'est mieux de mettre un terme à notre histoire. On n'a pas le choix. Sache que ça me fend le cœur plus que tu ne peux l'imaginer. J'espère que tu ne m'en voudras pas. Peut-être que pour l'instant, ce mot va t'énerver, mais un jour plus tard, quant tu le relira et tu comprendra...

J'espère que tu aura de temps en temps de petites pensées pour moi. J'aurai aimé pouvoir me dire qu'on avait une chance... mais laquelle? Ce serait idiot d'espérer... Je te souhaite tout le bonheur du monde Pace, d'être heureux.

Tu va me manquer à mort... Je ne sais pas comment vivre sans toi...
Alors, n'oublie jamais que je t'aime et que je t'aimerai toujours Pascal. Toujours.

With all my love... forever, Jane

Évidemment, je savais que Pascal ne répondrait pas. Il a dû me prendre pour une idiote, mais tant pis. J'espère que je n'ai rien oublié, mais le plus important, est que je voulais qu'il sache que je l'aimais et que je l'aimerais toujours même si c'était pas notre destin d'être ensemble. Il va tellement me manquer.

Je n'arrive pas encore à vraiment réaliser qu'il n'y avait plus rien, plus de Pascal et que ce serait comme ça désormais, jusqu'à la fin des temps. J'envie toutes celles qui auront la chance de le côtoyer, de le toucher, de le voir sourire. Encore plus celles qui passeront dans ses bras, celles qu'il embrassera... argh, je dois juste arrêter d'y penser. L'oublier.


Dim, 6 Octobre 2019 - Anniversaire et déprime

Maintenant, c'est "anniversaire" tous les 2 jours dans la famille; 8 - 10 - 12 - 14 - 16... Kaya, Mimi, Pam, Sandra, Ella... En début du mois, c'était ceux de 2 de mes copines; Daphné et Brig. Je suis déjà crevée à l'avance. Heureusement, je n'ai plus à faire les gâteaux d'anniversaire, sauf pour Kaya. On peut quand même pas lui demander de faire elle-même son gâteau d'anniversaire.

Lundi, Kaya faisait son anniversaire chez son petit copain, donc, je fais le gâteau. Je n'avais pas à participer, et Kaya, qui me connaît bien, savait que je n'irait pas chez Yohan. Je fais aussi le gâteau pour le jour "J" le lendemain, mardi.

Lundi soir, donc, au lieu d'aller chez Yohan, je remplaçais ma frangine à sa partie de cartes avec son équipe. Le patron de l'ancien bistrot où ils allaient est décédé. Ça m'a rendue triste. Il avait un cancer, et ça a été dévastateur. Il est mort peu après qu'ils aient fait la pause pour les fêtes de fin d'année. Depuis, le bistrot est fermé. C'est triste la mort.

Ma frangine faisait du Papet Vaudois ce soir, alors j'ai été souper chez elle. Je me suis rendue compte, une fois encore, que je ne mange pratiquement jamais chez moi.

Caro m'a appelée, elle était déprimée et voulait que je passe vers elle pour avoir de la compagnie. Arhhh, je pouvais pas tellement. Et j'avais tellement envie de rentrer...

En tant que copine, je ne pouvais pas la laisser tomber... alors, après le souper, je suis passée chez elle. En training. J'ai finalement dormi chez Caro.

Pendant qu'on buvait un verre sur la terrasse, la chienne s'est promenée. La petite peste s'est même jetée à l'eau. Une fois qu'elle s'était défoulée, on est rentrée, parce qu'il ne faisait pas si chaud.

Bien évidemment, on a parlé de Pascal. Caro a toujours eu plus de nouvelles de Pascal que moi. Elle au moins n'a pas la gêne, et elle l'appelle. Ces temps, sachant qu'elle est déprimée, elle essaie de se retenir et ne pas l'appeler pour geindre, ça risquait de finir par le gaver.

Ces temps-ci, et je me suis rendue compte que c'était peu après mon message de rupture, Pascal avait été un peu froid et distant. Presque agressif. C'est pour ça qu'elle était si déprimée. Évidemment, on a examiné en détails leurs conversations. Elle voulait savoir si je pensais qu'il cherchait à couper court, ou à la dégoûter pour qu'elle arrête de l'appeler. Bah, je ne pense pas. S'il ne voulait pas lui parler, il lui suffisait de ne pas répondre.

Ma réflexion l'a aussitôt remise d'aplomb. Caro s'est remise à sourire. Elle était soulagée. Elle avait passé les 2 derniers jours à baliser et à voir les choses en noirs, persuadée que Pascal avait peut-être rencontré quelqu'un d'autre, raison pour laquelle il était aussi froid. Elle savait que ça n'allait pas fort avec sa femme, alors elle s'était mise à imaginer des choses!

J'ai appris qu'il sortait beaucoup et ne rentrait parfois même pas dormir chez lui. Une des raison qui faisait que les choses tournaient parfois au vinaigre avec Jess. Parce qu'il ne pensait même pas appeler pour l'avertir. Hum, moi en tous cas, quant j'étais là-bas, il m'avait semblé que les choses allaient plutôt bien entre eux. Désormais, il essaie de l'appeler quant il ne rentre pas.

En général, d'après ce qu'il a dit à Caro, Pascal dort chez un copain; il l'habitue à ses futures absences...


Mar, 8 Octobre 2019 - Anniversaire de Kaya

Je l'avais promis et je l'ai fais. Je parle du gâteau d'anniversaire de Kaya. Ma sœur nous a fait un Pepper Soup. Trop bon. Elle avait fait du riz à côté, mais nous 2, on a mangé un truc bien africain.

Yohan était là aussi, malgré le fait qu'ils avaient déjà fêté l'anniversaire chez lui le jour d'avant. Il était beau mon gâteau, et bon aussi. Je suis assez fière. Il n'en restait pas une miette.

