242..2 - Ma rivale a encore gagné!
Les petits bips-bips m’annonçant un message ont suffi pour me tirer de mon malheureux sommeil. Faut croire que je n’arrivais pas vraiment à dormir, et... j’espérais des nouvelles de Pascal, ou qu’il trouve quelque chose qui fasse que je me sente moins malheureuse. Je voulais dormir pour ne pas voir le temps passer, mais... c’était trop dur.
C’était bien un message de Pascal.
D’ailleurs qui, à part Brig, aurait eu le culot de m’envoyer un message à des heures pareilles! Quoique... un message aussi tardif réveil toujours quant on a une famille. L’air de rien, on reste aux aguets, on sursaute, on flippe. Mais là, j’ai pas flippé.
Pascal me laissait un message pour que je sache qu’il rentrait. Je l’ai rappelé illico. Il avait l’air fatigué. J’avais une brique ou 2 dans la poitrine, j’étais encore triste.
Toutefois, j’avais eu le temps de me calmer, et j’avais décidé de ne plus être une complète idiote. J’ai retrouvé un peu le contrôle de ma tête et enlever mon pieds... pour l’instant... des affres de la jalousie. J’avais frôlé dangereusement ce gouffre, j’allais tout faire pour ne plus m’en approcher. Tout ce qui se passait avec Caroline n’était que normal, il ne fallait pas que je laisse mon imagination prendre le dessus. Ce n’était rien de ce que je n’avais pas vécu avec Layne et pas pire que ce que Pascal avait vécu de son côté en attendant. Le tout était de redevenir moi-même, et laisser le mode-débile au fond d’un tiroir.
Pascal a été un peu surpris par mon téléphone, mais content de m’entendre. Ciel, il n’imaginait quand même pas que j’aurai pu réussir à dormir!!!
- Tu veux que je vienne chez toi?
Il a hésité une seconde avant de me répondre, Pascal avait cru que je serais fâchée, c’est pour ça que mon appel l’avait surpris, et pas parce qu’il pensait que je dormais. Il a proposé de passer me prendre tel quel. Il rigole ou quoi? J’avais mis mon training “spécial déprime”; pleines de trous et complètement déformé, pas question qu’il me voit comme ça!
C’était déjà presque 6h du matin. J’ai empêché ma tête de faire le calcul du temps qu’il avait passé chez Caroline. Le duo Caroline-Alexia de toute façon commençait sérieusement à me chauffer.
Dès que je l’ai vu, la brique qui me pesait a commencé à s’effriter et quant il m’a serré contre lui, mon coeur a retrouvé la paix. Dans la voiture, il m’a posé la tête sur son épaule et me caressait la tête avec douceur, en me faisant de petits bisous. J’aurai pu m’endormir, là, de suite. Pascal s’est excusé à plusieurs reprises, je ne l’en ai pas empêché parce que ça me faisait du bien de l’entendre.
Quant j’avais pensé que la nuit allait être longue, je ne m’étais pas trompée, parce que je n’étais pas au bout de mes surprises. Jeeez, Caroline a vraiment du cran. J’aimerai bien avoir autant de couilles qu’elle, tiens!
Pascal s’était éclipsé dès qu’elle s’était endormi, elle s’en était rendue compte presqu’aussitôt. Alors sans façon, elle s’était précipitée chez lui et l’attendait assise en haut des escaliers devant sa porte.
C’était vraiment pas de chance... Nous voilà tous les 3 dans un face à face merdique!
Elle, sûrement contente de savoir qu’elle avait raison depuis le départ. Lui, regrettant d’avoir accepté que je vienne chez lui. Moi, regrettant de le mettre dans cette situation. D’autant plus, ne se doutant pas de sa présence, main dans la main, collé-collé à se faire des bisous, complètement insouciants, on s’était dirigé vers son appartement.
Caroline s’était levée et le regardait blessée à mort. Je me sentais en faute, coupable de je ne sais quoi. Et Pascal... Petit coup d’oeil... Ben Pascal n’en menait pas large non plus.
- Je pense... Je crois que je vais rentrer. (moi)
Pascal m’a retenu. Caroline m’a lancé quelque chose comme “T’as bien raison” ou peut-être même “ouais, casse toi”, mais elle ne me regardait pas. Elle ignorait carrément ma présence et fixait seulement Pascal. Je n’ai pas voulu entrer, je ne voulais pas être là. J’aurai dû proposer qu’on reste chez moi...
