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195 - Dimanche en enfer..

Publié le par JaneDo

Un dimanche en enfer...

Pour le coup mon envie de savoir... bofff. Le moral dans les basquettes. Je n'avais envie de voir personne. BK, une bonne copine, a essayé de m'appeler plusieurs fois, je n'ai pas répondu. J'ai sillonné mon appart comme une lionnne en cage. Pas de chance. J'aurai franchement dû deviner ou au moins soupçonné quelque chose du genre... J'aurai vraiment dû m'en douter. Je n'avais même pas envie de regarder la télé mais plutôt envie de dormir pour oublier, mais je n'arrivais pas à fermer l'oeil. Me suis faite un café, même pas soif... J'étais crevée.

J'ai lu les quelques messages de Thomas, sans beaucoup d'entrain. Pas répondu à mes potes F/G qui ont essayé de m'appeler. J'avais vraiment le moral au plus bas. Je n'arrivais pas à secouer l'anxiété qui m'avait gagnée. Le pire était mon envie de le voir quand même. Mais ça, je ne devais pas. J'avais les yeux enflés d'avoir trop pleuré, je ne pouvais vraiment voir personne. Il fallait que je sorte Maxou. Je l'ai sorti avec des lunettes de soleil. La journée ressemblait à mon humeur mi-figue, mi-raisins.

Je suis quand même rarement aussi down. Même quant je l'ai été, je choisissais de ne pas. J'ai toujours cru qu'on avait le choix de se laisser sombrer ou pas. Je me jette alors dans un de mes loisirs préférés, le travail, le sport et hop, j'allais mieux. Rien que de penser à quelque chose qui me faisait plaisir, me remontait illico le moral. Là, je n'arrivais même pas à avoir envie d'avoir envi.

Pascal m'avait envoyé 2 messages. Je n'avais pas le courage de les lire, qu'est-ce qu'il pouvait bien avoir à dire? J'hésitais à les effacer sans les lire. Tant que j'étais indécise, je les laisserai sur mon portable. Je ne les survolais même pas avec curiosité. J'étais vraiment down.

Peut-être parce que c'était dans ma nature, je me laissai gentiment couler en étudiant les étapes de ma descente aux enfers.

J'avais envie de le voir et ça me donnait la nausée. J'essayais de penser à ses défauts... je n'en connaissais pas. J'avais le coeur qui battait trop fort. J'enviais sa femme... Jess. Et je ne l'enviais pas. C'est pas le pied de sortir avec un mec trop mignon, les autres nanas passent leurs temps à essayer de vous le piquer. J'étais dégoûtée. Hélas, maintenant je faisais partie de ces garces. Pouahhh, je me déteste.

Mince, je me sentais mal. Je lui en voulais et non, c'est à moi que j'en voulais. Je m'en voulais d'avoir quand même envie de le voir. Je n'avais pas faim. J'avais mal partout jusqu'à fleur de peau et mal aux cheveux.

C'était de ma faute.

Je l'avais harcelé, poursuivi, traqué... J'aurai vraiment dû y penser, j'aurai dû le savoir. A passer 30ans, il y 80% de chance que les adultes qu'on rencontre soient en couple ou mariés. J'avais aussi envie de vomir. Vomir parce que j'avais envie d'être avec le mec d'une autre, que j'avais malgré tout envie de l'appeler, d'entendre le son de sa voix, mais son coeur appartenait à quelqu'un d'autre.

Ma ligne de téléphone n'arrêtait pas non plus de sonner, quelle barbe. Ca ne pouvait être que ma famille, mais je n'avais envie de parler à personne. J'étais pas trop d'humeur. Il fallait que je me laisse un peu de temps. Ce matin, j'ai dû rouler en mode automatique. Ma voiture connaissait bien la route. Mon cerveau anesthésié aussi...

Je n'avais répondu à aucun des messages de Thomas, qui me disait que je LEUR avait manqué. Je savais bien qu'il voulait dire à lui, mais bon. Ca ne me faisait même pas sourir. J'avais froid. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire... Je ne pouvais pas, même si j'étais assez ouverte, je ne pouvais pas être "sa maîtresse"... quelle poisse. Pas à lui, n'importe quel autre mec, mais pas lui...

Ma tête allait exploser!

Puis fatiguée d'être fatiguée, je décidais de me secouer un peu. J'allais accepter d'aller prendre un verre avec Thomas. Quelque part, je me demandais si ce n'était pas une manière quand même de m'approcher de la bulle de Pascal? De toucher à son environnement? D'être dans son sillage, sans pour autant avoir le courage d'aller plus près?

Bahhh, oooowh stop la défoule mentale...


Un petit verre pour la route!

Thomas tout heureux est passé me prendre à la maison. Normalement, je prends toujours ma voiture. J'aime mon indépendance et surtout avoir la possibilité de décamper dès que la soirée me saoule. Mais là, je n'avais pas le courage de conduire.

  ahhh Thomas ! Quelques uns de ces potes étaient là... Je suis sûre qu'il a fait exprès. Il n'a pas pu s'en empêcher, fallait qu'il parrade. Incroyable. Mais bon. C'était quand même sympa. Il est amusant et très intéressant comme mec. Son seul défaux, c'est son changement de comportement dès que ces copains sont dans le coin. C'était agréable et ça m'a changé les idées.

Il m'a raconté ses études, ses bêtises, un peu sa famille. J'ai TilT-é intérieurement, quant il a parlé de sa soeur... Je n'ai posé aucune question. J'avais peur qu'il remarque un intérêt quelconque, mais j'étais évidemment très curieuse. Par contre, il a parlé de Pascal. Mon coeur flottait dans de l'huile et pesait une tonne et demi.

En mâle qui protège son territoire, il m'a bien fait comprendre que Pascal n'était pas libre, en insistant lourdement. Qu'il avait remarqué mon intérêt. Pascal n'a jamais été un fanfaron, mais Thomas le trouvait plus renfermé que d'habitude.

Une petite décharge électrique me traversait le corps chaque fois que le nom de Pascal était mentionné ARFF. Quant les copains à Thomas sont passés à la table et ont demandés où était Pascal... GLUPS, ou quant ils ont mentionnés le fait qu'il n'était pas sorti les rejoindre hier soir...

Puis Thomas m'a demandé si ça me dirait d'aller prendre un dernier verre chez lui... Chez lui... OUPS, juste au-dessus de l'appart à Pascal???!!!

Dilemme... Oui, j'en avais envie... Même si c'est juste de savoir qu'il est en-dessous, juste d'apercevoir sa silhouette pendant une fraction de secondes... Oui... j'en avais envie... Mais! Mais, je ne voulais pas encore le voir en vrai, je ne voulais pas lui parler, ni avoir à le voir en chair et en os.. L'apercevoir, oui, le voir vraiment... non!

Et en faible chiffe molle, j'ai accepté... Nullasse!


Pascal partait sans doute pour un jogging quant on est arrivé devant chez eux. Il était à torse nu, son t-shirt sur un genoux alors qu'il laçait ses basquettes. Poisse, qu'est-ce qu'il est... mignon. Il a à peine levé les yeux tout en faisant un signe de la tête dans notre direction. Il ne m'a pas vue. J'aurai espérer qu'on s'engouffre rapidement dans les escaliers pour monter chez Thomas mais il s'est arrêté pour bavarder avec Pascal. Mon coeur me faisait des siennes.

A quoi je m'attendais de toute façon? J'espérais le voir, ben, c'était gagné! Fallait que j'arrête de me raconter des histoires. J'avais pris le risque de venir chez eux, alors fallait bien m'attendre à le voir d'une façon ou d'une autre. J'aurais donc dû m'y préparer au lieu de laisser ma tête nager dans le vide. Mes neurones s'amusaient à penser à des trucs débiles, carrément rien à voir, au lieu de rapidement chercher comment réagir. Une vraie tâche. Pascal a finalement levé la tête à notre approche. J'avais envie d'être invisible. J'avais envie de me planquer derrière Thomas aussi, mais, ohfff, j'aurai eu l'air idiote. Je me sentais malade. Pascal a fronçé les sourcils, aucune idée ce qu'il allait dire parce que les mots sont restés coincés au fond de sa gorge. Son regard voilée par une légère expression d'incompréhension m'a cogné de plein fouet. Thomas était content. Ouais, il était.. content.

J'ai remarqué les contractions de la machoîre à Pascal, ce qui lui arrivait quant il était nerveux, ennuyé, en colère ou quant il se retenait  de dire quelque chose. Ses yeux m'ont transperçés une fraction de seconde...

Je suis dingue de ce mec... PFFFF. Je n'avais pas encore lu ces 2 messages, mais ça, il ne le savait pas. J'étais plombée sur place. J'ai dû lui faire la bise... LA BISE... Rien que sa main sur ma taille quant il s'est penché pour me faire cette bise m'a fait flipper. Il a évité de me regarder et je ne connaissais pas l'expression de son visage; colère? rien à foutre? Aucune idée. Je me sentais toute petite déjà que je n'étais pas très grande... Si j'avais osé j'aurai couru en hauts des marches chez Thomas, mais au lieu de ça, je restais debout comme une cruche en regardant Thomas parler. J'étais sourde, je n'entendais pas un mot, probablement la tornade qui s'abattait contre les parois de mon cerveau. Mais je souriais stupidement comme si je savais de quoi il parlait... NUL.

Ensuite, j'ai suivi Thomas chez lui sur mes guiboles en papier. Pascal nous regardait monter les escaliers, les sourcils fronçés et a détourné le regard quant je me suis retournée.

Ce n'était pas une bonne idée de venir prendre un verre chez Thomas!!!

On discutait tranquillement et il me montrait sa collection de DVDs quant Pascal a frappé et est entré. Même si ça me rendait mal à l'aise, j'étais aussi quelque part heureuse. Il n'avait pas été faire son jogging finalement, ce que Thomas n'a pas manqué de remarqué. Pascal a juste lancé un "Plus envi" et demandé s'il pouvait "m'emprunter" une minute. La boule a l'estomac, je l'ai suivi. Thomas la bouche encore ouverte, Pascal m'a prise par le bras et traîner gentiment mais fermement dehors.