A 23h, j'étais home. Je pensais me coucher tôt, parce que demain, j'avais ma femme de ménage sur le dos.

Caro m'a laissé un message pour me remercier d'avoir pris la peine de passer chez elle hier, et que ça lui avait bien remonté le moral. On s'est promis de faire l'effort de sortir ce week-end. D'avance, je peux dire que j'en ai aucune envie. J'aurai préféré rester tranquille chez moi et me larver devant la télé. Mais... une promesse est une promesse!


Mer, 9 Oct 2019 - Chaska!

Chaska, ma femme de ménage! Incroyable! Elle m'épuise... Heureusement, je l'aime beaucoup, alors je ne la vire pas. Aujourd'hui, elle s'était mise en tête qu'on mangeait ensemble. Elle avait passé la soirée d'avant à cuisiner un plat de chez elle, et à midi, elle a tout réchauffé, et on a mangé.

Avant ça, pour avoir un moment de paix, pour ne pas entendre mon prénom encore et encore, j'ai été promener Dobby. Un break plutôt bienvenu, prolongé au max. Je regardais ma petite follette courir dans tous les sens, j'avais un peu mal au cœur, parce que ce soir, je l'amène chez mon autre sœur. Elle m'a demandé si je pouvais lui apporter le chien pour occuper son fils.

Cette petite boule de poils chocolat allait me manquer...

Afff, Chaska aimerait que j'aille faire des courses avec elle et sa fille en France jeudi prochain. Ciel, aucune envie de m'imposer ça. J'ai trouvé une excuse aussitôt quant ma sœur m'a appelée; je dois accompagner mon neveu chez un spécialiste de la nutrition en France. Dommage hein!

Le soir, Vania est venue manger chez moi. Je suis restée en training, j'étais raide, alors aucune envie d'aller trainer dans un bar quelconque. Surtout pas envie de bouger de chez moi. Hic, j'avais rendez-vous avec Thomas et j'avais oublié. Je m'en suis rappelée quant j'ai vu son nom apparaître sur mon natel, 10mn après le moment que j'étais sensée être au resto. Glups! Je pouvais pas lui dire que je l'avais zappé.

J'ai prétendue que j'étais mal fichue, et que Vania était venue jouer les infirmières. Que j'avais bien sûr essayé de l'appeler, mais qu'il ne répondait pas. Il m'a dit qu'il devait être à la piscine, un peu surpris de ne pas voir de trace.

Thomas a voulu aussi venir lui chez moi pour jouer les infirmiers. Je lui ai dis que ce n'était pas la peine, vu que Vania était là. Wahhh, comment est-ce que j'ai pu oublier Thomas!!! La honte.

Pascal a dû recevoir et lire mon message depuis belle lurette, mais je n'avais toujours pas de news. Il doit me détester. Ciel, ce que j'ai envie de le voir. Je n'arrive toujours pas à digérer la rupture. Je n'arrive pas à envisager que je ne le reverrai plus. Je ne veux pas ne plus le revoir. Rien que d'y penser, l'angoisse me terrasse. Il me manque tellement.

Je n'aime pas être l'instigatrice d'une rupture, parce que je me demande toujours s'il y a une autre solution. Je préfère quant c'est mon partenaire qui le fait, parce que ça devient sa faute, son choix, pas la mienne. Ce n'est pas moi qui l'ait décidé. Là, je suis anéantie de l'avoir fait. J'aurai dû laisser Pascal le faire. J'aurai dû.

Jusqu'à aujourd'hui, j'avais toujours réussi à faire en sorte que le mec le fasse à ma place... Par lâcheté.


Jeu, 10 Oct 2019 - Encore un anniversaire...

L'anniversaire de Mimi. Son fils avait oublié. J'ai dû aller corriger des textes pour ma frangine en début d'après-midi. Je suis raide. Je n'ai pas le temps de faire mes paperasseries, tout le temps occupée avec celui des autres.

J'ai appris que ma frangine avait croisé Roger, Marie et Abilio. Il paraît qu'Abilio n'a plus de boulot. Je me suis demandée si c'était encore les répercussions à cause du père à Pascal. Le pauvre. Maintenant, je comprends un truc que Marie m'a dit la semaine passée. Abilio a failli avoir une crise cardiaque du coup. Cela faisait 25ans qu'il travaillait pour cette société. L'année passée, il avait même investi toutes ses économies pour acheter des parts de la société. Et ils lui font un coup pareil... Lamentable.

Hier soir, Didine, mon autre frangine, m'a demandé si je pouvais leur laisser Dobby. Pour occuper son fils... Depuis qu'il est rentré des États-Unis, elle l'a inscrit dans une école privée, et le gamin n'y va pas!!! Affff... Elle ne sait pas quoi faire.

Son fils passe la journée à se glander, et prétendre qu'il est déprimé. Qu'il ne va pas en cours parce qu'il ne veut pas que les autres puissent s'apercevoir qu'il ne va pas bien... Ben voyons!

Les excuses qu'on invente pour ne rien foutre de la journée... incroyable!

En plus, ma frangine me dit qu'il faut qu'elle prenne des distances avec son fils, et comme il a rendez-vous chez un médecin en France vendredi...

Et devinez qui est la conne à qui on demande de l'accompagner? Et la conne qui ne sait pas dire non? Moi, bien sûr... Après avoir raccroché, je me suis incendiée d'avoir répondu, et de n'avoir pas su lui dire un gros NON!

Putain, je n'ai pas voulu avoir d'enfants pour avoir tout mon temps à moi, et me voilà tout le temps embringuée à m'occuper des enfants de mes frangines. Une fois j'avais émis l'idée d'aller habiter en France, près de mon frangin, et paf, sa femme me dit que ce serait génial, je pourrais aller chercher mon neveu à l'école et rester avec lui jusqu'à ce que eux rentre.... Whaaat? Inutile de dire que j'ai changé d'avis illico presto!!


