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131 - Conflits dans ma tête

Publié le par JaneDo

A l’anniversaire de ma soeur, ma nièce, Kachouka, m’avait fait promettre de passer prendre le café, alors lundi matin, pour honorer ma promesse, je suis passée chez ma soeur.

Kachouka était restée à la maison, elle avait mal au ventre. Hum, je me demande si c’était pas ses futures règles qui s’annonçaient.!!! Je pense que oui, même si ma soeur pense que non.

D’après mes souvenirs, j’avais eu pas mal de fois des maux de ventres avant que ces saloperies ne se pointent à l’horizon. Et depuis, je n’avais rêvé que de ménopause! Vivement la fin de cette calamité. Pauvre bébé, pour moi, elle a tous les signes qui les annoncent. J’espère que ma soeur va la préparer et aussi, en prévision, commencer à mettre dans son sac d’école ce qu’il faut. Mais connaissant ma soeur, je ne pense pas. Je vais le faire!

J’ai eu droit à 3h au téléphone avec Brig encore. Elle m’a appelé chez ma soeur déjà vers les 13h, ce qui fait 7h du matin chez elle en Floride. Elle n’avait pas fermé l’oeil de la nuit. Ciel, si elle savait que je n’étais pas vraiment en état de l’entendre me parler de coeur brisé pour la xème fois. Et le mien alors? Bon ok, c'était entièrement de ma faute :( Je n’allais pas fort non plus, et l’entendre me renvoyait direct à mes sombres pensées... vers Pascal.

Le soir, je ne voulais rien faire, ni voir personne. En plus, mon bébé (Max) allait mieux, alors je voulais en profiter et m’occuper de lui. Comme ma soeur ne le voulait pas à l’intérieur de la maison, j’avais laissé le coffre de la voiture ouvert et j’avais retrouvé Maxou endormi dans la voiture. C’était décidé, le reste de la journée, j’allais le consacrer à mon bébé.

Serial promenade et câlins à gogo!

Layne avait voulu passé à la maison pour qu’on passe la soirée ensemble, mais on avait déjà passé le week-end ensemble! Après l’avoir un peu remballé, je me suis mise à me faire des reproches; je recommençais à le négliger. Arfff, j’étais vraiment pas géniale comme petite copine! Après tout, il savait comment j’étais et connaissait mon énorme besoin de solitude.

Surtout, je n'étais pas d'humeur à passer à la casserole. Ça ne me gênerait pas s'il prenait ce qu'il voulait et partait après, sans un mot. Mais bavarder? Me montrer de bonne humeur? Faire des câlins? Pas la force!!! Pourquoi est-ce qu'il fallait que le sexe soit toujours accompagné de tant de cérémonial? Est-ce que parfois, ce ne serait pas plus simple autrement? Mince, la prochaine fois, je lui dirais que s'il pouvait me prendre pour une poupée gonflable, alors il pourrait passer!!

Je me suis reposée malgré les heures au téléphone avec Brig. Enfin... reposer?

Dans ma tête, c’était toujours la gué-guerre entre la partie qui pensait à Pascal avec la partie qui s’efforçait à ne pas penser à lui. Je me demandais ce qu’il pouvait bien faire ce soir? S’il pensait aussi à moi? S’il avait aussi mal que moi? S’il avait autant envi de me voir que moi? Ouais... je n’étais pas encore sortie de l’auberge! Pascaaaal? Appelle-moi?


*   *   *   *   *
Conflits dans ma tête  (131-lun-11.mai.09)

Publié dans jane's diary

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130 - Il ne me regarde plus!

Publié le par JaneDo


Le dimanche matin, je suis descendue dans les premiers pour savourer mon café tranquillement, et j’ai eu la désagréable surprise de voir Pascal et Caroline partir faire un jogging ensemble. Ils étaient déjà dehors sur le perron à mettre leurs chaussures de sport et riaient joyeusement. Ça m’a un peu cassé le moral, alors je suis remontée dans la chambre retrouver les bras de Layne.

Plus tard, je me suis aventurée à la piscine en espérant trouver un coin tranquille pour savourer un café et lire, mais Pascal était déjà là aussi. J’ai eu un petit moment d’hésitation et j’ai voulu rebrousser chemin, mais il m’avait vu. Trop tard...

Je n’avais pas envie que Layne me fasse une crise.

Comme si rien ne s’était passé, Pascal a tiré une des chaise longue près de la sienne et m’a fait signe de m’asseoir. Après quelques banalités du genre; “Bien dormi? Si Layne dormait toujours, etc” il m’a raconté la fin de soirée, après que Layne et moi ayons été nous coucher. La fille qui faisait aussi du basket est venu nous rejoindre à la piscine. Je n’étais pas la seule à chercher des coins tranquilles il semble!!!

Elle et Pascal ont fait quelques longueurs ensemble, pendant que je faisais semblant de lire. J’ai même été me resservir un café que j’ai eu le temps d’avaler avant que les 2 ne sortent de la piscine. Ciel, qu’il était mignon en maillot de bain. Avec un corps pareil, je serais toujours en maillot moi.!!! Il était sacrément bien foutu. C’était un nageur et cela se voyait à sa rapidité et son assurance dans l’eau, à croire que c’était facile.

Merde, fallait que j’arrête de le regarder!

C’était vachement dur d’être dans l’entourage de Pascal, de le voir ou d’entendre sa voix adorée. C’était quasi insupportable de ne pas pouvoir l’approcher, de devoir rester sur mes gardes et de garder mes distances. De le regarder tout bêtement passer ses doigts dans ses cheveux ou même tout simplement tendre le bras pour prendre quelque chose, voir ses muscles se tendrent sous son t-shirt, arf, je devenais carrément obsédée!!! J’avais un énorme pavé qui m’écrasait le coeur, une boule à l’estomac qui me coupait l’appétit et de la peine à respirer. Je n’arrivais même pas à lire!

