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74 - Week-End Raté!

Publié le par JaneDo


J’étais triste que Jess ait écrasé mes fleurs mais je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir. A sa place, j’en aurais peut-être fait autant. C’est une chose de savoir que Pascal voyait quelqu’un, une autre de le voir de ses yeux. Je sais ce que je ressentais en étant témoin des frasques de Layne, et pourtant, je l’aimais bien moins que Pascal.

Je tournais en rond chez moi en attendant l’appel de Pascal. Les heures traînaient en longueur... J’ai vérifié plusieurs fois que mon natel ne soit pas sur mode silencieux, que les batteries n’étaient pas plates... Rhhhh, je piaffais. Encore un week-end coupé en 2.

Et moi aussi, pourquoi au nom du ciel, être partie!!! C’était de ma faute si j’en étais là, comme un pot de fleur, à attendre.

Je regrettais même d’avoir demandé à Pascal de passer le jeudi soir ensemble, parce que maintenant, voilà, le week-end compromis. Je devenais dingue. Je me le suis promise; il ne fallait pas que je m’aventure à lui poser des questions sur la visite de Jess.

J’espère qu’il n’allait pas me ressortir le “je n’ai pas osé t’appeler parce que c’était tard”. Je pèterais un câble. Cette fois, je ne crois pas que je laisserais passer.

Au bout du rouleau, je lui ai donné encore 10mn... Quand même, c’était 2h dimanche matin... J’en pouvais plus. J’ai sauté dans ma voiture et j’ai filé chez lui.

Grrr, la voiture de Jess était toujours là, et il y avait de la lumière...

Vérification à mon natel; niet, pas de messages.

C'était débile d’être venue jusque là. J’ai été m’asseoir sur le toboggan dans le parc face à son appartement. J’avais un peu la trouille de traîner comme ça, dehors, seule, dans un parc, la nuit, mais j’étais rassurée par la présence du chien. S'il m'arrivait quelque chose, ce serait de sa faute, tient!

Je les voyais dans le salon depuis mon siège de fortune, Jess était assise dans le canapé, Pascal debout, les bras croisé, semblait l’écouter. J’ai décidé de lui envoyer un message; “Appelle moi à n’importe quelle heure dès que t’es seul... Mais si tu pense finir la soirée avec Jess, dis le moi stp. Bisous pti coeur”. C’était un peu sec malgré le “pti coeur” à la fin, mais j’en avais marre. Jess commençait sérieusement à me courir!

Tout à coup, j’avais le coeur qui battait la chamade; j’ai réalisé que si j’étais arrivée pour voir la voiture à Jess, et que les lumières étaient éteints, j'aurais flippé, ça aurait signifié qu’ils dormaient!!!! Wahhhh, j’aurai eu une crise cardiaque!!! J’avais de la chance en fin de compte!

J’ai vu Pascal tourner la tête et se pencher pour prendre quelque chose; son natel. Jess s’est levée pour essayer de regarder sur le natel à Pascal, puis le lui arracher des mains. Elle ne pouvait pas lire mon message sans le code, et je ne crois pas qu’elle l’ait. Ouf! Je suis sûre qu’il se doutait que le message était de moi. Elle aussi d’ailleurs.

Mince... Je n’aurai peut-être pas dû... Maintenant qu’elle savait que j’attendais, elle n’allait plus vouloir partir. Re-mince, c’était pas vraiment très malin de ma part. Finalement, je n’avais pas l’estomac pour rester plantée devant chez lui, comme une tâche, à attendre. C'était lamentable. Je décidais de rentrer.

Pascal ne m’a rappelée qu’1h plus tard...

Je m’en suis tenue à ce que je m’étais promise; ne pas poser de questions. La soirée avait été sabordée, il n’y avait rien de plus à ajouter. On était tous les 2 un peu d’humeur morose, donc plutôt silencieux. Pascal avait au moins réussi à se débarrasser de Jess, c’était une bonne chose. Je n’aurai pas supporter qu’il me plante encore 1x, et de ne pas passer le dimanche ensemble.

Je crois que j’aurai pleuré comme une madeleine!

Pascal n'avait pas vraiment la frite, alors ça le rendait encore plus tendre et plus câlins. Miam. J'étais quand même préoccupée par ce qui pouvait bien se passer là-haut, dans sa tête!!! Est-ce que Jess avait réussi à l'atteindre? Est-ce qu'il aurait préféré rester un peu seul? Moi, à sa place, sûrement que oui. Est-ce que j'étais un peu, comme un cheveux sur la soupe? J'espérais que non! Arfff, elle avait réussi à me mettre légèrement en boule.

Fallait vraiment qu'on ait un "face-à-face"... bientôt!!!

*   *   *   *   *   *
Week-end raté!  (74-dim-15mar09)

Publié dans jane's diary

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72 - Et il fallait que Jess me gâche la soirée!

Publié le par JaneDo


Encore un week-end super. Il pleuvait, neigeait, le temps était gris mais c’était comme des vacances. Le jeudi soir, après une petite sortie, on s’était retrouvé chez Pascal.

Vendredi, j’avais fait un petit saut chez moi pendant la journée, comme Pascal rentrait directement après le boulot,  après avoir sorti le chien, j’ai foncé chez lui. Je savais que ce soir là, Jess ne me le volera pas.

On s’est enfermé et on a passé une petite soirée en amoureux. J’ai cuisiné pour une fois. J’ai fait mon poulet au four avec une sauce à la "JaneDo", pimenté à souhait avec de la purée de pommes de terre. C’était délicieux. Même si c’était Pascal qui cuisinait la plupart du temps, c’était bien qu’il sache que je n’étais pas miss micro-ondes comme Jess. En plus, j'adore cuisiner.

Par moment, Pascal était un peu dans la lune, ça m’a un peu torturée. Je me demande s’il pensait à Jess dans ses moments là et s’il aurait peut-être préféré être avec elle. Je l’ai surpris à me regarder comme s’il était sur le point de dire quelque chose, mais il souriait en disant qu’il n'avait rien à dire mais qu’il aimait juste me regarder. Je crois que ce n’était pas totalement vrai. Il y avait définitivement quelque chose... Du moins, j’espère qu’il ne me comparait pas à Jess!

Samedi, il avait son match en fin de matinée. Il avait voulu que je l’accompagne, mais je ne pouvais pas faire ça. Ce serait vraiment pas correct vis-à-vis de Jess et même un peu vis-à-vis de lui. Et j’avais des trucs à faire de mon côté. C’est clair que j’aurai bien voulu le voir jouer!