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Dim 29 - Lun 30 Sept 2019 - Retour de flamme

Publié le par JaneDo

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Dim, 29 - Lun, 30 Sept 2019 - Backfire (retour de flamme)

Encore une fois... Ok, je m'y attendais. Pascal a appris que j'avais fini dans les bras de Thomas. Pascal l'a appris par Jess, qui s'était empressée joyeusement de le mettre au courant, et Pascal a appelé Thomas pour confirmation.

Je ne sais pas pourquoi il a trouvé utile de le dire à sa sœur, mais bon. Je ne peux pas dire que je n'avais pas pensé à ça. Évidemment, les gens parlent. Forcément. Faut dire que sur le moment, sur le vif là, je n'y avais pas pensé du tout. Ce n'est qu'après avoir fauté, que j'ai retrouvé mes esprits et que j'ai pensé que Pascal l'apprendra.

Je n'ai pas voulu ruiné le moment, et je me suis dis que, d'une certaine manière, ça mettra le "holà" avec Pascal. Ce n'était pas plus mal. Alors pourquoi est-ce que je me sens en dessous de tout, et si angoissée et déprimée?

De toute façon, Pascal n'est plus là, la vie continue. Faut bien que je trace ma route. Il n'a plus rien à voir avec moi. Il vit à des tonnes de kilomètres et ne reviendra jamais. Alors pourquoi est-ce que je devrais me sentir coupable. Je ne dois rien à personne. Je dois penser à ma gueule maintenant et arrêter de me faire du soucis pour les autres.

L'empêche, je repense à ce que m'a dit sa mère; Pascal doit bien s'amuser de son côté, non! Ses parents sont reparti pour les States aujourd'hui, et eux au moins, ont la chance de pouvoir le voir. Moi, mes yeux n’effleureront plus jamais sa silhouette, hélas, et aussi, tant mieux. De le voir m'aurait fait souffrir. Le voir avec une autre encore pire. Bah, avec une pierre, deux coups... allé, ne n'ai pas à baliser, c'était pour une bonne cause; me sauver.

Forcément, Pascal ne m'a pas appelée pour savoir si on ne lui avait pas menti. D'un côté heureusement. Je me serais sentie mal et je crois bien que j'aurai probablement menti comme un arracheur de dents, ou, si j'avais des couilles ou que j'étais courageuse au moment de son appel, je lui aurais dis la vérité. Et je me sentirais toujours aussi mal que maintenant.

Maintenant, je pense qu'il a dû tiré un trait sur moi. J'étais le passé. Est-ce que je dois quand même finir mon mot pour lui? Bah, il risque de le regarder avec mépris et se demander à quoi je pensais, et pourquoi je lui envoi une tirade pareille. Ïïaaahhh! Ce n'était pas mon jour.

De toute façon, je ne regrette pas vraiment; j'avais besoin de câlin, besoin de chaleur, d'amour, et je l'ai trouvé. C'était Thomas, mais ça aurait pu être n'importe quel autre mec qui me plaisait. Pourquoi est-ce que je dois me mastiquer la tête et avoir des regrets? Niet. Veut pas.

L'empêche, je n'arrive pas à mettre un pied devant l'autre. Je suis naze dès le réveil et je traîne ma mélancolie tout au long de la journée. Aucune énergie. Je me sens fatiguée, stressée sans raison. J'ai beau avaler des vitamines, des jus de fruits, essayer de me plonger dans ma drogue favorite; la peinture, mais rien n'y fait. Je suis un zombie ambulant.

J'ai été voir l'appart de mon neveu lundi soir. Très chouette. Mais, il a dû oublié qu'il avait un chien! D'ailleurs, il m'a demandé de garder Dobby, et quand il avait 2 jours de congé, il passera la chercher et me l'a ramène après. Hum! Me voilà promu "Dog-sitter" maintenant. Non mais.

Je vais lui dire non, même si j'adore cette petite boule de poil et que je sais qu'elle a besoin de moi. C'est bon de sentir qu'on a besoin de vous, ça fait chaud au cœur, même si c'est un chien. d'ailleurs, je crois bien que c'est pour ça que je préfère les chiens aux chats. Mais, je n'ai aucune envie de prendre sur mes épaules les responsabilités des autres. Surtout pas en ce moment.

Ciel... j'ai besoin d'être seule... Envie qu'on me foute la paix... Rester cloîtrée chez moi pendant au moins un mois...

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Sam, 28 Sept 2019 - Le manque me tue...

Publié le par JaneDo

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Sam, 28 Sept 2019 - Le manque me tue...

Ha! Je m'en doutais. Confidences sur l'oreiller, j'avais dis à Thomas que je n'avais que peu de nouvelles de Pascal. Maintenant, il vit aux States, alors les choses sont réglés, sans que j'aie quoi que se soit à dire. Que de toute façon, on avait rompu. Je savais que Thomas allait le dire à Jess, et elle, aux parents à Pascal.

Donc, je n'ai pas été trop surprise que les parents de Pascal me contactent. Bon, je ne m'attendais pas à ce que ce soit sa mère par contre.

Sa maman voulait me voir. Je n'en avais aucune envie, mais j'ai accepté. Elle m'a invitée à manger. Est-ce qu'on allait finir par concocter une sorte de relation? Bouh, ça m'étonnerait. N'ayant aucune envie d'être plantée devant une assiette, parce que sa présence seule, suffirait à me couper l'appétit, mais il y avait encore l'anticipation et l'angoisse de ce qu'elle avait à me dire.

J'ai prétendu être déjà invitée à manger, alors elle m'a proposé café et dessert en sa compagnie. Bouh. Tendue comme une hélice, j'ai réussi à me pointer au Tea-Room en avance.

