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Ven - 13 août 2021 - Baby-sitter... Moi!

Publié le par JaneDo

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Ven - 13 août 2021
  -  Baby-sitter... Moi!

Presque pas dormi. Crevée mortelle, mais je n'ai pas réussi à trouver le sommeil. Mon coeur saignait. Ma nièce m'avait ramené sa fille hier soir. Elle dormait ici. Donc, j'avais planté mon natel sur "discret". Je le voyait s'illuminer avec les tentatives de Pascal. La petite s'est réveillée vers les 8h30 ce matin, alors on a été acheté de quoi déjeuner.

Mon dieu, aujourd'hui allait être une super longue journée...

Un enfant, c'est 24h sur 24h de boulot. Chapeau bas à toutes les mères de la planète. Un boulot ingrat, avec plus tard, des enfants aussi ingrats. Un travail non apprécié, non valorisé, sans salaire, sans récompense aucune... Les hommes se sont attribués toutes les gloires; salaires, prestiges, récompenses, status, pour beaucoup moins que ça...

Exemple; les mecs gagnent des millions rien qu'à trotter derrière un ballon! Pour la même chose, les femmes gagnent 100x moins!

Les femmes, pour s'abîmer le corps, mettre au monde une vie humaine, reçoivent que dalle! Enfants à qui on donne le nom du mari, ce qui est carrément aberrent et contre toute logique. Encore une fois, les hommes se tirent la couverture à eux.

On se permet de brimer les femmes, les martyriser, les réduire en esclavages, etc, etc. Elles sont réduite à pondeuse, femme de ménage, pute à quinze... et tout ça gratos... Bravo messieurs! En plus, elles disent merci.

Je suis saturée de dessins animés. Ces dessins animés sont là pour rendre bête. Je n'arrive pas à comprendre comment les parents n'ont jamais pensés à sommer ces industries de réfléchir au contenu tendancieux de ces ouvrages pour enfants. Certains sont carrément dangereux; entre la violence et les idées débiles... Y a de quoi faire!

Qui sait, bientôt, ou ça existe déjà, on assistera au plébiscite pour la pédérastie dans les Télétubbies...

Parce que, plus on commence jeune à leur remplir la tête des enfants de saletés, ils finiront par trouver cela normale et acceptable. Une planète d'homos, on va droit dans le mur, à l'extinction de la race humaine. Wah, qui sait, un jour, les femmes seront parquées dans des cages, et quant les hommes pourront venir choisir leurs victimes.

Elles n'auront plus qu'à pondre... Avec tout ce que les femmes ont dû subir à travers des siècles jusqu'à ce jour...

Je suis toujours contente de ne pas avoir d'enfants. Je n'aurais pas supporté de les voir grandir dans ce monde de merde. Sous le joug d'un patriarcal imposé, qui n'a pas lieu d'être. De devoir vivre parmi toutes ces femmes inconscientes de ce qu'on nous impose, et qui ne disent rien, n'agissent pas.

Elles ne savent même pas que les hommes sont inférieurs à elles. Et c'est un sujet tabou. Un tas de muscles ne font pas une femme... Même les mariages ne sont qu'une ruse pour s'approprier le droit sur la vie d'une femme, lui imposer du travail gratuit. Lamentable société.

Même quant elles ont les preuves devant le nez, elles doutent, et te regarde comme si tu divagues. Bon, de toute façon, que peuvent-elles bien faire.

Mieux vaut vivre dans l'ignorance, trop de savoir peut cause des dommages... aux hommes, donc à la société qu'ils ont créé pour eux hommes, pas pour les femmes. Mon dieu, comme je suis raide. Un enfant, ça te pompe toute ton énergie. Et demain, je me tape le chien jusqu'au dimanche. J'suis H.S.
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Jeu - 12 août 2021 - On a rompu... Nous 2, c'est fini.

Publié le par JaneDo

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Jeu - 12 août 2021
  -  On a rompu... Nous 2, c'est fini.

Voilà, c'est fait; on a rompu. J'ai rompu avec Pascal, l'homme de ma vie. La personne que j'aime le plus au monde. Et maintenant, je suis perdue. Je me demande si j'avais eu raison de faire ça. J'aurai peut-être dû attendre? Je lui ai dis que je ne supportais pas sa relation avec Natacha. J'ai voulu savoir ce qu'il ferait si je lui demandais d'arrêter de fricoter avec elle.

Pascal m'a clairement fait comprendre qu'il n'en avait pas envie. Il ne le ferait pas. C'était comme recevoir un coup de poing dans le ventre. Il était là, devant moi, à me dire qu'il n'en avait rien à foutre de ce que je ressentais. Ça m'a fait mal, et j'ai eu envie de lui faire mal aussi. Malgré le branle bas de combat dans ma tête, j'ai réussi à garder un semblant de calme.

Je n'ai pas pleurer, et pourtant, c'était pas l'envie qui manquait, je ne me suis pas énervée. Je n'avais plus vraiment le choix. Là, c'était clair, il me manquait de respect. Pourtant, il m'avait dit que je n'avais rien à craindre vis à vis d'elle, mais le voilà qui refuse tout court de se séparer d'elle. A voir, il préférait me laisser souffrir, morfler, mais pas elle. Ça fait mal.

Nos regards se sont accrochés... Hum, je crois lire dans son regard, qu'il croyait que ça allait passer. Il pensait qu'une fois de plus, j'allais le laisser faire ce qu'il voulait et m'accrocher. Le petit roi! Pas cette fois, non monsieur. Il pensait que j'allais attendre patiemment qu'il s'amuse avec Natacha? Et si ça devient sérieux, le laisser me jeter aux orties?

Que dalle oui! Quelle blague. J'avais été bien trop gentille, trop permissive... trop conne en fin de compte...

De les voir prendre du bon temps chez lui, alors que je mordais la poussière, que je crevais à petit feu, j'ai pas tenu. J'ai foncé chez lui. Ou c'est moi, ou c'est elle. Pas de demi-mesure. De les voir roucouler, comme si je n'existais pas, comme si je ne comptais pas me mettais les nerfs à fleur de peau. Je voulais tout casser. Surtout eux.

Je n'avais rien mangé, tellement j'avais des nœuds à l'estomac. My God, je l'aime, mais je n'allais pas attendre que ce soit lui qui me quitte, je le ferais avant, en premier. Il me plait, mais ça ne lui donne pas tous les droits. J'ai été une petite amie super patiente et compréhensive.

