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Dim - 22 Nov.2020 - Il a deviné?
Après avoir tourné, et tourné, et tourné, 1h du matin, Pascal n'était toujours pas monté se coucher. Je ne pouvais pas dormir sans lui. Tsss, je suis déjà dépendante. En fait, je me demandais ce qui se passait en bas. Je n'avais aucune raison de me torturer avec ce genre de préoccupation.
C'était entièrement ma tête. Je débloquais à fond. Je faisais une petite crise de possessivité.
Pascal était assis au petit bar en bas, dans la salle de jeux et discutait encore avec Martine. Tsss. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui raconter? Caro n'était pas loin avec une autre fille et rigolait. Je pense qu'elle gardait Pascal à l’œil, vu qu'elle l'avait droit dans son viseur.
Courage ma fille. J'ai été lui tapoter sur l'épaule pour lui parler. Pascal m'a aussitôt suivie à l'écart. Là, je lui ai fais mes plates excuses, que je ne savais pas pourquoi j'avais réagi aussi bêtement. Ah, j'aime sa façon de chercher mon regard avec son petit sourire mutin.
Ça me donnai envie de lui sauter au cou et de l'embrasser. Évidemment, je ne pouvais pas faire ça.
C'est lui qui m'a attirée contre lui en me faisant un bisou sur la tête. Il m'a dit que ça l'avait aussi fâché, s'était demandé ce qui se tramait dans cette petite tête compliquée. Il n'avait plus qu'à attendre que j'arrête de faire la gueule. Je l'ai entouré de mes bras. La Martine nous épiait, alors je me suis serrée encore plus.
Pascal m'a passé un bras autour du cou et m'a fait un bisou sur la tempe. On s'est séparé. J'ai été droit vers Caro et lui est retourné s'asseoir sur son tabouret de bar, face à Martine. C'est fou ce qu'on peut se sentir minable et en même temps soulagée de s'excuser, quant on sait qu'on a eu tord.
Minable, parce qu'on s'abaisse à reconnaître verbalement ses tords, soulagée, parce qu'on se sent léger.
J'ai remarqué qu'ils regardaient tous les 2 dans ma direction. Elle avait dû lui demandé qui j'étais. J'ai souri à Pascal et détourné mon attention vers Caroline. Elle s'était rendu compte qu'on s'était sans doute disputé. Elle a voulu savoir pourquoi, j'ai avoué que je ne savais pas ce qui m'avait pris.
On aurait dit que Pascal avait deviné, parce qu'il a voulu resté avec moi après le déjeuner. J'ai dû insisté pour qu'il aille se bouger comme il en avait l'habitude. Pascal avait été courir ce matin avec Paul, et disait vouloir rester avec moi. Qu'on pouvait aller se balader. Se balader? Est-ce que j'ai une tête de fana de balades?
Non. J'ai insisté et il est finalement parti avec les autres, après m'avoir allumé un petit feu.
Pascal a toujours besoin de bouger, de faire du sport, quel qu'il soit, moi non. C'est aussi pour ça que j'aime venir au chalet, parce qu'il a assez de monde pour aller se fatiguer la journée, et moi, je peux faire mon sport favori; lire à côté de la cheminée, en grignotant.
Pascal m'a appelée pour me demander si je voulais les rejoindre pour manger vers midi. Non, je n'en avais pas envie. Je voulais rester où j'étais, à grignoter les bons plats qu'avaient laissé la gouvernante. Ça m'a fait rire qu'il m'appelle, juste pour m'entendre, alors qu'on se voyait tout le temps.
J'ai entendu Caro parler derrière lui pour me demander de les rejoindre, et Pascal lui rétorquer qu'il savait que j'allais refuser. Il voulait rentrer manger avec moi. Je lui dit qu'il n'avait pas intérêt, parce qu'il m'empêcherait de finir mon bouquin. Ça l'a fait rigoler. J'imaginais son visage heureux et ça m'a tordu le coeur. Bisou bisou.
Dehors, il faisait un froid de canard, ici, super bon chaud. Le choix était vite fait. Et Pascal me connait.
J'avais préparé nos affaires pour partir. Donc, je n'avais pas besoin de bouger du canapé. Quelques heures de repos et de paix total. Les 2 qui traînaient au chalet savaient qu'il ne fallait pas me déranger. La plupart du temps, quant on me parlait, je faisais semblant de ne rien entendre. Alors, on me laissait tranquille.
On a pris la route vers les 17h, la nuit commençait à tomber. Thomas avait proposé qu'on s'arrête pour des chinoiseries qu'on mangerait chez lui. On ne pouvait pas être plus de 5 à cause du Covid-19, trop risqué. Pascal préférait nous faire quelque chose quant on aurait faim. Caro insistait, elle voulait encore nous coller aux basques.
Pascal la larguée chez elle au passage et on a enfin pu rentrer chez nous. Comme il y avait trop de monde en haut, une partie est descendu nous squatter avec leur bouffe chinoise. Poisse. Pascal trouvait ça amusant, moi moins. Du coup, j'ai dis à Caro qu'elle pouvait venir, parce qu'on était envahi.
Les garçons avaient fait en sorte qu'on ne puisse voir à l'intérieur. Question de prudence et en cas de dénonciation.
Je n'avais pas envie de manger avec eux, alors je me suis installée pour lire. Je pouvais les entendre aller et venir. Je n'avais pas envie de participer. Pascal a rapidement fait à manger pour moi. Je n'avais pas envie d'aller à table avec ceux qu'on venait de passer le week-end. Je préférais rester dans mon coin.
Ça ne me plaisait pas de voir la Martine poser les pieds chez nous. Évidemment, je n'ai rien dis. J'en avais assez fait!
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