Clairement, sa maman avait été envoyée aux nouvelles par son mari. Par Jess, ils savaient que je voyais toujours Thomas et voulait s'assurer que ça n'allait pas recommencer comme avec Pascal. Non mais, je trouve qu'ils exagèrent un peu. Qu'est-ce qu'ils ont à se mêler de la vie de Thomas et Pascal??? Jess cherche vraiment à m'empoisonner la vie elle aussi. Quelle peste de merde.

J'ai dis qu'effectivement, je voyais souvent Thomas, mais on était seulement ami. Qu'on était sorti ensemble à une époque, mais... je n'ai pas terminé ma phrase, et simplement ajouter que Thomas et moi savons très bien que ça n'ira jamais plus loin que de la simple amitié, que je l'aimais beaucoup. Sa maman a voulu savoir si j'étais toujours en contact avec Pascal. Je lui ai dis que non.

Puis, je ne sais pas si c'était pour me déstabiliser ou quoi, mais elle m'a dit que Pascal avait commencé à avoir un comportement problématique depuis quelques temps, à avoir des aventures avec les femmes de ses supérieurs et collègues, ce qui risquaient de compromettre gravement son avenir et sa carrière. Et ils s'étaient demandé si ce n'était pas en rapport avec moi, ou quelque chose que je lui aurais dis.

Hum! Ça m'a choquée et tordu l'estomac. Je n'étais pas sûre qu'elle me disait la vérité et je me suis promise de me renseigner discrètement auprès de Thomas.

J'aurai voulu avoir le courage d'appeler Pascal et lui demander s'il s'amusait bien, que j'avais vu sa maman et qu'elle m'avait raconté ses frasques. Mais... de quel droit! En tant qu'amie? Non, j'aurai de la peine à avoir l'air de prendre ça à la légère. Pffffouh!

Arh, déprimée, je me suis enfermée chez moi et me suis vengée sur la télé. Malgré des images et sons pleins la figure, je ne pensais qu'à Pascal. Qu'est-ce qu'il pouvait bien être en train de faire? Séduire une autre femme? Lui faire l'amour? Serait-il aussi tendre avec une autre femme? Afff, surement, il l'était bien avec Caro alors... J'avais tellement peur, malgré qu'on ne soit plus ensemble, qu'il puisse tomber amoureux d'une autre.

Arghhh, je suis au fond du gouffre, le cœur au bord des lèvres et le ventre en compote. L'empêche, Pascal me manque. J'ai peur de le perdre et pourtant, je suis consciente que c'est déjà fait. C'est une torture de ne pas pouvoir le voir, de ne plus compter pour lui...

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Vendr, 27 Sept 2019 - Petit dérapage avec Thomas...

Publié le par JaneDo

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Vendr, 27 Sept 2019 - Petit dérapage... avec Thomas

J'ai fait une petite entorse à ma conscience hier soir. J'avais besoin de câlins, et après avoir squatter la télé, je n'arrivais pas à me pousser à aller me coucher. J'avais toujours le moral dans les pompes. Après une bonne heure d'hésitation, j'ai fini par... avoir le culot d'aller sonner chez Thomas.

Pour être surpris, il était surpris... Apparemment, c'était une bonne surprise...

J'ai pas cherché midi à quatorze heure, je me suis jetée dans ses bras. Je l'ai embrassé sans me poser de questions. Les réponses seraient pour plus tard. En tous cas, Thomas était ravi de ma petite visite surprise. Je n'ai pas eu besoin de lui demander si je pouvais dormir là, ça semblait évident. Des bisous et des câlins j'en ai eu jusqu'à plus soif. Ça m'a fait un bien fou.

Le matin, en prenant le café-jus d'orange, on a convenu que hier soir n'était jamais arrivé. Avec un petit sourire malin, Thomas a fait oui de la tête à tout ce que je voulais. Il m'a prise dans ses bras.

En me chuchotant à l'oreille, Thomas a demandé si on pouvait recommencé ce qui n'était jamais arrivé cette nuit, ce qui m'a fait un peu rougir.

Je l'ai mollement repoussé. Et il a été en retard au boulot...

Le soir, comme promis, je suis allée chez Thomas. Toute l'équipe semblait surprise et ravi de me revoir. Bah, j'avais pas l'impression d'avoir été si absente que ça. Je crois bien être sorti avec eux plus d'une fois depuis que Pascal était parti aux States.

Thomas me faisait de petits sourires, venait souvent me prendre par la taille, me trainer avec ou vers lui. Rien d'étrange, on avait toujours été proche. Je ne pense pas que qui que ce soit se soit poser des questions, ou a été jusqu'à imaginer des choses.

Quant ils ont décidés de sortir pour aller au Baroque, j'ai décidé de rentrer. Là, on risquait de se trahir noyé dans la foule. Hors chez lui, avec rien que nos copains, on ne risquait pas de déraper. Je ne voulais pas que qui que ce soit aille raconter des trucs à Pascal. Ça le mettrait en boule.

Bon c'est vrai, il n'est plus là, et on est même plus ensemble, alors qu'est-ce que ça pouvait bien faire!!!

Thomas a bien essayé de me retenir, de me persuader, mais je suis restée ferme. Après tout, j'avais aussi envie d'être tranquille à la maison, en training pourri devant la télé. Bon, j'avais aussi la boule à l'estomac, des soucis pleins la tête, les nerfs en pelote et en manque d'affection.

Si je sortais dans cet état, un ou deux verre de Vodka là-dessus, et je risquais de faire encore des bêtises...

