214 - Espionné Pascal & Fête Nationale

Publié le par JaneDo

J'ai Espionné Pascal
(1er août 08 -vendr)

Je n’arrivais pas à dormir, envieuse de tout ceux qui passait du temps avec Pascal... et ce n’était pas moi...

Ma tête partait en vrille, et bien sûr Pascal était la star de toutes les scènes cauchemardesques qui trottaient dans ma tête. Les images qui défilaient me fichait le moral dans les baskets; Caroline dans les bras d’un Pascal aux anges, tout souriant, l’embrassant passionnément comme il m’embrasse. IARRRK. Même si je savais qu’il pourrait difficilement faire ça sous les yeux de Thomas... ARHHH. C’était dur.

Peut-être le fait d’avoir forcé les choses avec Pascal me faisait craindre que Caroline en fasse autant. Il n’avait rien provoqué et pourtant j’avais débarqué chez lui sans y être invitée, je l’avais embrassé, l’avais traqué, pourchassé et j’avais fini par l’avoir...

Même sachant qu’il avait quelqu’un dans sa vie ne m’avait pas empêchée de tombée amoureuse de lui. Tous les obstacles ne m’avait pas empêchée non plus de réussir à le voir de temps en temps.

Et si elle en faisait autant? Est-ce qu’il résisterait? AOUTCH. Probablement pas. C’est ce qui me faisait peur. Je n’avais pas envie que ça arrive. Je savais que des excuses ou  des “j’ai fait une erreur pardonne moi” ne serviraient à rien. Ce sera fini. Même si on essayait de passer par dessus, de recoller les morceaux... je savais que pour moi, ça ne passera pas, malgré tous mes efforts. Ouais, j’avais peur de le perdre sans l’avoir vraiment eu à moi.

Ciel, je roulais en “mode-taratata” et je commençais à flipper comme une idiote.

Je déteste ces nanas qui n’arrivent pas à laisser leurs moitiés souffler, elles deviennent de vrai plaies. Elles sont complètement dépendantes de l’autre, et finissaient par devenir vindicatives, leur pourrissant la vie... et je commençais à leurs ressembler!!! Je comprenais enfin pourquoi... Elles avaient besoin d’être tout le temps collées à leurs mecs... IERK IERK. Détestable.

J’aime être indépendante et libre de mes mouvements, j’aime que mon partenaire le soit aussi... Alors que se passe-t-il? Qu’est-ce qui m’arrive? J’étais sûrement tombée sur la tête... Ou je n’avais pas avalé assez de glace? Je n’en pouvais plus, malgré mes heures de réflexions à me rappeler le genre de membre du couple que j’aimerai formé... J’ai sauté sur le fichu natel et je l’ai appelé... CRAP. Molasse! Il était adorable. On a papauté en chuchotant un moment. Vraiment, je l’adore. Avec du monde chez lui, je lui casse les pieds au téléphone, et il ne paraissait même pas agacé. Moi je l'aurai été !!!

Failli ne pas me réveiller pour aller aider mon papa. J’étais fatiguée et un peu patraque. Pascal m’a manqué toute la journée comme il me manque tout le temps. Évidemment, je ne pouvais pas vraiment l’appeler depuis chez papa. Je n’ai regardé mon natel qu’en rentrant.

Ce soir, on fêtait l’anniversaire de Fred et, sa petite copine venait se joindre au groupe. C’est plutôt inhabituel. Depuis 3 ou 4 ans, je sors avec la même équipe tous les week-ends. On sort entre potes. Les petits copains ou petites copines ne sont pas les bienvenus. Rien de pire pour fiche en l’air un groupe ou créer des problèmes. Je suis la seule fille de la bande, et tout se passe très bien. De temps en temps, certaines filles essaient de faire copine-copine avec moi, mais c’est seulement pour se rapprocher d’un des garçon. Si un des mec décide de passer la soirée avec sa copine, c’est sans nous. Tout simple. C’est pour ça que notre groupe est solide. La journée, j’ai couru comme une folle. Je devais trouver un cadeau pour l’anniversaire. Fred était l’un de mes pote préféré, alors il fallait quelque chose de spécial.

