151 - Triste Mai !
Tout pour ne pas écrire et revivre ces moments; brosser et sortir le chien, faire le ménage, prendre un bain, manger, la lessive... arf! Ça ne servait à rien. Les quelques mots échangés avec Pascal tournaient en boucle dans ma tête. Je me sentais comme un énorme mange disque! Je revoyais l’expression de son visage adoré, ses yeux... arf.
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Dimanche, j’avais passé ma journée à éviter Pascal. Éviter d’entendre sa voix, éviter de le regarder, éviter de me trouver trop près de lui. Epuisant!
Je suis même descendue prendre le déjeuner en même temps que Layne. Prudence oblige. J’avais un peu honte, hier soir, d’avoir laissé Pascal se rendre compte qu’il m’avait manqué, et le voir me torturait constamment. Pratiquement tout le monde était déjà descendu et traînait avec nonchalance autour de la table du petit déjeuner. Ça discutait à fond, pas terrible pour moi qui adore le silence le matin. Ce qui me sauvait était de n’avoir pas à participer. Depuis le temps, tous savaient que le matin, il fallait rien me demander, j’étais muette. J’étais à ma 2ème tasse de café quant j’ai vu Pascal et Caroline revenir de leur jogging matinale. Pffff, ouais, je lui manquais tellement?
Mon imagination n’étant jamais au repos, je suis passée en mode-débile en 1 demi-millième de seconde; Ils avaient dû faire des petits arrêts bisous tout au long du parcours, berk. Je le détestais. C’était sa faute si ma tête pensait à des trucs pareils. Il avait dû la serrer contre lui et lui caresser les lèvres en l’embrassant. Le jogging n’était qu’une excuse pour être seuls. Biiiark. Même ruisselante de sueur, Caroline respirait le bonheur, ça me rendait malade.
Je n’ai pas répondu au salut de Pascal. Le café ne passait plus, mais je me suis resservie une autre tasse et j’ai filé.
Je me suis réfugiée dans ma chambre pour lire un peu. Mais lire, c’était impossible, impossible de me concentrer. Grrrr, ça aussi, c’était de sa faute. Mince, il fallait que j’arrête de l’imaginer, de penser à lui.
La journée venait seulement de commencer, ça allait être une super longue journée. Je ne pouvais pas non plus me cacher dans la chambre toute la journée. Si Layne me trouvait là, j’étais bonne pour passer à la casserole encore, et comme j’avais Pascal plein la tête, ce serait... berrrrk.
Traînant les pattes et portant ma croix invisible, je me suis décidée à redescendre pour rejoindre tout le monde. Il faisait vraiment beau, c’était tellement agréable. Si j’avais pu être toute seule, regarder le paysage et rêvasser, ça, ça m’aurait plu. J’espérais qu’ils partiraient tous en randonnée ou un truc du genre.
Les relations entre Pascal et Jess semblaient s’être nettement amélioré. Ils se parlaient normalement et même partageaient des moments de fous rires ou de longues discutions. Hum, il avait vite oublié ce qu’elle avait fait!!!
L’après-midi, , les garçons avaient ouvert les portes de la piscine donnant sur l’extérieur. Ils avaient l’air tous de bien s’amuser. Quant je suis descendue de ma chambre, sur la petite terrasse près de la piscine, je me suis sentie de trop. Ou était-ce mon humeur mélancolique et triste qui me mettait automatiquement à l’écart de tous?
Sur une chaise longue, couché sur le ventre, Layne discutait avec Alexia, presque tête contre tête. Je n’ai pas osé aller vers lui. Après tout, c’était de ma faute à toujours me retirer dans un coin pour être tranquille.
Les garçons ont commencés à jouer au ballon dans le jardin, et automatiquement, je me suis installée sur la terrasse à l’étage pour éviter de recevoir le ballon en pleine poire.
Pascal faisait partie de la bande qui jouait au ballon. Pour l’heure, il était assis sur une des chaises longues installés en rond dehors. Et chaque fois qu’il était sur la touche, c’était Caroline, Jess ou les autres qui avaient la chance d’échanger quelques mots avec lui.