Pascal voulait juste savoir ce qui se passait. Thomas nous observait alors, on prenait des mines de "ouais? ha cool... ha ouais!". Je lui ai juste dit que j'avais eu envie de prendre l'air et Thomas m'a appelé à ce moment là et j'ai dit oui. Rien d'autre.

-Est-ce qu'il y a..
-Rien du tout.
-Okay...

Thomas s'était remis de la scène bizzare et venait nous rechercher. Pascal s'est tourné pour ouvrir la porte-fenêtre pour me laisser retourner à l'intérieur en ajoutant;

-Tant mieux.

Tant mieux??? Pourquoi tant mieux? Qu'est-ce que ça pouvait vouloir dire? Bon, fallait que j'arrête d'essayer d'analyser chaque parole, chaque geste, ça me donnait mal à la tête. C'était plus facile à dire qu'à faire.

Pascal a proposé une grillade mais j'ai dit que je voulais rentrer j'avais du monde qui allait passer chez moi dans moins d'1 heure. Les 2 garçons se sont renvoyés la balle un moment pour décider qui allait me ramener. J'aurais dû prendre ma voiture!!!! Finalement Pascal a abandonné la partie quant Thomas lui a rappelé que c'est lui qui m'avait invitée!

En chemin, Thomas a essayé de savoir ce que Pascal me voulait. Il m'a cuisiné avec et sans détours. J'ai dit que c'était un truc à propos d'un de mes potes, et j'ai essayé d'éluder ses questions. J'aurai dû rentrer en taxi. Ma tête me faisait un mal de chien.

En rentrant, j'ai remarqué que Pascal m'avait envoyé encore un message. Je n'allais pas le lire. Assez pour ce soir! Et je n'avais personne qui passait à la maison, j'avais juste eu envie de rentrer pour ne pas me retrouver en sandwich entre les 2 garçons. C'était pas très agréable.

Je crois que si j'ai été chez Thomas c'était juste pour apercevoir Pascal, le visionner, me rincer l'oeil dessus juste un petit instant. Je voulais savoir comment je me sentirais. Une fois que c'était fait, j'ai voulu rentrer.

Comment je me sens?... Pas terrible!

Publié dans diary, journal

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194 - Le Grand Saut ;)

Publié le par JaneDo

Samedi... Passé la journée à trembler de trac...

Bien sûr, j'imaginais tout ce qui pourrait aller de travers. J'avais une boule à l'estomac et dans la gorge. Insoutenable. Plus le temps passait et me rapprochait de la fin de journée, plus la boule grossissait. J'avais froid et pourtant il faisait une châleur d'enfer.

Je ne pouvais rien avaler, et pourtant va bien falloir que je mange quelque chose, parce qu'avant de sortir, je sais que je prendrais un petit verre, et si j'ai rien dans le ventre, je vais avoir la tête qui tourne. Je ne pouvais quand même pas demander à mon pote de m'accompagner chez Pascal... la honte. Non, il fallait que je conduise, donc, fallait que je mange. Mais, rien à faire, je ne pouvais rien avaler du tout. Je vais sûrement avoir la nausée si je fume une cigarette de plus... Je me suis donc fais un toast et je me suis forcée à le manger sans rien. Dègue.

Toute la journée n'a été qu'une longue et minutieuse préparation. Les cheveux, re-lavés, brushing. Fais mes ongles, pieds et mains. Le plus long à été de choisir les vêtements et les chaussures. Les chaussures qu'on peut enlever très facilement d'un petit coup de pied, pas de lacets, pas de boutons à pression et pas fermées... j'avais pas fait les ongles des pieds pour rien! Et les vêtements... ha la la... c'est le pire... Essayage et encore essayage. Opté pour robe ou jupe. Pas question de mettre un pantalon qui va être compliqué à enlever ou qui risque de casser l'ambiance au cas où ! Et ce soir, pas de slibar GM (grand-mère).

J'ai reçu quelques messages de Thomas, j'y répondais sporadiquement. Puis j'ai réalisé que si je voulais avoir une idée de qui fait quoi de sa bande ce soir, il fallait que j'en profite. Donc il fallait que je lui réponde et tirer le maximum de renseignements.

Thomas et les autres se retrouvaient à leur endroit habituel. Thomas me dit que Pascal n'avait pas trop envi de sortir, mais après que Thomas ait lourdement insisté, Pascal a décidé de les rejoindre un peu plus tard en boîte.

Pascal de son côté m'a dit aussi qu'il n'avait pas envi de sortir, mais il avait fini par accepter de les rejoindre plus tard. Il m'a demandé ce que je faisais ce soir? J'ai dit que je sortirais aussi mais plus tard rejoindre la bande. Je ne savais pas encore où on allait. Il m'a répondu, mdr.. je pense que c'est comme nous, puis finalement on fait toujours les mêmes choses. Puis extraordianaire, il m'a demandé si je voulais aller prendre un verre que les 2 avant d'aller rejoindre nos groupes respectifs?

Hiiiipiii... mais je savais pas quoi répondre. Je pouvais pas lui dire que j'avais passé la journée à me préparer pour lui faire une surprise alors je préférais qu'il reste bien gentiment chez lui pour être surpris! Bon, je pouvais dire oui et lui dire que je passe poser ma voiture chez lui... un peu cavalier et très genre pote... alors non... Si je n'avais pas plannifier autre chose j'aurai sauté sur l'occas et j'aurai dit OUI, oui oui oui. Mince... Finalement, j'ai proposé de lui envoyer un petit message plus tard après être aller manger avec une copine? (pas vrai du tout, juste besoin de temps pour me préparer) Il m'a réppondu "Super... j'attends ton message alors". J'ai quand même demandé jusqu'à quel heure je pouvais lui lançé un message au cas où il sortait? Pascal me dit qu'il attendra mon message, qu'on irait d'abord prendre un verre ensemble, qu'il verrait s'il sort ou non après... Cool.. parfait... J'ai embrassé mon natel de joie. Les choses se passaient très bien.

18h... J'ai pris le temps de m'habiller tranquillement. La boule dans la gorge m'étouffait presque.... Une fois habillée, après plusieurs changements de dernières minutes, j'ai pris le soin de me maquiller un peu. Très légèrement, un maquillage naturel, qui prend encore plus de temps qu'un maquillage soirée. J'avais les mains qui tremblaient et la nausée. Le trac avait envahi tout mon corps, la tête avec.

Vers les 21h30, j'étais pratiquement prête. J'ai sorti le chien en me rongeant les ongles. Presque failli fiche en l'air le vernis que j'avais pris tellement de temps à mettre. Fallait que j'arrête ça! De retour à la maison, il faisait nuit.

Je pensais attendre encore une heure avant de me pointer chez Pascal. Pas trop tard, pour éviter qu'il ne soit sorti ou déjà couché. Pas plus tôt parce que Thomas risquait d'être encore là. Changé d'avis mille fois; j'y vais, j'y vais pas...

ARFFF... J'avais les flopettes et les jambes en cotons.


Planqué ma voiture dans un coin discret près de chez Pascal. Fallait pas que Thomas tombe sur ma voiture même par hasard. Il faisait nuit maintenant mais merci à la lune, elle éclairait assez le chemin qui conduit à la villa où habite les 2 garçons. J'ai jeté un oeil rapide, ouf, Thomas était déjà sorti comme le supposait son message.

Il y avait de la lumière chez Pascal.

J'ai vérifé qu'il n'était pas en train de traîner à l'extérieur, surtout ne pas me faire prendre. Fallait que je sois sûre qu'il était chez lui et seul. Poisse, il n'était pas seul, je voyais une autre silhouette. Je me suis approchée le plus discrètement du monde, la porte était ouverte sur sa terrasse, j'avais le coeur qui battait la chamade dans ma gorge. J'avais des crampes à marcher sur la pointe des pieds. Fallait que je fasse attention que lui et son invité ne soit pas dehors, que ses voisins ne me voient pas et appelle les flics... J'aurai l'air maligne si je me faisais arrêter sous son nez... Ce serait la honte totale.

 
J'ai trouvé un petit coin que j'avais déjà repéré et je venais juste de m'y glisser quant il est sorti s'assoir sur la terrasse avec son visiteur. Ce n'était que Paul. J'étais hyper soulagée... mais combien de temps Paul allait-il traîner là. Ciel, j'étais debout cachée par les arbres dans le coin de sa terrasse quant tout à coup j'ai pensé à son chien... Ciel, si son chien se précipitait vers moi, j'étais fichue... Les tremblements ont recommencés. J'avais les jambes en cotton. Je devais courir et m'enfuir le plus vite possible, mais je ne pouvais pas sans me faire remarquer. Mon dieu son chien va me sentir, je suis cuite...
 
Quoi faire, sortir de ma cachette et marcher directement vers eux... Paul va le raconter à toute la bande, en plus si Pascal me rejette, je vais passer pour la nullasse! Manquait plus que la pluie pour compléter le tableau. Puis je me suis rappelée que c'était le chien de ses parents, qu'il le prenait souvent la semaine mais que le chien était chez ses parents toujours les week-ends parce qu'il sortait.... ouf... je n'entendais pas le chien en tous cas. Mais j'avais quand même peur. Oh la la, il ne pouvait pas me trouver ici, sinon je n'aurai plus qu'à mourir de honte... Comment me suis-je retrouvée coincée dans les buissons!!! J'essayais de ne pas penser aux bestioles qui grouillaient dans ces arbres sinon je me mettrais sûrement à hurler et courir hors de ma cachette. Beurk. Alors je me concentrais sur leur conversation qui justement devenaient intéressante; ils parlaient de Barbie?

Bon,je dois dire que je déteste écouter aux portes. C'est pas joli-joli et il y a bien des choses qu'on préfère ne pas savoir. Et je détesterai qu'on me fasse le même coup.


La soirée du samedi s'annonçait mal...