Failli appeler Pascal au moins une centaine de fois. Brave fille, j’ai résisté. Ce soir, on a pas prévu de se voir. Caroline avait organisé un truc et avait invité Thomas, Pascal, etc. Ça me rendait hyper nerveuse. J’essayais de ne pas penser à la soirée de Pascal, mais je ne pensais qu’à ça. Rien que l’idée que Pascal passerait toute la soirée avec elle me brûlait littéralement à l’intérieur. J’aurai bien voulu qu’il refuse d’y aller... NUL. Ça y est... je deviens une de ces peste!!!

J’ai donc passé la soirée avec mes potes à me ronger à l’intérieur sans pouvoir arrêter mon imagination de faire des siennes. Je n’arrivais même pas à vraiment m’amuser. Je cherchais Pascal des yeux partout. Même les petits messages choukis qu’il m’envoyait n’ont pas réussi à faire disparaître la grosse boule que j’avais à l’estomac. Je savais juste que je ne le verrais pas. Ça m’a plombé la soirée. J’avais peur de finir par faire une bêtise...

Quant j’ai su qu’ils étaient dans un bar à Ouchy, j’ai dit à mes potes que j’étais raide, et je suis partie.

J’ai été me parquer près du bar, d’un endroit où j’avais une vue superbe. Faut dire que le bar entier est vitré. Ils auraient pas pu mieux choisir. J’ai passé par le parking souterrain, et j’ai vu sa voiture. Je savais que quant il quitterait le bar, je pouvais me glisser dans le parking, au cas où. Ça aurait été terrible qu’il m’attrape là, à l’espionner! Tranquillement installée, j’étais comme au cinéma, il ne manquait plus que le son.

Caroline était, comme je m’y attendais, tout le temps collée à Pascal. Il était vraiment trop mignon, en t-shirt blanc, tout bronzé. D’où J’étais, si je ne les connaissais pas, on pouvait croire que c’était sa nana. Même si de temps à autre, il essayait discrètement de lui enlever ses sales pattes. Brave Thomas, qui, par moment, se plantait entre eux pour les séparer. Ça, ça me faisait plaisir. J’étais hyper contente qu’il joue dans mon équipe, même s’il ne le savait pas. Barbie était là aussi, et elle aussi, faisait du bon boulot.

Un moment donné, j’ai failli avoir une cardiaque quant Pascal est sorti avec son natel. Il était près de l’endroit où je me cachait. Quellllllle poisse! Je pense qu’il m’a envoyé un message parce mon stupide natel a sonné. J’avais oublié de l’éteindre. Pascal s’est tourné vers le bruit de la sonnerie... POISSE. Alors je me suis jetée dessus pour l’éteindre. Je n’avais jamais réalisé comme la place des pieds à l’arrière d’une voiture peux être inconfortable. J’avais le milieu dans les côtes. J’avais pensé à prendre une couverture au cas où. Je me suis écrasée parterre vite fait, la couverture prête au cas où il s’approcherait et remarquerait ma voiture, ou une voiture qui ressemble à la mienne... hum. Mais Caroline est sortie le rattraper. Elle a mis ses sales pattes autour de ses épaules, collée à lui... j’avais le coeur prêt à sauter de ma poitrine, ça tapait tellement fort que je n’entendais rien, avec l’impression quand même que tout le monde pouvait m’entendre et que le coeur allait lâcher.

Les bras autour de son cou, Caroline avait le visage tendu vers lui. Il lui tenait un bras... Mon Dieu s’il l’embrasse, je meurs sur place... J’étais tétanisée, tendue à les regarder. Le temps était carrément suspendu. Il la regardait... et j’attendais en criant dans ma tête; “Non, STP, non, ne l’embrasse pas, ne l’embrasse pas”. J’ai même jeté un oeil à l’intérieur espérant voir si Thomas ou Barbie allait venir à mon secours. Rien. Ils n’avaient pas l’air de savoir qu’il était là dehors à 2 pas... Puis mes oreilles se sont débouchées, et j’ai entendu Caroline lui demander un baiser, juste un, un tout petit...

J’ai serré les dents. S’il l’embrasse, je le tue. Je ne lui parlerais plus jamais. Je ne lui donnerais aucune explication, surtout pas que je me cachais dans ma voiture et que je l’ai vu embrasser Caroline. IERRRRK. Je le zapperais tout simplement. Inutile qu’il m’appelle, je ne répondrais plus à ses appels. Qu’il aille se faire voir chez les grecques. Si on se croise, je ferais comme de rien, sourire et tout, mais niet de chez que dalle. Je ne le reverrais plus. Ça me briserait le coeur.