Je ne l'avais jamais privé de rien, mais là, il exagère. Enfin, c'est ce que je me répétais pour me donner assez de courage pour aller jusqu'au bout.

Je me suis levée pour partir et Pascal a voulu me retenir. Natacha était cachée à l'intérieur, alors je ne comprenais pas. J'étais complètement anéantie, humiliée, qu'il me dise ne pas vouloir la quitter, alors qu'elle nous écoutait surement. Le culot.

Je ne devais pas beaucoup compter pour lui en ce moment... Je me sentais au fond du bac. Pascal semble complètement sous l'emprise de Natacha. Ça me rendait profondément malade. J'avais le coeur lourd.

Pascal m'a tirée vers lui et m'a serrée dans ses bras. Mais pas de ; reste là, part pas, reste avec moi... rien.

Le coeur lourd, je l'ai laissé m'embrasser. Il pensait que ça changerait quelque chose? M'endormirait? Qu'il arriverait avec un peu de tendresse, me bercer avec ses mensonges? Que dalle. Même si ce dernier baiser n'était qu'une miette, j'en voulais bien. D'ailleurs, comment refuser un dernier baiser?

Natacha pouvait bien profiter du spectacle. J'espère qu'elle comprendra qu'il ne lui appartient pas encore.

Après, j'ai fait un pas en arrière, en baissant les yeux. Je ne pouvais pas affronter son regard, ni regarder son visage, je risque de flancher. Et je lui ai balancé la sauce; JE VEUX ROMPRE. Je ne voulais plus être sa petite amie. J'ai levé les yeux pour le regarder une dernière fois. Il donnait l'impression d'avoir été frappé.

Son visage reflétait une incompréhension totale. Comme s'il n'avait pas vraiment compris ce que je venais de dire, il est resté sans voix. Tétanisé. Sur ce, j'ai dévalé les marches à vitesse grand V. Droite, je marchais vite, sans courir. Et c'est pas l'envie qui me manquait de piquer un sprint. Avant que Pascal ait le temps de réagir, j'étais loin.

Voilà, c'était fait... J'étais loin d'être soulagée, mais je m'étais respectée, et j'avais gardé la tête haute. En partant, je voulais lui donner l'image de quelqu'un qui venait de terminer une corvée, soulagée que ce soit fait. Je voulais qu'il garde l'image de quelqu'un de sûre d'elle, fière et entière. Et je crois que ça avait marché.

Je ne voulais pas qu'il se doute que j'allais, sans doute, m'effondrer et finir en larmes dans un coin chez moi.

Pascal a mis un moment avant de retourner à l'intérieur. J'étais contente de constater qu'il avait l'air abasourdi. Natacha est sortie de la chambre (notre chambre). Intérieurement, j'ai rigolé de la voir sourire, parce que ça a dû énervé Pascal. Il lui a demandé de partir, il voulait rester seul. Idiotement, elle lui a demandé si elle avait bien entendu, on avait rompu?

C'était clair qu'elle l'avait entendu me dire qu'il ne voulait pas se séparer d'elle...

Pascal ne lui a pas répondu, les yeux dans le vague... ha non, il regardait le tableau que je lui avais fait... Il lui a dit qu'il était préférable qu'elle rentre chez elle. Comme elle ne semblait pas trop pigé, il a rassemblé ses affaires, et les lui a posé dans les bras en la poussant gentiment, mais sûrement, vers la porte.

Comme si on l'y avait poussé, Pascal s'est laissé tomber dans le fauteuil qui tourne le dos à la porte. Plié en deux, effondré, il s'est pris la tête dans les mains. Quant il s'est relevé, tout se qui se trouvait sur la table et à proximité a valsé. J'étais contente de le voir en colère, perdu, sous le choc. C'était son tour de se sentir mal. Bien fait pour ta tête mec.

Ah oui, en arrivant, je lui avais dis que je me doutais que Natacha l'attendait probablement à l'intérieur, qu'elle n'avait pas besoin qu'elle se cache, je n'avais pas l'intention d'entrer. Que j'avais juste un truc à discuter avec lui. C'est là que je lui ai demandé ce qu'il ferait si je lui demandais de couper les ponts avec Natacha.

Il m'avait facilité la tâche. Je me doutais bien qu'il ne serait pas trop d'accord, qu'à la limite, il me dirait qu'il le ferait. J'avais prévu la parade. S'il avait dit qu'il était d'accord, je lui aurais demandé de l'appeler, de le lui dire devant moi, face à face. Je ne lui aurais pas laissé le choix. Mais, il a choisi d'être... honnête... mal lui en a pris.

Je regrettais juste une chose; j'aurai voulu qu'il me confirme pour l'Espagne, si il était avec elle ou Magalie...

Clairement, je n'allais pas manger avec lui ce soir. Il devait bien aussi se douter que je ne répondrais pas à ses appels, mais il continuait à me bombarder. Pourtant, il me connait, j'efface les messages sans les lire, mais il continuait. Beaucoup trop d'efforts, trop tard, pour rien... Il croyait quoi? Que j'allais sauter sur le téléphone, ou courir vers lui?

La journée je me suis investie à fond dans mon travail. Ça occupait ma tête. Et il y avait Khélia.

Grace à son harcèlement, je n'ai presque pas pleurer. Peut-être que ça me donnait encore l'impression qu'il faisait encore un peu partie de ma vie. Et ça me rendait plus forte je crois. Bien sûr, je l'ai regardé tourner en rond le soir, à regarder son natel, m'envoyer des messages... auxquels je n'avais aucune intention de répondre.
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Mer - 11 août 2021 - Hello mélancolie...

Publié le par JaneDo

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Mer - 11 août 2021
  -  Hello mélancolie...

Oh, les hommes! Pascal voulait que je passe la semaine chez lui. N'importe quoi! Il imaginait ça comment? Je reste plantée à la maison le soir, pendant qu'il batifole ailleurs? Super! J'avais l'estomac retourné, parce que j'avais pris la lourde décision de rompre. Je n'étais pas très sûre de moi, je change d'avis toutes les 2 secondes.

Pascal avait insisté pour qu'on se voit ce soir, qu'on mange ensemble, qu'on discute. J'avais bien peur que, comme moi, il n'avait rien dit hier, parce que c'était son anniversaire. Maintenant, on dirait qu'il était pressé de mettre un point final à notre histoire. Ça me rend malade. Il préfère me jeter plutôt qu'elle... Une grave déception.