Paul conseillait de faire attention avec Sophie et... avec moi! Barbie s'appelait donc Sophie ... hum! Paul semblait penser que Barbie ne considérait pas Pascal que comme un simple ami (moi non plus). Pascal a semblé amusé. Cachée dans mes buissons, avec toutes ces bestioles grouillantes, beurk, je regrettais de ne pas avoir mis des pantalons. Je ne pouvais pas bouger des masses, j'étais bien trop près d'eux, alors j'éviter d'y penser.

Pascal pensait qu'il n'y avait aucun risque, qu'elle ne ferait pas un truc pareil à Jess (Jess? Qui c'est ça?)

En parlant de moi, Paul a dit "Cette autre fille". Il m'a désigné comme "cette autre fille" pfff ! Voilà ce qu'on récolte à traîner ses oreilles où il ne faut pas!! Pascal; Jane? (que je laisserai à Jane); Jane! Oui Jane. Selon notre cher ami, je ne pouvais que causer des ennuis, avec Thomas et Jess! (peut-être que Jess était un de leur copain, aucune idée) Que cela risquait de lui causer des problèmes avec Jess et Thomas (Encore ce-cette Jess!), que ça n'en valait pas la peine. Pascal n'a rien dit.

Puis Paul lui a demandé s'il était passé quelque chose avec Barbie. Si mes cheveux ont frisés, ça n'a duré qu'une seconde.

Pascal à surssauté et pouffé;
"Phahh, t'es pas bien ou quoi? Sûrement pas!"

Hhhha! Rassurée (du coup, je l'aime bien Barbie) . Voilà une question que je n'aurai pas besoin de lui poser! Quoique... Paul et Thomas m'avait vue partir le lendemain matin du 1er soir où je m'étais endormie chez Pascal. Notre chaste nuit.

Paul;
"Et avec... Jane"
Pascal a hésité avant de répondre;
"Elle est sympa. Je l'aime bien."

Paul lui a fait remarqué le changement d'attitude de Thomas depuis. Sa manière d'éviter de parler de moi devant Pascal. La curiosité aussi pour savoir si on se voyait. Pascal avait menti à Thomas ne sachant pas qu'il m'avait vue quitter son appart aux aurores! Ils ont continués à discuter des histoires de nanas. Je pensais qu'il n'y avait que les filles pour faire ça... Ben non. Drôlement intéressant. Mais je n'étais pas très à l'aise d'être là à les écouter. La suite allait me mettre encore plus mal à l'aise...

C'était simple, Pascal faisait tout pour m'éviter, pour pas que je me fasse des idées (aoutch... là j'avais envie de m'évanouir). J'avais les larmes aux yeux. Pascal m'évitait. Il ne sortait pas pour ne pas me croiser. Il savait que je me faisais des idées. Donc, il savait que je craquais complètement. Il a dit "Vaut mieux que je l'évite pour l'instant"... Vaut mieux? Et moi qui pensait maîtriser, que cela ne se voyait pas! L'idée d'être cachée dans les buissons pour voir un type qui n'avait pas envi de me voir... Lamentable et le comble du ridicule. J'étais déprimée d'un coup. Pas question de me pointer chez lui, intérieurement il devait rire. Non, je ne pouvais pas me pointer chez lui.

Paul insistait pour que Pascal sorte avec eux. Il semblait prêt à partir, ENFIN. Je priais pour que Pascal n'accepte pas de sortir. C'était un horrible cauchemar que de l'imaginer avec une autre. Je connaissais ses manières, je connaissais le goût de ses baisers, la tendresse de ses gestes. Je jalousais celle qui aurait la chance de passer la soirée dans ses bras. Toute cette préparation toute la journée était pour rien. Pascal m'avait dit dans un de ces messages qu'il n'avait pas l'intention de sortir. Il avait du boulot. Je priais pour qu'il ne change pas d'avis.

J'avais la boule à l'estomac


Quoique...

Je m'étais sentie soulagée par la réaction de Pascal quant Paul lui a demandé s'il s'était passé quelque chose avec Barbie. Mais le devrais-je? Pascal a menti quant Paul lui a demandé s'il s'était passé quelque chose entre "nous"! Il pouvait donc, avoir menti aussi à propos de Barbie. Crap. J'avais la tête à l'enver. En plus, il n'avait pas envi de me revoir. J'étais triste, je me sentais comme un morçeau de plomb au fond d'un verre. Pascal n'avait pas menti, par contre, en disant qu'on avait juste passé la nuit à discuter, il y a 2 semaines, puis on s'était endormi...

Puis enfin Paul est parti... Je transpirais... Mes pieds restaient ancré dans le sol. J'étais devenu une des plantes du jardin, terrifiée à l'idée que quelqu'un m'aperçoit sortant des fourrés. La porte d'entrée de chez Pascal était encore grande ouverte. Je n'osais toujours pas bouger. J'avais une peur bleu.

Il fallait que je sorte de ma cachette... juste un pied... juste faire un pas... Niet. Mes pieds refusaient d'obéir. La boule à l'estomac, je suis restée dans ma cachette un long moment hésitante. Je n'avais pas le courage de bouger. Puis Pascal est sorti sur la terrasse. Je ne l'avais pas remarqué tout de suite. Mon Dieu si j'avais bougé... oh la la, je serais morte sur place. Il buvait je ne sais quoi en regardant le lac. Il était tellement mignon avec sa chemise ouverte sur un short bermuda pleines de poches. Il a passé la main dans ses cheveux courts et il a regardé autour de lui, dans ma direction. J'étais si près, que je n'osais plus respirer et fermé les yeux. J'avais l'impression qu'il aurait pu m'entendre ou me voir. Comme un enfant, j'ai dû penser qu'en fermant les yeux, il ne me verrait pas. S'il me voyait, je suis morte... de honte. Heureusement que je ne m'étais pas habillée en blanc! J'avais des crampes. Puis enfin, il est retourné à l'intérieur et a fermé la porte. Je me suis enfuie...

Pascal n'avait pas envi de me voir, alors j'allais lui éviter ce supplice! J'étais down. J'ai fillé à ma voiture où je pouvais me laisser aller en paix. Après avoir soulagé ma tristesse avec des larmes, j'ai lu les messages en attente. Il y en avait plusieurs de mes potes, de Thomas et Pascal. J'ai hésité à effacer ceux de Pascal sans les lire. Après tout, qu'aurait-il à me dire à part quelques banalités. Thomas me relançait pour le rejoindre, me disant où il se trouvait à chaque instant. C'était chou. Je commençais à l'apprècier de plus en plus... Peut-être la déception?!

Difficile de résister, alors j'ai lu les messages de Pascal. Ce n'était que des banalités. Pourtant, le ton avait légèrement changer dans les derniers messages qu'il a envoyé pendant que je me vidais de ma tristesse, après le départ de Paul. Tiens, tiens! Evidemment, de mon côté, je devais rester égal à moi-même, je n'étais pas censée savoir ce qu'ils s'étaient dit. Difficile.

En gros;

En fait, il a appris que j'allais rejoindre Thomas (par Thomas sans doute). Il disait que c'était tout aussi bien (grrrr). Il crevait d'envi de me voir, mais ce n'était pas très raisonnable. Il n'en avait pas le droit (hein???). Il fallait qu'on parle. Que si on avait pu se voir se soir, il avait quelque chose à me dire. Qu'il était préférable d'éviter de se retrouver chez l'un ou l'autre. Qu'il me suppliait de ne pas débarquer chez lui comme l'autre fois, c'était mieux pas  (glups) Que ce qui s'était passé était une erreur, que c'était de sa faute. Qu'on aurait pas dû. Qu'il expliquera, mais il ne pouvait pas le faire par textos, comme ça...

En lisant ses messages (3x), j'avais de la peine à penser qu'il n'avait pas envi de me voir. Il disait crever d'envi de me voir? et même celle où il parlait d'erreur me faisait penser qu'il tenait quand même un peu à moi... Ou je me faisais des idées!!! J'étais moins triste. Tendue, toujours une boule à l'estomac et dans la gorge mais moins triste.

Aucune idée du temps où je suis restée assise sans bouger à me demander si je devrais l'appeler et qu'on se voit ou non. A mesurer mon envie de le voir, d'aller chez lui même s'il avait insisté pour que je ne le fasse pas. Puis je crois, que la raison a perdu. Irrésonnable, j'ai décidé d'aller sonner chez lui quand même. Je me serais tapée la tête contre les mûrs. J'avais les palpitations, les jambes flajolantes, mais j'avais trop envie de le voir. C'était stupide, je me le suis répétée non-stop jusque devant sa porte. Je n'ai même pas penser vérifier s'il était seul. J'ai marché vite. J'avais peur de changer d'avis à mi-chemin ou de détaller au dernier moment paralysée par la frousse. J'avais le trouillomètre à zéro, mais j'y étais.

J'étais essouflée, terrifiée... Mais tant pis. Je ne pouvais pas passer encore une semaine dans le doute et du rire aux larmes. Non, il fallait que je sache tout court.

Pascal parlait au téléphone quant il a ouvert. Ca lui a coupé la parole quelques secondes, et il a dit: "Je te rappellerai". Le claquement de la fermeture de son natel, puis le silence. Encore une fois, j'avais oublié de préparer ce que j'allais dire... Il a eu une sorte de grimace en chuchotant en anglais, la mâchoire contractée  "que je ne devrais pas être là" suivi d'un soupir. Il me dévisageait. Glups et re-glups, chute vertigineuse de mon courage dans les tongues.

Je n'aurai pas dû venir...

Comme la 1ère fois, on ne parlait pas. Une chose étrange que j'ai remarqué avec Pascal, on avait pas vraiment besoin de parler. On se conprenait. Il devinait ce que je pensais ou ce que je voulais. J'aurai aimé que ce soit pareil de mon côté. Il a encore répété que je ne devrais pas être là en secouant la tête. Et je regrettais d'être là à vrai dire. Si j'avais été un personnage de dessins animés, je serais parti en courant, plus vite que "Bip-Bip".