Pascal l’a prise par la taille, mon coeur est tombé au fond de mes pompes. J’avais chaud, je crois bien que je transpirais. J’avais mal au ventre. Petit à petit, les mots de Pascal ont commencés à arriver jusqu’à mon cerveau; “Caro, je ne peux pas”. HAAHHHHH, j’étais soulagée, mais si seulement Barbie ou Thomas pouvait venir briser le charme là, ce serait bien, avant que je m’écroule dans une crise d'apoplexie... mais personne ne venait. Caroline insistait toujours. “Un mini petit baiser, tu peux pas dire que tu en as pas envi... je le vois dans tes yeux”.

Pascal a ri. Son rire m’a scié le cœur. Elle faisait une petite mou sexy tout en lui passant la main dans les cheveux. Même s’il se reculait, ça me tuait. Elle sentait qu’il en avait envi? GRRRR. Je pourrais lui refaire sa coupe à celle-là! Elle me fait mal et Pascal aussi. “Écoute... je ne peux pas. Il y a quelqu’un à qui je tiens énormément, et à qui ça fera du mal”. Elle renchérissait en lui disant “juste pour s’amuser, c’est sans conséquences, à moins que tu aies peur d’en vouloir plus”. Pascal a secoué la tête en riant; “Même pour s’amuser Caro, je ne peux pas, alors STP arrête ok”.

Je pense que j’ai dû quand même avoir une petite crise d'apoplexie. Parce que le corps se relâche après et on est calme, down, mais plus calme. Je n’étais plus que spectateur de l’inévitable. Je me voyais sortir de la voiture comme une furie et sauter à la gorge de Caroline. Lui arracher les bras de la taille à Pascal et lui en coller une. Lui dire de ne plus toucher à mon mec... mais... il n’était pas mon mec!

Caroline lui a demandé pourquoi, un petit bisous n’engageait à rien. Qu’elle savait être discrète (POUAH... ben voyons). Elle a essayé de se mettre sur la pointe des pieds, mais Pascal est grand. Elle ne pouvait atteindre sa bouche que s’il se penchait, et il n’avait pas intérêt à se pencher, sinon je le scalpe. J’ai remarqué que Pascal essayait de la repousser gentiment, mais la repousser quand même. Elle lui a demandé si c’était à cause de sa petite amie, celle qui n’est pas là, ou celle de l’autre jour? Ça c’est moi, je pense! Caroline pensait que j’étais amoureuse de lui. Il n’a rien répondu à ça, ils sont rentrés.

J’étais épuisée, raide et un mal de tête à faire pâlir les mûrs de Babylone. J’étais heureuse aussi. Au moins, il ne l’avait pas embrassée. Mes jambes et mes bras étaient en papier mâché, flasque.

De retour à l’intérieur, Caroline était un peu plus distante. Elle s’amusait à allumer les copains à Pascal en lui jetant des regards de chatte en chaleur. Elle essayait de le rendre jaloux, ma parole? De temps en temps, elle revenait à la charge. Je ne pouvais pas voir si Pascal la suivait du regard ou pas.

Je ne l’ai pas suivi au parking finalement. Ils ont été en boîte. Et là, je ne pouvais plus les voir. Alors j’ai été chez les garçons et j’ai attendu.

  J’avais répondu au message que Pascal m’a envoyé devant le bar quant Caroline est venue le rejoindre. Je n’avais rien d’autre à faire. Il me répondait avec d’adorables messages; je lui manquais, il aurait aimé que je sois là même si on ne pouvait pas vraiment s’afficher, ni se toucher. Il voulait savoir où j’étais, il voulait venir me chercher... Ça, ça aurait été un peu dur, j’étais... devant chez lui... Alors je lui ai dit que j’étais rentrée, j’étais crevée. Il m’a proposé de le rejoindre chez lui? Hum, j’y étais déjà! Je voulais lui faire la surprise, alors j’allais pas lui dire. Alors j’ai dit “pas ce soir”, j’étais trop crevée. Hi hi hi. Depuis quant, je suis trop crevée et que je ne saute pas sur l’occasion d’aller le retrouver?  Il m’a cru. Puis, il m’a dit qu’il rentrait, aussi crevé.

