205.2 - mercredi

Publié le par JaneDo

Pascal semblait absent quant on est arrivé, alors je me suis sentie un peu rassurée. Si je pouvais me sauver avant qu’il ne rentre alors tout irait bien. Ça faisait peut-être 15mn qu’on était chez Thomas quant j’ai entendu la voiture à Pascal. J’avais une furieuse envie courir voir à la fenêtre mais je n’osais pas. Petit malaise en me rendant compte qu’il saurait que je suis chez Thomas à cause de ma voiture. J’avais mal au ventre.

Sans le vouloir, j’anticipais le passage de Pascal chez Thomas. Il avait vu ma voiture, ça c’était sûr. Mais le temps passait et Pascal ne se montrait toujours pas. Pascal n’avait pas répondu à mon message du matin et ne m’envoyait pas de messages non plus. Mon natel restait absolument silencieux.

Malgré la tempête dans ma tête, Thomas était de bonne compagnie. Il n’y pouvait rien que mon coeur avait fondu pour son meilleur ami et que depuis je ne pouvais fonctionner sans penser sans arrêt à Pascal. Et puis catastrophe...
Thomas m’a préparé un cocktail. Stupide, j’aurai dû refuser.

C’était censé me détendre, mais n’ayant rien mangé encore, j’aurai dû faire attention de ne pas en abuser. Trop préoccupée du pourquoi du manque de nouvelles de Pascal et du pourquoi il ne montait pas chez Thomas, j’avais perdu toute méfiance. Le  cocktail était délicieux, et je n’ai plus fait attention.

Thomas est venu sur le sujet de ma visite chez Pascal. C’est là qu’il ma appris la meilleure nouvelle du siècle. Pascal et sa soeur Jess, n’était pas marié. Jess, allait venir pour planifier son mariage avec Pascal. Je me suis rendue compte que j’avais mal compris ce que Pascal m'avait dit. Que je suis bête, quelle tâche! Du coup, carrément euphorique, j’avais la tête qui tournait un peu et tout ce que Thomas racontait était drôle. Peut-être l’euphorie, l’alcool, je ne sais pas, j’avais oublié ma méfiance et Thomas m’a embrassée. Coup de chaleur. Ça m’a dégivrée d’un coup. J’avais chaud de chez chaud.

Je n’aurai jamais dû venir... mais c’était un peu trop tard pour ça. Fallait que je parte tout de suite. J’ai dû me débattre un peu pour qu’il me laisse partir. Je me sentais super mal. Pourvu que Pascal n’apprenne jamais que je me suis laissée embrasser par son meilleur pote.

Thomas m’a accompagnée à ma voiture. Il a essayé de me prendre dans ses bras, mais j’ai réussi à me défiler. Ciel, j’avais chaud. Et par dessus l’épaule de Thomas, je l’ai vu. Pascal nous observait, debout immobile à sa fenêtre. Ça n’a duré qu’un instant, puis il s’est détourné et a fermé ses rideaux. J’ai cru que j’allais m’évanouir.

Il s’était détourné.... D’où il se tenait, Pascal aurait pu mal interpréter ce qui se passait près de ma voiture. J’avais peur et j’étais désespérée.

Il s’était détourné! Il n’est pas sorti dire bonjour, il n’était pas monté chez Thomas et maintenant Dieu sait ce qu’il allait imaginer. Qu’est-ce que j’aurai bien pu faire... Lui crier qu’il ne se passait rien. Et ben, ça, ça n’aurait pas eu l’air bizarre!!! CRAP.

Je n’étais pas très à l’aise et quand même un peu paff. Je n’étais pas vraiment en état pour conduire. Thomas m’a suggéré le taxi, alors on est remonté chez lui. J’avais mal au coeur et le moral dans les tongues. J’étais épuisée et sans énergie. Et pour clôturer le tout, stupidité et malheur suprême, je me suis endormie chez Thomas.

Je crois que je n’aurai pas pu faire pire. Tout en une soirée, j’ai été de super contente à super malheureuse. Et côté action, de nul à pire désastre.

Parfait !
 

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Publié dans diary, journal

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A
Hum... bonjour les malentendus ^^.
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