Et aoutch, les larmes commençaient à monter, il fallait que je m'en aille avant de m'éffondrer. J'avais à peine fait un pas en arrière que Pascal m'a attrapé par le bras. Alors... il n'avait pas vraiment envi que je parte... quelques secondes de joie intense et d'espoir... Il a rapidement vérifié aux alentours en me tirant à l'intérieur. J'étais soulagée... je crois. Lentement, il a passé une main dans mes cheveux courts et souri. Mon coeur était comme un baromètre. Quant il a souri, c'est devenu moins lourd, plus léger. Puis on s'est embrassé.

On s'est embrassé beaucoup.

Je crois que c'est ce que j'adore chez lui, pas de paroles inutiles. Pas de blablas dans lequel on s'enlisent à essayer d'expliquer le pourquoi du comment. Pourquoi j'étais venue quand même? Evident. Ce que je voulais? Evident.

Je nageais une fois de plus sur mon petit nuage de cotons paradisiaques

Publié dans diary, journal

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193

Publié le par JaneDo

Minuit 15 et suis en train de me perdre dans mon blog...

Je devrais être être prête et partie depuis longtemps... mais le coeur n'y est pas...
Bon cette fois, j'y vais... !

Je sors ni sur Lausanne, ni sur Genève étant donné que la dernière fois, je suis tombée sur Pascal et Thomas. Ce soir, c'est soirée intimiste chez un copain. Question de se retrouver entre amis, prendre quelques verres avant de terminer dans les boîtes où on ne peut vraiment pas parler. Je préfère carrément ces débuts de soirées. C'est beaucoup plus sympa. Une fois qu'on est en boîte, c'est presque chacun pour soit, même si on est tous à la même table.

C'était vraiment chouette comme d'hab. J'ai beaucoup ri. Pascal et Thomas m'ont envoyé un ou 2 messages. J'ai pris le temps de répondre heureusement distraite par la soirée en cours. Donc Pascal n'est sorti que plus tard pour aller rejoindre ses copains et copines. Bah, je n'avais pas envie d'y penser sinon je vais encore finir avec le moral dans les basquettes. Alors je l'ai effacé de ma tête à coup de vodka. Ca a marché. Puis je me suis noyée dans une conversation assez musclé sur le cinéma commercial à l'américaine et le cinéma, dit de genre, français, pour terminer sur le décès de l'acteur HEATH LEDGER. J'ai donc décidé de faire un blog en son honneur. Je l'adorais. Non seulement c'était un acteur comme je les aime, mais en plus il était beau comme j'aime.

De l'avis de Fred, un de mes bons potes, il trouve que le cinéma américain est trop commerciale. Chacun son opinion, comme je lui ai dit; je préfère mille fois regarder un film américain que de m'ennuyer comme un rat mort en regardant un film français. Les comédiens manquent totalement de carisme, ou si c'est le but recherché, le maquilleur n'a quasi pas de boulot, ou le fait mal, ou ils n'en utilisent pas. Si c'est pour voir la gueule de mon voisin, j'ai pas besoin d'aller au cinéma pour ça!!! Et les habilleurs, ils connaissent pas non plus? ou ils s'habillent juste mal? Waouh, je croyais que Paris était la capitale de la mode, il serait temps qu'ils le montrent dans les films!!! Et la musique, quasiment inexitante... Soit ils ne savent pas qu'elle sert à souligner un moment important ou carrément pas de musique... Bref... la discussion était enflammée. Fred reconnaissait qu'il regardait des films français parce qu'il faut bien qu'on s'intéresse à ce qui se fait chez nous, mais souvent il s'ennuyait. Du coup, je lui ai raconté, comment moi aussi voulant soutenir les films suisses, j'ai acheté le film NEUTRE... carrément emmerdant. Musique, connaissent pas, les dialogues sont à sauter par la fenêtre, et à la fin du film, le commandant de la troupe militaire se met à poil pour se suicider!!!!

Franchement, ça c'était tellement ridicule que j'en rit encore. Dommage que c'était censé être poignant !!!

2h30 du matin, je vais rentrer. Une partie du groupe va en boîte. Bien sûr, j'en avais envie, mais non non, je n'irai pas. Thomas m'a proposé de les rejoindre ou me rejoindre, pas Pascal... le rat! J'ai appris par Thomas que Pascal n'est sorti qu'une petite heure. Tant mieux, ça me rassure... quoique... il est peut-être rentré avec.. une autre... arfff... non, mon esprit batifole à nouveau à ras la déprime... Pour remonter la pente, j'ai cassé les oreilles de mon meilleur pote, Tchoy, avec la chanson en boucle d'Anastasia "I'm Out Of Love". Je me suis appliquée à chanter aussi fort que nécessaire pour que ma tête ne puisse plus penser et hélas, je chantais gaiement faux. A voir la tête de mon scouateur préféré, ça devait pas être terrible!

Home sweet home... Rentrée, j'ai essayé de me coucher et dormir... sans succés. J'ai donc entrepris de faire le fameux blog jusqu'à ce que mes yeux commencent à se fermer toutes seules. J'ai encore sorti mon nounours poillu et je me suis couchée. Le sommeil à traîner un peu les pieds mais j'ai fini par sombrer dans un sommeil sans rêves... ouf.

Demain soir, j'ai un plan... Pascal n'a qu'à bien se tenir!

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192

Publié le par JaneDo

Voilà... j’suis down!

Plutôt que de m’enfiler des tonnes de chocolats, j’ai plutôt tendance à soit; sillonner les boutiques pour m’acheter des fringues ou changer de coupe de cheveux! L’autre option, c’était la glace, j’en avais plus, heureusement! J'ai été me couper les cheveux! Si les choses continuent encore longtemps comme ça avec Pascal, j'aurai bientôt la boule à zéro... Ce sera pas top !

Le soir, j'ai été faire un tour du côté de chez Pascal. Il n'y avait pas de lumière ni chez Thomas, ni chez Pascal. J’ai vite filé, je ne voulais pas que l’un ou l’autre me croise là, ce serait terrible.  (Ils ne doivent JAMAIS JAMAIS voir ce blog). C’est vrai que c’était tentant de rester dans les parages... mais je crois que je ne voulais pas savoir s’il allait rentrer seul ou pas... Je crois que ça me briserait le cœur.

Finalement, j’ai appelé une de mes meilleures amies. Une, parce que, ma vraie meilleure amie vit en Angleterre, à Cambridge depuis 2 ans déjà. Elle vient souvent en Suisse, mais ce soir, parler au téléphone ne suffira pas!

Chouette, elle était à la maison. Elle adore le vin, moi pas trop, j’y connais strictement rien. Je pourrais boire de la vinasse que je n’y verrais aucune différence. Elle a toujours de la Vodka en stock pour moi, c’est cool. J’en avais pas trop envie ce soir. J'ai de la route à faire pour rentrer, alors je n’ai pris qu’1 verre.

Je la connais depuis... 15 ans! Waouh... C’était la petite amie du frère d’un de mes ex. On s’est tout de suite bien entendue et on est resté amie depuis. On a passé des vacances d’enfer ensemble et fais des choses que je n’oserais jamais raconter...

Evidemment, on se raconte tout et dans les détails. Elle voulait qu’on aille l’espionner. C’est pas trop mon truc. Ça m’arrive d’y penser, mais j’ai jamais eu les tripes pour faire des trucs pareils. La peur de me faire prendre la main dans le sac sans doute!

Il nous ai arrivé un truc atroce une fois, on sortait avec le même mec sans le savoir. Incroyable. On aurait dû s’en douter, qu’ils aient le même prénom n’a même pas fait TILT. Quant on a découvert le pot aux roses, on a comparé nos copies!

J’avais invité ma copine à une soirée “White Night” et je m’étais habillée en bleu, faut le faire! Je n’oublierai jamais le moment fatidique ou elle est venue me présenter le “Nicolas”... A ma gauche, se tenait la petite amie de mon meilleur pote, qui faisait parti des organisateurs de la soirée, Fabiana. Ma cops est arrivée avec Nicolas, j’étais occupée à papoter et je me suis retournée pour dire bonjour au, peut-être, futur mec de ma copine, quant mon sourire s’est figé.

C’était MON Nicolas... Bien évidemment, Nicolas m’a immédiatement reconnue et malgré la présence de Fabiana, il me faisait des signes pour ne pas montrer à Aurore qu’on se connaissait... Alors je lui ai tendu la joue et on s’est fait la bise.

 Dans les WC après, Fabiana m’a demandé pourquoi le mec d’Aurore me faisait des signes. Alors je lui ai raconté le dilemme et en plus, c’est une de mes plus vieilles copines. Je ne pouvais pas ne pas lui dire. Surtout, si je m’étais retrouvée à sa place, j’aurai voulu qu’on me dise, pas me laisser dans le noir!

Quelques minutes après, Nicolas s’est précipité pour me supplier de ne rien dire à Aurore. Je me souviens pas avoir dit quoi que ce soit. J’étais encore sous le choc de la surprise. Mais je me souviens me demander comment il pouvait même imaginer que je n’allais rien dire à ma copine?

Tout de suite après Aurore et moi, sommes sorties prendre l’air, et je lui ai dit... “Tu sais le Nicolas duquel je te parlais sans cesse jusqu’à ce que je me retrouve au lit avec, celui du “je m’exite en te fichant des tapes sur les fesses”, le mec qui espérait s’incruster chez moi?

Ben, c’est CE NICOLAS, le “Monsieur Fessées”...

On a décidé de ne rien dire, de lui laisser croire qu’elle ne savait rien. Elle n’avait pas encore fait le grand saut avec lui, lol, je rigole d’avance. A l’époque, je ne me suis pas posée la question si elle me croyait ou non. Mais elle a su sans aucun doute possible, quant ils en sont enfin venu aux choses sérieuses... et qu’il a voulu mettre en pratique sa “séance de fessées”... que c’était bien “Monsieur Fessées”. Elle me l’a raconté plus tard. On a beaucoup ri . Le mec devait sûrement regarder trop de films pornos et ne savait pas que ce qu’il y voyait était loin, mais alors à des années lumières de ce que les femmes veulent!!! Le pauvre mec.

Bref, Aurore proposait qu’on aille faire les petites espionnes chez Pascal, moi je n’avais pas l’estomac. Elle pense qu’il sort avec Barbie parce qu’il agit bizarrement. Je crois qu’elle a raison. Ça m’a mise encore plus down!

