206.1 - jeudi
Un peu naze le lendemain matin, un mal de crâne à faire péter la baraque, je me suis réveillée dans la chambre de Thomas!?! J’étais catastrophée. Qu’est-ce que je fichais là? Oh mon Dieu, et Pascal qui habite en dessous! Non, non et non. Ne jamais lui le dire, voilà. Mais, c'était impossible de cacher ça!

Génial !!!! Ma tête me faisait un mal de chien. J’entendais Thomas bouger dans la pièce d’à côté. Tétanisée, je suis restée quelques secondes paumée, ne sachant pas si je devais m’évanouir de suite ou creuser un trou et m’enterrer dedans. J’étais mal. Impossible d’aller prendre ma voiture sans que Pascal s’en aperçoive. Il était près de 8h30, alors, ma voiture... Pascal avait dû se rendre compte qu’elle était restée là, donc probablement deviné que j’avais passé la nuit chez Thomas. GLUPS. Il était hors de question que je sorte d'ici tant que Pascal était chez lui. Je remerciait le ciel de travailler à la maison, ça m’évitait de devoir quitter mon abri tant que je n’avais pas trouvé une solution et surtout tant que Pascal était là.
J’avais le moral en miettes
dans les chaussettes.
Thomas souriant est entré dans la chambre après avoir frappé pour savoir comment je me portais ce matin; Super Mal... mais j’ai dit; bien. Je n’arrivais pas à penser à autre chose qu'à ma voiture parquée là dehors, et son image grossissait dans ma tête. Catastrophe.
Super embarrassée, j’ai demandé à Thomas de mentir pour moi. S’il pouvait ne dire à personne que j’avais dormi là et que si on lui posait la question, j’étais rentrée en taxi. Il m’a taquiné un peu en me disant que personne ne le savait à part Pascal. J’ai dit que justement, une personne de trop, quant je voulais dire, la seule personne à qui j’aurai voulu justement le cacher. Thomas ne comprenait pas ce besoin de garder ça secret. Il m’avait un peu déshabillée pour me mettre au lit, mais qu’il ne s’était rien passé. Typique fille, je me suis félicitée de n'avoir pas opté pour mon Slibar-Grand-Mère hier soir, hum... Paraît qu'à peine ma tête a rencontrer le coussin que je me suis endormie.
OUFFF c’était déjà ça. J’étais soulagée. J’avais eu peur qu’il se soit passé quelque chose et que je ne m’en souvienne pas.
Comme il était hors de question que Pascal me voit sortir de chez Thomas, j’ai prétendue ne pas être trop bien et je me suis laissée tombée dans le lit. Thomas est parti. Je me suis relevée, dès que j'ai entendu la porte claquer, pour courir à la fenêtre. En bas, j'ai vu Thomas parler avec Pascal. Et adorable Thomas lui a dit que j’avais dû abandonner ma voiture là parce que je n’étais pas trop bien hier soir, que j’allais passer la prendre dans la journée.
Cachée derrière la fenêtre, je regardais Pascal, les mains dans les poches, faire le tour de ma voiture la mine sceptique. Il était à bout de bras, j’aurai voulu le toucher, lui effacer la mémoire, trouver les mots pour lui expliquer... ARF. Peut-être si je trouve les mots justes, je descendrais lui expliquer ce qui s’était vraiment passé. Paul est arrivé alors que Thomas partait. Ah ben, ça, si c'est pas la poisse? J’avais l’impression que j’allais être coincée chez Thomas encore un moment.
Impossible de descendre défendre ma cause avec Paul dans les parages.