213 - Veille de Fête

Publié le par JaneDo

Passé encore la journée chez papa. On n’avait pas assez de peinture pour terminer alors, je suis rentrée beaucoup plus tôt. A la maison, en voyant le tas de lessive que mon frère m’avait déposé hier, j’ai fait la grimace.

Mon frère était passé avec Daryl un petit moment. Il a été surpris de constater que j'avais terminé et plier sa lessive, apportée il y a 2 jours. A son ton, j'ai compris qu'il envisageait déjà de m’en apporter encore. Non mais owh! Du coup, je lui ai dit que je n’avais rien de mieux à faire et je me demandais comment occuper mes journées? Sortir prendre un verre avec des amis? M'occuper de moi? Travailler? Faire ma propre lessive? N-oooo-on, je n'attendais que sa lessive!!! GRRRR. J’ai joué aux “voitures” avec mon petit chou pendant que mon frère passait son temps au téléphone... comme d’hab quoi! Mais bon, après j’avais mauvaise conscience. Béééé, il ne m’aurait pas apporté sa lessive s’il avait une autre solution. Mais quand même, Qu'est-ce qu'ils me font chier à la fin toute cette équipe!

Pour faire taire le match de ping-pong dans ma tête, entre trac et l’anticipation concernant ce soir, je me suis attaquée la lessive du frangin. J’ai appris par mon frère que Maï (Maïmouna) avait remodelé la voiture que ma soeur lui avait prêtée! Pas possible cette fille, elle ne peut utiliser une voiture sans la détruire! Ma soeur doit être aux anges!!!! En tous cas, si JE ne conduis pas, exclus de monter en voiture avec elle!

Mince, je suis déjà nerveuse pour ce soir... AFFF.

Thomas m’a proposé d’aller les rejoindre avant la grillade à un truc de natation. Une rencontre sportive. Si je ne l’ai pas déjà dit, je déteste le sport. Ce que j’aime, c’est participer, pas regarder. Sauf le hockey sur glace. Le reste... bof. J’ai mis des lustres à me préparer. Thomas m’avait dit que je pouvais inviter qui je voulais à la grillade, alors j’ai embarqué 2 de mes potes.

Les gradins étaient pas mal plein quant on est arrivés, alors ce devait être un match. Paul nous avait réservé des places à côté d’eux. Apparemment Thomas lui avait demandé de faire ça. C’est vraiment chou. J’ai un peu tiqué en voyant Caroline et concert. Bien sûr, Barbie était là. Elle m’a juste fait un signe de tête en guise de bonjour. Boh, ça me va. On est pas obligée d’être copine après tout. En nous voyant, Caroline a chuchoté quelque chose à l’oreille de sa copine (peste) et elles ont ri. Je me suis sentie visée, mes oreilles un pris un coup de fard.

Mon coeur a fait des petits sauts en voyant Pascal sortir des vestiaires en maillot. Ciel, comme il est beau. Hum... Même si ça paraît drôle de dire ça d’un garçon, Pascal a une sacré belle paire de fesses. Je devinais comment son corps avait eu ces belles courbes musclées... hum. Je devrais peut-être me mettre à la natation moi!!! Thomas d’ailleurs, était tout aussi craquant en maillot. J’avoue qu’ils sont beaux et sacrément bien foutus.

Les équipes se sont salués avant d’entrer dans l’eau. C’était la 1ère fois que je venais à une de leur joute sportive, mais je pense que ce ne sera pas la dernière. Jétais captivée, même si je comprenais que dalle aux règles!

A la fin, on est descendu rejoindre les garçons à la sortie des vestiaires. Dès qu’elle l’a aperçu, Caroline s’est précipitée sur Pascal. GRRR. Pascal ne savait apparemment pas que je venais. Toujours autant de frissons chaque fois qu’il me fait la bise. Thomas semblait de mauvais poil et l’atmosphère était tendu entre lui et Pascal.

Petits pincements d’envies quant Caroline a pris le bras à Pascal et grosse chute d’humeur en la voyant monter en voiture avec lui. GRRRR. Mais apparemment, je n’étais pas la seule, vu la tête à Thomas et Barbie.


C’est le 31 juillet et on se prépare joyeusement pour les feux d’artifices de la Fête Nationale Suisse du 1er Aout qui vont jaillir d’un peu partout à minuit. Depuis la villa des garçons, on avait une vue imprenable sur le lac. On avait nos propres feux d’artifices, mais on allait pouvoir profiter des feux Lausannoises.

Thomas s’occupait cette fois de la grillade. Il y avait beaucoup de monde. Des copains à eux de sport; natation et basket, du boulot, des copains et copines d’un peu partout, la troupe Caroline (miss brunette) et consoeurs, Paul et Denis. Barbie était là aussi bien sûr. Un peu intimidée quand même par tout ce monde, je me suis collée vers Thomas.

