26 -- Pas prête à faire ce qu'il faut
J'avais passé la fin de mon week-end sous pression, et la seule chose que je voulais en rentrant c’était un peu de paix et un silence total. J’étais vraiment crevée. Pour l’avoir, je n’avais qu’une seule solution; me retirer dans ma chambre, fermer la porte... à clef. Seul refuge où Pat ne pouvait pas me déranger. J’ai allumé la télé, mais je ne la regardais pas. J’ai mis un casque avec de la musique à plein tube pour me déconnecter du reste du monde.
J’avais beau tourner les choses dans tous les sens, j’aimais Pascal plus que tout et je ne pouvais pas imaginer être sans lui. Donc, il ne me restait plus qu’à rompre avec Layne. Et j’aimais beaucoup Layne malgré tous ses défauts. En pensant à ses défauts, ça me faisaient sourire. Je n’étais pas moins attachée à lui parce qu’il avait des aventures à droite et à gauche, au contraire je le comprenais. Trop de jolies filles et qu’une seule vie. Ce n’était pas agréable à voir, mais quant je ne voyais rien, ça m’était égal. Non, je ne lui en voulais pas.
Ok, soyons logique, s’il n’y avait pas de Pascal, et que j’avais dû passer la plupart de mes soirées et week-ends seule pendant que mon petit copain s’amusait avec d’autres filles, je trouverais sûrement ça moins amusant. Ouais... drôlement moins amusant.
A 2h du matin, Pat est venu cogner à ma porte. Il m’a fallu un moment pour l’entendre avec la zik dans les oreilles. En fait, ce n’était pas Pat, c’était Layne. Merde, je n’avais pas encore eu assez de temps pour organiser la future rupture.
Quant j’ai ouvert, Layne m’a attrapé par le bras et m'a traînée jusqu'à sa voiture, sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit. Pas eu le temps de mettre de chaussures non plus, j’étais en slaps. Dans la voiture, j’ai essayé de savoir à quelle sauce j’allais être mangée, mais il ne parlais pas. J’avais un peu les flopettes et je n’arrivais plus à diriger mes pensées, ni à préparer un plan.
Ok, il fallait qu’on se sépare. Je ne pouvais plus continuer à me voiler la face!
Je voulais être aussi courageuse que Pascal, qui malgré les chemins bizarres que j’avais pris, malgré que je sois avec quelqu’un d’autre, malgré que je lui ai à plusieurs reprises fait honte, malgré toutes mes petites conneries, n’a jamais caché ses sentiments. Je voulais me montrer à la hauteur. Vis-à-vis de lui, face à ses parents, à cause de Jess, je ne pouvais pas continuer à sortir avec quelqu’un d’autre si je prétendais l’aimer.
Mais, zut, il était passé 2h du mat, je n’avais vraiment pas envie de me prendre la tête maintenant et... j’aurai voulu parler à Pascal avant, entendre sa voix, question de me donner du courage... mais... je ne pouvais pas l’appeler maintenant... poisse.
Je n’arrivais pas à deviner si Layne était en colère ou pas ou s’il était d’humeur à ce que je fasse une petite crise pour exiger de rentrer chez moi et discuter demain... Oui, c’est ça, demain serait parfait! Non d’un chien, c’est ce que je devrais faire, remettre ça à demain. Aïe, est-ce que je commençais déjà à faire marche arrière?
A peine avons-nous passé la porte qu’il a lancé le ton;
- Tu n’étais pas avec ta copine en montagne. Est-ce que tu veux me dire où tu étais? Même si... je veux l’entendre de ta bouche.
Oh là là, je fais quoi, j’attaque ou je plie?
- Layne? Il est tard et je suis crevée, j’ai juste envie de dormir. On ne pourrait pas parler de nos week-ends respectifs demain?
J’ai plié... Mais j’avais insisté sur le “nos” et, à la lueur dans ses yeux, je crois qu’il avait compris qu’on ne parlerait pas seulement de mes va-et-vient. J’avais gagné... hihihi...
- Tu étais avec Pascal.
Glups. Je croyais avoir la main... Glups... mais ce n’était qu'une demi victoire. Il m’avait lancé sa phrase et n’a pas chercher à discuter, comme s’il pensait me sondait. Bon au moins, je pouvais me préparer. J’aurai toute la journée pendant qu’il sera au travail... mouais!
Malgré ce qu’il pensait savoir, même s'il était sûrement en colère, il a passé l’éponge... pour ce soir. Il entendait marquer son territoire... grrr... je n’étais pas d’humeur. Mais c’était ça ou discuter, et discuter, il ne semblait pas en avoir envi. Comme toujours quant il était de mauvaise humeur, il était plus brusque, mais je pouvais le supporter, j’avais besoin de temps.
Layne était déjà parti quant je me suis réveillée, et je n'avais pas ma voiture pour rentrer, zut. Je n'avais plus qu'à prendre un taxi, en training et en slap. Génial
Patricia était déjà debout et son moulin à paroles fonctionnait à plein régime. Je l'ai écoutée gentiment en souriant pendant environs 1h, après j'ai pris la fuite avec mon chien. Au retour, je lui ai dis que j'étais crevée et je me suis enfermée dans ma chambre. Après avoir parlé avec Pascal, je me sentais plus sûre de moi et détendue. Toutefois, je n'étais pas prête pour voir Layne, je voulais que ce soit lui qui prenne l'initiative de la rupture, que ce soit sa décision, et pour ça j'avais encore quelques efforts à faire ;)) Donc quant Layne a cherché à me voir, j'ai prétendue être malade et que je n'étais pas en état de le voir.
Je n'étais pas encore prête.
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Pas prête à faire ce qu'il faut (26 jan09 -lun)