Après son match, ils allaient manger ensemble, toute l’équipe, et bien sûr, les femmes étaient les bienvenues... pas moi bien sûr... mais Jess. Je  n’avais pas besoin de lui demander si Jess l'accompagnait, la réponse aurait rendu la chose plus réelle. Je n’avais pas besoin de ça.

On pensait fêter notre petite St-Valentin, et ça me dérangeait un peu que Jess puisse le voir et être avec lui, même un petit moment. Garhhhh... C’était un peu désagréable de me rendre compte que j’étais quand même un peu vindicative et un tantinet jalouse. Pas très joli... mais suis humaine après tout!!!

J’aurai aimé être une mouche pour voir si ses petites absences ou voyage sur la lune d’hier soir étaient parce que Jess lui manquait?? Bah, STOP, voilà que je me laissais entraîner dans le mode-débile encore. Je n’avais pas envie d’aller manger dehors parce que j’avais envie de le coller comme de la glu, et manger au restaurant ne me permettait pas d’être collante. Peut-être même qu’on ne pourrait ni se toucher, ni s’embrasser, alors le resto... ça ne me disait rien.

Pendant son dîner avec son équipe, je lui ai envoyé un message en proposant de manger à la maison (pour changer!).

Fallait que je fasse gaffe, pas qu’on ait des routines et qu’il finisse par s’ennuyer quant il était avec moi. Je me rendais compte qu’à cause des moments où il avait eu l’air ailleurs, ennuyé, torturé, je me posais beaucoup de questions et ça me fichait un peu la trouille.

Pascal avait réservé quelque chose et tenait quand même à notre petite sortie. Il avait réservé une salle privée, alors on pouvait se tenir la main, se regarder dans le blanc des yeux et se faire autant de bisous qu’on en avait envie. C’était totalement parfait. J’ai reçu mon traditionnel bouquet de fleurs, même si j’avais déjà reçu un autre cadeau pour la St-Valentin; un pendentif avec un coeur en diamant. Trop mignon. J’ai fait l’effort d’effacer de ma tête ce soir là le 14 février manqué.

On est rentré assez tard, et on a eu la mauvaise surprise de voir Jess qui attendait Pascal devant chez lui.

Elle a vraiment l’art de me gâcher le week-end, elle!

J'étais furax, avec la folle envie de lui sauter à la gorge et lui arracher chaque poil de sa tête. Le plus mal à l’aise des 3, c’était quand même Pascal. Il ne voulait pas me dire de partir, et moi, je ne pouvais franchement pas rester. Jess voulait lui parler... hum... comme si elle n’avait pas toute la semaine pour ça, il faut qu’elle le fasse le week-end. En voyant le bouquet dans mes bras, Jess me l’a arraché, l’a jeté par terre et a écrasé mon bouquet. Pascal et moi étions tous les 2 trop surpris pour réagir. J’ai voulu appelé un taxi, mais Pascal m’a demandé de l’attendre à l’intérieur.

J’avais envie de me coller à la fenêtre, mais cela ne se faisait pas tellement, alors pour tuer le temps pour ne pas me laisser aller à me jeter sur le trou de serrure et tout, j’ai allumé la TV. Malgré tout, j’entendais la dispute. Je pense que les voisins aussi. Je trouvais que c’était un peu gonflé de ma part de m’asseoir tranquillement dans l’appartement à Pascal alors que Jess, sa femme, était obligée de rester dehors. 

J’avais été une fois chez lui, à son ex appart, quant j’étais hyper down, ni Jess, ni Pascal ne m’avait laissé dehors. Ça ne se faisait pas, alors j’ai quand même appelé un taxi et quant je l’ai vu arrivé, j’ai filé. Pascal n’a pas eu le temps de m’en empêcher. Je lui ai laissé un message pour qu’il m’appelle après le départ de Jess. Dans le taxi, je me suis demandée ce qui m’avait pris de partir alors que toutes les fibres de mon corps auraient voulu rester... curiosité oblige!

Peut-être parce que ça faisait bien?! Mais voilà... maintenant... trop tardivement, je priais pour qu’il ne tarde pas trop à me rappeler, sinon j’allais encore imaginé des choses...

*   *   *   *   *   *
Et il fallait que Jess me gâche la soirée!  (72-ven-13mar09)

Publié dans jane's diary

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71 - J'ai fini par mendier le jeudi!

Publié le par JaneDo


Pascal avait senti dans ma voix que quelque chose n’allait pas, alors il a voulu qu’on mange ensemble, mais l’incruste de Caroline et quelques uns de ses collègues ne nous permettaient pas d’avoir une discussion. Au milieu du repas, j’ai prétexté avoir un truc et j’ai voulu filer. Pascal m’a rattrapé, mais je n’étais pas vraiment d’humeur à vider mon sac dans la rue, dans le froid.

Quant j’ai décidé de partir, le petit sourire de Caroline aussi, en réalisant que j’étais sorti de mes gongs, m’avait aussi agacé.
  • -Hey... Parle moi... Je sais bien qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Si tu ne me dis rien, je ne pourrais rien y faire. Alors, stp, parle moi. Même si tu pense que ce n’est pas le bon moment, que ce n’est peut-être pas l’endroit, qu’on pas le temps ou quoi, je m’en fiche, juste, dis moi ce qui ne va pas. Dis moi.
Pfouuuu... oui... mais non... mais... En plus, du restaurant les autres pouvaient nous voir. En plus, Pascal essayait de capter mon regard. En plus, je n’étais pas douée pour trouver mes mots à la va-vite!
  • -Afff... J’aurai voulu... Non, non, rien....
  • -Pas rien, dis moi.
  • Jaurai bien aimé...Afff, enfin... Passer le week-end ensemble depuis le samedi soir, c’est... et tu me manques et ça fait encore mal pour la St-Valentin et je t’en veux quand même pour vendredi passé... Enfin, voilà, c’est en vrac, désolée. Faut que j’y aille, suis pas vraiment d’humeur.
Pascal a fait quelque chose qu’il n’aurait pas dû en me serrant dans ses bras, là en pleine rue, au vue de tous devant le restaurant, et surtout de ses collègues. Je comprenais ce que Jess voulait dire par; faire attention à nos faits et gestes en publique.
  • -Je sais bien que j’étais en-dessous de tout, et je ne pourrais jamais m’excuser assez...
  • -J’aurai voulu dormir avec toi ce soir et être là vendredi quant tu rentre du boulot, j’aurai...
  • -Done! C’est d’accord.
Je l’avais fait. J’aurai voulu me mordre la langue, mais c'était trop tard. Je regrettais de paraître faible ou pire; vindicative, mais c’était trop tard... Je l’avais dit. Et... il était d’accord? Hééééé?
  • -Donne moi 2 mn pour aller payer et on va faire un tour d’accord? Je n’aime pas te voir comme ça. Ça va me travailler toute l’après-midi et jusqu’à ce soir, alors...
  • -Non. Je veux pas aller faire un tour. J’ai envie de rentrer. Je... Je veux juste rentrer.
Il m’a relevé la tête parce que j’évitais son regard. Je me sentais faible et pathétique. Pauvre petite chose qui devait demander pour recevoir. Beurk, je détestais ça.
  • -Compris. Alors ce soir, après le boulot, je passe te prendre chez toi? Ou tu préfère me rejoindre à la maison après l'entrainement?
  • -Jeudi? Heum, je crois que j’ai promis à Patricia de l’emmener prendre un verre avec des copines...
  • -Ok. Alors, on se retrouve au Tiger. On prend un verre avec tout le monde, ça nous évitera de devoir voir qui que ce soit le reste du week-end. On aura fait notre B.A. (Bonne Action). Le reste du week-end sera à nous, d’accord? Ça te va?
J’étais vraiment minable,  pathétique, vraiment nulle... Pas terrible du tout, mais oui, ça m’allait très bien. J’ai fait oui de la tête.

