27 -- Petits aveux à Layne
- Tu étais avec lui n’est-ce pas?
- Oui, j’étais avec Pascal.
- Vous vous voyez toujours hein? Dis moi, c'était déjà le cas quant tu m’as demandé de sortir avec toi ou vous avez recommencé à vous voir après?
Aïe, son oeil gauche lancait des flammes, et sa bouche ne souriait pas. Bon, yééééh pourquoi aurait-il souri? Ouuuuuh, trop louche. Son ton était celui de la discussion, si je lui répondais, qui me dit qu’il n’allait pas me sauter à la gorge et m’étrangler avec mes mots? De toute façon j’avais décidé de ne pas lui mentir, j’allais lui dire la vérité, et le laisser prendre l’initiative de la rupture. Ouais, mes vieux travers, je déteste toujours le mauvais rôle.
J'avais passé la journée à essayer d'éviter ses coups de fils, mais finalement, il m'avait envoyé un message pour me demander d'aller chez lui, sinon il passerait à la maison et qu'on étallerait notre linge sale devant Pat... Hum, donc...
- Alors?
- Je... Je le voyais déjà.
Il s’est assis sans me quitter des yeux. Je crois que son nez lançait de la fumée comme un taureau prêt à charger. D'accord, il était peut-être un peu énervé, ça ne se voyait pas sur son visage, mais ça s'entendait dans sa voix.
- Depuis?
- Héééé?
- Depuis combien de temps?
- Je... ça je... Je sais pas.
- Tssse, tu te fou de ma gueule ou quoi? Depuis combien de temps?
- Je n’ai pas envie de répondre à ça, je sais que tu va courir le dire à Jess.
- Et? Quelle importance? Donc, quant Jess était venu te faire une scène, c’était totalement justifié. Hummm. De toute façon, Jess ne veut que ce qu'elle ne peut avoir. Le petit complexe de la petite fille riche quoi! C'est seulement quant quelqu'un d'autre s'intéresse à son mec que tout à coup elle le remarque et le veut plus que tout. Elle est possessive et territorial. Quand même, tu m’as bien berné pendant un moment.
- Dis donc, et c'est monsieur fidélité en personne...
Il me regardait avec un de ses petits airs que je trouvais trop mignon, mais que je ne comprenais pas vraiment. Ça pouvait aller dans un sens comme dans l’autre..
- Alors, j’aimerai comprendre... Pourquoi vouloir sortir avec moi?
- Parce que tu n’en aurais rien à cirer si je voyais, comme toi, d’autres personnes.
- D’autres personnes? Ou... Pascal? Ne répond pas, j’en ai une vague idée. De toute manière, je m’en doutais. Quelle sympathique petite équipe on fait, hein? Tout le monde couche avec tout le monde.
- Dis... t’es gonflé tu crois pas! Toi qui couche avec tout ce qui bouge
- Correction; tout ce qui bouge et qui porte une paire de nénés. Je fais pas dans les tapettes. Malgré tout, je tenais à toi.
- Haaah! Donc, quant tu t’envoyais en l’air avec Alexia, c’était parce que tu tenais à moi? Waouh... elle est plutôt bonne celle-là.
- Tu voyais bien Pascal toi.
Glups, je me suis rappelée trop tard que je voulais utiliser l’excuse d’Alexia pour dire que j’avais recommencer à voir Pascal seulement après les avoir trouvé ensemble. Donc, je lui ai rappelé qu'il ne savait rien à ce moment là!!! Je me suis plantée, ZUT!
Il a eu un petit rire bizarre; amer et en même temps amusé. Pourtant, j'avais la bizarre impression qu'il s'était quelque peu calmé depuis le début de la discussion. Il s'était levé et les mains dans les poches me jetait des regards de travers en se mordillant l'intérieur de la joue. Il était chou.... (Iiiiiiahhhiii... un petit format de moi courait en rond dans ma tête les mains sur les oreilles en hurlant) Je ne dois pas le trouver chou, il était sensé me plaquer là!!!
J’étais furax. C'était idiot que je ne m'en soit pas aperçu plus tôt, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. En tous cas, pour moi c'était clair à vous voir ensemble; vos gestes, les câlins... J'ai compris. Je savais que vous n’aviez pas joué au monopoli avec Pascal, non mais, tu te rappelle un peu ton état?Tu avais mal partout et tu ne voulais même pas que je te touche après que... que... Tu crois qu’on s’était cogné dessus pourquoi à ton avis? Je devinais comment s’était passé votre soirée et j’étais furieux. La manière que vous vous regardez et tout... Ahhh ça me rend furieux.- Vous... Vous vous êtes battu pour ça? Je ne le savais pas.
- J’ai bien pensé qu’il ne te dirait rien.
- T'as regardé le plafond avec alexia peut-être?
Il me regardait avec un de ses petits sourires. Trop trognon!
- Tu pensais me plaquer hier soir, non? Tu n’as pas pu le faire hein? Il est marié, si je dois te le rappeler et je n'ai pas l'intention de lui laisser le champ libre avec ma nana.
- Tu veux pas me faire croire que tu as commencé à voir Alexia à cause de ce week-end là? Impossible. (J’ai ri.) Je ne croirais jamais une chose pareille.
- J'était vraiment furieux et jaloux... Hé, n’essais pas de tourner la table sur moi. Ouais, on peut dire qu’on ne vaut pas mieux l’un que l’autre, non?
Je m'attendais à ce qu'il me plaque après lui avoir avoué avoir passé le week-end avec Pascal, aussi qu'on se voyait avant, pendant... Mais rien ne se passait comme prévu, au contraire, on dirait que son humeur avait changé du tout au tout et il m'a prise dans ses bras. J'était un peu "choc". Le Layne que je croyais connaître m'aurait envoyé illico sur les roses et se serait tiré pour aller rejoindre une de ses nana.
- Tu va arrêter de le voir. Si jamais j'apprends que tu le vois en dehors des sorties habituelles, je lui tords le cou.
- Quoi? Tu te fou...
- Non. Je suis sérieux. Il n’est pas question que ma nana bidule avec un autre type derrière mon dos.
- Attends, laisse moi voir si j’ai bien compris... Tu as le droit de batifoler à droite et à gauche et moi je devrais gentiment t’obéir et attendre que tu aies du temps à me consacrer? Tu plaisantes j’espère?
- Je ne plaisante pas. Tu sais bien que les mecs, c’est pas pareil. On a pas besoin de sentiments pour coucher, vous les filles, oui!
Waouh... Ça ne marchait pas du tout comme je l’avais imaginé... C’était pas bon. Il ne me restait plus qu’à utiliser une de mes vieilles méthodes pour qu’il me plaque. Pour l’heure, il n’était pas question qu’on papote comme des potes à ce sujet. Fallait que je trouve le moyen de le faire arrêter et je n’en connaissais qu’une. En même temps, je me sentais tellement coupable et mal. Je ne devrais certainement pas, Layne était loin d'être un ange.
Il m'a prise dans ses bras, j'ai fondu. Il était chou quand même, je ne pouvais pas lui faire ça. Il avait ses moments et, c'était bizarre, mais je ressentais quand même quelque chose pour lui. J'aimais lorsque ses yeux s'assombrissaient quant il était passionné, j'aimais ses manières possessives avec moi, j'aimais aussi le voir fondre sous la tendresse. Quelle poisse j'étais mal barré!
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Petits Aveux à Layne (27 jan 09 -mar)