208.2 - samedi
En regardant Pascal partir, j’ai réalisé que je n’avais pas eu le temps de lui dire que Thomas m’avait invitée à leur petit barbecue de ce soir... Bahhh, il le verra bien.
Trop plaisir qu’il soit passé. trop trop plaisir. J’en revenais toujours pas. J’avais le coeur qui faisait les claquettes. Le coeur un peu plus en fête que les jours précédents, je me suis préparée, quand même un peu excitée à la perspective de re-voir encore Pascal. Après notre discussion, un peu anxieuse quand même, ne sachant pas comment les choses allaient se dérouler. Comment allait-il me traiter? Comment allait-il réagir ou peut-être que je ne devrais pas y aller? Oui, peut-être que je ne devrais pas.
Ensuite, je me suis rendue compte que je n’avais aucune idée où on en était. Mince, j’étais un peu perdue. Ma petite joie était partie... je me retrouvais au foutu point de départ...
Est-ce qu’on allait se revoir?
Est-ce qu’il était venu à cause d’hier soir?
On était samedi, est-ce qu'on allait se voir ce soir?
Qu’est-ce qu’on fait quant on se voit en publique?
Est-ce qu’il pensait me croiser ce soir?
Et si on se croisait, on fait quoi?
Pourquoi être venu ce soir?
Pourquoi m’avoir ramenée hier soir?
Qu’est-ce que je fais maintenant?
Et qu’est-ce qu’il a voulu dire par “Tu as le droit de “dormir “avec qui tu veux...” Parce que j’ai dormi chez... Thomas? Il voulait probablement voulu dire dormir chez qui tu veux? ARFFF... Mon cerveau était en panne! J’en pouvais plus d’essayer de déchiffrer les gestes, les mots, les regards... J’étais raide.
Mais alors... je fais quoi ce soir? Je sors? Je sors pas? Puis zut, fallait que j’arrête un peu de régler mes faits et gestes sur la température avec Pascal. Zut.
Peut-être que la visite de Pascal n’était qu’un petit numéro que les mecs ont l’habitude de jouer. Style; je lui fais un petit numéro de charme et hop, la nana n’ose plus rien faire et se tient à carreau!!! Après tout, il avait bien réussi à passer toute une semaine sans même m’appeler, ni passer, ni rien... alors c’était quoi ça? Aïe, je me rendais bien compte que je repassais en “mode-taratata”... Et je lui en voulais aussi un peu!
Pascal était devant le barbecue et s’occupait de la grillade tout en discutant avec Paul et un, qui s’appelle Denis. Pascal était à croquer, tout bronzer, il portait une chemise à courte manche ouverte et un simple jean. La fête battait déjà son plein, il y avait du monde mais, je l’ai remarqué tout de suite.
La Brunette de l'autre soir et d’autres filles papillonnaient autour d’eux. Pascal avait l’air de passer une bonne soirée et surtout de s’amuser. Rien à voir avec le Pascal de l’après-midi. Puis brunette, a passé ses bras autour de Pascal depuis derrière et elle lui caressait le torse. Aoutch, c’était comme si on m’avait fichu un coup de poing dans le ventre. Pascal s’est tourné à moitié, sûrement pour voir qui c’était et il souriait. Millions de coups de poignards. Il ne lui a pas enlevé les mains, ils ont continués à rigoler. J’avais envie de courir lui enlevé ses sale pattes pleines de doigts et peut-être la frapper aussi pour l’avoir touché d’une manière si familière et quand même intime. J’avais les palpitations et super chaud. Quant elle s’est éloigné, Thomas a chuchoter quelque chose à l’oreille de Pascal et ils ont regardés en direction de miss Brunette. Tétanisée sur place, j’étais verte. Partir? Oh non. Même si ça faisait mal, l’être humain est comme ça, il reste jusqu’à sa mise à mort et je n’étais hélas pas plus maligne.
Pascal n’avait pas l’air malheureux, bien au contraire. Et il a dit que je lui manquais? Ou ça? Je lui manquais joyeusement alors?! Du coup, je me demandais si tout ce qu’il m’avait dit dans l’après-midi n’était pas que des foutaises.
La gorge serrée, j’avais un peu le trac, à part les 3 garçons; Pascal, Thomas et Paul, je ne connaissais personne! Bon, aussi un peu Barbie et Denis. Ouais, j’avais le trac ou peur? Peur d’être déjà remplacée? Trac qui m’a presque fait envoyé un texto à Thomas au dernier moment pour lui dire que je ne pouvais pas venir!!!
Je suis restée plantée dans le noir sans oser approcher. Je me sentais un peu de trop. J’avais peut-être envie de pleurer aussi. Quant Thomas est monté chez lui, j’en ai profité et l’ai suivi. Il était content de me voir, ça fait chaud au coeur.
Depuis la fenêtre de l'appart à Thomas, j’avais une vue plongeante sur ce qui se passait en bas. Pascal et miss brunette étaient tout le temps collés ensemble. Maintenant, brunette était assise sur ses genoux et avait un bras autour de son cou. Ça n’avait pas l’air de le gêner. J’étais piquée au vif, jalouse, fébrile, tremblante, verte. Barbie n’était pas loin, et elle les surveillait, pas très contente. Ça, ça m’a fait plaisir. Je commençais à ressentir de la colère. Le pire est, que je n’avais pas le droit de faire une scène ou même lui faire un reproche. Ça me rendait malade.
Thomas avait l’habitude que les filles soient attirées par Pascal. Il surveillait quand même pour le sauver, de temps en temps, de tentatives plus... audacieuses! Hum... je voyais bien de quoi il parlait. Thomas a rigolé, il croyait, au début que, moi aussi, j’en pinçait pour le beau Pascal... GLUPS. Là, il ne savait pas à quel point il avait raison. Grosse boule à l’estomac, j’étais bien placée pour le savoir... Et, je savais aussi qu’il ne pouvait rien empêcher du tout.
Je les regardais tellement proche, et j’étais plutôt 'colère' que jalouse. Contre moi, contre lui, en colère de l’avoir cru. Pascal la laissait le tripoter, le toucher sans arrêt. Je voyais la figure renfrognée de Barbie. Paul en train d’essayer de draguer une de ses copine...
Ouais, j’étais un peu en colère.