Je n'allais pas le laisser me jeter comme une merde, alors j'avais décidé de le quitter, avant qu'il ne me quitte. On se voit demain soir. Il donnait des cours à l'Uni l'après-midi je crois, alors on ne pouvait pas manger ensemble à midi. J'aurai préféré midi, plutôt que le soir. Ça va être dur d'aller chez lui, anciennement chez nous.

La souffrance morale ne se voit pas, alors personne ne s'en doute, et c'est ignoré. Le mal d'amour fait descendre au fond du gouffre. La longue attente chaque jour, de voir les journées défiler, dormir pour oublier, sans compter le gros trou au fond de l'estomac, l'envie de pleurer tout le temps, l'anxiété, les picotements constants... Arhhh.

Je veux liquider ça avant le week-end; je suis de piquet pour du baby-sitting and dog-sitting! Bien occupée pour ne pas trop penser. Pourtant, ça m'énerve un peu, ma famille commence à me gonfler; ils me casent dans leur vie de famille sans me demander. Donc, Didine part toute une semaine, et a organisé avec Pam de me laisser la petite.

Que je sois disponible ou non, ou une vie privée ne leurs traversent jamais l'esprit. Que pourrais-je avoir à faire d'autre à part être disponible pour garder la gamine ou le chien? Rien. Je me suis toujours rendue disponible, alors c'est de ma faute. J'ai décidé aussi là de commencer à leurs dire; NON. Ça m'énerve trop fort.

Et le soir, je vois Natacha chez Pascal, les regarde se faire des papouilles sur le canapé. Ça me fait fondre en larmes de le regarder la couvrir de tendresse, et les baisers, les câlins qu'elle me volent. Je devrais enlever ces trucs de chez lui, lui rendre ses clés, ça m'éviterait beaucoup de souffrance. Si je ne vois pas, je ne souffrirais pas?

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Mar - 10 août 2021 - Last anniv...

Publié le par JaneDo

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Mar - 10 août 2021  -  Last anniv...

Pascal m'a invitée au restaurant... J'ai eu l'impression que c'était juste pour faire comme d'habitude. Ou, qu'il s'y sentait obligé...

Peut-être que c'est moi qui voit tout en noir. Pourtant, Pascal était adorable. Zut, comme il est beau, ses yeux verts, sa petite fossette, son sourire... Aïe, il me plait tellement que ça fait mal. Je l'aime à en mourir. Ça ne veut pas dire que j'ai tout oublié. Savoir qu'il voulait continuer à la voir, et rien à foutre de ce que ça me ferait.

C'était difficile de faire comme si rien ne s'était passé, comme s'il n'avait pas dit qu'il ne voulait pas arrêter avec Natacha. Quant il prenait mes mains, ça me piquait dans tout mon corps. Ça me mettait en pétard même.

Même si ça me brisait le coeur, j'avais décidé de rompre. Puisqu'il ne voulait pas rompre avec Natacha, alors, je me retire de l'équation. Il pourra l'avoir elle, mais pas moi. Je préfère me casser. Pas question qu'il nous compare.

Comment ose-t-il agir comme si de rien? Je rongeais mon frein, je n'avais pas envie d'être là, ni de le voir. Puis si, comment résister!

Me rappelant de l'article que j'avais lu, je devais garder le sourire, être agréable. Au moins lui laisser cette image de moi. Pourtant, j'avais le coeur lourd. C'était une manière de l'obliger à faire un choix.

Mais bon, c'est son anniversaire, alors je ferais ça demain... Ou après-demain. Il faisait chaud, mais j'avais froid. Ma décision était prise. Pas question de jouer les seconds rôles.

Comme c'était le jour "J", je lui ai offert quelque chose d'autre. Un dernier souvenir; un petit coeur qu'il pourra rajouter sur la chaîne que je lui avais offert. Il voulait que je reste avec lui cette nuit. Wah, ça, ce serait trop pour moi. J'en crevais d'envie, mais je savais que c'était juste reculer pour mieux sauter.

Et puis, pourquoi pas... Passer un moment inoubliable, rempli d'amour, de tendresse, de rire, de sourires, etc. Question de lui faire regretter plus tard de ne plus m'avoir sous la main. Faire en sorte qu'il regrette d'avoir osé me dire ça. Il préférait me faire du mal, plutôt qu'à elle, c'est ce que j'en ai déduit.

On a fait l'amour toute la nuit. J'ai emmagasiné pour ma boîte à souvenirs. C'était pour moi, à moi; l'impression de sécurité dans ses bras, ses baisers, sa tendresse... Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à un moment, que c'était aussi ce qu'il donnait à d'autres. C'était pas le moment d'être négative. J'ai fait l'impasse.

Je suis partie alors qu'il dormait. C'était dur, j'aurai voulu rester, mais, je ne voulais pas qu'il ne me trouve à ses côtés à son réveil.

Pascal m'a encore demandé de revenir m'installer à la maison. Je n'ai pas voulu en parler, mais, comment est-ce qu'il imaginait ça? Ça risquait de poser un sérieux problème!

Il ne pourra plus ramener ses maîtresses à la maison! Et moi, je fais quoi pendant ce temps? Je tiens les murs? Je me flagelle?
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Lun - 9 août 2021 - Il ne veut pas rompre...

Publié le par JaneDo

Lun - 9 août 2021  -  Il ne veut pas rompre...

Dimanche, aux environs de 21h, une fois que tout le monde était parti, Pascal m'a envoyé un message pour me le dire. C'était donc inutile que je me stress. Il voulait savoir si on pouvait se voir un moment. Pas trop envie, parce que je crois que j'avais peur de ce qu'il pouvait vouloir me dire. Pascal n'imagine même pas à quel point j'étais dévastée.

Je préférais le téléphone au face à face du coup, alors je l'ai appelé.

Il sait que je n'avais pas l'intention d'aller chez eux hier soir, aussi que je n'avais juste pas envie de le voir. J'espère que ça lui a fait mal au coeur. En tous cas moi, j'avais mal au coeur. Je crois que quelque part, je pensais qu'on allait se séparer. Tout ce qui se passait me le faisait croire.

Et Pascal ne voulait pas rompre avec Natacha! Cette fois, c'était dit. Je savais où on en était. Ça m'a retourné l'estomac.

