Dim - 17 déc 2023 - Peace & whatever
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Dim - 17 déc 2023 - Peace & whatever
Ça me rendait folle de voir leur cinéma. Où Pascal et Natacha avaient-ils disparût? Pourquoi me faisait-il un tour pareil au chalet, au vue et sus de tout le monde? Il cherchait à m'humilier? Je sentais les larmes se bousculer pour envahir mes yeux. Ce serait la honte totale si je m'effondrais en larmes ici, devant tout le monde.
Je me suis précipitée pour monter à l'étage, prendre mes affaires et me tirer d'ici. Je n'avais pas à subir ça. Peut-être que je facilitai les choses en prenant la fuite? Arh, je ne savais pas ce que je devais faire. A l'abri des regards, dans ma chambre, j'aurai le temps de réfléchir... Il fallait juste que je dégage pour le moment.
Pascal m'a rattrapée au milieu des escaliers. Il m'a prise par la main pour monter. Au lieu d'aller en direction de nos chambres, on a été dans l'un des bureaux. En marchant, il m'avait demandé où j'allais comme ça. J'avais l'air d'avoir les nerfs à fleur de peau. Il a fait un sourire au couple qui passait. J'ai fait semblant de ne pas les voir.
Une fois dans le bureau, je lui ai dis que ce n'était pas la peine qu'il fasse tout ce cinoche, j'avais remarqué leur absence à lui et Natacha. Et que c'était le moment que je rentre chez moi, ils n'auraient plus à faire semblant de s'ignorer. Après ma tirade, je m'attendais à ce qu'il essaie de se défendre, qu'il se mette à nier...
Mais il est resté là quelques secondes à m'observer. Ça m'a fichu encore plus enragée, parce que je pensais qu'il cherchait comment faire passer son attitude, ou quel mensonge m'abreuver. Il a voulu me prendre la main, je me suis écartée. Non mais! Pascal m'a attrapée par le poignet pour me tirer vers lui et me forcer à le regarder dans les yeux.
Pascal me dit qu'il n'avait pas l'intention de me mentir. Il m'avait suivi en bas, et m'avait regardé un moment jouer aux palets. Natacha l'a trouvé là et voulait lui parler. Ils sont d'abord sorti fumer. Il faisait trop froid pour rester là-bas pour parler, alors ils sont rentré pour s'installer au fond du jardin d'hiver.
Pascal a avoué qu'elle a essayé d'utiliser la situation entre nous. Il me voyait le chercher du regard. Il savait qu'on aurait pu les voir là-bas au fond, alors il m'a rassurée, il n'y a rien qui puisse le faire rougir ou me faire honte. Il avait fait très attention qu'elle ne fasse rien qui puisse être mal interprété. Donc, il n'y avait rien à signaler.
Pascal a voulu savoir, pourquoi j'avais été squatter dans la chambre avec Caro. Comme il ne m'avait rien dit, donc, j'ai pensé qu'il ne voulait pas de moi dans sa chambre. Pour lui, ça allait de soit qu'on partage la même chambre le week-end, même si j'ai l'habitude de poser mes affaires dans celle de Caro.
Il m'a rappelée que quant Natacha est au chalet, c'est elle qui partage la chambre avec Caro. Ça l'avait un peu perturbé. C'est vrai que ce n'était pas le beau fixe entre nous, mais il s'attendait à me trouver dans notre chambre. Ça m'a fait sourire qu'il dise "notre" chambre. Ce n'était pas totalement vrai.
Je lui ai fait remarqué que, l'autre week-end, il s'était enfermé dans sa chambre avec Caro, et j'ai dû aller dormir ailleurs. Donc, il fallait qu'il arrête de me prendre pour une tarte et me raconter des conneries. Apparemment, il avait oublié. Il a dû admettre que ce n'était pas très malin. Qu'il ne savait pas pourquoi il avait fait ça.
Il s'est excusé. Ba-ba-ba, parôlé, parôlé, parôlé... J'ai fait mine d'accepter ses excuses, parce qu'il a ajouté qu'il partait la semaine prochaine, et qu'il ne voulait pas que ce soit aussi mal entre nous. J'avais oublié ce détail. C'est vrai qu'en fin de semaine, il allait s'envoler pour les États-Unis, et moi non plus je ne voulais pas qu'on se quitte mal.
Je l'ai laissé me serrer contre lui. Mais j'ai senti qu'il ne le voulait pas vraiment. Il voulait faire des efforts, alors je pouvais aussi en faire autant. Pascal m'a demandé si je voulais bien qu'on laisse de côté pour l'instant ce qui nous chiffonnait, et se donne la peine de profiter des derniers jours qui nous reste. J'étais à 100% pour, alors j'ai fait oui de la tête.
Un petit baiser qui a fait voltiger mes angoisses, et on est descendu, main dans la main, en bas, où on nous projetait un film sur Thomas. C'était une sorte d'hommage fait par Paul, Pascal et Michael. On voyait Thomas au ski, à la patinoire, à faire le fou sur la piste de danse, danser avec sa femme, en pleine discussion avec ses potes, etc.
Ça fichait les larmes aux yeux de penser que bientôt, on ne le verra plus. Je n'arrive pas à m'y faire. C'était comme si on parlait de quelqu'un d'autre, de quelque chose qui se passait ailleurs, Ça venait d'une autre dimension. Ça ne semblait pas croyable que Thomas disparaisse de notre horizon. C'était irréel.
Pascal me serrait contre lui, comme s'il cherchait à se racheter, mais ça m'a rappelé que ça allait être encore plus dur pour lui...
Je n'ai pas manqué les petits regards curieux de Natacha et Caro. Elle avait voulu s'asseoir comme elle le faisait toujours à côté de Pascal, mais on s'était glissé sur le côté en tirant une chaise, donc, pas de place pour elle. On est ensuite sorti prendre un verre dans notre bar à la station. Nous, on est rentré assez vite.
Nolan, de même que Natacha ont tenté à plusieurs occasions d'attirer Pascal loin de moi, mais ils n'ont pas réussi. Pascal me tenait la main, et s'il bougeait, il me prenait avec. Je me laissais faire sans rechigner. Sorry man! C'était notre dernier week-end ensemble, et je ne voulais lui laisser que de bons souvenirs, de quoi le faire languir de moi.
Le matin, pour 1x, je suis descendue déjeuner en même temps que Pascal. Quant il est parti, j'ai été préparer nos affaires, pour être prêt à partir. En plus, je dormais chez lui ce soir, et je prendrais le café avec lui le matin. Oh, je n'avais pas oublié comment il m'avait traité ces dernières semaines...
On verra tout ça à son retour des États-Unis. Pour l'instant, j'étais collante, câline, et lui faisait de petits bisous dès que j'y pensais. Il accueillait mes débordements d'affection avec tendresse. Il ne savait peut-être pas qu'un volcan virulent était dormant au fond de ma tête. A son retour des States, ça va exploser... Tout sortira d'un coup!
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