Même ses messages où il me demandait ce que je faisais et me racontait qu’il jouait au basquet avec des copains, dont Thomas, si j’avais envie de passer, n’arrivait pas à me remonter le moral. Thomas m’a proposé d’aller regarder des DVDs chez lui, ça me tentait plus! Mais non, Pascal serait soit là ou à côté, et je serais sur les charbons ardents...

Pas de scéances ciné chez Thomas ce soir.

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191

Publié le par JaneDo

J’ai compris que ces demandes à propos de mes scouateurs, c'était pour passer chez moi !!


Comme "au revoir" après notre petite rencontre de l’autre jour, c'était...
une bise sur la joue ! Pouahhh
 
Ca commencait à devenir gênant. J’étais toujours celle qui lui sautait dessus, et lui, gardait prudemment ses distances... Quelle poisse! J’avais envie qu’il fasse le 1er pas pour une fois... mais il ne le faisait jamais... Maybe, il n'avait pas vraiment envi de rapprochement au sens où je l'entendais??? aoutch... CA, ça ferait super mal

J'allais faire une dernière tentative ce week-end, si après ça PASCAL ne faisait rien, alors ce sera tant pis.

Marre de ramasser les petits bouts de mon coeur et de ma dignité à chaque fois éparpillé sur la moquette. Quoique? Je me préparais à me brûler les doigts, parce que s'il est coinçé, il risque bien de me mettre les points sur les i. Si c'était le cas, alors je savais que ça allait faire mal de chez mal. Mais j'étais prête. Après tout, dans le plus profond des gouffres du chagrin, en larmes peut-être, le coeur dans les tongues, un bloc d'1T dans la poitrine... je me sens VIVANTE. Triste peut-être, mais VIBRANTE. Quant on a mal, c'est qu'on est capable de ressentir des choses, et surtout... Capable d'aimer.

L’empêche que j’étais drôlement mordu. Je suis en train de me châtouiller le cerveau pour aller l’espionner. J’avais juste envie de l'apercevoir, ne serait-ce que sa silhouette, de le voir de loin!

Par contre, j’ai décidé de ne pas sortir vendredi. Et s’il ne me proposait pas de le retrouver samedi, je ne sortirais pas non plus. Je ne répondrais à aucun des messages de Pascal, ni à celles de Thomas, cela va sans dire. Mais, vendredi ou samedi, j’irai camper devant chez lui, en espérant que Thomas ne soit pas dans les parrages, voir s’il rentre seul. Si oui, alors encore une dernière fois, je me jetterai à l’eau. Après ça, advienne que pourra !!!

Ca y est, je suis en train de me torturer... Après ça, il ne me restera plus qu’à me dé-programmer!

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190 - Simple cops ? Niet !

Publié le par JaneDo

Je traîne mon coeur en bandoulière...

Sniffff... 1 seul sms, 1 minable petit message de tout le lundi... snif. Chaque fois que mon natel sonnait, et ce fichu truc n'a pas arrêté de la journée, ça n'était pas Pascal. Au moins je ne me suis pas laissée aller à sauter sur le téléphone ou natel pour immédiatement le rappeler. No way. Un peu de dignité... beuhhhhhum. Fallait que je me fasse une raison, il n'était pas très entreprenant. Puis avant midi, hahhh... enfin, 1 autre message de Pascal. Il me demandait comment j'allais et comment ça allait avec mes scouateurs... ????, c'était mieux que rien, pas vraiment... tendre, doux, etc. Je voulais attendre 1 bonne heure.... hum, j'ai tenu 15 mn.

Je crois qu'enfin, je peux respirer et re-profiter de mon chez moi... Je crois... Je crois que je me suis débarrassée de mes 2 scouateurs!

Ca doit être mes demandes d'avoir la paix durant le w-e?? Mince, si j'avais su, j'aurai commencé par là!!! Bon Mai passe tous les jours à midi. Elle travaille tout près et ne sait pas où aller à midi, où préfére se faire un petit truc à manger ici? C'est moi qui prépare, veut pas qu'elle utilise ma cuisine. Elle est pas très fute-fute. Elle a posé une assiette sur le vitrocéram! (grrrrrrr) Avec toute la place de travail qu'il y a en marbre!!!

Anyway, pourquoi Pascal me demandait des news de mes scouateurs? De toutes façons ces temps, je ne pige plus rien. Ma tête fonctionne au ralenti, plutôt vide la plupart du temps. Je traîne les basquettes, ne vivant plus que pour les moments où je pourrais le voir. Et CA, c'est franchement nulle. Si une copine me racontait ça, je lui dirais à quel point je la trouve idiote.... et c'est moi l'idiote! J'ai répondu à Pascal, que ça allait plutôt bien et que je n'avais plus de scouateurs, que ça me faisait plaisir de l'entendre (de le lire... mais c'est pareil).

J'ai enfin la paix Plus de scouateurs!

J'ai commencé à échafauder mes petits plans de la journée... Je me suis balladée en t-shirt, j'avais envie de me faire une petite scéance bronzing sur le balcon, profiter d'un grand et long café, mettre ma musique à fond (l'autre ne dormait plus dans mes pattes jusqu'à 4h de l'apre)... J'ai donc pris une petite douche après un petit jogging et entamé ma journée avec le plaisir d'être seule avec moi... même si les nouvelles de Pascal ne venait pas et n'était pas nombreuses, j'avais au moins mon appart à moi. J'essayais de ne pas trop penser à Pascal. Finalement ça n'était pas si difficile. Je faisais ce que j'aime et après tout, il n'y a pas de meilleur compagnie que soi-même, non? J'avais 1 ou 2 notes à rendre en vitesse sur des  films . Alors j'ai pris le temps de regarder les DVDs qu'on m'avait transmis. Fait mes notes. Ils étaient pas si mal, surtout un que j'ai adoré. Puis je me suis remise enfin à dessiner. Il fallait que finisse les commandes reçues... J'éprouvais un plaisir sans nom à me retrouver enfin.

Puis le petit bip vers midi avec le message de Pascal. Dès qu'il a reçu ma réponse, bip-bip, encore lui "Je peux t'app?"  Oups! non! Je gère mieux les messages. Entendre sa voix... suis pas sûre de ne pas me liquéfier! Non... Alors, j'ai pas répondu. Pas d'autres messages pressant . Bon, bien fait pour moi ! Puis 1 bonne 1/2h après, il m'envoi juste "Kiss kiss". ahhh .

Je le love! J'ai pas répondu, parce que j'avais pas répondu à la demande de m'app. donc je ne pouvais pas vraiment répondre. Parce que s'il me demandait encore s'il pouvait m'appeler, je n'aurai pas eu d'autre choix que de dire oui! Je suis sûre qu'il se doute que j'avais lu ses messages. En me mettant à sa place, il ne devait pas comprendre, mais bah, je ne voulais pas me prendre trop la tête, pas à nouveau. Ouais, je dis ça mais, j'avais le coeur dans les baskets, parce que j'étais lâche. Je regrettais, parce que je crevais d'envie de l'entendre, mais je ne pouvais m'en prendre qu'à moi. J'aurai dû lui répondre, c'était pas très cool de ne pas l'avoir fait. Alors je me suis faite violence, pris mon courage à 2 mains et j'ai fait un petit texto pour lui dire que "Sorry,  je venais de voir ces 2 messages; trop chou, MERCI, kiss kiss 2".

Il ne m'a pas re-demandée de m'appeler... Bien fait pour ta "G" ma fille. T'avais qu'à lui répondre avant.

 


Le mardi après-midi, tout à coup... waouhhh... pleins de sms de Pascal... J'étais aux anges ! Mais j'aurai dû deviner qu'il avait une petite idée derrière la tête. Pas désagréable, mais ça aurait pu...

Dans ses messages, il me posait pleins de questions; Où j'étais? Ce que je faisais? Et moi, candide, je répondais. J'avais résolu de lui répondre, parce que si j'avais été à sa place, j'aurais pas trouvé mon attitude très cohérente et cool. Tout à coup, il m'écrit; "je serais chez toi d'ici 10mn...

Arfff... Panique à bord... J'étais pas habillée, et il aurait fallu que je range un peu mon appart! Aïe. Paré au plus pressé, j'ai fonçé dans mon armoire pour trouver quelque chose à me mettre sur le dos. Maquillage, pas le temps. Après tout, ça tant pis. Quant il a sonné à l'interphone, j'étais en nage. Jamais je ne me suis préparée aussi vite.

Je suis déscendue, je ne pouvais pas vraiment le laisser monter. J'avais mes dessins partout... et les fringues aussi! Mince, il est trop craquant.
 

Pascal attendait hors de la voiture. Il m'a fait la bise... bon ok ça...! On a été se ballader, comme à notre habitude, au bord du lac.

J'ai un peu flippé quant il a dit qu'il avait un truc à me dire...
"We need to talk..... There's something that I need to tell you"
"We need to talk" est le genre de phrase qui sonne le glas d'une relation!!! Le genre de phrase qu'on utilise pour se sortir d'un mauvais pas. Je le sais, je l'utilise aussi!

Pascal avait l'air un peu gêné, emprunté, embarrassé... Il cherchait ses mots, et je n'avais pas spécialement envi d'entendre. Parce que le "faut qu'on parle"... excuse, mais ça sonne dangerous! Alors comme on se faisait face, je me suis hissée sur la pointe des pieds et je l'ai embrassé (comme il est plus grand, j'avais prévu des escarpins assez pour m'éviter les sueurs froides de lui qui relève la tête, devenant inatteignable ). Je me suis collée à lui. 

Un peu surpris, il me dévisageait hésitant en se mordillant l'intérieur des lèvres. Devant lui, il ne voyait que la fille qui l'écoute, pas la flippé qui se serait volontiers bouchée les oreilles. Le pauvre... ce que femme veut... Je savais que si c'était un truc pas cool, il ne n'oserait plus le dire... hihihi... un peu vache quand même! Et il a pas osé... il a dit que c'était pas très important, qu'il était content de me voir.