Caroline ne voulait pas parler tant que j’étais là, et Pascal n’avait pas le courage de me dire de partir. Il avait sûrement peur de ma réaction. Normal.
Caroline ne s’adressait qu’à Pascal avant de reporter sa rage sur moi. Elle voulait qu’il me demande de partir. Pascal avait failli lui dire qu’on était ensemble avant que je ne le coupe pour dire; qu’il n’avait d’obligation qu’envers Jess et personne d’autre puisqu’il était marié. Pascal m’a regardé bizarrement. Qu’elle se demandait comment il pouvait encore continuer à me voir, moi qui avait choisi de le planter pour Layne. Je lui ai demandé de se mêler de ses affaires, que ça ne la regardait pas. Alors elle a commencé à m’attaquer verbalement. J’ai préféré garder ma langue dans ma poche. Si Pascal n’avait pas été présent, je m’en serais donnée à coeur joie, mais bon. Tout à coup, elle s’est élancé pour me fiche une tarte, Pascal a été plus rapide et a attrapé son bras.
- Ça suffit, je suis vraiment pas d’humeur. (Et s’adressant à Caroline;) Viens, je te ramène.
- Si elle reste, je reste aussi. Tu lui as dis qu’on avait passé la soirée chez moi à faire l’amour avant qu’il ne vienne te chercher?
- C’est faux. Caro arrête, ça suffit.
- Ha! Tu n’oses pas le lui dire hein? Qu’est-ce qu’elle pense que tu faisais avant d’aller la chercher? Est-ce qu’elle sait que tu étais avec moi?
Pascal l’a attrapée par le bras et voulait l’emmener à la voiture, mais Caroline n’avait pas l’intention de partir. Et moi, je ne voulais plus rien entendre, j’avais eu assez de mal à retrouver une certaine sérénité je ne voulais pas rester là et entrer en conflit avec elle. Ça risquait de dégénérer, et là, je n’étais pas sûre de pouvoir me retenir. J’ai filé. Je savais, enfin non, je me doutais que Pascal me suivrait. Je l’espérais du moins, sinon, ça m’aurait fait de la peine autrement.
Caroline nous observait depuis son palier.
Pascal m’a demandé pourquoi je l’avais empêché de lui dire tout simplement qu’on était ensemble. Pour lui, cela paraissait évident pourtant, et ça mettrait fin à toute cette parodie. Je ne voulais pas re-traverser la merde qu’on avait dû traverser la 1ère fois. Je sais que je lui avais dit que je voulais être présente s’il rompait avec elle, mais ce soir, je ne m’en sentais pas le courage. Lui, en avait marre et voulait que les choses soient claires une fois pour toute.
Pascal a coupé mon appel pour un taxi. Il voulait me raccompagner de même que Caroline.
Je trouvais l’idée un peu absurde; Toutes les 2 dans la même voiture? C’était pas possible. Je voulais qu’il me laisse rentrer, on pouvait s’appeler demain, enfin... dans la journée... J’étais crevée. Il faisait jour, et ma tête ne supportait plus rien.
Pascal a été raccompagner Caroline. Il lui aurait dit que c’était terminé. Apparemment, ce n’était pas la 1ère fois, mais Caroline ne voulait pas le croire.
Cette fois, je ne sais pas s’il était rentré tout de suite après ou pas, il ne m’a pas envoyé de message. De toute façon, je dormais, j’en pouvais plus. Je ne voulais même pas penser, j’avais tout mon temps après, et si je pouvais l’éviter, je le ferais.
Dans l’après-midi, Pascal m’a laissé un message sur ma boîte vocale. On a fini la journée chez moi. A part quelques sorties pour Maxou, on s’est larvé. On était tous les 2 très fatigués. De toute façon, Pascal allait être absent les 2 prochains jours, alors je n’avais pas envie d’autre chose que d’être collée à lui comme une glu. Il était tout câlinou et tendre. C’était tout ce qui me fallait...
Je n’ai pas posé de questions, je ne voulais rien savoir. Rien que de penser à la soirée, me fichait mal à la tête.
Pascal avait l’air un peu morose, mais j’ai prétendu ne pas m’en apercevoir
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C’est encore ma rivale qui gagne! - (242..2-dim-30aout09)