Plus bas, près de la piscine, un verre à la main, Pascal discutait avec quelques copains. Caroline et ses copines étaient agglutinées vers eux. Petits pincements chaque fois qu’elle posait ses pattes sur Pascal; lui caressant le dos, passant son bras autour de sa taille, posant la main sur son épaule, lui caressait la nuque, passant la main dans les cheveux, etc. Par contre ce soir, je remarquais avec un certain plaisir le mal que Pascal se donnait pour lui ôter les mains. Quelle yenne.

J’avais décidé de ne pas me focaliser sur Pascal ce soir. Mais même si, je me suis faite la leçon, c’était difficile de ne pas regarder dans sa direction. Thomas était un peu grognon et ne quittait pas Pascal des yeux non plus. Il y avait un petit froid entre lui et Pascal, il ne voulait pas m’en parler, alors je n’ai pas insisté.

J’étais un peu perdue avec Pascal. Ce n’était quand même pas à la fille de faire le 1er pas vers un mec avec qui elle venait de passer la nuit? Ça ne se faisait pas.

Avec tous ces chauds/ froids, moi, j’en perdais mon latin.

Je mourais d’envie d’aller vers Pascal alors, j’ai pris mon courage à 2 mains pour aller le rejoindre. Petite connerie nana, j’avais envie aussi de le tripoter pour voir s’il allait enlever mes mains à moi aussi!!!! En approchant, je me suis rendue compte qu’avec Paul d’un côté et Caroline collée à lui de l’autre, je ne pouvais pas l’approcher sans la pousser. Ça non plus, ça ne se faisait pas. Mince, j’allais être obligée de me mettre en face. A part lui et Paul, je ne connaissais pas les autres. Trop tard pour faire demi-tour et disparaître. Mais... et merci Paul...

Paul a donné un petit coup de coude à Pascal et fait un signe de tête dans ma direction. Pascal m’a attrapée par la taille et tirée à lui. ARFF, je l'adore. Comme Pascal a dû se retourner, il a dû faire un pas en arrière pour me voir arriver, Caroline a été obligée de le lâcher. Je n’ai pas eu besoin de la pousser. Hi hi hi. J’ai passé mon bras autour de sa taille et ...yiiipi-yiiipi... il ne m’a pas enlevé les mains. Caroline a changé de place et s’est mise en face. Elle m’a regardée de haut. M’en fiche, il ne m’a pas enlevé les mains, na-na-na! Mais je n’ai pas laissé mon bras longtemps, j’avais un peu peur que mes sentiments se lisent dans mes gestes.

Pascal m’a mise à l’aise en me faisant participer à la discussion. Il avait passé son bras sur mes épaules et de temps en temps, il me chuchotait des délices à l’oreille; que j’y avais mis du temps pour venir les rejoindre, que j’étais lumineuse ce soir, qu’il adorait mon parfum, qu’il adorait mon rire, qu’il aurait aimé qu’on soit seul... Ou peut-être que je trouvais tout ça délicieux parce que ça venait de lui? Peut-être, mais je flottais sur un petit nuage tout rose et les petits regards noirs que me lançait miss brunette ne me dérangeait même pas.

Puis Caroline me l’a arraché pour lui parler. Pouff. Elle lui a demandé si j’étais sa nana? S’il y avait quelque chose ou eu quelque chose entre nous? Hum, c’était un peu gênant, parce qu’on entendait tous leur discussion. Je pense qu’elle l’a fait exprès. Pascal lui a dit que ça ne la regardait pas en m’adressant un petit sourire d’excuse. Caroline a insisté, en lui disant (là, j’ai pris un petit coup de fard) qu’avec la scène que je lui avais fait la semaine passée? (Saleté de pétasse). Là dessus, Thomas est arrivé et à demander de quelle scène elle parlait? ARFF. Paul a étouffé un petit rire, je l’ai fusillé du regard. Mais il nous a sauvé la mise en disant qu’on s’était trompé de pièces et un truc concernant un malentendu. C’était bizarre et confus. Thomas a semblé avaler la pilule.

Quelqu’un a proposé un jeu de ballon dans la piscine et Pascal a refusé de participer. Thomas s’en ai pris à Pascal lui demandant si c’était parce qu’il ne voulait pas retirer son t-shirt à cause des griffures qu’il avait dans le dos? GLUPS. Pascal a fait la grimace. Thomas cherchait la bagarre. Pascal a levé les bras, signe qu’il ne voulait pas répondre aux attaques de Thomas. Paul s’est interposé et Thomas s’est calmé.