En rentrant, je ne me sentais pas trop géniale d’avoir fini par lui dire au lieu de le lui faire comprendre. Les mots avaient dépassés ma pensé et j’ai failli à plusieurs reprises sauter sur le téléphone pour annuler, jusqu’à ce que je le fasse. Je n’aurais pas été tranquille autrement. Pour Pascal, il n’était pas question de changer nos plans. Je pense qu’il se doutait très bien de ce qui se passait dans ma tête, et savait que malgré ce que je disais, j’aurai mal pris qu’il accepte de changer nos plans.

J’allais mieux. Je savais que je voyais Pascal ce soir. Je savais qu'il n’osera jamais me faire faux, encore une fois, bon
quoi qu’il arrive. La seule excuse qui pouvait justifier un autre rendez-vous manqué serait; un coma profond ou pire! Sans nouvelles du reste de la journée, mais rassurée par des pensées positives, je ne pouvais même pas imaginer qu’il puisse manquer notre rendez-vous. Carrément inimaginable.

Donc, la journée, j’ai rapidement fait ce que j’avais à faire et le soir, j’avais prévu de sortir prendre un verre avec Patricia et quelques copains, mais pas au Tiger comme je l’avais laissé entendre à Pascal. Je n’avais pas du tout prévu d’aller avec Patricia là-bas, mais plutôt rejoindre le reste de ma bande après, seule. Donc, on a été mangé avec 3 de mes copains.

Je suis arrivée assez tard. Pascal était déjà là, il avait dû m’attendre. Même si nos groupes étaient réuni autour d’un même point, on s’est comporté en parfait copains, rien de plus. Il parlait avec des potes de son côté et moi, je faisais ma soirée dans mon coin.

Pascal travaillait le lendemain, alors je n’ai pas été surprise quant il m’a fait signe de lever le camp vers les minuits. Il est parti en 1er. Se doutant, je pense, qu’on allait sûrement se retrouver, Jess est venue se coller à moi. Puis, elle m’a demandé de la ramener. Thomas ne comprenait pas à quel jeux elle jouait, alors, il s’est proposé pour la ramener. Après tout, ils habitaient dans la même maison. Merci Thomas. Une fois de plus, sans le savoir, il me sauvait la mise.

J’ai foncé retrouver l’homme de ma vie! Celui pour qui mon coeur bat si fort tout le temps. Celui à qui je pense dès que j’ouvre les yeux le matin, celui à qui je pense avant de m’endormir le soir.

Une petite pensée concernant Layne quand même sur le chemin. J’étais étonnée de ne pas l’avoir vu ce soir. C’était bizarre. Je me demandais ce qu’il pouvait bien faire ce soir? Était-il avec Alexia ou Miss Tennis?

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J'ai fini par mendier le jeudi  (71-jeu-12mar09)
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70 - Je rumine encore...

Publié le par JaneDo


Comment faire comprendre à Pascal, sans avoir besoin de le dire, que j’aurai aimé qu’il passe le jeudi soir avec moi... Je ne savais pas si je devais éviter tout contact, et attendre qu’il le devine ou encore, laisser ça peut-être pour un autre week-end... Bah, finalement, j’ai décidé d’attendre, et laisser les choses se faire. Si jamais, il n’y pensait pas, ben un de ces vendredi et peut-être même tout le week-end, je l’éviterais, et voilà!

Rien qu’à l’idée de ne pas le voir toute une semaine, plus un week-end entier me rendait malade d’avance. Mais il faut ce qu’il faut, et parfois, il faut savoir sacrifier sa Reine pour gagner la partie... Pour moi, la vie est un jeu d’échec!

Après avoir passé la fin de la soirée d’hier avec Brian, j’étais plus calme.

Je répondais aux messages de Pascal de la même manière que je le faisais d’habitude, avec des messages rempli de tendresse. Quant il m’appelait, je lui répondait et voilà.

On a pas parlé de nos plans pour le week-end. Il allait de soi qu’on le passait ensemble. Le jeudi, il n’avait aucune envie de traîner dans un bar ou un autre, donc il ne sortait pas. Le vendredi après le boulot, il serait chez lui et je pouvais l’y rejoindre à partir de 19h.

Toutefois, comme Brian, je pensais que je ne devrais pas aller le rejoindre. Je devrais attendre qu’il m’appelle ou même, l’éviter et faire autre chose. Le samedi, je lui expliquerais qu’après vendredi passé, ben, je me suis organisé différemment. Ce qui allait être dur, ce serait de me forcer à ne pas le voir du week-end. Ça allait être l’enfer, vraiment dur dur!

C’était vrai que, c’était le mieux pour lui faire comprendre que passer le week-end ensemble du samedi soir au dimanche soir, c’était pas terrible. Bah, je le lui dirais en face. De plus, vendredi soir, on était sensé fêter “Notre St-Valentin”, le 14 mars au lieu du 14 février!