Mon lundi a été une lente descente aux enfers. Je n'avais pas la frite, aucune inspiration. Mon travail souffrait de mes états d'âmes. Je n'arrivais pas à penser à autre chose. Est-ce que j'avais encore une chance d'arranger les choses?

Si oui, qu'est-ce que je pouvais faire? J'étais trop à cran pour penser logiquement, ou faire quoi que ce soit. Je me sentais... vide...

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Dim - 8 août 2021 - Quant j'ai peur, je fuis...

Publié le par JaneDo

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Dim - 8 août 2021
  -  Quant j'ai peur, je fuis...

Pascal a fait l'effort de m'appeler pour me demander si je venais les rejoindre. C'était idiot de lui avoir sorti que personne ne m'avait invitée vendredi, c'était pourtant noter, comme toujours, dans notre groupe sur whatsapp. C'est vrai, je n'y vais pas tout le temps, parce qu'Internet me vide la batterie de mon natel. J'y vais toujours le vendredi, parfois déjà le jeudi.

Vraiment ridicule, parce que j'ai fait penser à Pascal qu'il devait formellement me dire de venir.

Minable, parce que ça donnait l'impression que je cherchais la petite bête. Et c'était ce dont je l'avais accusé. Report ? J'ai hésité, parce que je lui avais dis que j'avais besoin d'espace. Je ne pouvais pas courir, juste parce que c'est le week-end. J'étais déjà passée hier, parce qu'ils fêtaient son anniversaire.

Si j'y vais encore aujourd'hui, il va oublier que je veux que tout soit clair entre nous, avant de recommencer à se voir tout le temps. Si j'avais été, ce n'aurait été que, parce que j'avais peur qu'il me remplace. Que je ne lui manque pas du tout. J'ai prétendu être crevée, parce que j'étais rentrée tard... J'ai dit ça juste pour le faire groumer.

Qu'éventuellement, si j'arrivais à m'extirper de ma torpeur (to shake it off), je ferais un saut. Pascal a dû voir que je l'avais mener en bateau.

C'était ma façon de me laisser une porte ouverte. Je sentais que je l'avais froissé, mais je m'en foutais sur l'heure. Au contraire, j'étais contente de le décevoir. Je ne me rendais peut-être pas compte que je ne me rendais pas service. Je laissais la place pour qu'une autre s'enfile dans la faille laissée?

Mais sur le moment, ça ne m'a pas traversé l'esprit. Je voulais que tout le monde réalise que je n'étais pas là. Qu'il le regarde un peu moqueur, puisqu'ils m'avaient vu samedi avec un autre type. J'espérais qu'il se sente mal à l'aise, trompé, humilié aussi. Et je me rendais compte que je n'avais pas envie de le voir.

Son comportement me foutait en colère, et me déprimait aussi. Je me sentais perdue, en perte de vitesse, et j'avais peur aussi.
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Sam - 10 août 2021 - Jonas...

Publié le par JaneDo

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Sam - 7 août 2021
  -  Jonas...

C'est pas toujours bien de vouloir tout savoir, mais ça peut faire assez mal aussi. J'avais les yeux rivés sur l'appart de Pascal. Ils étaient dehors, mais de temps à autre quelqu'un entrait, pour prendre quelque chose et il y avait un peu d'action. Je ne sais pas ce qui se passait dehors, ou j'entendais quelques bribes.

Je devenais consciente que les choses allaient mal pour moi. Ça allait mal avec Pascal. Du coup, l'estomac en vrac, serré en permanence. Je suis complètement paniquée, mal dans ma peau, l'impression de perdre mon latin. J'étais mal tout le temps, l'impression d'avoir oublié quelque chose... Qu'un nuage noir plane au-dessus de ma tête.

Pascal m'avait demandé de les rejoindre. Je n'avais pas l'intention d'y aller, on ne m'avait pas invitée. Il m'a demandé depuis quand j'avais besoin d'être invitée, je faisais partie de la maison, j'étais toujours invitée. Je lui ai rappelé que lors d'un des derniers week-end, ils ont été ailleurs et personne n'avait pensé m'avertir.

Donc, je n'étais pas toujours la bienvenue. Ok, d'accord, c'est moi qui me suit retirée du groupe sur whatsapp.

Après notre conversation, où il avait essayé de me convaincre de le rejoindre, c'est quand même lui qui a dû dire à Natacha que je ne venais finalement pas. C'est quand même lui qui l'a embrassée en cachette chez lui. C'est aussi lui qui a refusé que Caro reste avec lui, parce qu'il avait prévu de passer la nuit avec elle. Avec Natacha.

Pascal était chez lui pendant qu'on se parlait. Je n'avais pas réalisé que Natacha était dans les parages, pendant notre conversation. J'aurai dû le savoir en le voyant poser son doigt sur la bouche. C'était pour lui dire de ne pas faire de bruit. On venait à peine de raccrocher. Pourtant, Natacha ne s'est pas gênée pour l'embrasser.

Elle a voulu lui passer les bras autour du cou... Non mais, franchement? Il venait juste de parler à sa nana, devant toi, et tu l'embrasses? Sérieusement? Jamais je n'aurai osé faire un truc du genre, faut croire qu'on n'est pas tous pareil. Il a d'abord enlevé ses mains en disant qu'il ne pouvait pas.

Et j'ai été contente pendant une toute petite seconde, et dévastée la seconde d'après quant il a passé son bras autour de sa taille pour la tirer vers lui et l'embrasser. Natacha lui a demandé alors si elle pouvait rester. Ils se sont mis d'accord; elle ferait semblant de partir avec les autres et reviendrait en douce. 

Chamboulée, j'ai fermé mon ordi d'un coup sec. Non, je ne regarderais pas, je devinais bien. Et dire qu'on venait de se parler.

Je n'aurai peut-être pas dû dire que je n'y allais pas, comme ça, j'aurai pu débarquer. Elle aurait été bien mal à l'aise de me voir lui ouvrir la porte quant elle viendrait ramper chez lui. Et lui aussi j'imagine. Je me rongeais un ongle en me demandant si je n'allais pas l'appeler pour lui dire que j'avais changé d'avis?

Peut-être juste débarquer dans le jardin? Je devais faire quelque chose, mais quoi?