Layne est parti, de même que Pascal, avec une partie de la troupe au village. Je suis restée au chalet pour profiter de ma tranquillité et lire. Une bonne partie de l’équipe dormait encore.

Vers midi, on s’était tous retrouvé pour manger ensemble. Je n’étais pas de corvée de cuisine ce week-end.

Enfin... façon de parler, parce que j’étais pas mal tourmentée à essayer d’oublier Pascal et me forcer à ne le considérer que comme un ami. C’était vraiment très difficile. Pascal me plaisait beaucoup, beaucoup plus que beaucoup. J’avais énormément de mal à être si près de lui sans avoir envie d’être le centre de son intérêt. Et de le savoir là, me fichait des tonnes de papillons dans le ventre. Le voir était pénible même si tout allait bien avec Layne.

Quant on discutait ensemble, j’arrivais à oublier, pour un moment, mes préoccupations.

Bizarrement
, depuis qu’on avait rompu, ça me faisait mal de le voir évoluer, rire ou discuter avec les autres, pas quant on était ensemble. J’avais l’impression de ne plus savoir ce qu’il faisait ou pensait, même de ne plus du tout faire partie de sa vie. Le plus pénible était de penser qu’il ne m’aimait plus, qu’il ne s’intéressait plus à moi, qu’il m’avait oublié. Ça me donnait envie de verser quelques bidons de larmes, mais, pas ici. J’attendrais d’être seule et chez moi pour ça!

Ce qui était rassurant, Jess n’en menait pas large non plus. A 3 kilomètres, on pouvait voir qu’elle était down. C’était fou comme on réussissait à s’éviter enfermé dans le même espace. Je remarquais que même Ethan n’arrivait pas à la faire sourire. J’ai commencé à ressentir de la pitié, mais mentalement, je me suis fichue une grosse baffe. Non mais, elle méritait, la peau de vache. Barbie a tenté une petite approche pour discuter. Ça m’a surprise, sachant qu’elle était la meilleure amie à Jess, mais je lui ai rendu la politesse.

J’ai remarqué que Thomas observait discrètement
, près à intervenir. Il essayait aussi de prévenir mes moindres désirs. Aussi, lorsque Barbie s’était pointée pour bavarder, Thomas était sur ses gardes. C’était vraiment chou. Malheureusement, je ne pouvais rien faire pour lui montrer ma reconnaissance.

Les relations entre Pascal et Caroline avaient changés, c’était visible. Plus audacieuse, elle osait se pendre à son bras ou lui passer le bras autour de la taille. Ils passaient pas mal de temps à discuter ensemble. Plus de temps que je n’ai jamais eu avec lui, quant il y avait les autres. Cela me faisait des pincements au coeur assez désagréables. J’avais envie d’être celle avec qui il discutait, celle qui partageait ces rires, celle avec qui il avait envi de passer du temps. Pascal ne me regardait même plus, et ça, ça faisait hyper mal.

Dire que j’étais contente de rentrer était un euphémisme. Je suis partie avant Layne, après tout, on avait nos 2 voitures. Je suis rentrée dar-dar chez moi. Je devais retrouver Layne plus tard, mais j’étais loin d’être en forme, alors j’ai fini par annuler. Pas question qu’il voit mes yeux tous rouges, bouffis d’avoir pleuré, ni qu’il remarque mon humeur triste.

Je n’en pouvais plus d’avoir fait autant d’effort pour faire bonne figure tout le week-end. J’avais besoin de me laisser aller et craquer. Et retrouver mon lit, pour moi toute seule, me tentait trop!

 

Et je peux dire ce que je veux... j'étais drôlement abattue!


*   *   *   *   *
Il ne me regarde plus!  (130-dim-10.mai.09)

Publié dans jane's diary

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129..3 - M’impliquer... Tirer un trait!

Publié le par JaneDo

 


Heureusement, Layne était adorable et j’étais aussi adorable avec lui. J’avais décidé d’oublier Pascal, de m’impliquer davantage avec Layne, après tout, il était mon petit ami.

Je suis partie en début d’après-midi. J’avais envie de passer un petit moment chez moi. La fête chez ma sœur était assez sympa. Je m’étais mise à la table de mes neveux et pas à celle des “friends” et je me suis bien amusée. Marrant, je me suis coupée les cheveux à la garçonne avec une longue mèche devant, mon petit neveu de 6ans, Dylan, trouve que ça me va beaucoup mieux que les cheveux plus longs. Faut dire que j’ai les cheveux qui poussent très très vite, et ces derniers mois, je ne les supportais plus. C'est fou, ce petit bout de chou de 6ans remarque ce genre de chose!

Vers les 20h, je me suis éclipsée en douce après avoir embrassé ma frangine encore une fois.

J’hésitais à retourner au chalet. Je n’avais pas vraiment envie de voir Pascal, et surtout avec Jess dans les parages, c’était difficile de ne pas me remémorer des choses que je préférais oublier. Puis, il y avait Layne et, Thomas... alors je suis retournée au chalet.

Layne ne changera jamais. Il était en train de faire le joli coeur avec Alexia sur la terrasse au vue de tous. Celui-là! A sa décharge, dès mon arrivée, il l’a plantée comme une vieille chaussette. Elle m’a lancé un regard qui tue au passage. J’ai pensé “Je t’emmerde, pouffe”.

Pendant tout le trajet du retour, j’avais repensé à la vidéo. Seule, heureusement, dans ma voiture, j’ai versé quelques larmes en essayant de me persuader, que la meilleure chose à faire était de tirer un trait sur Pascal. Le rayer complètement était trop difficile, alors il fallait que je me mette en tête qu’on allait seulement être amis, c’est tout, rien de plus.

J’évitais de croiser son regard, j’évitais de penser à lui.

