211 - mardi
19h14 - Je suis raide... Je ne savais pas que j'allais me sentir mieux plus tard grâce à Pascal...
Passé la journée à peindre chez papa. Si j’avais fait que ça, ça irait... mais la journée avait mal commencée avec une panne de réveil, puis ma soeurette partait en vacances et sa fille, ma nièce m’avait remis sa carte de crédit quant je l’ai emmenée à l’aéroport lundi matin.
Repartie sur Lausanne, de chez mon paps, env. 100km aller-retour, pour lui apporter sa carte. Puis la maman de Mathieu, voulait m’amener Maxou, le chien, chez mon paps. Forcément, ça tombait juste pendant mon petit aller-retour sur Lausanne, donc j’ai dû mettre le turbo pour aller vite à Lausanne et essayer d’être de retour pour le chien. Le stress total et rouler trop vite pour tout faire en même temps.
De retour chez mon paps, la maman à Mathieu venait juste d’arriver aussi et on a pris le temps de prendre un café ensemble.
Ça nous a plombé notre après-midi de peinture.
Dans l’après-midi, ma voisine du rez m’a envoyé un message pour m’inviter à prendre un café chez elle aussi. Le lendemain, elle part en vacances aussi. Ce qui fait qu’en rentrant, comme je ne pouvais pas dans l’après-midi, il va falloir que je l’invite à prendre le café chez moi... Poisse, je serais raide!
Ils partent en vacances ce soir pour 2 semaines. 2 semaines où je vais pouvoir descendre les escaliers sans croisés âmes qui vivent. Sans être happée au passage pour un café... Peut-être que finalement, ce sera aussi 2 semaines de vacances pour moi aussi!!! coo-ooo-l.
Avec mon stress de la journée, presque pas pensé à Pascal. Je me suis plongée dans un bain bleu... HAHHH enfin la détente.
Mon natel sonnait, je ne pouvais pas répondre, j’étais dans mon bain. Et le bain c’est sacré, c’est mon moment de détente à moi. En sortant de mon bain, j’ai vu que Pascal avait essayé de m’appeler. Zut, manqué. Je préparais mon petit café quant mon natel a sonné à nouveau. Sans regarder, j’ai sauté dessus. Évidemment, je pensais que c’était Pascal, mah.. non, c’était Thomas. Thomas organisait une grillade jeudi soir, et m’y invitait... Hum hum... Après ma prestation de l’autre soir, je me sentais un peu mal à l’aise, mais, ça me disait bien.
Cette fois, quant mon natel a sonné, c’était bien Pascal 
Il rentrait du boulot et il était crevé. Comme c’était bon d’entendre le son de sa voix. Pascal m’a parlé de la grillade de jeudi soir. M’a demandé ce que je faisais ce soir? si j’étais à la maison? Si j’avais envie qu’on se voit... Quelle question? bien sûr que j’avais envie de le voir. J’ai tout le temps envie de le voir!
J'avais prévu de sortir prendre un verre avec un copain à qui je voulais présenter ma copine-scouateuse. Ça pouvait sûrement coller entre eux. Contrairement à mes 2 scouateurs précédents, ça allait plutôt bien avec Patricia. Faut dire qu’on se connaît depuis des lustres. On a passé des vacances ensemble, partageant le même espace. Pat me connaît même mieux que mes frangines. J’ai connu tous ses petits copains, c’est dire qu’on se connaît très bien et depuis longtemps.
Quant j’ai dit à Pascal que j’avais des plans pour la soirée, il est resté silencieux un petit moment. Je n’ai pas osé lui dire que j’avais monstre envie de le voir, parce que, je ne voulais pas avoir l’air trop mordue. Pourtant, quant il a dit “dommage”, iiiik, je me suis demandée si peut-être, il aurait aimé aussi me voir?
Et, AFFFF, j’ai fait ce que je m’étais promise de ne pas faire, je me suis excusée pour samedi. Je me serais pendue avec le fils du natel si les natel avaient des fils.
Pascal a rit (comme je l'adore, comme j'adore son rire) en disant que ce n’était pas grave. Que comme on en avait parlé, et qu’il n’y avait plus de malentendu entre nous, que c’était finalement amusant. Et il s’est gentiment moqué de ma jalousie. J’ai OSE, ciel, lui dire que j’aurai bien voulu le voir même si c’était une demi seconde, que j’avais vraiment envie de le voir.... Ça l’a fait rire encore, et il m’a rassurée en me disant que lui aussi. Je devais sembler un peu sceptique ou peut-être un peu déçue. Je me frappais la tête contre les murs me traitant de tous les noms, regrettant de m’être mis en avant et à découvert, et surtout d’avoir l’air d’insister pour le voir, mais à y réfléchir... j’avais déjà fait pire!!! Alors, Pascal m’a demandé d’aller à la fenêtre. En fait, ll était parqué devant la maison. Il est sorti de la voiture. Trop chou. Là, je craque...

Vraiment, je trouvais ça trop, trop, chou... Je lui ai proposer de monter. Il ne voulait pas trop. Évidemment, s’il était là, c’est parce qu’il avait envi qu’on se voit, mais en même temps, ce n’était pas trop une bonne idée. En étant raisonnable, on savait qu’on devrait éviter de se retrouver seul chez l’un ou l’autre. Je le savais bien aussi, mais comment ne pas craquer, et j’avais vraiment envi de le voir, même si c’était qu’un petit moment.
Alors j’ai raccroché et je suis descendue en courant.
Pascal m’avait tellement manqué. J’avais l’impression que je ne l’avais pas vu depuis des siècles. J’avais envie de lui sauter dans les bras, mais j’étais quand même un peu intimidée. S’il ne m’avait pas tendu la main pour me tirer à lui, je crois que j’aurai continuer à le regarder bêtement. Comme c’était bon de le toucher, me serrer contre lui, le sentir. Je lui ai proposé de nouveau de monter. Mais chez moi, il y avait ma copine. Pascal a proposé chez lui, mais chez lui, y avait Thomas... Un peu l’impasse! Mais on ne pouvait pas rester là devant la maison? Alors je l’ai un peu tiré, mais il ne s’est pas fait trop prié.
On est monté chez moi.
Pour Pat, c’était râpé ce soir. J’ai annulé la soirée avec Martin. Peut-être plus tard, mais j’en doute. Je voulais rester avec Pascal. On a beaucoup parlé de tout et de rien. Pascal m’a un peu parlé de sa famille. J’ai eu l’impression qu’il n’aimait pas trop en parler. Il n’a pas de frère ou de soeur.
Thomas et lui se sont connu en culotte courte. Ils étaient voisins et sont devenus copains avant même de commencer l’école. Je lui ai aussi parlé de ma famille. Pascal savait que j’avais des frères et sœurs, il avait remarqué leur photos sur les mûrs. Il est resté jusqu’à ce que je m’endorme. J’ai dormi comme un bébé, heureuse et rassurée même si on a pas...
Je n'ai pas entendu Pascal partir.