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Jeudi, 26 Sept 2019 - Petite soirée entre amis

Publié le par JaneDo

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Jeudi, 26 Sept 2019 - Petite soirée entre amis

Anthony m'a appelé pour organiser la livraison du bois de demain. Ce sera pour demain soir, vers 17h30. J'ai demandé 2 stères de bois dur et une 1/2 de bois de sapin. Je leur ai offert un petit café au père et au fils. Le père m'a submergé de questions; où est-ce que j'étais née, d'où venait mon papa, ou est-ce que... C'était quand même sympa.

Après, je me suis ruée sous la douche et me suis préparée pour aller manger avec Thomas.

Encore une excuse pour ne pas écrire à Pascal ? Ouais, j'avais commencé, mais c'était dur. Trop de sentiments qui me donnent envie de pleurer de tout mon saoul. Pascal me manque, et quelque part, je ne veux pas vraiment rompre. L'idée de ne plus jamais le revoir me démoli. J'ai tellement envie de voir ses yeux verts, son sourire, de me serrer dans ses bras. Hhhh, trop dur.

Huh, je suis arrivée avant Thomas. On avait une table près de la fenêtre. Donc, je l'ai vu arrivé à grand bruit de moteur dans sa Camaro Blanche décapotable, qu'il a parqué devant le restaurant. Quel frimeur!

J'étais contente de le voir. Surtout que maintenant, il n'y avait plus d'ambiguïté entre nous. Il n'était plus question d'avoir une aventure ou quoi que ce soit. Après nos 3 mois ensemble, et on avait été d'accord qu'il n'y aurait plus rien.

Thomas avait cru entendre un peu de déprime dans ma voix quant on s'était parlé au téléphone. C'était vrai, je n'ai pas jugé utile de lui mentir. Évidemment, il savait pourquoi, mais on a préféré ne pas parler directement de Pascal.

Pourtant, un peu plus tard, c'est Thomas qui est revenu sur le sujet. On parlait des sorties, et Thomas regrettait que je ne semble plus vouloir participer.

Thomas m'a donc fait promettre de venir demain soir, vendredi, chez lui, question de prendre un verre entre amis avant de terminer la soirée au Baroque. J'ai promis que je ferais un effort.

Thomas a aussi remarqué que Caro non plus ne venait pratiquement plus. Et en plaisantant, il a dit qu'il espérait pas qu'on ne venait pas seulement pour Pascal...

Puis, en scrutant ma réaction, Thomas m'a demandé si je savais que Pascal ne reviendrait plus en Suisse. A l'instant qu'il a prononcé ces mots, mon cœur s'est serré. Puis, je me suis convaincue que Thomas ne pouvait pas être certain de ça. Mais, quelque part, Thomas avait peut-être raison.

Thomas m'a proposé d'aller prendre un dernier café chez lui. Mais, on se voyait le lendemain soir, alors j'ai décliné avec le sourire. Sourire qui ne venait pas vraiment du cœur; demain, j'allais retourné à l'endroit où Pascal habitait, et je savais que ça allait être dur pour moi.

En rentrant, j'ai appelé Caro pour demain. On a convenu que je passerai la chercher chez elle, et on ira à pieds chez Thomas. Ciel, ça allait me couter de traverser le jardin, de voir ses fenêtres sans vie, parce qu'il n'y était plus.

A la maison, après avoir sorti ma fifille, je me suis plongée dans une série télé. Aucune envie de faire autre chose. J'étais déprimée. Peut-être que j'aurai dû aller chez Thomas? Ça m'aurait déjà donné un avant goût pour demain, ou m'habituer à retourner à la maison...

Hhhh, ce que Pascal pouvait me manquer... Je n'ai pas eu le courage d'appeler Pascal comme je l'avais projeté. Thomas ne semblait pas savoir de quoi son père voulait me parler.

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Mercr, 25 Sept 2019 - SOS... Besoin d'amour

Publié le par JaneDo

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Mercr, 25 Sept 2019 - SOS... Besoin d'amour

Thomas m'a appelée ce matin. Hum... comme par hasard, juste après que Pascal m'ait dit qu'il ne voulait pas qu'on se voit! La vie est parfois assez curieuse.

Et comme si ça ne suffisait pas, Layne m'a appelée lui aussi. J'étais au fond du gouffre, et je lui avais laissé un appel au secours, il y a une semaine environ. D'après ce que j'ai compris, il était en voyage. Layne a une petite amie. Surprise. En rigolant, il m'y dit que ça ne posait pas de problème, qu'on pouvait se voir quand même. Je le reconnaissais bien là. Quel petit coquin.

J'avais envie de voir Thomas. Peut-être parce que j'espérais avoir des nouvelles de Pascal, ou parce qu'il était ce qu'il y avait de plus proche de Pascal. Je ne sais pas bien. Mais on se voit demain. L'air de rien, je me réjouissais. Ça me sortirait surement de mon train train et j'avais besoin d'affection. Besoin de quelqu'un qui me remonte le moral.

Je suis passée chez mon Papily en fin de journée. J'étais un peu inquiète. Je voulais savoir si son rhume était passé. On a été chercher des médics à la pharmacie, que je l'ai laissé payer, j'avais pas de d'argent sur moi. Hélas.

Curieusement, le père à Pascal m'a laissé un message... Il faut que je parle à Pascal avant de le rappeler, ou de lui parler. J'espère que Pascal n'a rien fait de stupide, ou qu'il ne sait rien de mon voyage aux States, ni que Pascal était venu en Suisse. Ça m'inquiète un peu.

Wahh, Thomas doit savoir de quoi il s'agit, ce que le père de Pascal veut. S'il ne dit rien, j'appellerais Pascal après avoir vu Thomas. L'air de rien, j'étais inquiète, les contacts avec le père de Pascal n'annonce jamais rien de bon.

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Lundi, 23 Sept 2019 - Course pour rien

Publié le par JaneDo

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Lundi, 23 Sept 2019 - Courir pour rien...

Encore une journée perdue... Je devais me taper mes paperasseries, aller courir avec le chien, travailler un peu, même si je n'ai plus d'agence pour s'occuper de promouvoir mon travail...

