242..1 - Ma rivale a encore gagné!

Publié le par JaneDo


Pascal pensait que ce n’était pas une bonne idée de répondre aux appels de Caroline parce que ça ne ferait que l’encourager à continuer. Pourtant, je le voyais s’isoler pour écouter ses messages vocaux. J’appréciais qu’il ne le fasse pas ouvertement, même  si je l’observais attentivement pour noter s’il y avait des changements sur son visage ou dans son comportement.

voir l'image en taille réelleComme il ne l’a rappelait pas, Caroline avait décidé de passer chez lui. Pascal a laissé un message sur sa boîte vocale pour lui demander de ne pas.

Ce week-end, Pascal aurait dû redéménager dans son ancien appart avec Caroline, puisqu’elle était sensée partir très prochainement. Ça me faisait super mal au coeur qu’il quitte cet appart, j’avais fini par m’y attacher. On y avait passé tellement de bons moments. Pascal avait fini par décider de remettre son déménagement au week-end prochain. De plus, la semaine à venir, il allait être en déplacement pour le travail. Je m'inquiétais de savoir comment on allait s’organiser pour passer du temps ensemble avec Thomas à l’étage. Poisse.

Caroline devait sûrement le savoir aussi, alors elle savait aussi qu’elle ne pourrait pas débarquer comme ça à l’autre appart. C’était ce week-end ou jamais...

Je dormais bien au chaud dans ses bras, quant les sonneries répétées à sa porte nous a réveillé. 2h du matin, non mais! Vacherie, on arrivait pas à passer un week-end entier sans être dérangé. En même temps, je saluais sa ténacité. Caroline osait faire des trucs que je n’aurai jamais le courage de faire.

Ben non, il s’agissait de Paul, Michael et Gloria. Gloria avait réussi à convaincre Paul de les emmener chez Pascal. Pascal n’était pas très content. Déjà, parce que ce n’était pas une bonne idée que toute la planète soit au courant qu’il avait un appart autre que celui qu’il partageait avec sa femme, et aussi parce que Paul devait bien se douter que je serais là. Comment expliquer ma présence... donc je suis restée dans la chambre. Cela laissait penser que Pascal avait une garçonnière, mdr. D’ailleurs Gloria a voulu voir dans la chambre si Pascal était seul, mais il l’en a empêché. Il a essayé, tant bien que mal, de les mettre à la porte. Même pas une 1/2h plus tard, comble du comble, Caroline se pointait à son tour. C’était complet!

Cette fois, il était classé avec l’image du mec ayant une garçonnière pour ses aventures extra conjugale!!! Wouah!

Ils ont dû croire que Caroline était celle que Pascal attendait. J’étais furax et je pétais un câble en me rongeant les freins. Malgré la fatigue, je me suis rhabillée. Graouh. Qu’est-ce que j’allais pouvoir faire? Rien. Juste attendre.

Sur ce, Pascal s’est débarrassé de Paul, Michael et Gloria, mais il restait encore Caroline. La nuit s’annonçait longue! J’étais fatiguée et complètement cassée. Si je n’avais pas été curieuse, j’aurai voulu rentrer, mais de toute façon, je ne pouvais pas quitter la chambre.

Caroline lui a demandé s’il s’était débarrassé d’elle pour passer la soirée avec ses potes? Qu’est-ce qu’il avait fait de moi? Elle s’attendait à me trouver dans les parages après l’avoir vu m’emmener de force tout à l’heure. Puis elle lui a avoué l’avoir suivi ici, l’avait appelé non-stop, lui avait envoyé des messages. Puis sa copine en a eu marre et l’avait ramenée. Mais, elle avait pris un taxi pour revenir, sa voiture est encore tombée en rade. Elle avait entendu les bruits de voix, avait hésité, mais, elle voulait le voir.

Hum, Pascal ne savait pas quoi dire, il se doutait bien que j’entendais tout... Tu penses!

Pascal a voulu la raccompagner, mais elle voulait rester avec lui, qu’il la prenne dans ses bras. Caroline ne voulait pas partir. J’avais fait le tour par la terrasse et je pouvais les observer depuis l’extérieur, et j’entendais tout.

voir l'image en taille réellePascal était assis sur le coin de la table du salon et la regardait parler, sûrement préoccupé par ma présence dans la pièce d’à côté. Il avait l’air triste. Est-ce qu’il l’aimait aussi? C’était possible, en tous cas, il avait l’air d’être... troublé? Ils se tenaient par les mains, et Caroline, à genoux, était venue se serrer contre lui. Il l’a prise dans ses bras. Il n’aurait pas dû faire ça. Comment voulait-il qu’elle comprenne s’il continuait à agir comme ça!

Je ne voulais plus voir ça, mais comme prise dans les phares d’une voiture, je ne pouvais pas les quitter des yeux. Pascal tenait à elle, c’était sûr, ça se voyait. Ou est-ce que je me faisais des films? Ça me donnait mal à l’estomac. L’angoisse. Je pourrais essayer de sauter par dessus le balcon, mais je risque de me faire mal, et aussi, je ne saurais pas ce qui se passe. Là au moins, j’étais aux premières loges. Une fois en bas, impossible de remonter sur la terrasse.

Ils s’embrassaient... Arhhh, il n’aurait pas dû. Je sentais les petites piqûres de fureur me parcourir. Je fais quoi? Je déboule dans le salon? J’avais envie de lui tordre le cou. Bon, ok, Caroline était encore sa copine, mais alors... J’suis quoi moi? Celle qu’il aime, je suis celle qu’il aime... Je me le répétais sans cesse, pour ne pas péter un câble.

Finalement, Pascal a réussi à décider Caroline de rentrer. Je me suis précipitée dans la chambre juste à temps. Pascal l’avait installé dans sa voiture et il est revenu à l’appart...

Pascal ne savait pas quant il rentrerait, et préférait que je ne l’attende pas. Il voulait que je rentre? Il ne voulait pas que je reste là? Ouais, il ne voulait pas que je réalise qu’il ne rentrerait pas? Donc, il savait qu’il n’allait pas rentrer?  Hhhhhha! j’étais dépitée! Et moi, je rentre comment? En taxi alors? Furax! Waaahh, il fallait que j’arrête le “mode-débile” sinon j’allais passer le reste de la nuit à pleurer.

Si seulement j’arrivais à verser une petite larme moi aussi, là tout de suite, pour qu’il se sente coupable et ne pense qu’à rentrer au plus vite. Mais rien, pas une larme. Pas un mot, motus. Rien, pffff.

Je ne voulais pas qu’il la raccompagne, je ne voulais pas qu’il me laisse toute seule, je ne voulais pas qu’il passe le reste de la nuit avec elle....

Le reste de la nuit, torturée par les images que me renvoyaient mon imagination débordante, je me suis rongée les ongles. J’avais envie d’appeler Pascal, comme elle savait si bien le faire sans arrêt. Pas pour faire pareil, mais pour entendre sa voix, et aussi qu’il se rappelle de moi, qu’il ne fasse pas de bêtises que je ne pourrais pas lui pardonner. Gros soupir... je n’osais pas. Je voulais qu’il soit là avec moi.

Même si j’essayais de ne pas, j’ai pleuré le reste de la nuit, et j’ai fini par m’endormir épuisée!!

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C’est encore ma rivale qui gagne! - (242-dim-30aout09)

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Publié dans janedo's diary

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J
impadonable kil te demande de partir :(
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