207.2 - vendredi

Publié le par JaneDo

Ils sont arrivés avec Barbie et 3 autres filles, dont une petite brunette toute pétillante avec de longs cheveux bouclés qui s'agrippait au bras de Pascal. Elle était très jolie. Une petite pointe de jalousie m'a fichu un grand coup de chaleur.

Il était là, sous mes yeux. Il fallait que je lui parle, je ne pouvais pas laisser la soirée se passer comme ça. Ce serait trop moche. Alors j'ai mis un gros bémol à mes sourires et rires. Exprès, je me suis mise un peu en retrait en essayant d’éviter un peu trop de contact avec Thomas. Dans ma tête c'était la folie. Si les choses continuaient comme ça, je serais obligée de rentrer.

La soirée était une lente et longue torture. Efficace torture...

C’était un réel calvaire de le regarder sourire, discuter et s’amuser à 2 pas avec d’autres filles. Chaque fois que Barbie, ou une des autre filles le touchait, ça faisait mal. S’il m’épiait en début de soirée, maintenant, il avait l’air d’avoir même oublié que j’étais là. Torture quant tu nous tiens! La petite brunette a entraîner Pascal sur la piste pour danser les slows. Je voyais ses mains, ces mains que j’adore, posé sur elle. Elle était collée à lui (l’horreur), et elle souriait tout en lui parlant. Pascal lui souriait aussi. La minute d’après, elle posait sa tête sur son torse en se collant encore plus. Désespoir, j’ai failli pleurer sur place. Je n’arrivais plus à respirer, ni à parler. Thomas me demandait si j’allais bien... Non, je ne me sentais pas très bien.

Ça fait donc mal comme ça les ruptures...

C’était assez, j’en pouvais plus, je jetais l’éponge. Mais avant de déposer les armes, il me restait une chose à faire, lui parler avant de partir, quitte à me ridiculiser.

Pascal, à quelques mètres, était debout appuyé à un des pilonnes comme à son habitude et souriait à la brunette qui lui parlait à l’oreille. Avant de partir, j’ai salué tout le monde, sauf un. Je tremblais de partout en allant en direction de Pascal et de sa brunette. Mes jambes étaient toutes molles et une énorme boule dans la gorge et à l’estomac grossissait. S’il ne m’avait pas vue, je crois que j’aurai fait demi tour et couru. Je remerciais le ciel de ne jamais rougir, quoique mes oreilles étaient en feu et moi aussi.

A ma vue, Pascal s’est redressé et son sourire a disparu. Je ne crois pas que je souriais non plus. Il s’est penché, probablement pour me faire la bise et je lui ai demandé si on pouvait parler. Pourquoi est-ce que la musique fait toujours une pose quant on se met dans une situation ridicule? La brunette m’a regardé de haut et haussé ses sourcils en dévisageant Pascal l'air de dire "qu'est-ce qu'elle te veut celle-là?". J’aurai voulu lui faire avaler son regard à coup de poing.

Pascal me regardait un peu perplexe. J’ai eu l’impression que ça durait une éternité. J’ai cru qu’il allait m’envoyer balader. Ciel, je me serais évanouie. La brunette me regardait d’un petit air amusée... poufiasse! Paul m’a fait un petit signe de la tête et un demi sourire avant de jeter un regard bizarre à Pascal. J’avais hyper chaud. Pascal ne disait rien. La brunette s’est penché pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille, il a fait oui de la tête et lui a souri. Pascal s’est alors tourné vers moi et m’a dit à l’oreille de lui donner une petite minute, qu’il me rejoindrait. Je suis sortie l’attendre toujours tremblante de partout.

On a traversé la rue pour aller vers les bancs en face de la boîte.

Maintenant qu’il était devant moi, je ne savais pas par quoi commencer, ni quoi dire. Pascal ne me regardait pas. Il avait l’air... tendu? Furieux? Je ne savais pas... Je souffrais en silence. Je lui ai demandé s’il aurait accepté de me parler si je le lui avait demandé par texto? Il aurait refusé.. GLUPS. Alors je lui ai demandé pourquoi il avait accepté là? Alors il m’a regardée, enfin, et répondu qu’il ne m‘aurait jamais fichu la honte devant les autres qui ne savaient rien de nos histoires. Ça, ça c’était adorablement gentil.

Difficile de lancer la conversation, les mots ne venaient pas. J’essayais de savoir s’il était fâché contre moi? Que je ne comprenais pas ce qui se passait. Que je trouvais qu’il m’avait facilement rayée de sa vie, sans explications. Qu’il aurait au moins pu me le dire en face ou même par texto?

Puis, ce que j’adore terriblement chez lui, c’est sa manière d’être franc, de parfois s’ouvrir quant on s’y attend le moins ou de ne pas cacher ce qu’il pense sous une tonne d’orgueil ou de fierté masculine mal placée. C'était terriblement sexy.