Iaaaah, je sens que je vais être mortel déprimée si je ne le voyais pas le vendredi soir. Ouais... j’étais down. Je ne savais pas comment faire comprendre à Pascal que j’avais de la peine à avaler le coup du week-end passé, et du coup, la St-Valentin ratée à refait surface et me restait encore plus en travers de la gorge.


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Je rumine encore...  -  (70-mer-11mar09)
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69 - Petite Soirée avec Thomas

Publié le par JaneDo


Depuis le temps que Thomas essayait de m’inviter, à chercher tous les moyens possible pour qu’on passe du temps ensemble, j’ai finalement accepté. J’aime passer du temps avec Thomas. Il est amusant, doux  et adorablement gentil avec moi. La seule chose qui me retenait toujours, était le fait qu’il soit si proche de Pascal. Le fait qu’il vivait au-dessus de l’appartement de Jess, et auxiliairement, celui de Pascal, me gênait un peu aussi.

Pascal a vu ma voiture et il est monté me faire la bise et passé un petit moment avec nous. Bien sûr Jess est venue le rejoindre. Nos rires ont cessés net à son arrivée. C’était dommage et même un peu embarrassant. A sa place, je me serais posée des questions, mais pas Jess, elle est restée stoïque.

C’était quand même un soulagement pour Thomas de les voir partir. Pour moi aussi.!

Sans le vouloir, Thomas à triturer une plaie mal refermée en me demandant ce que j’avais fait pour la St-Valentin, avec qui je l’avais passé et tout. Il voulait savoir s’il y avait quelqu’un de spécial dans ma vie ou pas.

Je lui ai menti en lui disant qu’il n’y avait personne. Et avant qu’il n’essaie encore une fois de me demander de sortir avec lui, je lui ai dit que pour l’instant, Layne et moi étions en froid et je n’étais pas sûre qu’on ait vraiment rompu. Je lui ai dit que j’avais donc passé la St-Valentin avec Layne.

Thomas était vraiment surpris. Il ne nous voyait plus ensemble, il avait plutôt l’impression que Layne était redevenu célibataire. D’ailleurs, Layne lui avait aussi dit qu’il ne savait pas vraiment si on avait rompu. Ouf, sans le vouloir, il avait cautionné ce que j’avais dit à Thomas. Layne lui avait sorti un truc comme “Pas Touche” avant de lui dire qu’il ne savait pas vraiment si on était ensemble ou si on allait se remettre ensemble. Thomas avait compris qu’il n’avait pas intérêt à se mettre entre nous.

C’était marrant, c’était vraiment du Layne tout craché.

Comme Thomas n’osait pas le mentionné, je lui ai dit que je savais très bien que Layne batifolait ailleurs. Thomas a voulu me faire croire que Layne ne voyait personne, mais je savais qu’il mentait. De plus, il savait parfaitement que Layne voyait Alexia et Miss Tennis (Nat), ce sont des choses dont les mecs parlent entre eux. Ils savent aussi se soutenir et garder ce genre de secret.

C'était quand même bizarre de parler de Layne. Est-ce qu'on ne serait plus jamais ensemble? J'avais encore l'impression qu'il faisait partie de ma vie, et qu'il en ferait toujours partie, c'était perturbant. J'avais de la peine à faire la coupure. Est-ce qu'il était vraiment sorti de ma vie? De toute façon, je savais qu'il m'était presque impossible de recommencer avec lui, c'en serait fini de Pascal et moi, parce que, je ne crois pas que Pascal me le pardonnerait!!!

L’air de rien, la soirée chez Thomas m’avait épuisée et rendue légèrement triste. J’avais envie de voir Brian, alors j’ai filé chez lui. Le voir me rassurait toujours.

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Petite soirée avec Thomas  -  (69 -mar-10mar09)
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68 - Max, mon chien adoré

Publié le par JaneDo



J'ai passé une partie de la journée en famille. Je n'avais pas envie de faire grand chose d'autre. Une très grosse envie de me larver et une folle envie de faire du jogging, de transpirer, de me défouler et de me plonger dans un bon bain.

Depuis que Patricia est là, j'évite les bains, je déteste être enfermée dans la salle de bain. Quant je suis seule, je peux au moins laisser la porte ouverte.

Maxou passe de temps à autre vérifié la présence de sa petite maman et retourne se coucher devant la porte. Il est sûr que comme ça, je ne peux passer sans lui marcher dessus. Petit chou va.

De temps à autre, une grosse vague de tristesse m'envahi en pensant que je pourrais le perdre très prochainement. Je suis quand même épatée, que pour un si gros chien de 15ans, il a l'air de se porter à merveille.

Pourtant, il m'a fait quelques petites frayeurs en étant un peu fébrile durant le week-end, mais ça y est, là, il était à nouveau d'attaque. Ouf... J'ai passé un peu plus de temps avec Patricia aussi.

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Max, mon chien adoré  -  (68 -lun-09mar09)

Publié dans jane's diary

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67 - Mon cadeau à son cou!

Publié le par JaneDo


Jess, de même que les parents à Pascal, ont essayé de s’accaparer Pascal pour un dîner en famille dimanche soir. Ouais... ça continuait ou ça commençait plutôt!! Ça allait tout le temps être comme ça, il fallait que je me fasse une raison. Après avoir presque failli lui faire faux bon samedi, Pascal n’a pas osé accepter.

Sa mère lui a téléphoné pour ça, après Jess, son père... Tout y a passé. Je ne disais rien. J’ai attendu de voir ce qu’il allait faire, mais Pascal a refusé tout net. Il a dit à sa maman qu’elle pouvait très bien faire ça pendant la semaine, le week-end entre les matchs et tout, il avait quand même envi qu’on lui fiche la paix le week-end.

Si Pascal avait fini par se faire coincé, je n’aurai rien dit. J’aurai bien été obligée de l’accepter. Je l’aurai fait avec le sourire, après... ç’aurait été une autre histoire!!!

Le dimanche soir, avant de se rendre chez ses parents, Jess est passée chez Pascal. Je voulais rester dans la chambre pendant sa visite, mais Pascal n’avait pas voulu. Je pouvais très bien être en visite. C’était plutôt bizarre étant donné qu’elle sait très bien que ce n’était pas le cas. On le savait tous les 3, et pourtant on faisait tous semblant d’ignorer ce que l’autre savait!!! Bizarre.

Jess a essayé de me prendre à parti en me demandant de résonner Pascal. Tsss, ouais, comme si j’allais faire ça! Pour qu’elle me fiche la paix, je lui ai dit que je ne voulais pas me mêler des relations entre Pascal et ses parents.