Et on a parlé...

Parlé de la difficulté parfois de communiquer. De ne pas savoir si on ose ou si on a le courage de se dévoiller. De la peur de parfois mal tombé. De n'être pas le bienvenu. De ne pas savoir à quoi s'attendre. Et il a dit qu'il ne devrait pas ressentir (miam, musique à mon oreille) autant de plaisir de passer du temps avec moi. Peur de blesser l'autre parce qu'on a l'air distant, mais c'est juste hésitant. Qu'il ne devrait pas encourager... (il n'a pas terminer sa phrase)... J'ai enfilé ma main sous la sienne, je ne voulais pas le laisser continuer sur sa lançée... Il manquerait plus qu'il me cantonne au rôle d'une simple amie! Je voulais un peu plus que son amitié, ça, c'était sûr! Il a regardé ma main sous la sienne, puis il a pris ma main en faisant une petite mou et il m'a souri... (gagné)!

Alors, je lui ai dit que j'avais vu son message me demandant s'il pouvait appeler. Que je n'étais pas seule (menteuse) alors je savais pas quoi lui répondre. Que j'étais contente qu'il ne l'ait pas pris mal. Que je n'étais pas à la maison (menteu-uu-se), et que j'avais pas assez de batterie (pouaahh-menteu-uuu-se).

Son natel a commencé à sonner. Il n'a pas répondu la 1ère fois. Ca insistait. Il a finalement répondu. Thomas était en panne avec sa voiture sur le bord de l'autoroute. Il fallait qu'il aille le tirer d'affaire avant que les flics ne rapplique et lui colle une amende. Flûte Thomas!

C'était mieux pas que j'aille avec lui. Thomas n'aurait pas apprécié de savoir qu'on se voyait. J'étais d'accord...

Notre soirée à tourné court... Merci Thom !

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189

Publié le par JaneDo

Enfin un week-end d'enfer seule chez moi...

Hahhh, le plaisir de se lever et se ballader dans son propre appart en t-shirt ou sans rien sur le dos. Le pied géant. Quoique, je surssautais quand même à chaque petit bruit... pendant une fraction de seconde, je n'étais plus sûre d'être seule!!! J'ai vérifié frénétiquement si la porte d'entrée était bien fermée à clé. Ouf, si si, seule. De pouvoir laisser les portes grandes ouvertes. De pouvoir se couler dans un bain et se relaxer. De ranger et faire le ménage en sachant que chaque chose restera bien à sa place. De petits riens qui font plaisir. J'adore vivre seule... est-ce tellement bizzare!

Je suis passé chez mes 2 soeurs faire mon petit coucou du lundi. Le lundi est un jour spécial ou je suis sûre de les trouver à la maison. Ma soeur, maman de mes puces Lilice et Kachouha, m'a d'ailleurs appelé pour me dire qu'elle avait fait du "Pepper Soup", soupe spécial Liberia, super pimentée. C'est sympha. Je suis donc allée chez elle en 1er. Mai m'a appelé entre 2.

Je savais bien qu'un moment ou un autre, mes scouateurs allaient se manifester. J'étais sur le point de partir alors, on a été ensemble chez Rose.

Pourquoi Mai (Maimouna) aime ma compagnie, reste pour moi un mystère!!! J'ai été tout sauf agréable, enfin, c'est l'impression que j'ai eu. Tâtillonne, maniaque, râleuse... je pige pas!!! Mais après un week-end tranquille et... avoir vu Pascal, j'étais plus détendue et calme. Bon, c'est clair qu'il n'est pas question qu'elle laisse ses affaires traîner partout, sinon je ne serais plus très sympha!!! Mais pour l'instant, tout va bien.

Après mon tour chez mes soeurs et un coup de fils à mon frère. Tranquillement installée chez moi, je me suis remise à dessiner. Pascal m'a envoyé 1 sms, Thomas une dizaine. C'était chouette. S j'avais passé un bon w-e... Oh que oui!! Pascal me demandait de l'appeler quant j'aurai un moment,  préférait parler au téléphone que ça n'était pas vraiment son truc les textos. Mais... dimanche, ce rat ne m'a pas envoyé de messages... Poisse! Il aurait dû... ça c'est triste. Rien de rien. Tandis que Thomas oui!

Je mourrais d'envie de l'appeler, mais je ne pouvais pas faire ça, n'est-ce pas?? Alors je décidais de laisser passer 1 ou 2 jours pour ne pas avoir l'air trop accro. Mais accro de lui, je l'étais. J'avais tellement envi de le voir que j'en avais mal au cheveux. Mais ça, il ne le savait pas. Seulement moi et mon journal qui le savons!!! C'est pas écrit quelque part dans un mode d'emploi ou manuel qu'à passé 30ans, on n'était plus atteint mentalement quant on se croit amoureuse! En tous cas, quant j'avais 14-16 ans, je n'aurais jamais imaginé ou cru que mes parents, mes tatis ou mêmes les dames (comme je les nommais) comme ma maîtresse d'école et autres pouvaient ressentir des choses aussi fort !

Je passais quand même la majeure partie de la journée à attendre la manisfestation de l'un ou l'autre de mes scouateurs. Rien. Mai n'est pas rentrée, je pense qu'elle fait la foire quelque part, après un w-e avec ses enfants, je pense qu'elle a besoin de décompresser. Mon meilleur pote, Tchoy, est passé vers les 2h du matin... Il a trouvé un studio, alors il en a profité pour prendre sa télé et lecteur DVD. Mais, malgré, ma remarque, il a emporté mon gros sac Malborro... Je le tond s'il ne me le ramène pas. Je ne vais pas le lâcher, j'y tiens. Je le lui ai prêté il y a plus de 3 ans, et il ne me l'avait jamais ramené. Comme il pense repasser mardi soir, je ne vais pas manqué de lui rappeler de me ramener mon sac.

Après son départ, ravie d'être à nouveau SEULE, j'ai plongé sur mon canapé de joie... enfin tranquille. J'aurai quand même dû lui faire laver les WCs, les hommes pissent toujours à côtés et ne pensent jamais à nettoyer. J'aurai dû,. Ca lui aurait fait faire attention à l'avenir!!! Mais bon, je suis enfin chez moi à nouveau...

Bon... reste Maï...

Je suis quand même un peu mélancolique... Pascal n'a pas insisté assez. 1 seul sms... c'est un peu raide ça! Il n'a pas essayé de m'appeler... sniffff

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188 - Ca c'est fait !

Publié le par JaneDo

Après m'être éclipsée en douce après un réveil un peu embarrassant, j'ai passé un super dimanche à revivre chaque moment de la nuit passée dans les bras de celui qui fait battre mon petit coeur tout fragile.


J'ai éteint mon natel.
Débranché mon téléphone maison.

Je préférais ne pas savoir si Pascal essaierait ou non de me joindre. S'il ne le faisait pas, ça m'angoisserait et me rendrait triste. Ma tête se mettrait en "mode débile" et à me jouerait des tours. Avant la fin de la journée, je serais complètement down ou en larmes ou encore à me ronger les ongles en m'inventant des scénarios de catastrophes. Ou encore pire et pas très reluisant à chercher des excuses, tous plus bidons les uns que les autres pour l'appeler.

Ce qu'on ne sait pas, ne fait pas mal. Alors je ne voulais pas savoir s'il m'appellerait ou pas. Par contre sûr, je n'oserais pas me repointer chez lui... Ca ferait vraiment "mauvaise façon...

J'ai rêvassé toute la journée. Heureuse d'être toute seule, heureuse d'avoir mon espace, j'étais aussi heureuse de me laisser bercer par mes palpitations sans interruption. Chacun de ses gestes, les nuances dans le ton de sa voie, ses sourires, les différents tons de ses yeux verts, sa manière de pencher la tête, son rire, son odeur, jusqu'à la couleur profonde de la nuit.

Tout était gravé, enregistrer dans ma banque de données... mon cerveau. Le plus fiable et meilleur disque dur que je connaisse.

J'ai passé une journée formidable pleuplée de rêves éveillés!

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187 - Ce soir, je lui saute dessus!

Publié le par JaneDo

M'assoir sur "fille bien"..

Sur le chemin du retour, Brian m'a posé des tonnes de questions. J'y ai répondu, j'avais envie et besoin d'en parler. Je l'adore, il comprend tout. Brian est tout sauf fidèle etc mais c'est une bonne oreille.

Brian s'est moqué quant j'ai souri comme une empaffée en recevant de petits sms de Pascal. Thomas m'a aussi envoyé des messages me demandant s'il pouvait m'appeler ou passer chez moi. CA NON ! Je ne vais pas gâcher ce qui n'existe pas encore en faisant la bêtise de me retrouver dans un endroit fermer avec un autre mec, qui se trouve être le meilleur ami de Pascal ! De plus, même si ça m'aurait fait plaisir de le voir, je sais qu'il dira à Pascal qu'il a passé chez moi, et Pascal risque de prendre la tengeante... No way!

Je lui ai répondu qu'on se verrait ce soir-là, qu'on était crevé, fallait mieux dormir dessus.

Il m'a demandé qui était Brian pour moi? Qu'il aurait aimé me voir, qu'on avait presque pas pu se parler ce soir. Je lui ai dit que j'étais crevée, à plus tard, ce soir.

J'avais décidé de faire le grand saut samedi soir avec Pascal. Encouragée par le fait qu'il ne m'avait pas repoussée quant je l'ai embrassé.

Ce soir, c'étais décidée, j'allais lui sauté dessus

Je n'avais plus envie d'attendre indéternum qu'il se décide à faire le 1er pas. Pas envie de jouer au chat et à la souris. J'étais un peu ennuyée quand même de devoir faire le 1er pas... mais bon. J'aurai certainement des cheveux gris avant qu'il ne tente quoi que ce soit... alors tant pis.

En fait, j'essaie de me trouver tous pleins d'excuses pour faire ce que je veux .

