212 - Mercredi

Publié le par JaneDo

Passé la journée chez papa à faire de la peinture. Il faisait super chaud. RRRRRHHH... Passé la journée aussi à flotter sur mon petit nuage pêche pastel parce que j'avais vu Pascal hier soir. C’était bon d’être dans son ombre, d’entendre sa voix, son rire, de regarder ses yeux, de voir les mimiques sur son visage quant il parle.

Thomas m'a téléphoné pour m'inviter à dîner, ce soir, chez lui, j’ai accepté. Cette fois, j’ai averti Pascal. J’ai ri quant il m’a demandé si ça ne me gênait pas s’il venait s’incruster au dîner? Ciel que non, bien au contraire, il pouvait s’incruster à fond!

Avec Pascal, on a un peu discuté de Thomas. Je suis amie avec Thomas, il ne veut pas intervenir dans mes relations avec Thomas. Après tout, c’est quand même grâce à lui qu’on peut se voir si souvent en dehors de nos petits rendez-vous secret. J’étais donc libre de voir Thomas quant ça me chante. Pascal aimerait juste que je fasse attention parce que Thomas m’aime bien, même un peu plus que bien. Ça m’a fait un peu sourire, mais j’ai trouvé super qu’il n’essaie pas de jouer au petit chef quant il s’agit de mes amis. Un point de plus pour lui...

Thomas m’a vu arriver et il est descendu m'accueillir. Pascal est sorti se joindre à lui. Thomas s’est empressé de me faire monter. Pascal m’a fait un petit clin d’oeil, il partait faire un jogging. Ca m'a rappelé que je n'avais pas fait du jogging depuis au moins... 2 jours... hum...

Pour le dîner, Thomas nous a commandé du chinois. Il n’est pas trop cuisinier. C’était très sympathique. On a un peu parlé de la grillade de jeudi. Je me suis inquiétée des personnes qui venaient. Je n’avais pas trop envie de revoir Caroline, ou même Barbie, ARFFF même Paul. Ha la la, je me demande si je suis bien inspirée d’aller à cette grillade moi! Personne ne m'avait aidée à me couvrir de honte, ça j'ai fait toute seule, comme une grande... PFFF.

On venait à peine de terminer de dîner quant Pascal s’est pointé comme un grand en me lançant un petit sourire complice. Thomas était un peu ennuyé par sa présence, un peu lourdement il a essayé de faire comprendre à Pascal qu’il était de trop, mais Pascal a fait la sourde oreille. Puis surprise, il a demandé si ça me disait d’aller faire un bowling ou prendre un verre un de ces 4? J’ai bien sûr accepté. J’ai compris après que c’était pour que Thomas ne soit plus surpris si on se voyait aussi en dehors de sa présence. Ça l’a un peu froissé, mais on a fait semblant de ne pas le remarquer.

Thomas a pris Pascal de côté pour lui dire de nous laisser seul.

Après le départ de Pascal, Thomas s’est détendu. C’était agréable, pauvre chou. C’est clair que, si je n’étais pas tombée à la renverse pour Pascal, je serais certainement tombée sous son charme...

Quant j’ai quitté Thomas, Pascal m’a appelée.

Discrètement, après avoir parqué ma voiture dans un coin caché, je suis revenue me glisser chez Pascal. Il m’a ouvert avec son sexy petit sourire en coin. Là, on jouait un peu avec le feu, on le savait bien tous les 2. Mais le danger a quelque chose de vraiment palpitant et de séduisant.

Encore une fois, je me suis excusée pour samedi soir. J’étais dans mes petits souliers. Ca l’a fait rire. II m’a assurée à nouveau que ce n’était rien. Il fallait que j’aille jusqu’au bout de mes excuses. Si je ne le faisait pas maintenant, je risquais de ne jamais en avoir le courage, alors voilà. Je lui ai dit que sur le moment, je me suis pas rendu compte que j’aurais pu lui causer des ennuis et que vraiment j’en suis désolée. Il a une petite faussette quant il a certains petits sourires en coin, ça me fait fondre carrément.

Je ne me suis jamais rendu compte que je parlais avec les mains, comme une sicilienne, quant je suis nerveuse. Pascal a dû me prendre les mains pour que j’arrête... (gênant,  ça, va falloir que je travaille là-dessus, parce que c’est pas possible!) J’aimerai pouvoir parler de manière posée, pour ne pas que l’on se rende compte que je suis déstabilisée...

Il m’a embrassée pour me faire taire. MIAM-miam. Je sais bien qu’il a dû immédiatement regretté de l’avoir fait, mais moi non. Il ne l’a pas laissé voir mais je crois que je connais un peu certaines expressions de son visage.

Je serais bien restée là, dans ses bras à jamais... et j’étais au 7ème ciel quant je l’ai entendu dire que je lui avais manqué. Même si c’était dans un souffle, je l’ai bien entendu. Je nage dans le bonheur.

Pascal n’a pas fermé l’oeil de la nuit. J’avais un peu de remords en pensant à sa longue journée de travail suivi de la natation...

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Publié dans diary, journal

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