Vicieuse, Jess m’a demandé si je voulais qu’elle me ramène en partant. Ha ha, elle était bonne celle-là... Non merci, ça ira.

J’ai remarqué le pendentif que Jess portait à son cou; un coeur en or dans lequel on pouvait placer 2 photos. On aurait dit deux feuilles collées ensemble ou un coeur mais on voyait les veines, c’est pour ça que ça faisait penser à des feuilles. C’était très beau. J’ai réalisé que c’était probablement celui que Pascal avait prévu de m’offrir pour la St-Valentin. Elle avait quand même du culot d’oser porter aussi fièrement quelque chose qui avait été acheté pour quelqu’un d’autre.

-Le collier au cou de Jess... c’était...?

A son expression, j’ai compris que j’avais raison. C’était une commande spéciale d’après son dessin, il aurait voulu savoir si j’aurai préféré qu’il fasse refaire la même pour m’offrir un pareil? Si j’aurai préféré qu’il ne me dise pas ce qui c’était passé? Ou dès qu’il avait le 2ème, le remplacer pour Jess et m’offrir celui qu’il m’avait fait faire?

Non, non, non... Je n’aurai pas supporter porter quelque chose que Jess aurait vu et porter avant moi, je n’aurai pas apprécier porter le même bijoux que Jess non plus! Ciel, on aurait cru qu’il les faisait en série pour femme et maîtresse, non mais... Ç’aurait eu l’air vraiment étrange que Jess et moi portions le même bijoux. Bien sûr que je m’en serais rendue compte et même si c’était beau, il aurait fini dans sa figure ou dans la poubelle. Franchement, on offre pas la même chose à... Ciel??? Du coup je me demandais si le pendentif que je portais était ce qu’il avait prévu d’offrir à Jess et qu’il les avait seulement interverti???? Aïe, ça me brûlait la peau. J’ai posé la question direct.
  • -Ça va pas. Tu crois quand même pas que j’aurai osé faire un truc pareil sans te le dire d’abord, mais non, j’aurai jamais fait une chose pareille.
  • -Alors c’était quoi pour elle?
Ma question l’avait un peu surpris, je n’avais pas l’habitude de poser beaucoup de questions ou de montrer ce genre de curiosité, mais je voulais m’assurer que ce n’était pas ce que je portais, malgré ce qu’il me disait.
  • -Des fleurs.
  • -Tu sais que normalement, on offre des fleurs ou des chocolats pour la St-Valentin, pas de bijoux?
  • -Je sais, mais je voulais quelque chose de spécial, c’était notre 1ère St-Valentin ensemble, je voulais que ce soit spécial...
Il avait l’air d’un gamin embarrassé et timide en disant ça, c’était mignon. J’étais rassurée. Heureusement qu’il ne m’avait pas offert une copie, j’aurai détesté. Totalement pas cool. Oui, j’étais rassurée mais un peu triste parce que ce n’était pas d’après un de ses dessin. Jess m’avait encore volé un quelque chose d’irremplaçable.

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Mon cadeau à son cou!  -  (67 -dim-08mar09)
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66 - La Maîtresse !

Publié le par JaneDo


Ça m’a carrément déprimée de me réveiller le lendemain matin toute habillée. Pascal ne m’avait pas rappelée après avoir raccompagné sa femme. Inquiète, j’hésitais à l’appeler ou à lui envoyer un message. Pourquoi n’avait-il pas appelé? Est-ce qu’il était resté avec Jess? Se sont-ils encore disputés? Hélas, je ne savais pas non plus quoi lui envoyer comme message...

Il avait son basket en fin de matinée, alors ça ne servait pas à grand chose d’essayer de le joindre. J’avais les boules et j’étais aussi de très mauvais poil, parce qu’après tout, rien ne l’empêchait de prendre 2mn pour m’appeler.

Vers les 14h, enfin, Pascal m’a appelé. Au dernier moment, j’ai décidé de ne pas lui répondre, à son tour de se poser des questions et de se demander si j’étais ou non fâchée. J’ai regardé mon natel sonner, sonner... petit sourire... je n'allais pas lui répondre.

Bon, ça pouvait se retourner contre moi s’il finissait par abandonner, j'aurai l'air maligne!!!

Ce soir, je sortirais faire la fête. S’il avait vraiment envi de me voir et de passer la soirée et le week-end avec moi, il n’avait qu’à me chercher. Et quant il me trouvera... on verra! Pascal m’a envoyé plusieurs messages que je n’ai ni ouvert, ni lu. Pas question que ma détermination se ramollisse.

Le soir, après avoir été mangé avec Brian, je l’ai fait m’accompagner au Tiger. Question d’être sûr que mes copains étaient là pour ne pas me retrouver toute seule. Après, il devait partir.

Thomas et Jess sont arrivés avec leur groupe assez tard. Pas de Pascal. Jess m’a sauté au cou comme si on était de supers copines de longues dates. Vache. Elle me l’avait pris hier soir, normal qu’elle soit de si bonne humeur. Peste. J’ai joué le jeu; enjouée, contente, tout baigne. Il n’était pas question que j’avais encore hier soir en travers de la gorge.

Pascal est arrivé peu avant minuit. J’ai le coeur qui a sombré dans les baskets direct. Hahhhh. Il me fait toujours chaviré, y a rien à faire.

Oups, il avait le regard sombre, pas de sourires sur son visage. Glups, il semblait un peu tendu.

Évidemment, il a dû saluer ses copains, Jess était dans ses bras avant qu’il ait le temps de dire “ouf”.  Pascal a jeté un petit coup d’oeil dans ma direction,  mais j’ai fait semblant de ne pas le remarquer.

Après s’être débarrassé de Jess, il s’est enfin approché. Avec le coeur qui battait dans les oreilles, inutile de dire que je n’entendais rien du tout. Sentir sa main sur ma taille était suffisant pour me faire décoller. Je n’ai presque rien entendu de ce qu’il m’a murmuré à l’oreille. Cela pouvait passer pour de l’inattention parce que j’étais trop prise dans la discussion avec mes potes et Thomas. C’était complètement faux bien sûr. J’avais tout le corps en alerte, je manquais de souffle, j’étais bien trop occupée à donner l’apparence du “super cool et à l’aise” et la tension me rendait sourde.

Je voulais donner l’impression que tout allait bien, que je n’étais pas fâchée, et que je n’avais même pas remarqué qu’il m’avait posé un lapin hier soir, et même,  j’avais autre chose à faire que d’attendre ses appels. Alors avec tout mon savoir faire, tremblante à l’intérieur, je me suis tournée vers lui avec un grand et radieux sourire. Pascal a souri aussi. Je ressentais son soulagement.