Je n'ai rien fait. J'ai passé la nuit à changer d'avis toutes les 2 secondes, à éviter d'ouvrir mon ordi et les voir tout lovi-dovi dans mon lit. Ok, j'ai pleuré, toutes les larmes qui me restaient. J'avais l'estomac serré, vannée. Pas beaucoup dormi, me traitant d'idiote toutes les 2 secondes de n'avoir pas bouger mes fesses pour aller les rejoindre dans le jardin.

Ça m'aurait éviter que ma tête me joue toute la série des films d'amour de la planète, où je n'étais pas l'héroïne.

Donc, ce soir, que je le voulais ou non, que j'en ai envie ou pas, je me suis traînée jusque chez eux, avec Jonas. J'avais demandé à mon collègue de l'agence de bien vouloir m'accompagner. Il est venu me chercher, avec sa Mercedes coupée sport rouge. Il était parfait. Pascal allait flipper, ça m'a remonté un peu le moral.

J'avais aussi pris la peine de troquer mon habituel t-shirt, jeans, pour une robe. Et j'avoue que j'étais sexy.

Comme prévu, j'ai apparu avec un grand sourire. Ce n'était qu'une expression faciale, parce que dedans, au plus profond, c'était le contraire. Jonas m'avait tendu le paquet cadeau pour Pascal. Je lui avais amené une plante. M'en foutais, je n'avais pas envie de li offrir quoi que ce soit. Il me sortait par les oreilles. J'ai évité de le regarder autant que je pouvais.

J'ai fait des bisous par-ci par-là, à Caro, Thomas, Paul, etc... les autres juste un hug, ou un signe de la main. Caroline me faisait de gros yeux, elle ne comprenait rien. Forcément, je ne lui ai rien dit. Une fois m'être bien fait voir, je me suis tournée pour partir. Pascal m'a rattrapée et demandé ce qui se passait.

Pas pu m'empêcher de me faire un petit plaisir; un truc de boulot, je devais y aller... hé, oui, l'Espagne, toujours pas digéré!

J'étais aux anges que Pascal essaie de m'empêcher de partir. Impossible que je craque, j'avais encore en tête sa petite partie de jambes en l'air avec Natacha cette nuit. Il ne quittait pas Jonas des yeux. Ce dernier était appuyé contre sa voiture et le regardait avec un petit sourire, et il s'était redressé en me voyant revenir.

Clairement, Jonas n'était pas passé inaperçu à cette petite fête pour l'anniversaire de Pascal...

Arh, j'aurai voulu rester. Mais bon, j'aurai surement fini par fondre en larmes. J'avais la chair de poule et le ventre patraque. Je gardais pourtant un sourire radieux plâtré sur mon visage. Pascal semblait dévasté. En plus, Natacha était venue se planter vers lui, ce qui n'a fait que me conforter à détaler, tant que je pouvais sourire encore.

De retour chez moi, j'ai observé le résultat de mon passage. J'étais de le voir dévasté. Natacha pensait qu'une fois de plus, elle pouvait encore rester chez lui. Ça m'a refroidi, mais contente qu'il lui dise qu'il n'était pas d'humeur. Elle n'est pas partie.

Il a appelé, j'ai répondu. De savoir qu'il m'appelait alors qu'elle était là, m'a énervée grave. Pas perdu du temps à tourner autour du pot; Je lui ai dis que je savais qu'il avait passé la nuit avec Natacha...

Pascal s'est tourné vers elle. choqué. Hum, contente de le voir paniquer. Il a demandé si on pouvait parler, j'ai eu un petit rire, et lui ai dit qu'il n'avait qu'à en parler avec elle. Et j'ai raccroché.

Ça lui avait coupé les pattes. Au moins, ça a foutu en l'air sa soirée. Il voulait rester seul. Natacha l'a prise dans ses bras. J'avais comme un gros trou dans l'estomac de le voir la serrer contre lui. Il jouait la victime ou quoi? Elle a dû penser qu'il avait changé d'avis, mais non. Une fois qu'elle est partie, Pascal a rappelé.

D'abord, je lui ai demandé s'il allait passer la nuit à m'appeler, je ne voulais pas lui parler. Il a voulu savoir où j'étais, si j'étais avec ce mec. Je lui ai dis que Natacha devait surement être à côté de lui, alors qu'il arrête de m'appeler, c'était ridicule. Il a dit que je me trompais, elle n'était pas là, qu'on pouvait parler.

J'ai rigolé; "Elle était là avant quant tu m'as appelée, je l'ai deviné à ta façon de parler. T'es un connard, alors laisse moi tranquille". Il a répété qu'elle n'était plus là, ce qui m'a fait encore rigolé; "Ça me fait une belle jambe. Dire que tu as osé m'appeler, alors qu'une pétasse écoute à côté.. pfff... Bonne nuit Pascal". J'ai raccroché et éteint mon natel.

Je l'ai vu attraper sa veste, envoyer un message et sortir... J'ai vérifié mon natel; il venait chez moi.

Inutile, je n'avais pas l'intention de lui ouvrir, ou de lui parler. Je voulais qu'il imagine que j'étais à l'extérieur en train de faire la fête. Que je ne pensais pas à lui. Je l'ai vu arriver, regarder mes fenêtres, toquer à la porte. Attendre. Tourner autour de la maison.

J'étais contente qu'il cherche à me voir... Le voir essayer d'appeler et tomber sur la boîte vocale... J'ai pensé; chacun son tour...

Il a attendu près de 2h. J'étais crevée, mais je ne pouvais pas le lâcher des yeux. Le voir repartir a laissé un gros vide. Je suis quand même restée encore une bonne heure à espérer le voir revenir. Même si ça n'aurait servi à rien. Pascal n'est pas revenu. Lui avoir fait mal me soulageait. J'espère qu'il souffre le martyre.
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Ven - 6 août 2021 - Pas invitée...

Publié le par JaneDo

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Ven - 6 août 2021
  -  Pas invitée...

Vendredi, on ne pas dire qu'il fait beau. Plutôt grisouille. J'imagine qu'il y a surement une petite grillade dans le jardin, mais j'ai décidé de ne pas y aller. Je suis triste, d'humeur grise, mélancolique. Je ne me sens pas à l'aise d'aller chez eux ce soir. Et je ne me sens pas à l'aise d'aller là-bas ce soir.

En plus, j'ai chopé des petits boutons sur mes triceps, comme quand j'ai une allergie au lait.