Mais niet. Rien de tout ça. Mon papa a appelé pour que je lui prenne un rendez-vous chez le médecin. Il a la crève. Ma soeur m'a appelée pour me demander de passer lui corriger 4 pages d'un courrier important. Depuis chez elle, j'ai appelé le médecin, et rappelé mon papa pour lui donner le rendez-vous. Puis, comme il semblait avoir les bronches prises, j'ai décidé de passer le chercher pour aller à la pharmacie.

Quant je suis arrivée, Marlène était là, papa, lui, était parti en virée...

On a attendu le retour de papa. Il est arrivé trop tard, c'était 19h, la pharmacie était fermée! Et pas de pharmacie de service dans les environs! Poisse.

En rentrant, train train habituel; donner à manger à Dobby, me faire à manger, prendre une douche et sortir le chien... 21h! Donc, journée pet dans l'eau comme souvent. Je me suis même engagée à amener Kaya à l'ancien appart de Dave pour le nettoyage de l'état des lieux. Mon neveu déménage sur Lausanne ce week-end.

Si seulement j'étais muette, ça m'éviterait de me flanquer dans des obligations qui m'emmerdent!

J'avais promis à ma puce qui a bientôt son anniversaire, de lui faire le gâteau... Ma sœur me l'a rappelé.

A la fermeture de KaZéo, j'ai continué mon journal par écrit, parce que je n'arrivais pas à gérer Eklablog. Alors quant je résumais et retapais mon journal cette année (mars), j'avais laissé de côté tout le train train du quotidien, pour ne parler que de Pascal. J'ai gardé mes tonnes d’écrits dans mes cahiers, comme ceux qu'on utilisait à l’école.

Je me demandais si je ne devrais pas compléter? Peut-être qu'il y aura un évènement que je n'ai pas dactylographié que je voudrais retrouver plus tard?? Hum!!!

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Dim, 22 Sept 2019 - Le temps qui file...

Publié le par JaneDo

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Dimanche, 22 Sept 2019 - Le temps qui file...

Samedi (21) après-midi;

Pascal et Caro étaient tous les 2 fatigués, donc j'ai proposé de les laisser faire leur sieste et de revenir plus tard, mais Pascal n'a pas voulu me laisser partir. Il pensait que je risquais de prendre la fuite et de ne plus répondre à ses appels ou ceux de Caro. C'était peut-être vrai, je n'en sais rien. Surtout, il voulait savoir ce qui me préoccupait.

Quant il a été se doucher, j'en ai profité pour demander à Caro si elle avait vu les photos que le père de Pascal avait sur nous. Elle n'était pas au courant. Elle m'a dit qu'elle n'avait jamais parlé avec le papa de Pascal, qu'elle n'avait eu à faire qu'avec son secrétaire particulier. A voir sa tête, elle ne mentait pas. Et elle avait tout à coup peur. Elle aussi.

Caro m'a demandé ce qu'on allait faire. J'avoue que je n'en savais rien. Je commençais à regretter de lui en avoir parlé. Caro a une grande bouche, et elle risquait d'en parler à Pascal. Quoique, l'idée que  Pascal risquait de mal le prendre la fera surement tenir sa langue.

Comme je voyais qu'ils étaient un peu cassé, j'ai proposé de partir, les laisser se reposer un peu et revenir plus tard. Pascal m'a lancé un drôle de sourire. Pascal, même Caro, était sceptique.

J'avais pas prévu d'y passer ma journée, juste venir lui dire que je ne voulais plus... plus... le voir? Wah, ça sonnait mieux dans ma tête que de devoir le dire tout fort. Caro a quand même tenu à bricoler quelque chose à manger, parce qu'ils n'avaient pas mangé à midi, ils m'attendaient.

Pendant qu'on... mangeait... Ouais, si on peut appeler ça manger, parce que je poussais les pâtes d'un côté de l'autre de mon assiette. Je n'avais pas très faim. Enfin non, j'avais la boule à l'estomac.

J'ai remarqué que Pascal en faisait de même. Caro, enjouée, racontait son séjour à New York. Pour le peu qu'elle a vu en dehors de sa chambre d'hôtel je présume. Ou peut-être pour détendre l'atmosphère , parce qu'elle voyait bien qu'on était tendu. Pascal a soudainement posé ses services et repoussé son assiette.

Pascal a dit en s'adressant à moi, que le temps passait à la vitesse grand V, qu'il n'avait pas envi de jouer, de parler de la pluie et du beau temps, il voulait que je lui parle. Que je lui dise ce qui n'allait pas, parce qu'il était là pour ça, pas pour manger des pâtes. Glups, il avait presque l'air fâché.

Avec Pascal, on a toujours parlé en anglais. C'est plus précis et plus simple. En français, faut trop de mot pour dire la même chose... mais bon... je vais faire de mon mieux pour raccourcir.

  • Ok... Puisque tu y tiens! Mais, il faut que tu me jures que tu ne causeras pas... d'orages !

Je pouvais pas lui dire de ne pas faire comme il avait fait pour Caro, sinon il aurait tout de suite deviné.

  • Il faut que tu me promettes de ne rien faire. Que tu te rappelles qu'1 homme averti en vaut 2. Que tu me jure que tu ne feras rien. Que tu ne réagisses pas. J'y tiens...
  • Ok, je promets... alors dis moi.

Alors je lui ai tout raconté, sauf pour les photos. Je lui ai dis que je ne pouvais pas prendre le risque de continuer à le voir, ou, étant donné la distance, continuer à penser ou à faire comme si on était encore ensemble. J'étais arrivée à la conclusion, qu'il fallait couper court. Qu'on ne pouvait pas continuer, on ne pouvait plus être ensemble, même s'il revenait en Suisse.