De les voir s’amuser, et surtout Pascal si en forme, tellement heureux à taquiner Caroline me tournait l’estomac. Je me suis repliée à nouveau dans ma chambre. J’ai lu un moment, puis j’ai fait une petite sieste et je suis redescendue 2h plus tard. Je ne voyais Layne nul part, j’aurai voulu trouver refuge dans ses bras. J’avais de la peine à respirer et je me sentais légèrement nauséeuse.
En descendant les escaliers, j’ai surpris Pascal avec Pascal planqué dans un coin, Pascal a passé son bras autour de sa taille et l’a embrassée. J’aurai voulu mourir sur place. Je sais que Caroline m’avait vue, et elle n’a pas manqué de bien marquer le coup. Pascal en m’apercevant a vite retirer son bras et s’est redressé. Trop tard vieux!
Aucune idée comment j’avais fais pour finir ma descente des escaliers et continuer à marcher, je ne sentais pas mes jambes. Mon coeur venait de se briser, encore 1x, en mille morceaux. J'ai passé à côté d'eux comme s’ils avaient été invisible. Et pas de Layne.
Dans la cuisine déserte, je me suis servie un café, mes mains tremblaient. C’était de la folie, impossible de les contrôler. J’aurai voulu me cacher dans un gros trou pour que personne ne puisse me voir comme ça.
Par la fenêtre, j’ai aperçu Pascal sortir de la maison pour rejoindre les autres pour jouer au ballon. J’ai détourné le regard, je le détestais trop fort en ce moment. Je ne voulais pas le regarder, j’allais m’efforcer de l’éviter lui et elle aussi. Je ne voulais poser les yeux, ni sur l’un, ni sur l’autre.
- Je t’avais dit que je finirais par l’avoir.
Caroline rigolait, ravie. Elle était venue mettre le doigt dans ma plaie béante.
- Tu vois, “tout vient à point à qui sait attendre”. J’espère que ça ne te fait pas trop mal et que tu t’en remettra au plus vite.
Pétasse, pétasse, pétasse! Je n’allais pas lui répondre, pas lui donner ce plaisir. J’allais faire comme si je n’avais rien entendu, qu’elle n’était pas là, debout derrière moi. J’avais trop envie de lui sauter à la gorge. Quoique... je n’étais pas sûre que mes jambes me porteraient si loin.
- Tu sais, tu devrais arrêter de te pointer chez lui pour essayer de le récupérer, ça ne te servira à rien. Met toi bien dans ta petite tête, que c’est fini, il ne t’aime plus.
Elle me poignardait avec un couteau suisse, qui grandissait pour finir en guillotine. La pétasse.
- Hum, je me demande même pourquoi je perds mon temps à essayer de t’aider à arrêter de te ridiculiser.
- Moi aussi... Le tout est de savoir combien de temps t'arrivera à le garder. Je peux le "récupérer" quant je veux ma chérie. Gaffe à tes fesses.
- Tiens, vraiment? Fais moi pas rire. Ca n'a pourtant pas fonctionné jusqu'à maintenant hein? Reste loin de nous, fiche nous la paix. Tu as perdu, Pascal est à moi, tout à moi maintenant.
C’était sorti tout seul. J’aurai dû me mordre la langue et continuer à faire comme si elle n’était pas là. Ma remarque l’a fait encore plus rire. En plus, qu'est-ce que j'avais à dire des bêtises pareilles. Elle avait raison, Pascal était... Non, je ne voulais pas le dire, ni le penser. Quant Thomas est venu dans la cuisine, j’étais encore accrochée à ma tasse de café, les yeux embués, tremblante comme une feuille.
- C’est Caroline que je viens de crois... Qu’est-ce qui se passe? Tu t’es accrochée avec Layne? Non, plutôt avec Caroline, hein?
Thomas m’a embarquée faire un tour à pieds, loin des autres en attendant que je me calme un peu. Je n’ai pas jugé utile de lui parler de ce qui m’avait fait fondre en larmes devant la machine à café. Je n’aurai pas pu en parler. C’est déjà même difficile de consigner ces moments atroces dans mon journal, et c’est par écrit, alors en paroles... impossible.