Discrètement, il m’avait collée à lui, et encore une fois sa joue a frôlé la mienne pour me chuchoter je ne sais quoi à l’oreille. Sans avoir besoin de la regarder, je savais que Jess nous épiait. Par pur méchanceté, je me suis hissée sur la pointe des pieds pour chuchoter à son oreille aussi.

Pascal voulait qu’on s’en aille. Je n’étais pas pressée. Il ne voulait pas prendre le risque d’attendre que je le rejoigne chez lui, et ne voulait pas me quitter d’une semelle. Pour le plaisir de le mettre sur les charbons ardents, j'ai fait traîner un peu et je ne me suis pas privée de chuchoter, à tout bout de champs, dans son oreille. Par pure vengeance et pour le plaisir d’enrager Jess, on est parti ensemble. J’ai quitté le bar au bras de Pascal. Il était évident que Pascal était venu exprès pour me chercher, j’imagine que Thomas s’en était rendu compte.

Même si je lui en voulais un peu beaucoup, pas question de lui faire de scène ou de se prendre la tête pour ça, sinon Jess aura gagné.

Pascal était un peu tendu. Il m’a dit avoir tenté de me joindre toute la journée et même juste avant de me retrouver au Tiger. Il s’est excusé pour n’avoir pas rappelé hier soir, il disait être rentré un peu tard et avait eu peur que je sois déjà endormie.

Je n’allais pas lui dire que je n’avais presque pas dormi ayant attendu son coup de fils toute la nuit. Que j’avais eu des sueurs froides de le savoir avec elle et qu’il aurait pu trouver une minute pour m’appeler ou même m’envoyer un message. Quant on veut, on peut. Je savais parfaitement que l’heure tardive était une excuse bidon.

Pascal s’est détendu en voyant mon humeur joyeuse et tendre. Je méritais vraiment un oscar. C’était facile de jouer le jeu; j’étais vraiment contente d’être enfin avec lui. Après tout, hier, c’était hier.

Je ne voulais pas laisser Jess m’atteindre.

Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond, je le sentais, mais je n’aurai su dire quoi. Peut-être s’était-il disputé avec Jess, mais je ne voulais rien savoir, ça ne me regardait pas. Pascal était tendre et chaleureux comme d’habitude, et ça me suffisait.

On a passé une soirée de rêve et Pascal a passé tout le week-end à me chouchouter. Il essayait sans doute de se rattraper pour hier soir.

2 à 0 pour Jess... 1 lapin pour la St-Valentin, 2è lapin vendredi soir... Mouais!!!

Mais c'était ça être sa maîtresse,  c'était pour ça qu'il m'aimait tant. Avec le peu de temps qu'on passe ensemble, une maîtresse digne de ce nom ne veut jamais le gâcher à se disputer, alors on laisse tomber les prises de têtes, c'est réservé à la légitime. On est toujours toute mielleuse, gentille, agréable, de bonne compagnie, ce qui fait qu'on en devient automatiquement ça de plus attachante, ce qui leur donne l'envie de passer plus de temps avec la maîtresse, toujours moins chiante que la femme!

Ouais, je venais de me rendre compte que je n'étais que sa maîtresse...

Celle qui accepte et qui comprend les rendez-vous manqués, celle qui laissera sa mauvaise humeur dans un tiroir chez elle, celle qui le reçoit toujours avec un sourire... Est-ce que cela me convenait? J'allais me rebiffer pour me répondre que non, mais c'était ça ou pas de Pascal.!!! Alors je n'avais pas vraiment le choix...

*   *   *   *   *
La Maîtresse !   -  (66 -sam-07mar09)
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65 - Un petit lapin, deux petits lapins...

Publié le par JaneDo


Quant Pascal m’a déposée à la maison, j’avais un peu moins le cafard et même après une discussion de nanas sur les hommes de notre vie, je me suis endormie comme un bébé. J’attendais le vendredi soir
avec impatience pour retrouver Pascal pour le week-end.

Patricia trouvait que Pascal se la jouait belle; la semaine avec une, le week-end avec une autre... Pas le temps de s’ennuyer et il avait l’argent et l’argent du beurre. Deux nanas prêtent à jouer le jeu et avec qui il pouvait partager son temps etqu'il avait sûrement un certain goût pour le changement!!!  Bouuuh, je n'avais pas envie d’entendre ça.

Pat trouvait qu’il avait vraiment la meilleure part du gâteau, et qu’il était peut-être temps que je lui demande de faire un choix ou le plaquer. Évidemment, je n’avais pas envie de lui ré-expliquer tous les détails. Plaquer Pascal? Elle devait divaguer!!!

Je dormais à point fermé quant des coups de sonnettes répétées à la porte ont finis par me réveiller. C’était Layne...
  • -Tu as remis le couvercle avec Pascal?
  • -Tshhh, je crois pas que cela te regarde Layne. Non mais... t’as vu l’heure? Tu veux pas me dire que tu es venu nous réveiller juste pour me demander ça?
Layne a essayé de virer Pat dans sa chambre, mais je me suis opposé. Elle pouvait faire ce que bon lui semblait. Là-dessus, il m’a attrapé par le bras et voulait m’obliger à le suivre.

