206.2 - jeudi

Publié le par JaneDo

Paul et Pascal ont pris le café sur la terrasse. J’ai eu un petit pincement quant Paul lui a demandé à plusieurs reprises si ça allait, qu’il n’avait pas l’air bien, ni d’avoir dormi. Pascal a reconnu n’avoir pas dormi du tout. Tristesse. Je me sentais malade.

Quant Pascal et Paul sont parti, triste à mourir, je me suis habillée vitesse grand V et j'ai filé.

En rentrant, j’ai bien sûr, vérifié mon natel, mais évidemment, je n’avais pas reçu de messages de Pascal. 2 jours sans nouvelles. L'enfer. Et au train ou allaient les choses, j’avais bien l’impression que je n’allais sûrement pas recevoir de messages de si tôt. J’étais super down. Il fallait que je fasse quelque chose, mais quoi? Lui écrire moi, encore? en 1er? Non, je n’osais pas. Lui téléphoner? Non plus. J’avais peur qu’il me raccroche au nez ou qu’en voyant mon numéro, il ne me réponde pas. Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire?

Super anxieuse, j’avais des trucs à faire et je me suis occupée. Tout pour ne pas penser. Je n’arrivais pas à trouver comment expliquer à Pascal ce qui s’était passé. Il me semblait avoir oublié quelque chose. J’étais super à cran.

En milieu d'après-midi, je me suis recouchée, j’étais crevée. Dormir pour oublier, ça c'était un de mes trucs favoris. J’ai mal dormi. Une fois debout à nouveau, je suis sortie déposer mes dessins. Discuté un moment avec mon commanditaire sur la suite et des projets sur lesquels je travaillais pour sa boîte, voir comment les modèles sont sortis, etc.

Sur le chemin du retour, il était 19h30, quant je me suis rendue compte que ce que j’avais complètement oublié... c'était de passer chez mon papa!! Hohhh, la vache, hoooh mince. Va falloir que je téléphone à mon papa pour m’excuser. Mon paps a dû être déçu. Pour me racheter, j’ai convenu avec papa que je passerais samedi pour la peinture.

Encore un week-end compromis! Lice, ma nièce m’a appelé pour me demander si je pouvais les emmener, elle et son copain, dimanche matin à l’aéroport. Vraiment un week-end foutu encore. Je ne pouvais pas dire non, je l’avais fait pour son frère Marco lundi matin alors! Elle ne voulait pas raté son avion alors elle n’as pas demandé à ma sœur, sa maman. Mouais... samedi toute la journée peinture, dimanche matin aéroport. Ouais... j’étais maudite. C'était dingue, je n’arrivais pas à avoir la paix. 2 jours, c’était trop demandé? J’aurai aimé être fille unique du coup et ne pas aimer autant ma famille.

Toujours pas de nouvelles de Pascal, je devenais folle.

C’était jeudi soir, j’hésitais à sortir. Je croiserais Pascal peut-être... Comment est-ce que ça se passera? Est-ce qu’il me dira même bonjour? Etait-il fâché? Je devrais faire quelque chose, mais pour l’appeler, il fallait un peu de courage, et j’en manquais. Si j'envoyais un message à Pascal et qu’il ne me répondait pas, j’en serais malade. Je n’oserais plus rien tenté de raisonnable. J’étais mortifiée.

Sortir? Ne pas sortir? ARFFF, je ne savais pas quoi faire. Mes potes avaient appelé, ils seront à l’endroit habituel. J’avais dit que je les rejoindrais plus tard, juste au cas où je me décidais. Mais, je me sentais mal. Je pouvais difficilement sortir et tomber sur Pascal si je n’avais pas pu discuter avec lui avant.

Thomas m’avait envoyé des tas de messages comme à son habitude. J’y répondais. Il était le cordon qui me liait encore à Pascal, alors je ne pouvais pas le couper!!! Je n’ai pas osé lui demander s’il avait des nouvelles de Pascal ou ce que Pascal faisait.

Ayant Thomas au bout du fils, il m’a semblé entendre la voix de Pascal. Gros Gros pincements au coeur. Ils étaient tous apparemment chez Thomas à boire des verres avant de sortir. Thomas insistait pour venir me chercher, que je lui manquais, qu’une soirée sans ma présence était une soirée gâchée... des tas de gentillesses, mais je préférais ne pas me retrouver pris entre 2 feux. Accompagné Thomas... ben voyons, autant me jeter en bas d'un pont! Fallait que ce soit Pascal qui me demande de sortir pour que je change d’avis. Je me sentais abandonnée et seule. En plus, c’était totalement de ma faute.

Je tournais en rond comme un lion en cage.

Finalement, je décidais de ne pas sortir. Je voulais laisser une chance à Pascal de me contacter avant. Pascal ne m’a ni appelé, ni envoyé de messages. Silence radio.

Il ne m’a pas appelée, ni essayé de passer... Je me rongeais les sangs, alors les ongles y ont passés.

Je connais les tons et variations de sa voix, la passion de ses baisers. ARF. Et s'il était en train d’embrasser une autre? De lui sourire en plongeant ses magnifiques yeux verts dans les siens? Je l’imaginais, elle, super jolie, avec un regard de louve. Je l’imaginais dansant avec elle, lui passant son bras autour de la taille, lui chuchotant à l'oreille, se mordillant la lèvre troublé,  la couvant du regard. J'e savais ce qu’elle devait ressentir quant il lui prend le visage entre ses mains... Dès qu’il l’a aperçue, il en était tombé raide dingue... Je crève, hohhh, trop dur.

Envie de vomir. Je suis dégoutée. Super mal. Ma tête part en vrille. Peut-être que je n'avais été qu'un jeu pour lui. Il s'’était amusé et maintenant, hop, case poubelle, dégage... a-aaa-ou-tchhhh. Horrible. Les yeux ouvert ou fermés, les images défillaient. Insupportable.

Difficile de trouver le sommeil. J’ai fini par m’endormir après avoir pleuré un bon coup. Ça soulage!

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Publié dans diary, journal

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J
:( hélas toujours dans les chaussettes...
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A
Moi qui avais déjà le moral dans les chaussettes, ton histoire fait empirer mon état ^^. Bref, j'espère que vous n'êtes pas éternellement restés dans le silence comme je peux le constater ici.
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