Pour une fois, Layne pouvait vraiment dire que j’étais sa petite amie. Quant je passais près de lui, je lui faisais un petit bisous, ou même s’il discutait avec ses copains, je me collais à lui, ou lui passait les bras autour des épaules. Je me collais tout le temps à lui. Layne a immédiatement senti le changement. Je lui ai demandé d’essayé d’oublier sa jalousie envers Pascal et d’arrêter de tout le temps essayé de l’énerver ou de se rapliquer dès qu’il me voyait avec Pascal. Il a promis d’essayer.

Les autres ont proposés de sortir danser, mais Layne n’avait pas envi de sortir, il voulait qu’on aille se coucher. Le coquin!

Une partie du groupe est sorti, dont Pascal. Thomas et nous, les autres, sommes restés au chalet. On a beaucoup ri. En fin de soirée, on s’est lancé dans une partie de Monopoli. J’étais presque ruinée quant les autres sont rentrés. On a encore continué la soirée un moment. J’ai réalisé que je m’étais sentie plus détendue quant Pascal n’était pas là et plus oppressée par sa présence. C’est vrai que je l’aimais encore, après tout, on n’arrête pas d’aimer quelqu’un sur un claquement de doigts!!!

Pascal était plus silencieux avec un sourire scotché d’un bout à l’autre du visage. Il avait bu plus que d’habitude. Il était chou comme ça. C’est un buveur sympa, toujours souriant et moins sur la réserve avec un verre ou deux dans le nez. Jess le savait aussi et elle a essayé de profiter de la situation, mais Pascal l’a gentiment remise à sa place. Bien fait.

J’avais remarqué ses regards avant son départ en boîte. Je savais que je lui faisais du mal, mais ça ne pouvait pas être pire que la vidéo. Je crois que c’était un soulagement pour lui de quitter le chalet quelques heures.

*   *   *   *   *
M’impliquer... Tirer un trait!  (129..3-sam-09.mai.09)

Publié dans jane's diary

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129..2 - M'impliquer... Tirer un trait!

Publié le par JaneDo


Layne s’était réveillé entre deux. Après avoir passé un moment dans la chambre, on est descendu ensemble pour le déjeuner. Comme j’avais déjà eu 2 cafés, je me suis isolée pour lire. Je ne lisais pas sérieusement, j’avais pleins de choses qui me brouillait les circuits. Mon livre servait de paravent et de signal; “je lis, foutez moi la paix”.

Même si j'aimais Pascal à en mourir, je ne pouvais pas oublier. Ça m’avait fait très mal. Je n’avais qu’à relire mon journal pour me rappeler mon état d’esprit ces soirs où je l’attendais en vain et dire que pendant ce temps... beurk. Et le voyant faire l’amour avec Jess, il ne peut pas dire qu’il n’en avait pas envi, sinon, ça ne se voyait pas et alors, il était un sacré bon acteur. Horrible. Rien que d’y penser, je n’avais ni envie de le voir, ni de lui parler. Il fallait qu’il fasse tout pour me faire oublier ces images, et se rapprocher petit à petit, qu’il fasse tout pour se racheter.

Pascal est le seul qui a osé m’approcher. Il voulait savoir si j’allais revenir au chalet après l’anniversaire de ma sœur et Jess est venu l’entourer de ses bras. J’ai souri à Jess, mais derrière mon masque, le volcan était en irruption.

  • Arrête ça!

Son ton était sec, il a enlevé ses bras et s’est levé pour l’empêcher de recommencer. J’ai baissé la tête, faisant mine de replonger dans mon livre et d’être embarrassée, mais j’étais contente. J’espérais que cela ne se voyait pas trop sur mon visage, hum.

Pascal a proposé d’aller chercher des croissants en me demandant de l’accompagner, mais Layne a décidé de se joindre à nous, de même que Jess. Alors niet.

Je n’ai pas réussi, avant de repartir pour Lausanne, à passer ne serait-ce que 5mn avec Pascal, mais ça ne me dérangeait pas. Maintenant que j’avais repensé à la vidéo, je n’arrivais plus à me le sortir de la tête, surtout avec les 2 acteurs principaux sous les yeux constamment.

Jess voulait parler à Pascal, sur ce, je me suis éclipsée. Layne observait discrètement ce qui se passait. J’ai quitté la pièce pour aller m’isoler dans la bibliothèque, c’était une pièce que j’aimais bien. Entourée de livres, je m’y sentais bien. Je me suis allongée sur le canapé de lecture, avec mon livre posé sur le ventre quant j’ai entendu Jess et Pascal sur la terrasse devant les fenêtres de la bibliothèque.

Ils avaient voulu s’éloigner du salon pour parler...

Jess reprochait à Pascal d’être froid et distant avec elle.

  • Et tu te demande pourquoi?
  • Oh, si c’est encore à cause de la vidéo, y a pas de quoi. Après tout Jane savait bien qu’on ne vivait pas comme des moines.
  • Tu savais bien ce que tu faisais. J’espère que t’es contente, avec Jane c’est terminé. Mais Jess, ça ne veut pas dire que je reviens vers toi. Les choses ne seront plus jamais comme avant. Je ne te pardonnerai probablement jamais ce que tu as fait. C’était vraiment vache.
  • Dis, tu exagères. Je ne t’ai pas forcé. Je ne t’ai pas mis une arme sur la tempe pour t’obliger à faire l’amour avec moi. Je pense que Jane l’a compris.
  • Tu as raison. Rien que d’y penser, ça me dégoûte. Comment toi, qui était ma meilleure amie, as-tu pu me faire un truc pareille?
  • Je te voyais complètement pris dans tes délires pour Jane, ça m’énervait. Après tout, en amour comme à la guerre, il n’y a que la victoire qui compte! Qu’est-ce que tu croyais, que j’allais rester les bras ballant pour vous laisser roucouler en paix? T’es fou ou quoi?
  • On avait pas besoin de ça, on avait déjà des problèmes autre que toi...
  • Layne? Elle a rit. Oui, je sais, je voulais l’aider dans sa décision.

