329-330-331 - Melli-Mello etc
Melli-Mello
(329-lun 24/11/08)
Ce n'était pas très difficile de faire rester Layne à la maison et ne pas sortir. Trop facile même, mais c'était une des facettes de sa personnalité que j'aimais bien. Il n'était pas compliqué. Un peu de tendresse et il était près à suivre.
Une fois de plus, il a coupé son natel. Hum, je devinais qui c'était!! Je m'attendais à ce que Layne cherche une excuse pour se tirer et aller rejoindre ses "soit-disant" copains. Mais pas du tout. Je crois qu'il appréciait le retour au calme.
Il est sorti un moment pour sa "partie de bowling". Mais une heure plus tard, il était déjà de retour. Je me demandais s'il avait en fait été retrouver Alexia. Je l'ai reniflé à son retour pour détecter toute odeur féminine, comme une odeur de parfum ou autre, mais rien. Hum. Quant je lui ai suggéré de rester à la maison au lieu de traîner dans les bars ou boîtes, il a paru trouvé ça très bien.
Dans ma tête, je me suis dite qu'il avait dû la voir elle, Alexia, donc il n'avait plus besoin de sortir. Les sonneries répétées de son natel me faisait douter. S'ils s'étaient vus, elle n'essayerait pas de le rappeler sans arrêt!!!
Comme presque tous les lundis, je me suis acquittée des obligations familiales que je me suis imposées. Une bonne chose de faite, après le reste de la semaine était à moi.
Je me demande d'ailleurs pourquoi m'imposer ça! Après tout, ma petite famille pouvait aussi en faire autant... hum...
Lundi prochain, je ne les verrai pas tiens! Ça me changera.
Pascal m'a appelée dans la matinée pour savoir si ça me disait de manger avec lui à midi, mais... j'avais mes trucs de familles alors ça ne jouait pas. On a prévu de dîner ensemble demain à midi. Avec Pascal, je n'aime pas trop prévoir à l'avance, parce qu'après je vis en constante attente du lendemain. Mais bon, ça ira pour cette fois parce que de toute façon, j'étais impatiente de le voir.
Le soir, j'ai été mangé avec Brian que je n'avais pas vu depuis un moment, puis je suis rentrée... attendre demain midi...
Déjeûner râté
(330 -- mardi 25/11/08)
J'ai traîné au lieu de me préparer, je n'avais pas envie d'être en avance, mais... je ne suis jamais en avance! Donc, j'ai dû partir sur les chapeaux de roues pour ne pas être trop en retard. Fait chier, il me fait toujours battre le coeur à la folie dès que je l'aperçois, c'est nul. Tout juste si je ne perds pas tous mes moyens.
On était à peine installé depuis 5mn que Caroline avec 2 autres de ses collègues se sont pointés dans le même restaurant et se sont permis de s'incruster à notre table. Je bouillonnais à l'intérieur, extérieur sourire, comme si de rien n'était. Peste.
Et vas-y pas que je te parle boulot, et de d'autres collègues... évidemment tout ce que je ne connaissais pas, ce qui rendait ma participation à la discussion quasi impossible. Pascal a essayé de leurs dire à plusieurs reprises qu'il n'avait pas envi de parler boulot pendant le déjeûner, mais rien à faire, Caroline revenait sans arrêt sur le sujet. Elle lui racontait tous les petites histoires qu'il avait loupé pendant son absence. Elle s'est aussi, avec maestro, s'évertée à m'ignorer. Assez forte. Pascal était embarrassé et ennuyé mais bah... il n'y pouvait pas grand chose.
Un de ses collègue a, à un moment donné pour changer de sujet, demandé comment c'était d'être un homme marié maintenant. Il m'a jeté un petit coup d'oeil avant de répondre que ça ne changeait rien, Jess et lui se connaissaient depuis des lustres. Caroline et moi sommes restées silencieuses. Je pense qu'elle comme moi n'avions pas vraiment envie d'entendre les bonheurs de sa nouvelle vie.
L'heure est passée plutôt vite, et on avait même pas eu le plaisir de vraiment passé du temps ensemble. Chiant. Je m'étais réjouie pour rien. A la limite, ne pas aller manger ensemble aurait été pareil...
Au moment de se quitter, on aurait voulu rester seuls, mais Caroline avec beaucoup d'aplomb, est restée plantée à côté de nous, attendant Pascal.
- -Tu peux y aller, j'arrive dans 1mn.
- -Oh, j'suis pas pressée.
Hum... J'aurai jamais osé faire un truc pareil, mais elle oui. Chapeau. On a dû abréger. Caroline a enfilé son bras sous celui de Pascal qui l'a gentiment retirée.
Le soir, Layne m'a proposé de passer la soirée chez lui, mais on avait pas besoin de commencer à se voir tous les jours, non? On avait déjà passé le dimanche soir ensemble, et Dieu sait que le dimanche, je n'aime voir personne. Je ne voulais pas lui donner de mauvaises habitudes. Ce n'était pas parce qu'on sortait ensemble qu'on était obligé de passer tout notre temps ensemble...
J'aime avoir du temps à moi, et j'ai besoin de moments de solitude... ça m'ait vital!
Layne, la main dans le sac
(331 -- mercredi 26/11/08)
Marie, ma voisine du rez m'a happée au passage. Elle avait fait de la tarte aux pommes et voulait que j'aille prendre un café chez elle. Grrr, je n'en avais pas envie du tout, mais je l'aime bien. Alors, je pouvais difficilement dire non, sinon j'étais bonne pour devoir y passer demain!
Layne m'a appelée et grâce à lui, j'ai enfin pu m'éclipser une heure plus tard.
J'étais en training, parce que je rentrais de la promenade de mon loulou quant Marie m'avait harponnée. J'ai trouvé un peu bizarre que Layne m'appelle maintenant chaque soir pour savoir ce que je faisais... Ni une ni deux, sans me changer, je suis repartie aussitôt. J'avais comme un pressentiment que c'était pour être sûr que je n'allais pas me pointer chez lui à l'improviste.
J'avais raison...
Grâce au ciel, en hiver, il faisait nuit très tôt, c'est beaucoup plus facile pour se dissimuler dans le noir. Cela faisait peut-être 2h que j'étais en train d'espionner Layne et j'étais sur le poing d'abandonner en me traitant d'idiote quant j'ai vu Alexia se pointer. Mes intuitions étaient donc bonnes, je m'en félicitais. J'étais aussi contente de vivre à l'étage. C'est beaucoup plus difficile de voir ce qui se passe chez moi.
Avec les énormes baies vitrées, la vue était panoramique!
Ce n'était pas les 1ères fois qu'elle venait chez Layne, c'était sûr. A sa manière de se mettre à l'aise, elle connaissait la maison. Maintenant, je me demandais ce que je devais faire? Me pointer chez lui? Lui faire le coup de la visite impromptu? Non, je ne pouvais pas habillée en training, pas vraiment préparée pour un petit affrontement...
Et, avais-je vraiment le droit de lui faire une scène?
J'avais des frissons, ces frissons qui sont un mélange de rage et envie de foncer dans le tas... Mais je me suis raisonnnée, je n'allais pas rester là à regarder... Je risquais de voir des choses qui finiraient par me mettre en colère ou me déranger. Autant ne pas savoir, mon côté "autruche" sûrement. Je suis rentrée, mais j'étais bouillonnante.
Faudrait que je me décide à faire quelque chose!!!
