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106 - Petite discussion avec Caro

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 16 avril 2010

Ahhhhh, aujourd'hui commence le week-end... MIAAAAM. J'ai passé la journée à travailler sur 2 autres toiles. C'est toujours comme ça quant je fais un break. En attendant de choisir ma direction, je travaille sur autre chose, tout en gardant ce que j'avais commencé sous les yeux. Quant je me focalise trop sur ce qu'on me demande, rien ne vient. Il me faut juste avoir les couleurs demandé sous la main, et le reste vient tout seul.

Le soir, Pascal avait un match à l'extérieur, ensuite il mangeait avec son équipe et ils allaient prendre un verre ensemble. On ne devait pas se voir en principe avant demain.

Ce soir d'ailleurs, mon frère m'avait forcé la main pour venir jouer aux cartes chez moi, avec mes neveux. Grrr. Ça me gâchait ma soirée, mais bon!

J'avais proposé à Caro de passer à la maison, si elle en avait envie. J'ai dû l'avertir de ne pas venir avant minuit. Elle venait de déménager, alors elle n'avait certainement pas encore défait tous ses cartons. En fait, c'était pour qu'elle ne le poursuive pas à son match et aussi pour lui tirer les vers du nez.

Apparemment, Pascal lui avait aussi demandé de ne pas le suivre, qu'il ne la ramènerait pas. Elle m'a demandé, si c'était moi qui avait exigé ça de Pascal, je lui ai dit que non. Je n'avais rien à voir là-dedans. Mais, hihihi, j'étais fière de mon petit homme. Aurais-je dû me sentir fière et rassurée, ou avait-il quelque chose à cacher?

Elle m'a raconté sa soirée. D'abord sa recherche de bar en bar, puis enfin, dans une des seule boîte de la région. Elle m'a aussi raconté ses impressions, ce qu'elle a ressenti en voyant Pascal discuter avec une autre fille. Elle imaginait ce que je devais ressentir la plupart du temps.

  • Est-ce qu'il s'est passé quelque chose entre vous?

C'est sorti tout seul. Je voulais savoir. Caro m'a regardée un moment en silence. Je me demandais ce qui se passait dans sa tête. Est-ce qu'elle allait me mentir? Est-ce qu'ils avaient combiné leurs réponses, elle et Pascal? J'attendais sur les charbons ardents. Je n'aurai pas dû lui demander, c'était nul, mais trop tard.

  • Non. Rien du tout. Il n'était pas d'humeur...
  • Impossible. Je sais qu'il t'a raccompagnée à ton hôtel? Je ne te crois pas. Quelle grosse couleuvre!
  • Je t'assure, rien. Il était distant. On a discuté c'est tout. Il a dit qu'il aurait aimé que tu lui fasse ce genre de surprise, mais c'était trop demandé, tu étais bien trop réservée. Je ne te cache pas que j'avais envie qu'il me prenne dans ses bras. J'ai cru que c'était gagné quant il m'a raccompagnée, mais non, rien. Quant j'essayais, il me disait que si je continuais, il partirais, alors je me suis tenue tranquille... heu... j'essayais quand même, mais il n'a rien voulu savoir.
  • Je ne te crois pas Caro, tu peux me dire ce que tu veux.
  • Tu sais... Quant tu m'a posé la question, je me suis demandée si je n'allais pas te laisser le croire, ou même mentir. Ce serait de bonne guerre, non? T'aurais fait quoi à ma place, seule avec Pascal? Hein? S'il sortait avec moi, et que toi tu étais l'autre, qu'est-ce que tu aurais fait? Tu n'aurais rien tenté?

Huh! Je me suis assise. Elle avait raison, j'aurai essayé. La seconde d'avant je fulminais, et là, plus, je ne fulminais plus. J'aurai essayé, rien n'aurait pu m'en empêcher et Pascal aurait eu du mal à ne pas céder... Donc, il avait dû céder?

  • J'aurai essayé, t'as raison... J'aurai pas laissé passer une chance pareille... Alors? Vous vous êtes embrassés?

Et flûte pour la retenue; je lui ai demandé jusqu'où ils ont été...? Elle m'a raconté s'être baladée à moitié à poil, l'avoir titillé, mais il a tenu bon. Elle a pensé que Pascal se doutait que j'étais au courant qu'elle allait le rejoindre, mais elle n'a rien demandé.

  • J'ai pensé te mentir, mais vous vous seriez disputé, et finalement, Pascal aurait su que je t'avais menti, ou laissé croire qu'il s'était passé quelque chose, alors là... Il ne me l'aurait pas pardonné! Et la prochaine fois, il aurait même évité de se retrouver seul avec moi. Ç'aurait été foutu pour moi!
  • Qu'est-ce qui me dit que vous n'avez pas préparé cette "fable" tous les 2?
  • Je t'assure que non. Je te le jure sur ma tête. S'il s'était passé quelque chose, je ne serais pas ici, parce que j'aurai eu de la peine à tenir le secret. Et je sais que Pascal finirait par te le dire, alors, je n'aurai pas intérêt de te mentir...
  • Dis moi... Le week-end où je n'étais pas venue au chalet, il s'est passé quelque chose? Tu sais, fin janvier?