Une solution, programmer ma tête; Pascal = invisible, Caroline = invisible aussi.
La fille qui fait du basket est venu me proposer d’être la 4ème pour une partie de cartes. La poisse était qu’il y avait Alexia. Non mais, est-ce que le destin jouait avec moi pour m’endurcir ou me faire craquer? Manquait plus qu’on soit obligé de faire équipe contre les 2 autres? Eh bien, oui. Non mais franchement!?!
Bon, heureusement, j’adore jouer aux cartes, alors après un petit moment, j’ai oublié tous les petits désagréments. Je me suis même surprise à rire et aussi à rassurer Alexia quant elle s’excusait pour de petites fautes de rien du tout. C’est vrai qu’elle était pas la partenaire idéale, mais bon, l’essentiel, c’est le plaisir qu’on prend à jouer.
Je sais que Pascal était passé par là et nous a vu jouer. J’avais senti sa présence dans les petits picotements le long de ma colonne vertébrale. Mais, j’étais dans la partie, et je l’ai ignoré royalement. Je pense qu’il devait être surpris de me voir rire et de si joyeuse humeur après l’avoir attrapé avec Caroline.
Ma boule à l’estomac n’avait pas disparu complètement.
Le soir, l’ambiance était chaleureuse. On s’était tous réuni autour du feu pour griller nos viandes en se racontant des histoires; les pires souvenirs, les pires moments et tout ça. Certains avaient des histoires plutôt croustillantes et c’était terriblement drôle.
Moi, à part que j’avais détesté ce mois de mai, et que j'étais drôlement contente qu'il se termine enfin, je n’avais pas grand chose à dire. Je préfère en général écouter les autres.
La fin de soirée, on avait décidé de finir en boîte pour la plupart. C'était cool, je n’aurai pas à ouvrir la bouche. En plus, je pourrais noyer mon cerveau dans la vodka, pas de soucis pour rentrer.
Je me servais à boire quant Pascal m’a demandé de lui passer la bouteille. Que dalle vieux, tu n’existe pas. Comme au déjeuner, j’ai fait comme si je ne l’avais pas entendu et j’ai posé la bouteille sur la table.
Glups, ça avait dû l’énervé. Pascal s’est levé et a fait le tour de la table pour m’attraper par le bras; “Faut qu’on parle” et il m’a traînée vers la maison. Layne a essayé de l’arrêter, et tous mes “lâche moi” n’y ont rien changé. Je ne sais pas ce qui c’est passé, je me suis retrouvée montant les marches pour rentrer dans la maison. Ma tête était dans le brouillard. Ha! Je n’avais pas envie de lui parler, je n’avais même pas envie de le voir, ni d’être près de lui en ce moment. Il n’existait pas et devait être invisible.
J’ai voulu ressortir, mais Pascal m’a barré le passage. Puis il m’a traînée dans son ancienne chambre. La boule à l’estomac a grossi d’un coup et je sentais que j’étais au bord des larmes; c’était sûrement ici qu’il se retrouvait avec la Caroline, vu que Jess et lui, en tant que couple, partageait la même chambre. Comment est-ce qu’il pouvait avoir le culot de m’emmener là pour me frotter le nez dans son petit nid d’amour. J’étais furax.
- Au moins là, Layne n’osera pas intervenir.
Pfff, il croyait que ça me rassurerait ou quoi? Je ne voulais pas déserrer les dents, parce que tout ce qui risquait de sortir de ma bouche, risquait d’être désagréable, et je n’aime pas parler avant d’avoir tourné ma langue 7 fois dans la bouche comme mom me l’avait appris.
- Jane? Si tu as quelque chose à dire, c’est le moment. Ca va durer longtemps?
(Dans ma tête, c’était; “Oui” et “Va te faire foutre. Je n’ai rien à te dire".)
- Tu va éviter de me parler encore combien de temps?
- Qu’est-ce que t’en a à fiche de toute façon! Après tout, tu n’avais pas envi de parler. Je ne veux pas te parler non plus. Je ne veux pas parler tout court.
- Alors pourquoi être passée chez moi?