Je savais que ça lui prendrait peut-être 20mn alors j’ai été me poster dans un coin. Fallait que j’y sois avant son arrivé, comme ça, si jamais, Thomas ne me verrait pas traverser le jardin, ni rentrer chez lui. Pascal est arrivé tout seul, Thomas n’était pas avec lui. Je l’ai regardé avec amour, quitter sa voiture, la fermée avec la commande à distance, enlevé sa veste, monté les marches et rentrer. Je devais attendre un peu, je ne voulais pas qu’il sache que je l’attendais.

Une voiture est arrivée peu après se parquer à côté de la sienne et horreur, il s’agissait de Caroline. AOUTCH, grosse boule dans le ventre. Est-ce que c’était un petit rendez-vous secret comme avec moi? Est-ce qu’ils avait organisé ça? Peut-être que son message pour savoir ce que je faisais et où j’étais était... ou sachant que j’étais rentrée...? AOUTCH, je me sentais un peu mal. Il a dû entendre sa voiture parce qu’il est sorti sur le pas de la porte. J’ai failli m’évanouir quant il l’a tirée à l’intérieur, comme il l’avait fait avec moi, la 1ère fois que je suis venue chez lui. je me sentais mal.

Que faire? Aller sonner? Aller voir à la fenêtre? J’étais pas très bien. C’est fou comme le cerveau fonctionne, on arrive à filtrer les bruits, on arrive même, à reconnaître n’importe quel son et même jusqu’à deviner ce qui se passe. J’étais sous la fenêtre et mes antennes étaient en pleine action. J’avais peur de me rendre compte qu’ils s’embrassaient, mais bon, au point où j’en étais... Pascal avait refermé la porte derrière elle; “T’es folle, qu’est-ce que tu fiche ici?” Elle avait envie de passer la nuit avec lui... ouais... mais moi aussi ! Apparemment, elle a dû lui passer les bras autour des épaules ou quelque chose du genre. Je n’en sais rien, je ne les voyais pas. Pascal lui a demandé d’arrêter, il insistait qu’elle ne pouvait pas rester là. Pascal semblait même un peu agacé. Ou c’est mon imagination? C’est ce que je voulais croire?

Au moins, ce n’était pas un truc qu’ils avaient prévu ensemble. Peut-être qu’il avait juste peur que Thomas arrive? "Écoute Caro, c’est mignon comme tout, mais, il faut vraiment que tu parte, maintenant... STP?". Pascal insistait pour qu’elle s’en aille, que si Thomas la trouvait là, il allait avoir des ennuis. Caroline a essayé d’insister, même à lui proposer qu’ils aillent sur la terrasse juste pour parler ensemble ou s’il voulait bien lui offrir un café, comme ça Thomas verrait qu’il ne se passe rien. J’ai cru percevoir une hésitation de la part de Pascal, mais il a insisté encore, un peu plus sèchement, il m’a semblé. Ou peut-être que je prenais mes désirs pour la réalité? L’entendre lui dire de ne plus faire ce genre de chose, était top. Ça remonte drôlement le moral.

Caroline est enfin partie à contre-cœur, insistant pour un dernier baiser. Pascal a semblé vraiment soulagé à son départ. Elle a dit, dernier baiser? Parce que y a eu 1 premier? Hein?

Caroline était vraiment une jolie fille et sexy en plus. Si j’avais été un mec, je ne crois pas que je lui aurais demandé de partir!!!

Après le départ de Caroline, avant que j’en ai le courage de sortir de ma cachette, Thomas et des copains à eux sont arrivés. Pascal n'étant pas encore couché alors ils ont tous débarqués chez lui. Pour la petite surprise nocturne, je sentais que c’était râpé, pour ce soir!! Ses copains n’avaient par l’air pressé de partir. Même s’ils parlaient de filles et que ma curiosité aurait bien aimé rester dans les buissons à écouter, je ne pouvais pas y passer la nuit, sans imaginer toutes les bestioles qui allaient me ramper dessus... IAK.

J’ai filé en douce, super soulagée quand même de savoir qu’il ne passait pas la nuit avec... une autre!

Quelle poisse d’être amoureuse à ce point!

 

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Publié dans diary, journal

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