 


 Ce soir, je lui saute dessus

On s'est retrouvé comme prévu, avec mes potes, dans notre quartier général. Bien sûr, nous les filles, avons d'abord perdu un temps fou au téléphone. Sur place, après ma petite suggestion l'air de rien, on a décidé d'aller plutôt sur une terrasse au bord du lac. J'espérais apercevoir Pascal  bien sûr. Il faisait très chaud, diaboliquement chaud. Bien sûr une partie du groupe est restée sur place.

Pendant la journée, autant Thomas que Pascal m'ont envoyés de gentils messages. On a convenu que si on ne se voyait pas dans leur bar favori, ils essaieraient de venir au Central, sinon on se retrouverait en boîte. Cool. Comme ça, si je n'arrive pas à diriger la barque sur Ouchy, je les retouverai de toute manière d'une façon ou d'une autre.

J'étais un peu embêtée par Thomas, l'impression que ce soir, il allait tenté quelque chose. Je ne savais vraiment pas comment me débrouiller pour pas me le mettre à dos. J'étais un peu tendue. Et comment Pascal allait-il réagir ce soir? Je m'étais rendue compte que les messages sont une chose, après, il y a le face à face, et souvent, c'était un peu plus problèmatique. Puis j'étais impatiente aussi.

On a pas réussi à se retrouver dans l'un ou l'autre des bars que nous fréquentions! J'étais donc contente d'être enfin en boîte où je pouvais enfin me rincer l'oeil à le regarder, hafff. Sa bande était déjà là quant nous sommes arrivés, et il y avait BARBIE avec ses paluches sans arrêt sur lui. Pfff, j'ai décidé de l'ignorer. Ils étaient installés dans notre coin. Quant on est arrivé, il avait son bras par dessus ses épaules. Inutile de décrire l'état dans lequel ça peu mettre sauf par brfffargrhhhiggg. Quant il m'a vue, il a enlevé son bras. J'avais le coeur, les poumons et la langue dans les godasses. C'était un peu bizzare. Pascal agissait comme s'il ne s'était rien passé, alors moi aussi ! Il était sympa et me parlait comme aux autres, rien de plus, sauf... par moment, une petite flamme brillait dans son regard ou son petit sourire en coin. Que j'aime ses yeux, hahhh et son sourire! Son fameux sourire. J'adore. Difficile pour moi d'arrêter mon coeur de s'affoler quant je pose les yeux sur lui !!!

Thomas m'entourait d'attention, monopolisait mon attention et trouvait toutes les occasions pour me toucher; l'épaule, le bras autour de la taille, ça n'arrêtait pas. Je me débrouillais bien pour éviter toute autre tentative, genre un baiser volé! Ca n'aurait pas été top. Pascal risque d'imaginer que j'embrasse tout ce qui bouge, hum! J'avais envie de fondre sur Pascal, mais je n'osais pas trop. Quant il s'approchait, c'était en camarade, même quant il passait son bras sur mes épaules. Mais miam j'adore. Bref, j'adore tout !!!

Comme à mon habitude, je me suis détachée du groupe, pour savourer un petit moment de solitude. J'aime regarder autour de moi et être seule dans mon coin. J'en ai besoin. Pascal est venu me rejoindre dans ma bulle. On a commencé à bavarder. Il fallait s'approcher vraiment près pour s'entendre. J'ai adoré me penché à son oreille. Je pouvais le renifler sans en avoir l'air. J'aime son odeur. Je devais être un chien dans ma vie passée! Il était apuyé sur la barrière et on regardait les gens danser. Evidemment, je le dévorait des yeux chaque fois que j'en avais l'occasion. En parlant, il sourait par moments et j'imprimais ses sourires dans ma banque de données.

Puis oh désespoir, calamité. Il a dit qu'il était un peu fatigué et beaucoup de boulot en retard et il est rentré. Arghrrr. Poisse. Pourquoi au nom du ciel? Est-ce le fait que Thomas était trop près? Il n'était pas comme moi qui aurait pu scotché là jusqu'au matin juste pour être dans son entourage... Les mecs ne sont vraiment pas comme les filles!

Mon peps à fait une descente vertigineuse... D'un coup j'étais ra-pla-pla!

Oh mais non... Je n'allais pas le laisser s'en tirer comme ça... Non, non, non. Ce soir, j'avais décidé de lui sauter dessus, alors qu'il parte foutais mes plans parterre! Pas question!

Oups... est-ce qu'il s'en était douté ???


Et je lui saute dessus...

J’ai défié toutes les règles, les miennes en tous cas... 

Quant Pascal a quitté la boîte, j'avais du plomb dans les ailes, plus d'entrain, ra-pla-pla. Je m'ennuyais ferme. Je n'arrivais même plus à respirer tellement j'avais envie d'être avec lui... J'avais le souffle coupé... les pattes aussi!

Je me suis donc pointée chez Pascal... Je l'ai suivi, poursuivi... et tant pis si une fille ne fait pas ça! C’était du culot. Heureusement, je n'ai pas comme à mon habitude pesé le pour et les contres. Sinon, je n'aurai jamais osé. Mais tout de même, j’avais peu de chance qu’il me repousse. Un homme est rarement assez stupide pour refuser une femme qui s’offre à lui ! Les filles en revanches, bourrées de petites idées reçues... Donc, je savais qu’il y avait peu de chance qu’il me repousse, alors j’ai pris mon courage à 2 mains, mon cœur battait tellement fort que je suis sûre qu’il l’a entendu avant même d’ouvrir la porte.

En arrivant devant sa porte, j’ai hésité, le trac avait repris ses droits. Mais je pouvais difficilement reculer maintenant. Je savais qu’une fois que j’aurai frappé à cette porte, il n’y aura plus d'échappatoire... je ne pouvais quand même pas partir en courant quant il ouvre, j’aurai l’air de quoi ! Je l’ai épié un peu à travers la fenêtre. Il était devant sa table de dessin et buvait un coca en canette. Pourquoi j’ai remarqué ça, mystère! Puis j’ai eu peur qu’il s’aperçoive de ma présence et là j’aurai vraiment l'air bête. Alors il fallait que je frappe maintenant avant qu’il ne me voit. J’ai encore jeté un coup d’oeil à l’intérieur... Ciel il venait vers la porte, il fallait que je frappe, il le fallait maintenant... Son chien s’était mis a aboyer et à renifler sous la porte, il fallait vraiment que je tape sur cette sonnette ou à la porte, maintenant, là, tout de suite, sinon il allait venir à la fenêtre ou à la porte regarder pourquoi le chien aboyait et il allait me voir... J’ai souflé un bon coup et frappé... 1 coup d’abord... puis 2 coups... repris ma respiration... et j’allais frapper encore quant la porte s’est ouverte.

La surprise se lisait dans son regard vert, profond et sérieux. J’ai aussi remarqué les contractions de sa mâchoire. C'est sûr, il hésitait, ne sachant pas quoi faire de moi !!! J'avais le soufle court comme si j'avais couru un 100m haie! Son chien est sorti me renifler, puis à aboyé encore. J’ai pas peur des chiens alors, je n’ai pas vraiment regardé ce que faisait le chien. De toute façon, je n’entendais plus rien de rien. Mes yeux et mes oreilles aussi étaient concentré sur lui. J'épiais chacun de ses mouvements, si d’aventure, malgré mes certitudes, il tentait de me repousser, j’avais déjà préparé ma phrase... "Il faut qu’on parle"... phrase idiote et stupide, mais qui vous sort de toutes les situations abracadabrantes et désastreuses!

 Aucun mot ne semblait pouvoir franchir ma bouche. Ma langue pesait 1 tonne et demi. Pascal non plus n’a pas dit un mot. Je crois qu’il savait parfaitement ce que je faisais là. Gluuups. Difficile aussi même d'avaler ma salive. Crrrr. Évidement, que peut bien faire une fille à 3h du matin devant sa porte. Ciel, il aurait pu être en train de dormir et j’en aurai eu pour mon déplacement !!! Ou encore, horreur, s’il avait été avec une autre fille? Aïe. Bon je serais partie me cacher dans un coin pour pleurer toutes les larmes de mon corps. Kkrrrrkkkrp. Stoooop. Pas de pensées négatives, trop tard pour ça. Quant même... s'il me dit qu'il n'est pas seul ou de partir, je ferai semblant de tomber dans les pommes, le temps de réfléchir à la suite....

On était là debout, et j'avais envi de lui dire de faire quelque chose parce que ça commençait à être un peu embarrassant quant il m’a tendu la main pour m’attirer à l’intérieur sans un mot.

J’étais adossé à la porte, ça évitait que la peur qui faisait trembler mes jambes ne me fasse tomber. Il m’a regardé droit dans les yeux, je voyais sa machoîre se contracter. Il réfléchissait, je ne sais pas à quoi, mais il réfléchissait et hésitait. Pourvu qu’il ne me demande pas ce que je faisait là... pleeeease... qu’il ne me le demande pas ça..

Toujours sans un mot, il a pris mon sac et l’a lancé sur un des fauteuil du salon. Il se mordillait la lèvre, ses yeux verts avaient une couleur encore plus profondes, orageux... Etait-ce les yeux qu'il a quant il est en colère... Arfff ciel... pourvu que non! je voyais bien qu’il réfléchissait et je me demandais de mon côté s’il fallait que je me lance et que je me jette sur lui ou pas... Miss courage était introuvable à cette adresse... je n'arrivais pas à faire un seul geste, niet, j’étais clouée à la porte. Impossible de bouger. Et de toute façon, il aurait fallu que je m’agrippe à son bras ou catastrophe que je m’appuie à lui. Il me dévisageait, je commençais à vraiment me sentir mal, surtout avec le gros caillou dans ma poitrine.

Puis il a enfin bougé, enfin. Lentement, il a cherché mes lèvres, et après c’était le feu d’artifice...Et j’ai passé la plus merveilleuse nuit de toute la planète. Une nuit de rêve. C'est officiel, je suis raide dingue de lui. Pesée, emballée, expédiée dans la pile de ses fans! Ciel pourvu qu’il ne tombe jamais sur ce blog... Je serais à découvert, comme à poil au milieu d’une réception... iiiak... Quelle tuile !

C’était géant... magnifique, sensas...