Giiiiahhh, il avait l’art de planter le couteau lui! Je serrais les dents; "pas parler, pas parler, rien dire...". Je me répétais ça pour que ça s’imprime dans ma tête.
- Parle moi. Il y avait pas si longtemps, on pouvait se parler, tout se dire...
- Mouais... jusqu’à ce que tu me plante en me disant de ne pas t’appeler, ni de passer chez toi. En fait, c’était juste pour pouvoir voler vers Caroline
Iaaaaahhhh, j’aurai dû me mordre la langue, je lui faisais une crise de jalousie, c’était vraiment pas moi ça. Mais qu’est-ce qui m’arrive? Pourquoi est-ce que je réagis comme ça?
- N’importe quoi.! Rien à voir avec Caro du tout.!
- Caro... oh que c’est mignon. Si c’est tout...
- Non, reste ici. On a pas fini. STP Jane, parle moi. Pourquoi tu es si froide, tu m’évite, tu ne me parle pas?
- Je ne veux pas parler. Je n'ai rien à dire.
J’avais failli dire son prénom, je ne le voulais pas, ça me faisait mal rien que de le prononcer.
- En tous cas, pas maintenant. La seule chose à laquelle je pense en ce moment, c’est que je dois redescendre avant que tout le monde ne se pose trop de questions, Layne va être furieux si je tarde trop, et que je n’ai vraiment pas envie de redescendre, mais j’ai pas le choix.
- Que Layne soit furieux, je m’en tape. C'est bien le dernier de mes soucis. J’aimerai qu’on crève l’abcès.
- Moi pas. Tu avais tout le temps de me parler jusqu’à maintenant, même l’autre soir, mais tu n’en avais pas envi. Ca marche pas seulement quant toi tu veux.
Il me regardait parler comme s’il ne comprenait pas pourquoi je réagissais comme ça, ce qui me rendait furieuse.
- Pourquoi est-ce que es-tu tellement en colère?
Non, non et non, je n’allais pas me mettre à poil là, ni faire voir à quel point ça me torturait de le voir avec une autre... un autre que moi! Je ne pouvais pas lui dire non plus, que la colère était ma parade contre les larmes. D’être en colère évitait que je me mette à pleurer comme une madeleine. Manquait plus que ça, redescendre dans la fosse avec les yeux rouges et bouffis. No way! D’y penser me faisait monter les larmes aux yeux et ça, ça ne se pouvait pas, alors j’ai laissé une petite bouffée de colère les étouffer dans la boîte.
- Sorry, je dois y aller. Je ne voudrais pas que “Caro” se mette à avoir des idées, et qui sait, m’envoyer une vidéo de vos ébats.
- Chit. Arrête ça. A quoi ça aurait servi de se voir? Souffrir?
- Ha oui, c'est vrai. Tu t'es dit; "hum, quoi faire pour arranger les choses avec Jane? Ha! Sortir avec Caroline est apparu à la 1ère ligne de ta liste jein? C’était la solution, la meilleure chose à faire.
- Tu veux dire Layne? Parce qu'autant que je sache, tu es toujours avec lui, non? Arrh, je sais pas pourquoi on parle de ça.
Pascal a secoué la tête.
- Super, nous y revoilà... On tourne en rond. Dire que juin, ça aurait fait 1 année qu’on était ensemble... Mais on est plus ensemble. On aura même pas tenu 1an!
Aïe, ça, ça faisait mal à entendre. J’avais envie de me jeter à son cou, mais en même temps, le frapper de rage, lui dire de méchantes choses, déverser sur lui toute ma rancoeur, lui faire mal autant que j’avais mal. Aussi, j’étais à 2 doigts à tout oublier pour être dans ses bras, sentir ses bras se refermer sur moi. Puis des tonnes d’images désagréables et un soufle brulant ont remporté la partie.
- Faut que j’y aille.
Comme il ne me barrait plus le passage, j'ai filé aussi vite que je pouvais.
En retournant vers les autres, j’ai réalisé qu’il n’essaierait probablement plus de me parler. Pourquoi est-ce que je laissais toujours les choses en suspens? Est-ce que c’était mon horrible lâcheté? Ou la peur de connaître les réponses à mes questions? Probablement tout ça en même temps!!!