Je crois que je n'ai pas envie de voir Pascal. Quoiqu'il fasse ce soir, ça va me faire grimper les tours. S'il me colle, ça va m'embarrasser, parce que j'aurai l'impression d'être une idiote. Donc, je risque de le repousser. S'il ne me colle pas, je vais péter un câble. Bref, en fin de compte, autant rester chez moi.

Pourtant, j'avais envie d'être une mouche pour savoir ce qu'il s'y passe... A défaut, je gardais les yeux rivés sur son appart.

J'aurai peut-être dû préciser que, tant que je ne sais pas pourquoi il était resté toute une semaine au Sud de l'Espagne, je préfère garder mes distances. Qu'est-ce que je vais faire s'il ment encore? Comment je saurais s'il ment d'ailleurs?

Hum, je n'aurai peut-être pas dû lui dire que je voulais de l'espace... Quant j'y repense, quelle tâche... 

Je voulais lui manquer, et j'ai cru que ça marchait, parce qu'il a demandé à Caro quant je pensais arriver. L'idiot. Personne ne m'avait invitée, et surtout pas lui, et il demande à Caro? Pfff, le mec! Ce n'est qu'après 22h qu'il a commencé à s'exciter de ne pas me voir. J'ai noté que Caro ne m'avait pas appelée. Pourquoi est-ce que ça me rend triste?
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Jeu - 5 août 2021 - (2) Psyché masculin...

Publié le par JaneDo

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Jeu - 5 août 2021
  -  (2) Psyché masculin...

Pascal a avoué qu'il voyait toujours Natacha. J'ai voulu demander si elle venait à la maison (chez lui), mais je ne l'ai pas fait. Je le savais déjà. Qu'il le confirme ne servait à rien, à moins que je veuille lui interdire de poser ses fesses dans notre lit ou d'entrer chez nous, ou . Mais comme j'ai la surveillance à la maison, est-ce que je préférais ne pas savoir où il est?

Ou, encore pire, ne pas savoir comment il avec une autre femme? Je crois pas, donc motus et bouche cousu.

Je ne me rappelais plus ce que je voulais encore lui demander. Il n'y avait que l'Espagne dans ma tête. Mais Pascal ne voulait pas en parler pour l'instant. Et, je n'étais plus très sure de vouloir vraiment savoir. Puis oui, je voulais en avoir la confirmation. Je déteste ne pas savoir, ou douter de mes suppositions.

D'ici qu'il soit prêt à m'en parler, il faudrait que je sache ce que je dois dire ou faire. Il doit y avoir des conséquences. Prendre des vacances avec une autre, est tout simplement inacceptable. Je ne peux pas passer l'éponge sur ça. Non, pas sur ça. Je dois faire en sorte qu'il ne me refasse plus jamais une chose pareille.

J'ai voulu faire la pote, mais j'en avais assez. Ma tête n'en pouvait plus. Trop dur à supporter de l'entendre me raconter ce qui lui passe par la tête. Comprendre que finalement, Natacha lui plaît, qu'il n'était pas prêt à renoncer à la voir, m'a fait comme un poing dans la gueule.

Est-ce que j'aurai dû agir avant? Mais en faisant quoi?

Je crois que dès qu'ils ont commencés à se fréquenter, Pascal a tout de suite été sous son charme. C'était trop tard pour tenter quoi que ce soit. Tenter de les séparer n'aurait fait que renforcer leurs liens. Ce qui me turlupine, c'est que je n'avais rien soupçonner. Je focalisais sur la mauvaise personne.

Lui demander ce qui c'était réellement passé en Allemagne avec Magalie?

Pascal a dit que c'était mon tour, à moi de lui parler comme s'il n'était un pote. Heu... ben, je... je ne pouvais pas. Ce n'était pas un pote. Et suivant ce que je lui raconterais, ça risque de tout foutre en l'air (I could kiss our relation goodbye!). Je ne pouvais pas lui raconter les mecs que j'ai trouvé pas mal, ni ceux avec qui j'avais... Oups, je pouvais pas.

Pourtant, c'est ce que je venais de lui demander de faire. Je suis trop lâche. Une fois les mots lâcher, impossible de les effacer.

Pascal m'observait, attendait, et rien ne sortait de ma bouche. Il a alors demandé si j'avais couché avec Layne. J'ai menti et prétendu que non. Ouah. Je ne pouvais pas le lui dire. Il a alors voulu savoir si on se voyait, quant, comment. Ce que je lui trouvais. Même là, les mots ne voulaient pas sortir de ma bouche.

Et il a demandé à propos de Brian. Ça m'a fait un choc. Il savait quelque chose? Pourquoi me parlait-il de Brian tout à coup? Quoi dire? Que savait-il exactement? Je me rend compte que lui aussi s'était trouvé à ma place et s'était demandé aussi ce que je savais. Glups. Je ne veux pas confesser mes péchés, surtout pas à lui.

Je me suis sentie honteuse de lui avoir demandé de me raconter ses secrets, j'étais incapable d'en faire autant. En plus, ça ne m'a pas fait du bien. Le soulagement espéré n'étais pas au rendez-vous. Impossible de me confier à lui, ce n'est pas mon pote. C'est vrai, je ne suis pas sa pote, et ses paroles me restaient en travers de la gorge.

Pfff, quant je pense que je lui ai dis que, ce qui m'avait blessée, c'est qu'il ne me parle plus... Iark.

Alors, pour ne pas garder l'attention sur moi, je lui ai demandé carrément pour l'Espagne; était-il avec Natacha? Je savais qu'il avait été voir un client, mais après, il était resté, et il n'était pas seul. Je n'ai pas voulu dire que je sais qu'il était avec quelqu'un, parce que je n'avais aucune preuve.

Pascal a paru surpris. Il a nié. Je lui ai dis que Natacha était elle aussi en vacances, c'était bizarre. Il a juré qu'il n'était pas avec elle. Alors avec Magalie? Il a froncé les sourcils et m'a regardé bizarrement.

Pascal a juré sur sa tête, ce qu'il ne fait jamais, et il m'a répété, qu'il n'était pas avec Magalie, ni Natacha. Il ne voulait pas en parler. Je me serais trompée? Bizarrement, je le croyais... Mais quelque chose me chiffonnait...