Pascal la regardait les sourcils froncés. Je crois qu’il comprenait comme moi, que ces 2 là étaient toujours en contact, qu’elle connaissait la situation par Layne. Je réalisais qu’elle avait voulu me forcer la main vers Layne. Mais, je n’avais pas eu besoin de sa vidéo. Je n’aurais jamais pu fermer la porte au nez de Layne après qu’il se soit humilié à laisser son orgueil et sa fierté de côté pour me demander une autre chance. Quelle peste. Jess avait raison, elle était plus forte que moi.!

La porte s’est ouverte et Paul est entré. Je lui ai fait signe de garder le silence, je n’avais pas le choix. Je ne voulais pas que Pascal ou Jess sache que j’avais entendu leur conversation.

  • Donc, Layne t’as demandé ton aide, ou tu voulais l’aider?
  • Les deux. Après tout, on est quand même ami.
  • Alors, à quoi tu t’attendais? Que je sois gentil avec toi? Après ce que tu nous as fait?
  • Nous?
  • Laisse tomber. Je n’ai pas envi d’être agréable avec toi, pourtant, Jess, je m’efforce de rester correct. Mais n’exagère pas. Évite de m’approcher, ça vaudrait mieux.
  • Tout ça pour elle. Mais c’est fini Pascal. Réveille toi, Jane et toi, c’est terminé, fini, réglé. Il faut que tu te fasse une raison. Il serait temps qu’on reprenne notre vie. Et je vois pas pourquoi tu fais tout ce cirque, je sais que tu as besoin d’être consolé et de tendresses...
  • De toi? Sûrement pas. Ça ne ferait que faire du mal à Jane...
  • Arrête avec ta Jane. J’en ai marre d’entendre son nom, parler d’elle. Casse moi pas les oreilles avec cette pute. J’en ai vraiment marre que tout tourne autour d’elle. De toute façon, c’est fini, alors arrête de me parler d’elle.

(aoutch!)

  • Ne m’approche pas Jess, fiche moi la paix.

Pascal a tourné les talons, Jess furibonde l’a suivi en continuant à parler, mais on n’entendait plus rien.

  • Aïe, elle t’a pas raté hein?

J’avais presque oublié la présence de Paul....

  • Ouais. C’est l’amour vache entre nous deux. Je ne voulais pas qu’il sache que j’étais là. J’étais en train de lire quant ils sont venus se planter devant la fenêtre tu sais. Je ne voulais pas les épier.

J’ai fait un effort pour sourire. Paul m’a rendu mon sourire, la situation l’amusait.

  • Mais... tu aurais pu t’en aller...

Arfff, il avait raison.

  • Tu sais, il va pas si bien que ça Pascal. Te voir avec Layne, c’est pas évident pour lui.

Je me demandais ce qu’il savait exactement?

  • Ah, oui, je sais pour la vidéo... Je... Écoute, tu sais que je suis dans l’audio visuel... Jess m’a demandé du matériel, j’ai envoyé quelqu’un lui installer tout ça. Je ne me doutais pas que...
  • C’est bon. Je préfère éviter d’en parler. J’y pense assez sans ça.
  • Je voulais juste que tu sache que j’étais désolé, si j’avais pu... Ok, stop.

J’ai souri. Ça me coûtait, mais qu’aurais-je pu faire d’autre? Je voulais juste qu’on ne m’en parle plus, peut-être que je finirais par oublier.

Là dessus, Thomas est entré à son tour dans la bibliothèque. Ciel, ça devenait un haut lieu de rencontres. Pascal suivait droit derrière. J’ai juste eu le temps de demander, en chuchotant à Paul de ne pas dire à Pascal, ni à personne d’ailleurs que j’avais entendu sa conversation avec Jess. Il a fait une petite grimace, mais j’imagine que je pouvais compter sur lui. Pour m’en assurer, je lui ai dit que ce serait son excuse pour l’installation. Il m’a fait un clin d’oeil. Les garçons se sont demandés ce qu’on complotait. Qui allait leur répondre? Pas moi, en tous cas!

Aïe, chaque fois que je voyais Pascal, je le revoyais en plein action. Ciel, ça me mettait en boule. Apparemment, Layne suivait les faits et gestes de Pascal, parce que quelques minutes après, Layne se pointait à son tour!

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M’impliquer... Tirer un trait!  (129.2-sam-09.mai.09)

Publié dans jane's diary

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129..1 - M’impliquer... Tirer un trait!

Publié le par JaneDo


 

Pascal discutait sur la terrasse, seul à seul avec Caroline à mon arrivée. Une autre partie de l’équipe était à la piscine, Layne, Thomas et quelques autres, dont Alexia (collée aux basques de Layne) bavardaient gaiement en faisant les pitres. Ils étaient tous de joyeuses humeurs. Petits pincements dans la poitrine de voir Pascal avec la Caroline.

Après avoir salué tout le monde, Thomas m’a accompagnée à ma chambre pour que je puisse poser mes affaires.

On est resté plus d’une heure couché sur le lit à bavarder. Pourtant, c’est une grande chambre avec canapé et tout. C’était agréable et ça m’a beaucoup détendue. Thomas est vraiment chou d’être aussi gentil avec moi, après tout ce temps, il reste égal à lui même et un ami que j’apprécie de plus en plus. Avec une certaine réserve, petit à petit, je commence à me confier à lui et j’apprécie sa patience. C’est une bonne oreille et il est aussi de bons conseils. Ouais, j’aime beaucoup Thomas.