Caro a rougi, mais rouge rouge.

  • Écoute... Je ne me rappelle pas...
  • Arrête ton char... Bien sûr que tu te rappelles.

Elle a respiré profondément avant de me répondre. Elle savait que Pascal ne voulait pas que je le sache, mais oui, ils avaient passé leurs nuits ensemble, et oui, ils avaient couché ensemble. Elle m'a fait promettre de ne pas dire à Pascal qu'on en avait parlé. Je l'ai rassuré, je ne le savais pas par Pascal, mais je le savais. Je m'en étais doutée. Je lui avais posé la question pour savoir si je pouvais lui faire confiance, si je pouvais oui ou non la croire quant elle me disait que, cette fois, il ne s'était rien passé.

Caro a semblé soulagée. Elle a voulu savoir comment je pouvais en être sûre si Pascal ne m'avait rien dit. J'avais mes sources, je ne pouvais pas le lui dire. Au moins, je savais qu'elle n'aurait pas pu se retenir de me raconter s'il y avait eu quelque chose.

Après, Caro a fondu en larmes. Elle avait peur que ce soit fini, fini avec Pascal. Elle tremblait de peur. Elle m'a avoué l'aimer depuis tellement longtemps qu'elle n'arrivait pas à imaginer que ce soit la fin.

Quant ils se sont rencontré, Pascal lui avait immédiatement dit qu'il était marié, même s'il ne l'était pas encore. Il lui avait dit, aimer sa femme. Il avait tout de suite senti qu'elle lui faisait du rentre dedans. Il a voulu qu'elle ne se fasse pas d'illusions, alors quant elle a su pour nous, ça l'avait frappé de plein fouet; Pourquoi? Pourquoi moi? Qu'est-ce que j'avais de plus qu'elle, à part le côté exotique peut-être? Elle ne comprenait pas comment j'avais fait pour l'avoir... Après ça, elle n'a plus caché son attirance pour lui, ni ses sentiments.

A partir de là, elle a commencé à le poursuivre ouvertement... Au cas où il n'avait pas saisi... Je la regardais s'effondrer et pleurer comme une petite fille. J'avais l'impression de me voir, de voir l'expression de ce que je ressentais.

Ciel, j'avais hyper mal au cœur pour elle. Pourtant, je lui ai demandé pourquoi elle avait eu l'air de m'éviter quant elle a cru que c'était terminé entre Pascal et moi, je ne comprenais pas son attitude, ça m'avait marqué et fait mal aussi.

Pascal devait être en route pour rentrer parce qu'il a essayé de me joindre. Même en ma présence, Caro avait passé son temps à lui envoyer des messages, il ne m'avait pas semblé qu'elle ait reçu de réponses. D'ailleurs, elle a fait la remarque, mais elle avait l'habitude, Pascal ne lui répondait presque jamais. Elle s'en fichait, elle continuait, complètement obsédée, à lui envoyer messages sur messages.

Elle a voulu savoir si je pensais aller le rejoindre, demandé si on sortait et où on allait, mais, je n'avais aucune intention de sortir. Caro allait partir à sa recherche et m'a demandé si, ça ne me gênait pas. Pfff, qu'est-ce que j'aurai pu dire? Non? Elle y aurait été quand même, alors j'ai haussé les épaules. Elle voulait dormir chez Pascal. J'ai prétendu que je passerais chez mon homme, sans doute plus tard, Caro a fait la grimace. Si Pascal le savait, il allait la renvoyer chez elle.

Je ne préviendrais pas Pascal, parce que je ne savais pas si j'irai... On verra bien!

* * * * * *
------ Petite discussion avec Caro - 16.avril.10.ven - (106) -----

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105 - Anniv. à Didine

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 15 avril 2010

C'est drôle, le copain à Lilice ressemble beaucoup à mon ex, Mathieu. Ils ont certaines expressions identiques, tous deux les yeux verts (heu, Pascal aussi), le même profil. C'est assez étonnant, ils auraient pu être frères!

C'est l'anniversaire d'une de mes sœurs aujourd'hui, j'ai donc averti le reste de la clique.

Hahhh, je n'aurai pas dû passer chez ma sœur, du coup, j'ai la petite ce soir, parce que ma sœur veut sortir. Je l'emmène à l'école demain matin. Mon neveu rentre aussi. Rhhha, la maison est pleine à craquer ce soir. Je me sens déjà crevée...