Je me sentais beaucoup mieux que ces derniers jours. Je devais rentrer, réfléchir un peu à ce que je devais faire. Mais, avant de partir, je lui ai demandé pourquoi il avait pris congé et était resté là-bas. Pourquoi? Puis, j'ai demandé, juste pour être sûre, s'il était avec une autre femme. Il n'a rien répondu, alors ça m'a fait tilter.

J'ai reposé la question, et Pascal a répété qu'il n'était ni avec Magalie ou Natacha. Cette fois, je ne l'ai pas cru. Pascal mentait.

3h du matin, je commence à capituler. J'ai encore demandé à propos de son fameux week-end avec Natacha. Il a rougi et a prétendu qu'il ne s'était rien passé non plus. Cette fois c'était clair, il mentait. Je sais qu'elle lui plaît, il me l'a dit tout à l'heure, et maintenant, il prétend ne pas l'avoir touchée... Pfff... à d'autre.

Je suis rentrée dormir chez moi. Si j'étais restée, je n'aurai pas pu lui résister, et il aurait pensé que tout était bon. No way. Et l'air de rien, j'ai joué le jeu pour qu'il parle...

Du coup, j'étais perturbée et... c'est pas de la rage, ni vraiment de la déception... Incertitude peut-être? Peur? Oui, je crois que j'avais peur. Je me sentais mal.

Je n'étais plus aussi sûre de Pascal. La corde était trop tendue. Je ne pourrais jamais tirer assez vite. Je ne suis pas sûre qu'il m'aime assez pour résister à tout. Je flippe. Je n'ai pas aimé ce qui se passe dans sa tête.

Je déteste avoir l'impression d'être en concurrence avec une autre femme. Je perdais confiance en moi, en nous...

Je crois que je devrais mettre un peu de distance entre nous.

J'espère que je lui manquerais, assez pour qu'il me parle de l'Espagne. Qu'il dise enfin la vérité. Je ne comprends pas. J'ai une boule à l'estomac, je suis tendue, stressée. Je ne suis plus sûre de rien. Bordel, qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire?

On s'est parlé un peu avant midi. Pascal a tout de suite remarqué que j'avais l'air down, mais j'ai dis que j'étais seulement fatiguée, je n'avais pas assez dormi. Après avoir raccroché, je me suis demandée pourquoi je perdais mon temps à le ménager et mentir sur ce que je ressens. Et je n'avais pas envie de le voir.

J'ai voulu rappeler pour lui dire que; "Non, ça ne va pas du tout. Et oui, je suis au fond du trou. Je ne te fais plus confiance". Je me suis retenue à temps. Ce soir, il voulait qu'on mange ensemble. J'ai annulé par sms. Sans même me donner la peine d'y ajouter une excuse.

Non, je vois rouge. Savoir ce qu'il faisait quant il sort avec ses copains, ou ce qu'il pensait ne m'avait pas plut. J'allais lui faire sentir tout ça, avec le sourire. Pas besoin de le dire avec des mots. Un homme averti en vaut 2, une femme en vaut 4. Il le verra bien, ce sera à son tour de courir et de se poser des questions.

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Voyons si j'arrive à résumer tout ça en quelques paragraphes...

Bien mal m'en a pris de demander à Pascal de me parler comme à un pote. Hélas, maintenant, j'ai une idée de ce qui se passe dans sa tête. Avec horreur, je sais aussi ce qui se passe en gros quant il sort avec ses copains. Pas top. Ça a de quoi flinguer le moral de n'importe quelle femme. Je savais en gros, je ne suis pas idiote, mais l'entendre...

Pascal continu à voir Natacha. Pas seulement comme une simple copine. J'ai compris qu'elle lui plaisait, et il n'était pas prêt à couper les ponts avec elle. Ça me rend malade. Par contre, il ne veut pas parler de l'Espagne. Il change de sujet, si j'insiste, il dit qu'on en parlera plus tard. Que de toute façon, il n'y a pas grand chose à en dire.

J'ai quand même essayé de le cuisiner, mais rien à faire. Pourtant à un moment donné, il m'a assuré qu'il n'était ni avec Magalie, ni avec Natacha. Pour le week-end qu'il vient de passer, en couple avec Natacha, il dit qu'il ne s'est rien passé. Je n'y crois pas, il ment, j'en donnerai ma main à couper. Je le connais trop bien, il n'aurait pas pu résister si la fille lui plaît.

Pascal a voulu que moi aussi je lui parle, comme s'il était un pote. Impossible. Je ne pourrais jamais lui raconter ce qui se passe dans ma tête, ni les mecs qui me plaisent. Pour Layne, j'ai menti aussi, en disant qu'il ne s'était rien passé. Je sais qu'il ne me croit pas. Il a voulu parlé de Brian, ça m'a fait tomber les chaussettes. J'ai menti là aussi.

Passé 3h du matin, je suis rentrée dormir chez moi. Je vois rouge, impossible de me calmer. J'avais fait bonne figure, pour qu'il parle, mais difficile d'ingurgiter tout ça. En plus, je sais qu'il a menti sur plusieurs choses. Je suis terrassée, le moral dans les pompes. Il voulait qu'on mange ensemble ce soir, pas envie, alors j'ai annulé par sms. Je n'avais pas envie de le voir.

Une vraie zombie aujourd'hui. J'avais mal dormi, aucune énergie, l'estomac en compote. Je flippe. Perdu confiance en moi.
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Jeu - 5 août 2021 - (1) Psyché masculin...

Publié le par JaneDo

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Jeu - 5 août 2021
  -  (1) Psyché masculin...

Apparemment, Pascal comme moi, ne trouvait pas le sommeil... Bien fait, et... ça m'a touchée. Bête. Je regrette de toujours prendre la fuite quant les choses ne vont pas comme je veux. Pascal me manquait cruellement... J'avais envie de le toucher, poser ma tête sur son torse, sentir ses bras autour de moi, l'entendre murmurer des mots d'amour... Il me manque tellement.

Le voir tourner en rond... J'ai rappelé. Tant pis si je perds un peu la face...

Pascal a voulu venir chez moi, que j'aille chez lui, et flûte, j'en avais envie. Mais quant j'ai entendu sonner à l'autre bout, j'ai un peu retrouvé mes esprits. J'ai commencé par m'excuser de n'avoir pas répondu, j'avais la musique dans la voiture. Hum hum, juste un tout petit mensonge, et une excuse de me montrer faible.