Pascal n’était jamais seul et c’était difficile de l’approcher. Ciel, comment est-ce possible que cela semble si difficile de l’approcher et de lui parler?  Faut dire que ce n’était pas facile non plus pour moi, Layne était toujours tout prêt. Le petit moment où Pascal m’a rejoint à la cuisine où je me préparais un café, Layne est arrivé presqu’aussitôt pour me lécher la figure (ouais, façon de parler, c’était un de ses baisers qu’on évite quant quelqu’un est occupé à parler avec quelqu’un d’autre, c’est embarrassant). Pascal nous a laissé.

Layne le faisait exprès pour marquer son territoire ou pour énerver Pascal...

Même quant on s’est retrouvé seul sur la terrasse, Jess est venu chercher Pascal pour un truc débile. Et plaf... on a passé la soirée à se lancer quelques petits sourires de loin sans plus, on a pas réussi à passer plus de 2mn ensemble... c’était rasant.

Le lendemain, je devais repartir à Lausanne pour le barbecue pour l’anniversaire de ma sœur, quant je l’ai dis à Layne, il a presque pété un câble. Il voulait m’accompagner. Pas question. Je n’étais pas prête pour faire entrer un mec dans ma famille. Pour l’instant, j’aimerai garder ma vie privée, PRIVÉE, point final.

Jess a voulu lancer un de ses jeux barge, je ne voulais absolument pas jouer, j’étais vraiment pas d’humeur. Ouf, je n’étais pas la seule, et comme la majorité était contre, j’étais ravie qu’on laisse tombé. Jess n’était pas du genre à laisser tomber aussi facilement, je savais qu’on aurait droit avant la fin du week-end.

Toute la soirée m’avait fait couler lentement au fond du gouffre, et l’effort que je faisais pour garder le sourire et la tête haute m’avait crevé. Cherchant le réconfort, j’ai dormi enroulé dans les bras de Layne pour son plus grand plaisir. Impossible de lui montrer ou lui dire que j’étais triste. C’est dans des moments comme ça où je rêverais d’être seule dans ma chambre et... bas les masques!!!

Samedi matin, j’étais une des 1ère à descendre pour le déjeuner. En début d’après-midi, je devais partir pour Lausanne, alors je voulais profiter de mon temps, et j’espérais voir peut-être Pascal avant de partir. J’avais aussi envie d’un moment de tranquillité pour boire mes cafés! On s’était couché tard, donc je savais que Layne dormirait encore quelques heures.

Quant j’ai vu Caroline se rappliquer, j’ai perdu espoir de voir Pascal seul à seul. Comme je l’espérais Pascal s’est levé tôt comme je l’espérais. Il était clair qu’il allait faire son jogging. Il savait que je n’étais pas du matin, et à part me faire une petite bise pour me dire bonjour, Pascal a soigneusement évité de me parler. Par contre Caroline, elle, était du matin et s’est mise à bavarder avec Pascal. J’avoue qu’intérieurement, je faisais une petite crise de jalousie. Atroce sentiment. En plus, elle voulait accompagner Pascal dans son jogging, zut, encore un truc que je préférais faire seule. Du coup, je me demandais si je ne devais pas faire des efforts pour changer, parce que sinon, je risquais de rater le coche souvent.

Caroline s’est précipitée pour aller se changer et je suis restée enfin seule avec Pascal. Ne sachant pas pour combien de temps, alors on a voulu entamer la conversation, mais... en même temps, alors on a ri. Je me suis lancée;

  • C’est dur de ne pas avoir de nouvelles de toi. Tu ne m’appelle plus. C’est vraiment dur, sans coeur je dirais même.

Pascal ne souriait plus. Il m’a observé en silence un moment avant de parler, je n’arrivais pas à déchiffrer ce qui se passait derrière son regard.

  • Ça ne nous ferait que plus de mal
    ...
    De te faire penser que j’arriverai à passer par dessus le fait que tu sois avec Layne... Ce ne serait pas correct. Je dis pas que je n’ai envi de t’appeler des centaines de fois par jour, que ce n’est pas dur de ne pas te voir. Si j’avais été malin, je ne serais pas venu ce week-end, mais, j’avais envi de te voir. C’est bête hein?
  • Alors, ne soit pas correct .
  • Alors rompt avec Layne.

Ploufff, voilà, encore un “Dead End” (cul de sac). Et tout à coup, les images de la vidéo, de lui et Jess ont inondé ma tête. Mes envies et humeurs ont changés d’un coup. Non, moi non plus, je n’arrivais pas à oublier ces images, ni à oublier qu’il avait les mêmes gestes... Aïe, malgré mes sentiments pour lui, je ne pourrais pas supporter qu’il me prenne dans ses bras, je ne crois pas que j’arriverais pour l’instant à supporter un contact sans que ces images défilent dans ma tête. Chacun de ces gestes me ramènerait directement au film que Jess a eu la gentillesse (méchanceté) de me donner. L’horreur. Il y avait pas à dire, elle savait ce qu’elle faisait.

Je devrais être plus forte que ça, et ne pas la laisser m’atteindre, mais il n’y avait rien à faire, son coup de poignard ne m’avait pas raté. Il me fallait du temps, plus de temps. J’étais en colère, et je ne voulais plus lui parler, ça ne servait à rien de s’envoyer nos griefs à la figure.

  • C’est vrai que tu me manques à mort, mais je ne peux pas t’appeler même si j’en meurs d’envie et te faire penser qu’on va recommencer comme avant. Et je pense que tu m’en veux pour la vidéo, je le comprend. C’est une des raison principale qui me fait éviter de t’appeler.

Caroline était redescendue toute changée pour le jogging et ça m’arrangeait, je n’avais plus envie de parler. Pascal n’avait pas vraiment envi d’aller faire du jogging du coup, mais j’ai marmonné une excuse et je suis remontée à ma chambre, le temps qu’il parte.

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M’impliquer... Tirer un trait!  (129..1-sam-09.mai.09)

Publié dans jane's diary

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128 - Je déteste être 'In Love'

Publié le par JaneDo


Jeudi;  Mince de chez mince, je crevais d’envie de voir Pascal, de lui parler, de respirer sa présence, de le toucher...