Vers les 23h, des feux d’artifices ont commencés à illuminer le ciel de milles et unes couleurs et formes. Paul et Thomas ont aussi fait péter leurs feux d’artifices. J’étais assise parterre près de la piscine pour regarder les feux. Pascal est venu s'asseoir à côté de moi. J’aurai pu faire quelques petits sauts de joie, mais standing oblige... ça ne se fait pas. Tout le monde était concentré sur les feux d’artifices. Pascal a posé sa main sur la mienne et pendant quelques secondes nos doigts se sont entrelacés. MIAM. Comme de petites choses comme ça peuvent être agréable... Je fonds! Il a vite enlever sa main pour que personne ne nous surprenne, mais sa main était posée juste à côté de la mienne. Électrisant. Carrément, je l’adore, gros soupir.

Caroline était tout le temps collée à lui. Ça m’énervait, et je ne pouvais rien faire, pas après la stupide scène du week-end passé. Je rougissais de honte en y pensant. Heureusement que personne ne peut voir ce qui se passe dans nos têtes, ce serait terrible. ALors j’ai pris mon mal en patience. Ça l’amusait et elle le faisait exprès pour m’énerver. Pascal essayait tant bien que mal de la garder à distance, mais elle ne faisait rien de trop, ni rien qui puisse lui permettre de vraiment lui dire d’arrêter. On pouvait supposer que c’était seulement amical, alors... Avant qu’il ne puisse vraiment s’énerver, elle faisait une pose, et recommençait quant elle voyait qu’il était plus détendu.

C’était une vraie torture. N’y tenant plus, je me suis sauvée pour aller me passer de l’eau sur la figure. Elle s’est aussi pointée dans la salle de bains pour me dire qu’elle obtenait toujours ce qu’elle voulait (garce). J’aurai voulu lui dire que cette fois là, elle perdait son temps. Je n’en étais pas très sûre, j’aurai voulu l’être. Mais on ne connaît jamais assez quelqu’un pour parler en leur nom! ALors je n’ai rien dit. J’aurai bien voulu lui dire qu’elle allait être déçue cette fois, et qu’elle n’aura pas Pascal...

En sortant de la salle de bain, Pascal m’a attrapée au passage. On s’est planqué dans son salon pour être un petit moment tout seul. C’était super chouette. Enfin un petit moment dans ses bras. Sentir son odeur (j’ai dû être un chien dans ma vie passée!!). Il m’a rassurée. Fallait pas que je me focalise sur Caroline, après tout elle enlevait la pression de mes épaules. Thomas ne nous soupçonnera pas. Je n’ai pas voulu lui dire qu’elle me rendait nerveuse à passer tellement de temps avec lui, mais bon. Il m’a fait un petit bisou sur la main avant qu’on aille rejoindre les autres.

Comme demain était un jour férié, personne ne semblait pressé de rentrer. Moi, la torture me consumait, de les voir ensemble, rire ensemble, se parler, se dire des trucs à l'oreille... IERK, tout me rendait nerveuse. Peut-être aussi la peur que finalement elle réussisse à le séduire. AOUTCH, là ça me faisait trembler dans mes groles. Non, non et non, là je crois que j’en crèverais. Je ne voulais pas rentrer non plus, en tous cas pas avant elles, mais je commençais à fatiguer.

A contrecoeur, je me suis résolue à rentrer, Pascal a voulu me raccompagner, mais Thomas a insisté pour me raccompagner. Puis je pense l’idée de laisser Pascal seul, avec une Caroline dans le coin, a dû le retenir. Alors il a accepté de laisser Pascal me raccompagné. Trop cooool. J’étais à nouveau au 7ème ciel.

Pascal n’était pas pressé de rentrer, ça m’a fait plaisir même si je m'inquiétais un peu pour les conséquences. Thomas a essayé de le joindre à 2 reprises, mais il n’a pas répondu. Je pouvais enfin me larver contre lui, écouter le son de sa voix. Etre dans ses bras, même si c'était pas longtemps. Goûter au plaisir de lui passer les mains dans les cheveux, de l'embrasser à mord, le toucher... HAHHH, plus je passe de temps avec, plus j'en ai envi... Catastrophe!

Je l’ai laissé partir, la mort dans l’âme sachant qu’il allait sûrement retrouvé Caroline et les autres. Je ne saurais pas ce qui s’y passe ou ce qui se dit... Peut-on être aussi tâche? Pourquoi avoir besoin de vivre chaque instant dans l’ombre de la personne qu’on aime? Pourquoi se sentir si down et terrifié quant on ne sait pas ce qui se passe quant on est pas là? Impossible de dormir, je tournais en rond, et pourtant j’étais hyper crevée.

Plusieurs fois, j’ai voulu sauté sur mon natel et l’appeler. J’avais peur qu’il ne me réponde pas. Là, j’aurai sûrement perdu les pédales, mais je me suis retenue à mort. J’ai failli me ronger tous mes ongles alors comme diversion, j’ai essayé de dessiner, impossible non plus, alors je me suis tapée de la glace en regardant la télé à moitié endormie.

J’espérais qu’il repasse, mais bon... ça ne s’est pas fait...  petite déception.
 

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Publié dans diary, journal

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