Pascal voulait qu'on parle, de tout sauf de l'Espagne. Il prendrait congé demain matin si jamais. Moi aussi je voulais que les choses se tassent vite. Je ne supportais pas ces longs jours ou semaines sans savoir. Sans qu'il fasse partie de mon horizon. J'ai préféré me déplacer et aller chez lui. Mon coeur fait toujours des claquettes quant je le vois.

1h du matin, on peut dire que c'est tard... Mais, afff, ça me faisait plaisir de le voir... J'avais juste oublié pourquoi il aurait insisté autant. Je n'y ai pensé qu'en le voyant si pâle, toujours un peu fermé. C'est seulement là que la peur est remontée à la surface. Peur qu'il cherche à m'éloigner de sa vie, peur de ce qu'il allait dire...

Je n'étais plus très sûre que ce soit une bonne idée d'être là! C'était évident qu'on ne savait pas qui ou par quoi commencer!

Je lui ai dis que ce qui m'avait surtout fait du mal, c'est qu'il n'ait pas assez confiance pour me parler. Qu'il me cache des choses, je peux comprendre, mais ne plus savoir se parler, c'était moche. Pascal m'a dit que même s'il estimait que j'étais la personne la plus proche de lui, qu'il y a des choses qu'on ne peut pas dire à sa compagne.

Je pensais être son amie, sa meilleure amie, mais le plus souvent, il se confie à Caro et pas à moi. C'était un problème pour moi. Il pensait que je ne devrais pas le prendre mal; sa femme n'est pas une pote... C'était pas la même chose. On peut raconter des trucs à ses amis, mais certainement pas à la personne qu'on aime.

Ah! La personne qu'on aime... ça m'a un peu réchauffé le coeur... La personne qu'on aime... Moi?

On pouvait dire à son pote qu'on trouve une nana mignonne, qu'elle a un joli petit cul, baisable, etc, mais il ne voyait pas comment on pourrait raconter ça à sa moitié, c'est pas une pote. C'est pas non plus juste pour une amie avec qui on baise de temps à autre. Impossible de comparer sa moitié à un simple pote.

J'ai dis que je voulais bien essayer... Je voulais bien tenter le coup. Après tout, c'était à moi de décider si j'avais l'estomac pour tout entendre. Pascal a fait la grimace, comme s'il avait mordu dans un citron. Il était contre. Il pensait que ça ne pouvait que soulever des doutes, perte de confiance, etc...

Je voulais qu'on tente le coup, qu'il essaie. Si je me rendais compte que c'était trop, je lui dirais d'arrêter... Pascal m'a jeté des regards incertains...

Même si j'avais l'air de me répéter, je lui ai dis que je savais qu'il continuait à voir Natacha. Je lui ai demandé ce qu'il ressentait pour elle; "Hey... pote hein!". Ça l'a fait rigoler. Il m'a dit qu'entre mecs, forcément, quant ils voient une jolie nana, les commentaires vont bon train; pas mal, je me la ferais bien, t'as vu son joli petit cul, etc.

Un peu surprise (choquée plutôt), je lui ai demandé s'il disait des trucs pareils, je ne l'aurais jamais cru. Il a rigolé, non, il ne parle pas comme ça.

Mais, c'était des commentaires qu'il entendait souvent de ses potes quant ils aperçoivent une femme qui leur tape dans l'oeil. Il le pensait probablement, mais ne disait pas des trucs du genre. Mais clair qu'il se sent flatté si la nana que ses copains trouvent hot se met à le draguer. Ça lui arrive d'avoir le regard attiré parfois.

Alors, il a dit que, par exemple, la dernière fois qu'il est sorti avec ses potes, il y avait une petite blonde plutôt pas mal. Ils ne se sont pas beaucoup parlé, parce que Caro et Nat lui collait au train. Il a eu l'impression qu'il lui plaisait aussi. Ils ont souvent échangés des regards et des sourires.

Ok, j'avoue que j'avais l'estomac dans les talons. J'essayais de garder la tête froide. Sourire, c'était parfois dur, alors je restais stoïque et l'écoutait, la tête penchée. Pascal me regardait souvent pour voir comment je supportais ses histoires. Petits à petits, il oubliait qu'il me parlait et s'était même mis à sourire en se remémorant certains choses... dur à avaler.

Par exemple, il a été jouer au tennis avec Paul. En fait, il a constaté que Paul a voulu aller là et ce jour-là, parce qu'il y avait une fille qui l'intéressait. Ils ont été prendre un verre les 4 après. En fait, c'était la meilleure amie d'une collègue de travail. Ils ont ensuite été rejoindre 2 autres copines à elles pour manger.

Et là, une des fille a capté son attention; un peu timide, à rougir quant il lui parlait, mais une poitrine... waouh.

Pascal disait que les choses ne se passent pas comme dans les films. Ils ont juste bavardé ensemble, rigolé, rien de plus. C'est clair que si c'était dans le monde des mecs; ça aurait fait des étincelles, il serait parti avec elle, et l'aurait... Par contre, l'histoire de se tourner autour des semaines avant quelque chose de concret ne l'emballe pas. Il a une copine.

Cette femme a cherché à se renseigner sur lui, et avait demandé son numéro à Paul... Ça lui avait donné la pêche de le savoir.

Il s'est raclé la gorge, m'a jeté un regard en coin. J'étais écrasée parterre dans ma tête, mais stoïque appuyée au bar, avec un petit sourire amusée. Pas du tout ce que je ressentais, mais l'expression que lui aurait voulu voir. J'aurai pu lui dire d'arrêter, que c'était bon, mais la curiosité... pire qu'une drogue!

Après m'avoir raconté des tas de trucs plutôt salaces, Pascal a dit que, il n'était pas vraiment sûr que c'était bien de me raconter tout ça. C'est typiquement des trucs qu'on raconte à un pote, pas à sa nana... Maintenant, j'allais flipper chaque fois qu'il sortirait de son côté. J'ai souri, dedans je grinçais des dents, j'ai répondu que je tâcherais de tout oublier après...

J'ai voulu connaître ses sentiments envers Natacha... Qu'est-ce qui se passait? Était-il amoureux? Quoi? Pascal a avoué qu'elle lui plaisait. Il avait de la peine à couper les ponts. Pourtant, il ne voulait rien avoir à faire avec son gosse. Ça lui arrivait souvent de se demander où ils en seraient s'ils avaient entamé une relation à l'époque...
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