J’étais partagée entre la raison et la tentation. Je savais que ce n’était pas très fin d’aller zoner dans les endroits qu’on fréquentait juste pour le voir, mais la tentation me poussait aux fesses. Je savais pertinemment que c’était stupide, que ce n’était pas la chose à faire, que probablement qu’il ne sortirait même pas ce soir après son entraînement sportive... Haaaah, vertiges de l’amour, j’avais tellement envie de le voir...

Aussi l’autre chose complètement débile que j’avais envie de faire, était de l’appeler. Ça aussi, c’était débile profond!

J’ai parlé longuement avec Brian, et il pense que je lui manque certainement, mais l’appeler n’était pas la solution, ni une brillante idée. Que Pascal restait à distance pour éviter de se laisser tenter. Ça, c’était rassurant. Mais poireauter à attendre, je ne savais pas si j’en étais capable!!!

En tous cas, je savais pourquoi je n’aimais pas tomber amoureuse, c’était exactement cet état de débilité incontrôlable que j’avais toujours fui, j’aurai dû continuer... peut-être que je devrais prendre mes jambes à mon cou? Avec Layne, au moins là, je contrôle mieux les choses. Si ça capotait entre nous, je ne serais pas en danger d'apoplexie!

L’aîné de mes neveux m’a appris qu’ils avaient organisé un barbecue pour l’anniversaire de ma frangine. J’ai essayé de me désister, mais rien à faire, pas une vrai fête si Banana n’est pas là.

Vendredi, selon le message de mon neveu, je me suis préparée mentalement à aller chez ma frangine, mais 16h me semblait... vu qu’on travaille tous à cet heure là! Alors je lui ai demandé par sms, s’il ne c’était pas trompé d’heure?!?

Avec Layne, on devait aller au chalet ce week-end, et on partait, en général, le vendredi soir direct après le boulot. Layne a été très déçu que j’annule au dernier moment. Je lui ai promis de ne passer qu'un petit moment chez ma soeur et que je le rejoindrais directement au chalet. Ça l’a rassuré. Il avait cru que je n’avais jamais eu l’intention d’aller au chalet, même s’il craignait que je ne monte pas du tout. Layne m’a averti que s’il ne me voyait pas arriver, si je le laissais sans nouvelles, il descendrait me chercher, même à 3h du matin. J’étais prévenue!

J’avais juste sonné chez ma soeur, et Kachouka m’avait déjà ouvert quant son grand frère m’a rappelé pour me dire que c’était samedi et non vendredi à 16h... Quelle poisse! Trop tard. J’étais contente de voir ma puce, et ma soeur n’a pas voulu me laisser partir.

Mon dieu que son mec est con! C’est vraiment un taré ridicule. Ils se font la tête à nouveau! Vive l’ambiance. Bon, il n’était pas là à mon arrivée, il n’est arrivé qu’1/4h plus tard. Elle m’expliquait qu’elle était décidée cette fois de déménager, qu’elle cherchait un appartement, qu’il n’était pas au courant. On a changé de sujet de discussion à son arrivée. Le "con"  était sorti traîner dans des bars avec des copains ou une nana. Il faisait tout pour la rendre jalouse. Étonnement, elle s’en fichait royalement. Tant mieux pour elle.

Brig a essayé de me joindre aussi, c’était la 6ème fois de la journée, mais à chaque fois, j’étais avec du monde. Sincèrement, j’en avais ma claque de ses coups de fils, mais elle vivait des trucs insupportables alors, j’aurai eu mauvaise conscience de ne pas lui répondre. On s’est mis d’accord pour qu’elle m’appelle plus tard.

Je me préparais à partir pour le chalet quant Maïmouna m’a appelée, elle était bourrée et aurait aimé que je la ramène chez elle. Ce que j’ai fait... En chemin Brig m’a appelée, mais je descendais un copain pratiquement au même endroit où j’allais chercher Maï, encore une fois, je ne pouvais pas lui parler.

Finalement, 1h du matin... je partais rejoindre Layne!

L’empêche que je n’avais pas la forme étant au bord de la déprime, et j’étais contente de m’éloigner de chez moi avec une Patricia complètement déprimée. J’avais aussi de l’autre côté, Brig, complètement déprimée au bout du fils sans arrêt, donc pas grand chose pour me remonter le moral.

Brig m’a tenue compagnie toute la route au téléphone! Bon, c’est pas si mal, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, ni de commencer à me torturer le cerveau en me demandant si c’était une bonne idée d’aller au chalet, me demander comment Pascal allait réagir en ayant le couple “Layne-Jane” sous les yeux tout le week-end!!! Heureusement!

Mais je devais être honnête avec moi-même, j’avais trop envie de voir Pascal pour vraiment me raisonner.

Je savais que Pascal serait au chalet et j’étais partagée entre l’anticipation, le trac, l
’exitation, l’impatience, bref, j’étais en mille morceaux!

*   *   *   *   *
Je déteste être in love!  (128-ven-08.mai.09)

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126 - Une lobotomie svp!

Publié le par JaneDo


C’était l’anniversaire de ma petite soeur aujourd’hui, comme elle m’avait zappée toute la journée du mien m’envoyant un sms 2mn avant la fin de la journée, j’avais décidé de lui rendre la pareille.

Ciel, serais-je devenue rancunière par hasard? Ça ne me ressemblait pas trop! Je n’ai toujours pas beaucoup dormi... il... Pascal me manque trop!

Je passe mon temps à me demander ce que Pascal fait. Quant le soleil brille, ça me fait mal, parce que ça me rappelle des souvenirs. Qu’est-ce qu’il pouvait sentir bon le soleil... (gros soupirs). Quant il fait moche, ça fait mal aussi, souvenirs de câlins au coin du feu, de sa voix chaude et tendre. De toutes ces balades avec le chien, rentré trempé et le laisser me sécher. Même d’entendre certaines musiques me ramène à lui. Je devenais complètement cinglée.