Sûrement, à poil sous un T-shirt, bien sûr que j’allais quitté ma maison. Patricia a quand même été se coucher. Layne m’a priée de m’habiller et d’aller discuter chez lui. J’en avais pas envie, en plus, j’étais raide, j’avais envie de dormir et pas de me prendre la tête avec lui, mais à l’idée qu’il pourrait m’embarquer à moitié nue dehors...  j’ai été enfiler un training.
  • -C’était à cause de Pascal que tu as inventé une excuse bidon pour qu’on se sépare, j’ai raison, non? Tu cherchais un prétexte depuis un petit moment.
  • -Pas du tout.
  • -Arrête... Ne me prend pas pour un idiot en plus. Je me demande depuis quant vous avez recommencé? C’est pas à cause d’une inconnue que tout à coup tu aurais pris la fuite en jouant la femme trompée. Pas toi. Je te connais assez pour savoir que tu n’aurais pas agi comme ça sans raison.
Hum, pour ça, j’avais de bonnes raisons, mais... je ne pouvais pas lui dire que je l’avais vu avec elle et que je savais qu’il y avait quelque chose entre eux! Hum!
  • -Alors? Qui c’était? Comment est-ce qu’elle a su pour Carlos?
Les hommes sont parfois assez nul quant il s’agit d’inventer une bonne histoire à la dernière minute et Layne n’était pas différent. Il a expliqué que Nat était une bonne copine. Miss Tennis s'appelle Nathalie, Nat pour les intimes. Que c'était normal qu'elle soit venue à l'hôpital et qu'il ne pouvait pas ne pas lui dire pour Carlos. Je regrettais du coup de n’avoir pas pris la peine ce jour là d’aller jusque vers Layne pour savoir ce qu’il aurait inventé devant Miss Tennis. J’avais tourné les talons un peu vite sur le moment.
  • -Waouh, c'est dingue, tu as donc trouvé le temps de l’appeler?
  • -C’est elle qui m’a appelé.
L’idiot.
  • -Hah, alors elle a ton numéro? Quelle surprise! Mais tu vois, ça ne m’étonne pas, c’est pour ça que je n’avais pas besoin de te dem...
  • -Hé! J’ai dis que c’était une copine, évidemment qu’elle a mon numéro, et même elle pouvait l’avoir par Carlos ou n’importe lequel de mes potes!
  • -Bien sûr, et mon cul c’est du boudin... On se demande qui prend qui pour un idiot! Et c’est pour ça que tu avais besoin de la prendre dans tes bras et de la consoler, hein?
  • -Ha ça? Elle était en larmes, j’ai fait ce que j’ai pu. Mais faut arrêter d’imaginer des choses où il y en a pas.
Il a eu un petit sourire moqueur. J'étais effarée de voir qu'il ne se sentait même pas gêné ou coupable. Vraiment, il me prenait pour une dinde!
  • -Et bien sûr, il n’y a rien entre vous. C'est juste une simple... copine?
  • -Il n’y avait rien entre nous. Tu t’es monté la tête toute seule.
Oh l’affront! Il venait de me mentir à la face! Quel aplomb, si je n’avais pas jouer les espionnes de secondes zones, je l’aurais sûrement cru sur parole, parce qu’il avait l’air absolument sincère. En réalisant ça, et en me rappelant les scènes dont j’avais été témoin, une grosse main velu venait de me broyer le coeur. Dire que je l’aurai cru, ciel...
  • -Layne... je sais que tu me mens.
  • -Dis... Change pas de sujet, c’est toi qui cherchait des excuses pour pouvoir t’amuser avec Pascal, alors cherche pas à mettre la faute sur moi ok. J’ai raison n’est-ce pas? Tu revois Pascal? Pas la peine de me mentir, je le sais.
  • -Écoute... comme tu vois... ça ne servait à rien de discuter. On ne réussira pas à se comprendre. Et c’est pas tout ça, j’aimerai aller me coucher si ça te gêne pas!
Layne plissait les yeux en m’observant. Même si on a pas haussé la voix, il avait semblé énervé. Tout à coup sa colère était tombée, ça m’a un peu prise par surprise. Il a voulu me prendre dans ses bras, mais je ne suis pas comme lui, je ne me refroidi pas aussi vite. Il était hors de question que je le laisse faire. Quand  mais j’avais laissé trop de temps passé avant d’avoir cette discussion et je n’étais plus aussi fâchée. De plus, je n’ai jamais aimé être celle qui rompt, ça devait être lui.

J’ai voulu qu’il me lâche, mais on ne se débarrasse pas aussi facilement de Layne s’il n’en a pas envi.
  • -Je tiens plus à toi que tu ne l’imagine, tu sais. Pourquoi tu ne viendrais pas dormir chez moi? Promis, je ne ferais rien.
Ça, il en était pas question. Il avait beau insisté, j’avais aucun mal à lui tenir tête parce qu’on venait de parler de Miss Tennis, ça avait eu le don de refroidir tout attendrissement chez moi, et aussi parce qu’il m’avait menti avec un sang froid incroyable. De plus, je n’avais pas envie de passer le reste de la nuit à le repousser. Comme je ne voulais pas aller chez lui, il m’a supplié de passer la nuit chez moi, avec la promesse de ne rien tenter.

Finalement, lasse, fatiguée, je l’ai laissé dormir chez moi. Après tout, Patricia était dans la chambre voisine, il ne tenterait rien.

La journée du vendredi s’est traîné en longueur, j’attendais le soir avec impatience pour retrouver Pascal. Il sortait prendre un verre avec ses potes et Jess, ils avaient un anniversaire. On avait prévu de se retrouver chez lui vers les minuit. Thomas m’avait demandé d’être sa cavalière, mais, j’ai refusé en prétextant avoir déjà quelque chose. Je n’avais pas vraiment envie de me retrouver attablée avec Pascal et Jess, et devoir ensuite trouvé une excuse pour filer en même temps que Pascal. Apparemment, Thomas ne savait pas qu’on se revoyait ou préférait l’ignorer.

De toute façon, voir Pascal et Jess ensemble risquait de me refroidir, alors autant m’abstenir.

Les heures traînaient en longueur, et mon imagination aussi. Je commençais à piaffer d’impatience attendant le coup de fils de Pascal. Je lui ai envoyé un petit sms, et je n’ai pas eu de réponses. Arf, ça avait le don de me mettre dans tous mes états. Les idées noires à la pèle sont venus assombrir le tableau, mais je n’allais pas les laisser gagner. Vers minuit, il m’a enfin envoyé un message pour dire qu’il raccompagnait Jess et qu’il m’appelle dès qu’il partait de là-bas pour passer me prendre.

Rassurée, j’ai préparé mes affaires près de la porte en comptant les minutes; environ 15mn pour aller jusque chez Jess. 5mn pour la déposer et prendre quelques affaires. Donc, dans les 20mn, il allait me rappeler... 20mn plus tard... Niet.

1h après, toujours rien. Je commençais à m’inquiéter un peu, mais je n’osais pas le harceler en l’appelant; genre miss impatience, qui lui demande des comptes sur son emploi du temps. Alors, je n’ai pas appelé, mais j’ai commencé à tourner en rond dans mon appart. Pour m’occuper, j’ai même commencé à faire un peu de ménage. Si Patricia avait été là, on aurait bavardé. Pour une fois, son babillage ne m’aurait pas dérangé... 2h plus tard, toujours rien... J’avais une boule qui commençait à grossir au fond de l’estomac.

Qu’est-ce qui pouvait bien le retenir? Qu’est-ce qu’il fabriquait?