Merde, j’aurai bien aimé qu’il me prenne dans ses bras!
Hum, la soirée était loin d’être terminée, mais j’allais morfler jusqu’à ce que je puisse enfin perdre la mémoire en dormant!
On s’était décidé à sortir en boîte, sachant que Pascal y allait aussi, je décidais de rester au chalet. Pascal l’a compris, Layne aussi. Je n’avais pas les tripes de le voir batifoler avec sa “Caro”, non merci. Je crois que je risquais de m’effondrer direct. Je préférais rester au chalet.
- Si tu préfères, je reste ici et tu peux aller en boîte avec les autres.
J’ai fait comme si j’avais rien entendu.
- Wowhh, qu’est-ce que c’est que cette sortie? (Layne)
- Jane n’a pas envie d’aller en boîte si j’y vais. C’est juste, hein Jane? (Pascal)
- Pascal? (Caroline)
Layne a coupé la parole à Caroline pour dire qu'on y allait aussi. Je n'avais pas besoin de le regarder pour savoir que la colère couvait. Il m'a forcé à me lever et à le suivre, en me prenant par le bras. Ok, je le savais, j'étais bonne pour une petite prise de têtes. Layne n'avait pas apprécié la petite scène après notre retour. Il n'avait pas déjà apprécié que j'aie suivi Pascal. Il était en colère. Ca y avait pas besoin d'un dessin. Il tenait à ce qu'on aille en boîte, question de ne pas montrer que Pascal influait sur nos décisions. Il voulait aussi savoir ce qui s'était passé et pourquoi Pascal voulait me parler. Je lui ai juste dis que je ne le savais pas, il s'était énervé parce que je ne l'avait pas entendu me demander de lui passer quelque chose.
- Est-ce que tu as l'intention de retourner avec lui?
Après avoir rassuré Layne, on s'est préparé avant de rejoindre les autres au salon et on est tous parti ensemble. J'enviais ceux qui restaient au chalet quand même!!! Je sentais que cette sortie allait être une véritable torture.
Toute la soirée n'a été qu'une grosse concentration, me préparant à devoir supporter de voir Pascal danser, serré serré avec Caroline. Me concentrer pour ne pas le regarder, ni le voir mentalement, ni entendre le son de sa voix, ni son rire, ni rien. Me forcer, comme un bon petit soldat, à sourire et avoir l'air détendue et de participer à la soirée.
Tout ça a été balayé d'un coup quant Pascal m'a tendu la main pour m'inviter à danser. Je voulais refuser, mais je me suis demandée comment je réagirais, si j'avais eu le culot de lui demander et qu'il aurait refusé. J'ai senti la main de Layne se crisper sur mon bras, mais les jambes en cotton, le coeur au bord des lèvres, je me suis extirpée du canapé pour le suivre.
La douce chaleur de sa main emprisonnant la mienne était presque le nirvana. Je savais que Layne allait me faire payer cet affront, mais ce n'était pas vraiment de ma faute. Je ne pouvais pas vraiment refuser. J'essayais de me convaincre de tout ça. Affff, me retrouver serrée contre lui, sentir son parfum, respirer sa présence. J'étais dans un état second.
C'était vrai que je ne l'avais pas vu danser avec Caroline. Mais oh, je ne voulais pas penser à elle, ni à personne. Je voulais savourer chaque seconde. Je me sentais aussi ramolir comme un ravioli. Je fondais litéralement sur place. Heureusement, il me tenait fermement. S'en doutait-il?
Ca n'a pas duré longtemps. Après avoir invité Alexia à le suivre sur la piste, Layne est venu nous séparer et on est rentré presqu'aussitôt. Layne était peut-être en colère, et c'était justifié, mais j'avais la tête dans les nuages; Pascal avait osé. Mon coeur chavirait de bonheur. Il avait osé. Pendant quelques minutes, trop peu, mais quelques minutes quand même, j'avais été tout près de lui, collée à lui., sa main tenait la mienne. J'avais senti son corps bouger avec le mien, senti la force de ses bras... C'était trop bon!
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Triste mois de mai! (151-dim-31.mai.09)