Pascal était sonné. Il est resté un long moment le regard plongé dans son assiette, sans dire un mot. Puis il a marmonné qu'il pensait que tout s'était arrêté depuis qu'il était aux États-Unis.

Caro a confirmé que rien n'était aussi à côté de la plaque. Elle n'avait toujours pas de boulot, et elle aussi avait une pluie d'ennuis de toutes sortes; ses papiers, des sommations, etc. Elle avait même risqué de perdre son appart. Et elle se demandait comment elle allait continuer à assumer son loyer si les choses ne s'arrangeaient pas. Pour sa famille, elle s'en foutait, ils n'avaient jamais été proche.

Moi, j'étais extrêmement proche de ma famille. Je ne pouvais plus supporter cette situation...

J'étais partagée entre l'envie de rester et profiter qu'il soit ici, et prendre la fuite tout de suite parce que je craquais déjà. J'essayais de trouver le moyen d'avoir l'argent et l'argent du beurre. J'en étais consciente. C'était trop dommage de ne pas profiter d'être en sa compagnie...

Alors, pour me donner bonne conscience, j'ai décidé de rester et de bien lui faire comprendre que malgré ça, on devait tout de même arrêter. On n'avait pas le choix. Et lui rappeler sa promesse de ne rien faire, sinon son père va encore croire que je le manipule.

Pourtant, je n'étais pas très chaude de devoir avoir Caro qui nous chaperonne! Et on va faire quoi ce soir? Je ne vais tout de même pas dormir chez Caor? Pas envie. Pascal s'était assis face à moi et tenait mes mains dans les siennes. Je voyais bien qu'il était un peu sonné par les actions de son père et était désolé d'en être la cause.

Pascal continuait à essayer de me convaincre qu'il serait encore plus prudent et discret. Je lui ai dis que c'était stupide de continuer à espérer qu'une relation à distance puisse marcher. Non, j'avais raison de faire ce qui était le mieux pour tous les 2; rompre. Pourtant, j'avais envie de rester avec lui jusqu'à son départ demain.

Ou est-ce que c'était parce que je ne voulais pas le laisser avec Caro?

J'ai eu terriblement mal au cœur de voir son regard triste et les larmes menacer. Je n'étais pas assez forte émotionnellement pour supporter de lui faire de la peine. Je l'adorais tellement. Pascal tentait tout ce qu'il pouvait pour me dissuader de rompre. Je n'arrivais pas à croire qu'il veuille encore de moi.

J'ai fait semblant d'accepter à contre cœur de rester encore un peu. On a longuement discuter, Caro comprise, pour savoir ce qu'on allait faire. Je laissais Pascal continuer à croire qu'il réussirait à me convaincre. Je complotais avec eux. Peut-être que s'il n'y avait aucun risque, ou s'il revenait en Suisse, peut-être que je...

Non, je ne pourrais pas. La pression exercé par son père était trop forte, je n'étais pas de taille.

Caro voulait faire une sieste avant de préparer à manger. Pascal aussi, il était raide lui aussi.   Je n'étais pas très chaude à l'idée, mais j'étais aussi crevée. La discussion m'avait achevée, tendue comme je l'étais, je n'étais pas d'humeur pour une partie de jambes en l'air. Et pas avec Caro dans les parages. Zut, on était chez elle, je ne pouvais pas lui dire de.. partir!

Je l'ai dis... ben oui... J'ai vu Caro faire la grimace. Dès qu'elle en a eu l'occasion, elle m'a demandé pourquoi j'avais dis ça. Est-ce que j'allais le laisser repartir comme ça, sans faire l'amour avec lui? Est-ce que c'était vraiment ce que je voulais. Caro était sceptique.

On l'a laissé aller se coucher un moment. Qu'elle fasse sa sieste. Pascal et moi sommes resté au salon. On a papauté un peu, puis on a fini par s'endormir sur le canapé, dans les bras l'un de l'autre. Vers 18h, le bruit venant de la cuisine nous a réveillé. Caro faisait à manger.

Pascal et moi avions été marcher un peu au bord du lac. On est parti dans la direction inverse de son appart. Ce ne serait la catastrophe si Thomas apercevait Pascal.

Pendant qu'on mangeait, on a discuté, rigolé. On continuait à chercher des solutions; comment continuer à rester ensemble, malgré la distance et les angoisses de son paternel. J'ai ensuite aidé Caro à ranger.

Ce soir, le seul soir ici de Pascal, avant son retour demain au États-Unis, on avait décidé de ne pas sortir et de profiter de chaque instant. Je commençais à sentir qu'il était temps que je rentre. Je pouvais difficilement m'incruster chez Caro, et ça me dérangeait quand même de laisser Pascal chez Caro. Mais je n'osais rien dire.

Même si ça me foutait le cafard grave, il était temps que je parte...

Pascal ne voulait pas me laisser partir. Alors, malgré la présence de Caro, et que je savais très bien qu'elle risquait de mal le prendre, j'ai proposé à Pascal de venir dormir chez moi. Je m'étais débarrassée de mon coloc, il n'y avait donc pas de problème.

Caro, livide, avait filer boutiquer dans la cuisine en tendant l'oreille...

Pascal a fait une petite grimace et, avec un mouvement de la tête en direction de Caro, il m'a dit qu'il ne pouvait pas faire ça. Caro lui avait gentiment proposé de venir chez elle, avait écourté son séjour à New York, tout ça pour qu'il puisse me voir et me parler. Il ne pouvait pas...

Il n'a pas eu besoin de terminer sa phrase, j'avais compris; il ne pouvait pas, parce que tout à coup je le voulais, l'abandonner et filer chez moi. Ce serait vraiment sans cœur.