Iargrhh, une image atroce de lui et Jess faisant l’amour traversa  mon cerveau endolori... Biatchhhh, je l’ai vite chassée de ma tête. Je n’allais pas me mettre à passer en mode-débile, c’était pas le moment. 3h plus tard, toujours rien...

Pascal ne m’a pas rappelé... J’étais verte!

*   *   *   *   *   *
Un petit lapin, deux petits lapins... (65 -ven-06mar09)

Publié dans jane's diary

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64 - Avec Layne, c'est clair, on a rompu

Publié le par JaneDo



Je n’avais pas vraiment envie de sortir prendre un verre ce soir. Je n’avais envie de voir personne. Pourtant, j’ai fini par accepter de sortir manger un petit truc avec ma bande de potes. Thomas avait insisté pour me voir, alors je lui ai demandé de se joindre à nous.

J’avais accepté de voir Layne ce soir, et c’était prévu que je prenne un verre avec mes potes pour le retrouver plus tard. Mais il ne m’a pas rappelée pour confirmer. Layne était déjà là quant on est arrivé, flanqué de Miss Tennis. Ils sont un peu souvent ensemble ces 2 là il me semble!!! J’ai fait semblant de ne pas l’avoir vu.

Un peu plus tard, en sortant des toilettes, Layne me barrait le chemin. J’ai l’impression qu’il m’avait attendue. J’ai lancé un vague “salut” et je m’apprêtais à fiche le camp vite fait, mais Layne m’a attrapé par le bras.
  • -Tu me fui ou quoi?
  • -Du tout... Je m..hhh...
  • -Ouais, je vois! Tu va bien?
  • -Ouais, ça va. Toi?
On était lancé dans des banalités à faire pleurer! Après avoir été si proches, nous voilà face à face, ne sachant pas vraiment quoi se raconter. C’était mortel, j’avais envie de prendre mes jambes à mon cou. J’avais aussi envie de lui balancer qu’il devrait vite retourner rejoindre sa miss, sinon elle allait finir par se poser des questions, mais, zip-zip, je ne voulais pas agir en jalouse.
  • -Et si on se tirait?
  • -Héééé? T’es pas bien? Je peux pas faire ça.
  • -Pourquoi pas?
  • -Parce que... Je peux pas.
  • -On avait prévu de se voir ce soir, non?
  • -Oui, mais tu devais me rappeler pour ça... et tu ne l’a pas fait.
Mais Layne, c’est Layne... Après m’être tirée pour éviter la suite de la liste des banalités et me sentant en sécurité entouré de mes copains et Thomas, Layne est venu se planter devant moi. Pour discuter, on était obligé de se parler à l’oreille, c’était pas génial, on avait l’air de comploter. Layne m’a attrapé par la main et on est sorti. Dehors, il a poussé un grand soupir et m’a sorti une blague en riant.

Il a voulu alors savoir pourquoi j’avais réagi comme je l’avais fais à l’hôpital et pourquoi depuis, je ne voulais même pas en discuter. Que je trouvais tout un tas d’excuses bidons, ou repoussait toujours à plus tard. Il se demandait pourquoi on avait rompu?
  • .-C’est bien ça, non? On a rompu?
Je lui ai rappelé, qu’à cet époque,  il passait son temps à l’hôpital et qu’il ne trouvait même pas 30 secondes pour m’appeler... Déjà, que j’avais su après tout le monde qu’un de ses très bon copain avait eu un accident... Mais par contre, il avait trouvé le temps d’appeler sa copine, celle qui se trouvait justement assise à sa table. Et je n’avais pas une mauvaise vue non plus, quant j’étais passée à l’improviste à l’hôpital, je l’ai quand même trouvée dans les bras de mon soi-disant mec. Donc oui, c’était normal, on avait rompu.
  • .-Jalouse?
Au lieu de me répondre, voilà qu’il s’amuse à me taquiner? Ça m’a énervé encore plus. Je l’ai planté dehors et je suis retournée à l’intérieur prendre mes affaires pour partir.

Petits frissons le long de la colonne vertébrale, Pascal était là. Il m’avait pourtant dit qu’il ne sortait pas. Nos regards se sont croisés une demi seconde, j’ai vite détourné le mien, je ne voulais pas qu’il s’aperçoive de ma mauvaise humeur. Thomas a proposé de me raccompagner, mais Pascal a dit qu’il rentrait de toute façon, alors il me ramenait. Son ton et sa conviction ne laissait pas de place pour de la discussion.

Pascal ne m’a pas demandé s’il devait me déposer chez moi, il a simplement pris la direction de son appart. Si je ne voulais pas, je n’avais qu’un mot à dire... Je n’ai rien dit.

Chez lui, il m’a simplement prise dans ses bras sans tenter quoi que ce soit. C’est une des nombreuses choses que j’adore tellement chez lui; sa sensibilité. Il m’avait vu discuter avec Layne, et pourtant il ne m’a posé aucune question. Il devinait sans que j’ai à le dire, que je devais être en pétard ou down.

On est resté comme ça un long moment avant que je ne me décide à parler. Il m’a écoutée en me faisant des bisous dans les cheveux. Ça a fini par me détendre.

Je lui ai raconté les conneries que j’avais faite en début de semaine et que je m’étais sentie down de ne pas avoir de ses nouvelles tout le mardi, le bowling et comme j’étais à la limite d’exploser d’avoir toujours quelqu’un dans mes pattes chez moi.

Ça m’a calmé quant il m’a répondu, ce que je savais déjà, que je n’aurai de toute façon jamais le coeur de la fiche dehors, que j’avais beau râler, je l’aimais bien ma Patricia. Ça m’a fait sourire. C’est vrai que je l’aimais bien cette tête de linotte, mais ça me faisait du bien de pouvoir pester.
  • -Ce n’est pas vraiment ça qui te met dans cet état, je me trompe?
Arf... Il avait raison. C’était Layne qui me mettait dans cet état. J’avais les nerfs à fleur de peau, j’avais envie de lui taper dessus, mais je ne l’avais pas sous la main et ce n’était pas à Pascal de subir ça.

Pascal a dû me rappeler qu’on ne pouvait pas passer la nuit là, il devait rentrer. Du coup, je me suis sentie coupable d’être de si mauvais poil. Je me suis forcée à laisser mon humeur dans une petite boîte dans un coin de ma tête et à sourire. Pas question que je laisse Layne me gâcher la soirée à distance.

*   *   *   *   *   *
Avec Layne, c'est clair, on a rompu  - (64-jeu-5/3/09)
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