Bah, je devrais demander une lobotomie pour ne plus penser!

Je suis sûre que personne autour de moi ne se rend compte de ce que je vis,  aveuglés par mon sourire et mon semblant de bonne humeur. Ils ne me connaissent pas. Et pourtant, s’ils réalisaient avec quelle facilité je passe d’un état pacifique à la colère, tout juste si de la fumée ne me sors pas du nez, ils sauraient que quelque chose ne va pas. Ou même, je suis bien trop silencieuse et pensive, ce n’est pas mon état normal, mais soyons sérieux, ils s’en foutent. La seule chose qui les intéressent, c’est que je sois dispo pour les écouter, leur donner des coups de main et basta.

Avec un petit sourire amusée, je me rappelais soudainement la demande de Thomas; lui donner une chance... Il est drôle lui quand même! Il était persuadé que ça ne durerait pas avec Layne et se mettait en lice. Il devrait pourtant savoir que ça ne se passe pas comme ça!!! Enfin, on verra bien.

Parlé longuement avec Layne au téléphone, je n’étais pas d’humeur au rapprochement ce soir, mais plutôt d’un peu de tranquillité!

Mon chien, Maxou était tout malade. J’avais tellement vu Mathieu se préparer d’infect repas à base de blancs d’oeufs, et aussi en donner au chien, que j’ai pensé que c’était le secret de la forme de Maxou. J’ai dû trop lui en donner... Mon pauvre bébé a eu de terrible coliques toute la journée. Aïe, mère indigne que je suis! Je ne savais pas comment le soulager, j’avais mal au coeur de le voir si mal, en plus, par ma faute. D’ailleurs, je l’ai dit à Mathieu, normal, c’est son chien aussi.

Mince, Pascal me manque vraiment beaucoup... comment tenir!

*   *   *   *   *
Une lobotomie svp!  (126-mer-06.mai.09)

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125 - La voiture enfin!

Publié le par JaneDo

 


Je ne sais pas à quoi je pensais... D’habitude, les mardis, je voyais Pascal, ou on mangeait ensemble ou il passait à la maison. Je ne sais pas à quoi je pensais? Qu’il allait oublier qu’on était plus ensemble pour passer quand même... Je devais fantasmer! Malgré tout, mon coeur l’a attendu désespéremment! Bien évidemment, il n’est pas venu.

Depuis ce matin, j’avais harcelé le garage avec mes appels et finalement, ils ont fait le nécessaires et représenté ma voiture à l’expertise. Enfin, j’allais pouvoir récupérer ma voiture, il était temps, sinon j’allais péter un câble!

Couru à droite et à gauche dans l’après-midi avec Maïmouna et mon frère, le soir, j’étais sur les rotules.

Layne est passé avec de la bouffe chinoise et on s’est fait une petite soirée tranquille en amoureux. J’en avais bien besoin. J’étais fatiguée donc pas très bavarde mais besoin de beaucoup de tendresses. J’étais contente de me couler dans ses bras et de l’écouter me parler de ses trucs; son boulot, ses copains, de ses projets. Layne était adorable, s'il savait comme ça lui allait bien de jouer l'amoureux!!

Thomas proposait de se retirer au chalet pour le week-end et Layne voulait savoir ce que j’en pensais avant d’accepter. J’ai accepté, après tout, j’avais rien de mieux à faire, et ce serait assez reposant. Layne pourrait se distraire avec ses copains et moi, je pourrais lire dans mon coin. J'aime les sorties en groupe, ça évite de devoir m'occuper de Layne, et il ne s'ennuiera pas!

Et si Pascal montait, alors j’aurai l’occasion de le voir... qui sait!

*   *   *   *   *
La voiture enfin!  (125-mar-05.mai.09)

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124 - Chez Gestapo Thomas!

Publié le par JaneDo

 


Je ne voulais pas dormir chez Layne mais rentrer chez moi avec mon chien. J’avais besoin de lécher mes plaies seule et tranquillement. Avant de m’endormir, mes pensées ont vogués vers Pascal et c’était dur de trouver le sommeil. J’avais tellement envie de le voir ou d’entendre sa voix que ça me rendait malade.

Encore passé des heures au téléphone avec Brig au milieu de la nuit. Évidemment, avec nos 6h de décalages horaires, elle m’appelle toujours à des heures impossibles, juste quant j’avais commencé à sombrer dans un sommeil rempli d'amnésie. Hélas, après le coup de fils de Brig, j’allais tourner en rond jusqu’au matin!

J’ai fixé mon natel la plus grande partie de ma nuit sans sommeil essayant de faire de la transmission de pensée en espérant que Pascal entendrait mon appel et téléphone. Hélas, je n’ai pas ce pouvoir... il n’a rien entendu!

La journée du lundi a été un long rappel de ma poisse!

Pendant mon absence en Angleterre, Maï qui était sensée s’occuper de récupérer ma voiture après l’expertise n’avait rien fait, et ma voiture n’avait toujours pas passé l’expertise. Elle décorait le foutu garage chargé de la préparer et la faire expertisée. Il y a vraiment de ces bracaillons!

Donc, déjà de mauvais poil, j’ai commencé à harceler le garage. Forcément, je n’avais pas dormi de la nuit alors je n’étais pas à prendre avec des pincettes. Le garage a donc été présenter ma voiture et une fois de plus, elle n’a pas passé l’expertise à cause du voyant lumineux de l’airbag! Yes, manquait plus que ça; un garage qui vous facture la préparation de la voiture pour l’expertise et qui ne fait pas correctement son travail a de quoi vous faire grimper au front. J’ai donc demandé une voiture en attendant qu’ils fassent leur boulot, du coup, ces abrutis ne répondaient plus au téléphone. Hihihi, je pense qu’il en avait marre d’entendre mon nom et ma voix!!!