Wahhh, j'étais persuadée que Pascal sauterait sur l'occasion. Je ne m'attendais pas à un rejet! Aussi terrible que cela puisse paraître, et malgré que c'était difficile de l'entendre refuser ma proposition, Pascal avait raison. Je m'en rendais bien compte. J'ai regretté d'avoir osé dire ce que j'ai dis. Caro allait m'en vouloir c'est sûr.

Caro était aussi surprise que moi que Pascal ne l'ait pas la plantée là pour filer avec moi...

Alors on fait quoi? Je ne me sentais pas à l'aise de rester et Pascal ne voulait pas me suivre, alors où est-ce que ça nous laissait? Qu'est-ce qu'on allait faire maintenant? Pascal a proposé que je reste. Du regard, il a demandé l'approbation de Caro. Ça m'a un peu... énervée.

C'est qui elle? Ce n'est pas sa copine, c'est moi sa copine. Pourquoi il lui demande son avis à elle? Est-ce qu'il pouvait imaginer ce que je ressentais de savoir que lors de son court passage ici, il restait avec elle? Qu'il dormait chez elle? Il passait plus de temps avec elle qu'avec moi. Je n'étais que... qu'un élément de passage? Sans importance?

La rage m'a donnée envie de remettre sur le tapis le fait que dès qu'il monterait dans l'avion, nous 2 c'était terminé. Qu'il ne me reverrait plus. Alors, est-ce qu'il a vraiment envi de rester là et pas venir chez moi plutôt?

Puis, ça m'a traversé l'esprit qu'il avait tenté en vain de me joindre avant de venir jusque là, que je ne m'étais même pas donnée la peine de lui répondre, à part pour lui dire, qu'il n'avait rien fait de mal, et que ma réaction n'avait rien à voir avec Caro. Arfff... Impasse!

J'ai voulu faire ma grosse tête, malgré les supplications de Pascal et les efforts de Caro me demandant de rester, je suis partie quand même.

Je me suis arrêtée après quelques kilomètres. C'était nul. Je n'aurai peut-être plus jamais l'occasion de revoir Pascal. Il vit avec sa femme aux States maintenant, et je fais ma petite crise, alors qu'il n'était ici que 24h? Je savais bien que je ne fermerai pas l'oeil de la nuit, que je me morfondrais jusqu'au moment qu'il quitterait le sol Suisse. Et que je me mettrais à regretter mon comportement.

Ciel... j'avais mal au ventre... Je me sentais mal et honteuse aussi, mais j'ai fais demi-tour.

Pascal a été content de me voir. J'étais revenue. Il m'a longuement serrée dans ses bras. Caro semblait également soulagée.

Elle m'a dit que Pascal s'était effondré quant je suis partie. Caro ne comprenait pas pourquoi j'étais aussi dur avec lui. Il était quand même venu jusqu'à moi. Elle trouvait que j'étais atroce avec lui.

Je trouvais aussi... J'étais toute chamboulée. L'imaginer triste me brisait le cœur.

L'empêche qu'on a passé une chouette fin de soirée tous les 3. On a refait le monde, discuté encore et encore de l'avenir... ensemble. Ce qui me semblait tiré par les cheveux, parce que je savais qu'il n'y avait pas d'avenir. C'était foutu pour nous quoi qu'on puisse inventer. Espérer de ne pas se faire prendre était impossible.

Hum, pour le reste, ça s'est fait tout seul... Caro a prétendu avoir encore des choses à faire avant de se coucher pour nous laisser tranquille. Après, je lui ai laissé ma place pour aller prendre une douche et trainer un moment devant la télé pour ne pas les entendre.

Étalé tous les 3 dans son lit, on a bavardé encore jusqu'après minuit. Je ne sais pas exactement quant, mais j'ai sombré dans le sommeil. Un sommeil tranquille, rassurant. Peut-être parce que Pascal était là.

Dans la soirée, un moment donné, Pascal a eu envi d'aller voir sa maison. Il n'a pas été jusqu'à y entrer, il avait des locataires. Comme Thomas n'était pas chez lui, Pascal est monté à l'appartement. Il a fait très attention de ne rien toucher, de ne rien déranger, pour que Thomas ne puisse jamais deviner son passage.

Il a dit que ça lui manquait de ne pas être là. Il a eu un petit moment de cafard, vite oublié grâce à Caro qui, comme toujours, a toujours pleins de choses à raconter. Pleine d'entrain et toujours d'humeur joyeuse, elle arriverait à dérider même le pire des grincheux.

Le moment du départ de Pascal approchait, et avec, la lente déprime qui recommençait à peser sur le moral. Si je pouvais, je n'irai pas à l'aéroport, je ne voulais pas le voir s'en aller. Mais je ne pouvais pas non plus ne pas l'accompagner. Arf, j'avais déjà envie de pleurer. Pourtant, je faisais l'effort de sourire et de faire semblant de ne pas me rendre compte qu'il partait bientôt.

Trajet jusqu'à l'aéroport dans le silence. Pascal serrait ma main. Il était pourtant devant à côté de Caro. De temps en temps, il lui faisait un bisou. Je crois qu'on était tous les 3 tristes. On a pris un café avant qu'il ne se présente à l'embarquement.

Caro et moi sommes restées un long moment, à regarder dans le vide, après qu'il ait disparu en bas des escaliers roulants au loin. Les larmes coulaient sur mes joues. J'en étais même pas consciente. Caro aussi. On était malheureuse comme les pierres.

Je n'avais pas osé redire à Pascal que c'était fini... Je voulais éviter qu'il voyage avec le moral dans les chaussures. Je le lui dirais une fois qu'il serait rentré. Je devais le faire. Je ne voulais pas continuer à me leurrer comme une idiote et attendre que ce soit lui qui me le fasse comprendre. J'en souffrirais beaucoup plus si ça venait de Pascal.

Dimanche 22, à midi, Caro et moi étions à nouveau toutes seules... et déprimées...

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