On a entendu Thomas rentrer. Il devait être à peu près 6h-7h du matin. Il est venu frappé chez Pascal, à cause de la lumière sans doute. On a fait attention de ne pas faire de bruit. Puis je ne me souviens pas de grand chose. Je me suis endormie. Je ne voulais pas, je voulais filer avant de m’écrouler et dormir là.

Je me suis réveillée en sursaut un peu avant midi. Il était déjà debout et se rhabillait. On s’est regardé sans trop savoir quoi dire.... Arfff, juste ce que je voulais éviter. Je déteste les lendemains matin.

J’ai plutôt tendance à fuir “le lendemain matin”. Laisser à l’autre le soin de se débrouiller. Je fais comme si je ne connais plus le type, allant même jusqu’à “t’es qui?” s’il ose une approche... oui un peu moche, mais hey... depuis le temps que les garçons font ça aux filles, y a pas de raisons qu’ils ne goûtent pas au même plaisir !

Pascal était embarrassé ou était-ce des regrets que je voyais dans ses beaux yeux verts? Non, non, non. Je ne voulais pas qu’il commence à regretter quoi que ce soit, alors j’allais vite partir pour qu’il n’ait pas à me jeter dehors. Son visage a esquissé un demi-sourire. Hahh que j’aime ses sourires, même celui-là. C’était clair qu’il ne savait pas non plus quoi dire... ben on était 2!

J’ai voulu parler mais... niet. Rien ne sortait de ma bouche... arf!

Publié dans diary, journal

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186 - Je l'ai embrassé...

Publié le par JaneDo

VENDREDI SOIR SUR GENEVE

Evidemment, je passe mon temps à penser à Pascal. Matin, midi et soir... et entre 2 aussi! A analyser chacun de ses mots et chacun de ses gestes d'hier soir. Encore heureux que ma tête n'explose pas!

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Après la discussion d'hier soir, Pascal m'a envoyé des textos aujourd'hui. Plaisir "aigre-doux". Avec son playdoyer pour une relation amicale, difficile de trouver le ton juste dans mes réponses; après un "me réjouis de te voir demain soir" quoi dire!!! Moi aussi? Cool? ou Ce serait sympha? Bah... j'ai opté pour "cool... moi aussi"...

Prévenu mes scouateurs que j'avais envie d'avoir la paix ce week-end, que je ne voulais pas les voir, ni les entendre. Que je voulais un week-end à moi. Un peu difficile pour Mai qui n'a pas manqué de m'appeler pour se pointer, soit-disant, chercher des affaires. Elle cherchait à tâter le terrain si elle pouvait éventuellement scouater la chambre à Tchoy... Niet. Inflexible, je lui ai fait comprendre et sentir que ça ne marcherait pas. Elle est partie à l'hotel. J'ai essayé de ne pas me sentir coupable. Un peu moins facile.

Puis je me suis arrangée pour que mon ex, Mathieu, vienne chercher  Maxou samedi. Ensuite, accepter l'invit de Brian, lui, je l'adore. Il est chou, agréable et mignon. Avec lui pas de prise de tête. Il n'est pas du "matériel de petit ami" mais il est de bonne compagnie. Et ma tête avait sérieusement besoin de vacances. Comme ça s'est fait. J'aurai plus ou moins un week-end entier à moi.

Après le départ de Mai. Je me suis laissée engloutir dans un bain de bulle de rêve. 1h plus tard, j'en sortais pour me préparer à passer une soirée sympha et aller danser un peu sur Genève, loin de Pascal. Cool, je ne penserais pas trop à lui comme ça.

Pas de chance... je suis maudite ou quoi !!!!


On venait à peine de s'installer avec quelques amis à Brian dans la boîte la plus branchée de Genève que j'ai cru aperçevoir Barbie. Bahhh, je devais avoir "la berlue". Je me suis "virtuellement" donné une gifle et effacé Barbie de ma tête.

Brian est un super danseur et j'adore danser avec lui. Il est vraiment super mignon, ce qui ne gâche rien. On lui donnerait le bon dieu sans confession... mais c'est un salaud avec les filles. J'ai la chance de n'être pas tombée dans ses filets. Je ne pourrais jamais tomber amoureuse de lui parce que je le connais trop bien. Il aime changer de nanas aussi souvent que de chemises. Malheur à celles qui tomberaient sous son charme. Avec lui, c'est peine perdu pour une relation autre que "crac-boum". Brian et moi sommes sur la même longueur d'ondes. Même s'il nous arrivent de passer la nuit ensemble, il n'y avait jamais de prises de têtes. Ni de longues attentes derrière le téléphone. Par contre, quant on sortait ensemble en soirée, on était ensemble, sans pour autant se lécher la façade. Non. Cela restait tendre, de petits bisous par-ci, par-là, dans le cou, la joue, mais jamais de bouche-à-bouche, sauf au tout début de notre rencontre. Grâce à notre entente parfaite, on passe de supers moments ensemble, mais on a nos vies, chacun de son côté. Et c'est parfait.

On était en train de danser quant je me suis fait légèrement bousculée. J'ai changé de place sans même jeter un regard, parce que, cela peut arriver. A nouveau ce coude dans le dos! Quelqu'un semblait faire exprès de se coller ou me brosser les côtes avec son coude. Ca commençait à m'énerver, en quittant la piste, je me retournée tout de même pour voir qui me bousculait sans arrêt... Miss Barbie et... Pascal ! Ploufff ???

Coeur dans les tongues! Envie de pleurer sur place, sauter à la gorge de la lumineuse Barbie, de me griffer pour sentir une douleur autre que mon coeur qui se déchire. IL M'AVAIT MENTI? Hier soir, il était bien en train de me repousser. Le rat !

La garce! Elle a joué la surprise. Moi, je venais d'avaler ma langue, Pascal et Brian se sont dévisagés et  Brian s'est présenté et les a salués. En entendant "Pascal", il m'a regardé, le sourire en coin, en levant un sourcil. Evidemment, je lui avais parlé de Pascal, en long, large et en travers.

Barbie a insisté pour venir s'incruster à notre table "Ce serait sympa, qu'elle a dit". Grafajfhahfa. Thomas et 2 autres de leur potes se sont aussi installés. 2 filles, 2 garçons? Si c'était pas une sortie en couple alors, je sais pas ce que c'est. Bah bah bah... ma tête doit arrêter de me jouer des tours. J'avais pas besoin de ça pour me sentir mal. Le serveur nous a arrangé la place et nous nous sommes tous retrouvés là. Pas très à l'aise, si j'avais été assise sur un sac de braises c'aurait été pareil. Dès l'installation à la même table Barbie m'a ignorée tout en tripotant et palpant Pascal à tout va. Garce.

En proie à une crise de châleur, je me suis précipitée dehors aussi discrètement que j'ai pu. Comme je l'espèrais, Pascal m'a suivi. Et là, j'ai oublié toutes mes bonnes résolutions...

Je lui ai demandé s'il sortait avec Barbie... hé oui, carrément nulle ! Pouquoi avoir demandé un truc pareil? Il n'avait pas de compte à me rendre. Je n'étais personne pour lui. On était pas encore vraiment ami et j'étais certainement pas sa "nana". Je l'avais seulement rêvé. Il a ri et m'a répondu "QUE NON".  Que non??? J'avais bien entendu; non? Non, il ne sortait pas avec Barbie! Ciel, il n'y a rien entre nous pour oser lui faire une scène pareille. Honte à moi. A peine les mots ont sautés de ma bouche que j'avais envi de creuser un faussé et m'enterrer dedans. Il essayait de me calmer, j'étais trop agîtée. Mais c'était ça, l'agresser ou fondre en larmes comme une vrai pouf. Il m'a juste prise dans ses bras et  je l'ai embrassé...   Oh merveille... J'étais cuite! Je l'ai embrassé, aïe-aïe. En une seconde j'avais déjà tout oublié et je n'étais même plus fâchée. Faiblasse.

Quant on a entendu la porte, on s'est séparé en vitesse. C'était Brian. Pascal a marmoné qu'on prenait juste l'air. Je pense que Pascal savait que j'étais sans voie. Brian nous a observé un moment, fronçé les sourcils, puis est retourné à l'intérieur. Pascal m'a dit qu'il fallait qu'on retourne dedans avant que les autres se posent trop de questions. J'ai juste fait "oui" de la tête mais je pensais; "Tout ce que tu veux". J'étais vraiment cuite.

Le reste de la soirée, je suis restée plutôt silencieuse. Je flottais sur un de mes nuages roses. Je n'osais pas vraiment le regarder. J'avais le coeur qui scandait les secondes, jusque dans mes oreilles. Barbie nous observait tour à tour. Thomas m'a fait danser mais Brian a vite repris  les choses en main. Merci Brian O'Neil, t'adore. Pascal discutait tranquillement dans son coin, comme si de rien. Je me suis même demandée si je n'avais pas rêvé! Mais non, je n'avais pas rêvé. Je m'en suis vite rendue compte quant Pascal a osé m'invité à danser un slow.

Même si on se regardait pas, je sentais le sang circuler dans chacune de mes veines. J'étais à fleur de peau. Je sentais ses bras me serrer contre lui. Comme ça peut être grisant ce genre de minuscule petite chose comme danser!!! Dingue. Puis Brian est venue me sauver de l'évanouissement. Les yeux verts orages de Pascal ne nous quittaient pas. Je jubilais quand même un peu à l'intérieur. J'avais osé l'embrasser, ciel, il est plus grand que moi d'au moins 20cm, s'il n'avait pas voulu, il lui aurait suffit de relever la tête. Aoutch, là je me serais sentie hyper mal!!! Je voyais son regard nous suivre sur la piste dans les miroirs de la salle. Je nageais carrément dans un bonheur retrouvé. Thomas semblait bouder un peu, mais tant pis. J'étais dans ma merveilleuse petite bulle.

Brian a insisté pour partir. Je n'en avais aucune envie, mais je n'avais pas tellement le choix. C'était ça, ou rentrer plus tard avec Pascal ET Thomas sans compter Barbie dans la même voiture...

Plutôt explosif ! Alors je suis rentrée avec Brian.

Publié dans diary, journal

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