  • Si tu crois que c’est facile pour moi, tu te trompes. Tu avais peut-être raison, on pourrait essayer d’être rien qu’ami?
    C’est peut-être mieux comme ça, mais j’ai besoin de temps. C’est assez pénible de te voir... et de ne pas te voir...

J’ai voulu le toucher et il m’a demandé de ne pas. Je voulais savoir si c’était à cause de ce qu’il croyait avoir vu l’autre jour chez Thomas?

  • Je ne veux pas en parler.

Aoutch... ça c'était un peu sec... Il fronçait les sourcils et évitait de me regarder.

  • Écoute, Thomas m’a raconté ce qui c’est passé. Je sais que vous vous êtes embrassé et tout le reste. Je n’ai pas envi d’entendre les détails. Je ne veux pas en parler. De toute façon, ça ne me regarde pas.

J’avais mal au bide. Je lui ai dit que c’était Thomas qui m’a embrassé... Il m' a coupé dans mes explications et répété qu’il ne voulait pas en parler et que si je le voulais bien, il y avait du monde qui l’attendait. Je restais là, sur le trottoir d’en face à le regarder s’éloigner les mains dans les poches. Je me sentais malade de tristesse.

Il est parti. J’suis restée la bouche ouverte... mais alors? Pourquoi?

Mais il était parti. Je ne pouvais quand même pas lui courir après en retournant en boîte pour lui parler. Pour dire quoi de plus, il ne voulait rien savoir. J’en avais pas le courage. Je me suis assise sur le banc, j’étais fatiguée et déprimée. Je me torturais la tête pour savoir quoi faire, et je ne l’ai pas vu s’approcher; “Viens je te raccompagne chez toi”. La queue entre les jambes, je l’ai suivi sans rien dire.

Silence de plomb dans la voiture. Je ne trouvais rien à dire pour détendre l’atmosphère, cherchant comment le garder près de moi pour le reste de la soirée. J’étais crevée, mais heureuse de chaque seconde passé avec lui. Il était revenu... il est revenu, c’est tout ce qui comptait. Mais il avait toujours l’air contrarié.

Chez moi, on est resté un long moment assis sans rien dire non plus. Pascal avait l'air impatient de repartir, sûrement rejoindre miss brunette.

Je lui ai demandé presqu'en chuchotant; "Tu veux.. monter?". BAHHHH pourquoi est-ce que j'ai dit ça moi.... Non, non, non, idiote. Et la réponse que je ne voulais pas entendre ne s'est pas faite attendre. Il m'a regardée d'un dr'ôle d'air; "Je ne crois pas, non!". Une gifle aurait donné le même résultat. Il a secoué la tête, là, je me suis sentie plus bas que terre.

Je savais qu'il voulait filer vite fait, mais drôlement, il restait là.

  • Tu sais Jane, c'est dur de se voir et de faire comme si de rien n’était. Ce soir, je n’avait pas envi de sortir, mais j'avais... j'espèrais te voir autant que j'espérais ne pas te voir. C'est très difficile... et ça fait mal. J'ai eu envi de t'appeler des centaines de fois, mais pour dire quoi? D'être là avec toi, ça aussi, c'est assez pénible. Ne pas te voir c'est dur, mais te voir c'est dur aussi... C'est même inssuportable...

Ma tête était en ébullition. Est-ce que j'avais bien décripter? c'était dur pour lui aussi, pas seulement pour moi? Comme c'est chou... ou attend... peut--être qu'il essaie de me dire gentiment que c'était OVER ? Ou est-ce qu’il attendait un geste de ma part? Mais il a dit, qu’il devait y aller.

Mon cerveau était réduit à la taille d’une noisette. Je ne trouvais rien à dire, et pourtant, j’avais des tas de choses à dire, des tas de questions, mais rien ne sortait de ma bouche. Stupide bouche. J’ai seulement réussir à marmonner; “Reste...?”. Il a fermé les yeux, en disant que "ce ne serait pas une très bonne idée". Puis encore une fois, qu’il devait y aller. Alors avant qu’il ne me jette hors de la voiture ou me demande de descendre méchamment, je suis sortie de la voiture et il a filé aussi sec.

Pleine d’espoir après tout ce qu’il m’avait dit, j’espérais idiotement qu’il ferait demi-tour et reviendrait vers moi. Puis, les images de lui et de la petite brunette sont revenus me hanter.

Je n’ai presque pas fermé l’oeil.

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Publié dans diary, journal

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A
tu lui as dit qu'il ne s'est rien passé au moins ? Tu peux mm le lui balancer à la figure s'il ne veut rien entendre. Rhaaaaaa... ça m'énerve ce genre de malentendus.
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