Sam - 17 fév.2024 - Mégère un peu
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Sam - 17 fév.2024 - Mégère un peu
Pascal a été en boîte avec les autres, et moi, je suis restée au chalet. Hier soir, il s'était baigné dans la piscine, avait discuté longuement avec ses potes, et des nanas. Il y en avait une qui se pendait sans arrêt à son bras. C'était d'ailleurs son idée la piscine et la sauna. Je préférais ne rien imaginer de ce qui pouvait se passer.
Quant je dis en boîte, en fait, c'est un bar. Le bar est en hauteur et une petite piste de danse en contrebas. On aime bien aller là-bas à cause de la musique. J'aime beaucoup le bar à Saanen, mais là-bas, il n'y a pas de piste de danse, mais tu peux danser si tu veux. C'est un peu gênant, parce que les suisses sont plutôt passifs.
Si tu vois des gens danser, c'est souvent des étrangers, pas les suisses. Les suisses se contentent de regarder.
Pascal n'est pas rentré très tard. C'était un peu après minuit. Il allait skier demain donc, il ne voulait pas être sur les rotules. Il était tout câlin. Je me demande bien pourquoi. J'ai réalisé que je passait mon temps à râler, ou à reprendre tout ce qu'il me dit. Je deviens une vrai râleuse, c'est la honte. Je ne voulais pas être comme ça.
On a discuté un moment avant de... s'endormir. J'ai réalisé que Pascal avait passé la soirée à venir vers moi, à me prendre la main en douce, me faire de petits bisous. Je devais être tellement préoccupée par les autres nanas, que je n'ai pas réalisé sur le moment. Il m'avait aussi dit à l'oreille de venir vers lui, mais je ne l'ai pas fait.
Il me l'avait redit quant on s'est retrouvé dans la cuisine lorsque je me faisais un café. Il était arrivé derrière moi, et avait passé les bras autour de la taille, et m'a fait un bisou sur l'épaule. Je me sentais coincée de chez coincé, incapable de faire un geste envers lui, parce que je ne voulais pas qu'on se moque de moi.
Pascal m'a dit que la discussion qu'on avait eu lui avait un peu remis la tête sur les épaules. Au lieu d'arrêter avec mes récriminations et apprécier ce qu'il venait de dire, je lui ai demandé si ça l'embêtait tant que ça, il s'emmerde quant il vient vers moi, alors il préfère que ce soit moi qui aille m'emmerder vers lui et ses potes!
Il y a des moments comme ça que je devrais me foutre un coup de poing dans la gueule. Quelle tarte. C'est seulement quand les mots ont franchis mes lèvres, que je me rappelais de tourner ma langue 7 fois dans ma bouche avant de parler. Sorry mom, I'm an idiot. Ça l'avait un peu coup dans son élan. Malgré tout, il gardait le sourire.
Le samedi, après le ski, on a mangé au chalet. Sans Pascal. Les parents de Yumi l'avait invité à souper. Yumi avait dû penser qu'il resterait après le dîner, mais il lui a rappelé que Thomas n'était plus là, et qu'il ne pouvait pas laisser ses invités seuls au chalet. Elle et ses copines sont revenus avec lui.
J'aurai dû aller vers lui, mais je ne voulais pas qu'on pense que c'était parce que Yumi et ses copines étaient là. Et j'avais comme l'impression d'avoir des blocks de bétons aux pieds. Merde, je crois que c'est les reste de ma timidité cachée. Je suis restée coincée dans mon coin à jouer au Trivial Poursuit. C'était préférable.
Quant ils ont décidés de sortir, j'ai prétendu préférer rester au chalet, bien au chaud, à lire. C'est vrai que j'ai la crève, et je tousse beaucoup, surtout au moment du coucher. Quant je commence, impossible d'arrêter. Il y a des moments où je pense que ça va mieux, et tout à coup, quant j'ai une quinte de toux, je réalise que je me faisais des illusions.
Pascal a proposé de rester avec moi, mais je sentais bien que c'était du chiqué... Il allait faire quoi de Yumi et ses copines?
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Je n'osais pas appeler Paul, alors j'ai demandé à Caro de voir avec lui.
Je lui ai fait remarqué que s'il me demandait ça, c'est qu'il avait envi d'y aller. Et je lui ai demandé 