Pascal était sûrement rentré au bercail. Je me demandais comment les choses se passaient après sa découverte de leur brillante performance sur vidéo???

Comme j’allais chez Thomas pour la soirée, j’ai passé un petit moment avant à regarder Pascal et Jess évoluer. Je ne sais pas si c’est parce que je voulais le croire ou la réalité, mais il me semblait que l’ambiance était plutôt froide! Jess avait essayé une ou deux fois de lui passer les bras autour des épaules, alors qu’il était assis dans le canapé à lire, et il lui a enlevé les bras et s’était éloigné d’elle. Quelque part, ça me faisait drôlement plaisir pour le mal qu’elle avait voulu me faire.

Quant il est sorti pour aller se lancer dans son jogging, je me suis éclipsée pour aller chez Thomas. J’avais envie de le croiser... hé oui... on se refait pas! Bouche bée en me voyant, il a oublié ce qu’il faisait. Hihihi, j’étais contente de lui faire encore de l’effet. Après quelques banalités et juste alors que Jess sortait pour venir s’interposer, j’ai filé chez Thomas.

Je savais que sachant que j’étais à l’étage, juste au dessus de sa tête, que ça allait le travailler et qu’il allait être forcé de penser à moi toute la soirée. D’ailleurs, à chaque occasion, je ne me suis pas gênée de rire avec force.

Je pense que ça avait bien marché, parce qu’il a fini par monter les quelques marches, tout seul, sans Jess, pour venir prendre un verre avec nous. Jess ne s’est pas montrée. Avec sa présence, je suis devenue plus réservée en essayant de garder une certaine distance, sans pour autant que ce soit trop évident pour Thomas. Mais, je ne pense pas que Thomas ait été dupe. Il voyait bien que la communication entre nous semblait difficile. Malgré tout, Pascal est resté jusqu’à ce que Thomas lui fasse comprendre qu’il était temps pour lui de rentrer.

Après son départ, j’ai eu droit aux questions de Gestapo Thomas!!!

Je lui ai raconté ce qui s’était passé, et la vidéo, et Layne... tout. Thomas a essayé de me rappeler que Layne n’était pas du genre fidèle, que pour l’instant, la peur de me perdre encore présente dans son esprit, il était peut-être plus... prévenant, mais que ça n’allait pas durer, ça ne durait jamais avec Layne. Et il le connaissait bien!!!

J’avais fait des efforts toute la journée et toute la soirée pour ne pas laisser transpirer ma peine devant les autres, en rentrant, je me suis lâchée. J’étais vraiment trop mal et de l’avoir vu me rendait encore plus anxieuse et triste. Aïe, je ne savais pas comment j’allais faire pour survivre les fichus 241 jours de l’année à venir sans Pascal dans ma vie...

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Chez Gestapo Thomas!  (123-dim-03.mai.09)

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123 - Les oreilles plates!

Publié le par JaneDo


Ciel, les téléphones avec ma cops aux States ont recommencés dès mon retour d’Angleterre. Aujourd’hui, un dimanche, 5h au téléphone... mes oreilles sont plates! Arf, c’est abusé quand même!

On était en route pour aller chez un pote à Layne quant Brig m’a appelée pour la 3ème fois de la journée. Elle tombait mal, je n’étais pas seule, mais elle s’en fichait et blabla et blabla. Crap, même pas de répit le dimanche. Ses coups de fils énervaient Layne, parce que ça durait toujours des heures. Ses coups de fils rendaient Layne franc fou.

Pendant pratiquement tout le début de la visite chez les potes à Layne, Brig m’a scotchée au téléphone.
Ça le rendait franc fou. Inutile de lui dire que je suis occupée, elle passe outre. Elle disait avoir besoin de me parler, que si j’étais pas seule, je pouvais écouter! Elle avait l’art d’appeler aux pires moments, et rien à faire pour couper court.

En arrivant chez ses potes, Layne a pris le téléphone pour dire à Brig de rappeler à un autre moment qu’on était occupé et il a raccroché. J’étais soulagée, mais c’était de courte durée. 15mn plus tard, elle remettait ça, et patati et patata... Layne devenait fou. Au moment de passer à table, rien à faire, elle avait encore juste un truc à me dire... Finalement, Layne m’a pris le téléphone des mains, lui a dit qu’on passait à table et il a éteint mon natel pour éviter qu’elle ne rappelle.

Le pire était que ça me soulageait, mais en même temps, j’étais toujours rongée par le remords ou la culpabilité.

Avec Layne, on a passé un dimanche super et je dois dire que j’ai de la chance de l’avoir d’une certaine façon. Ma 1ère réaction, après avoir vu et parlé à Pascal, aurait été de me réfugier vers Brian, mais je ne voulais plus tomber comme un cheveux sur la soupe et lui voler son temps.

Je sais que Layne n’était pas fidèle, ne le sera probablement jamais, mais  j’aimais les moments qu’on passait ensemble.

Ce qui me surprenait et me déstabilisait un peu était, ses débordements de tendresses et de douceurs ces derniers temps. Layne a toujours été du genre tripoteur; il avait toujours une main sur moi, ou les bras, c'est ce que moi j'appelle câlineur ou tripoteur.

A vrai dire, on s'habitue assez vite à autant d'attention. Si tout à coup ça s'arrêtait, c'est qu'il y aurait un problème, j'en suis sûr!!! Il arrivait presque à me faire oublier que j’étais fâchée et qu’il était en probation...

On a vraiment passé un week-end super et il a été adorable tout du long! Grâce à ça, je n’ai pas trop pensé à Pascal et c’était une vraie délivrance.
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Les oreilles plates!  (123-dim-03.mai.09)

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