Donc, je ne verrais pas Pascal ce soir, et pas de moment de solitude non plus. Je l'ai un peu évité aujourd'hui, je me sentais coupable d'avoir dormi chez Layne. Je me voyais mal lui faire des reproches quant j'en fais autant. Tout de même... j'suis quand même verte! Je me demandais s'il allait sortir ce soir? Si oui, il allait voir Caro... Petite morsure de jalousie :(

C'était mieux que je ne pensais. Finalement, grâce à ma petite puce, j'ai repris mes pinceaux et retrouvé le goût de peindre. J'avais oublié que je rentrais dans une bulle insonore quant je peins. Trop cool. Je crois que je l'avais perdu depuis longtemps. Enfin, depuis que Maxou n'était pas trop bien. C'est fou, quelque part dans ma tête, je n'arrive pas à me résoudre de ne plus revoir sa truffe. Je me demandais si... pour Térette... oui, j'ai toujours les hauts le cœur de chagrin, je n'ai pas encore réussi à oublier leurs visages. Ciel, comme je les aimais. Non, je peux l'avouer cher journal, ça me fait encore pleurer. Je crois que j'évite d'être trop proche des gens que j'aime pour ça, je ne veux pas les perdre ou qu'il leur arrive malheur.

Pour la peinture, j'exécutais des choses, j'avais des idées que je devais coucher sur la toile, mais la flamme, ce goût de la création, ce besoin presque physique du contact avec la toile, je l'avais perdu. Je crois que Kachouka doit être ma muse... ;)

Mon frère est tombé amoureux de cette toile, il la veut. Du coup, il faut que j'en fasse une autre pour elle... Mon idée de départ n'ira pas chez elle... Je verrais bien...

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------ Anniversaire à Didine - 15.avril.10.mer - (105) -----

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104 - Dormi chez Layne

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 14 avril 2010

Hahhh, aujourd'hui, rien foutu. J'avais envie de profiter de mon temps de solitude. Ça fait drôlement du bien. Par téléphone, j'ai longuement discuté avec Alain, mon ex, il avait le moral dans les chaussettes. Il m'a proposé de passer chez lui, mais il aurait fallu un bulldozer pour me sortir de chez moi. Que dalle, même si par amitié, j'aurai peut-être fait l'effort s'il avait insisté encore un peu plus. ;)))

Par contre un peu plus tard, j'ai accepté d'aller prendre un verre avec Layne. C'était sympa, malgré le fait que Layne ait cherché à savoir comment se passait les choses avec Pascal, où j'en étais dans ma relation, si tout allait bien. J'avais accepté de prendre un verre avec lui, parce que, étant proche d'Alexia, qui est la meilleure amie à Caro, j'étais curieuse de savoir ce qu'il savait. Mais pas seulement, j'adore Layne aussi.

On a fini la soirée chez lui. Je n'aurai pas dû y aller, je me demande à quoi je pensais!! Ou peut-être que je voulais habituer Layne à ce qu'on se fréquente sans autre... en toute amitié, sans histoires de coucheries. Je l'adore, alors je voulais que les choses se passent bien, parce que je n'avais pas envie d'arrêter de le voir. On en a parlé, ça l'a fait rire.

Je l'ai un peu cuisiné, enfin, j'ai aiguillé les questions. D'après ce que Caro avait raconté à Alexia, elle avait retrouvé Pascal et ils ont passé la soirée ensemble. Ils ont passé un moment avec son équipe, aussi en tête à tête dans leur coin, ils avaient dansés, puis il l'avait suivi à son hôtel. Ciel, raconté d'un côté ou de l'autre, les choses sonnent vraiment différemment.

Il n'y avait pas photo, ils avaient couché ensemble pour Layne. Il voulait que je lui explique alors pourquoi Pascal l'aurait suivie à son hôtel, sachant pertinemment que Caro n'avait pas fait tout ce chemin pour regarder les étoiles. Layne me trouvait un peu trop naïve, surtout sachant que Pascal avait fini la nuit chez elle. Pour lui, c'est simple, pour s'endormir comme ça, c'est qu'ils avaient fait l'amour. Grrr, il ne voulait pas que je me berce d'illusions!

Pascal n'était pas du genre à s'endormir après l'amour quand même? Layne, sarcastique, m'a dit que peut-être qu'ils y avaient mis la couche, alors Pascal devait être épuisé après. Arfff, comme il y allait!!! Grâce à lui, j'étais tout à coup dans le creux de la vague. Après tout, qu'est-ce que je cherchais? Est-ce que j'allais faire une scène pour quelque chose que je ne savais pas? Pourquoi ne pas demander directement à Caro?

Hah! Hah! Hah! Je me suis endormie chez Layne... Tout à coup, je me suis dis que c'était ce qui avait dû arriver à Pascal. Comme j'avais passé une partie de la nuit à me battre contre ses assauts, je pense que lui aussi avait dû faire pareil avec Caro... Je n'ai pas cédé. On a bavardé encore, couché sur son lit, puis je me suis effondrée... Il ne s'était non plus rien passé, donc pourquoi je ne croirais pas Pascal? Et même si c'était le contraire, qu'importe, est-ce que c'était si grave? C'était du passé!

Mince, je crois que je laisse un peu trop mon esprit partir à la dérive, pour finir, je me fais du mal toute seule. Il faut que j'arrête ça!

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------ Dormi chez Layne - 14.avril.10.mer - (104) -----

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103 - Croisé Pascal en ville et je flippe?

Publié le par JaneDo

Mardi..... 13 avril 2010

Mince, j'ai sursauté et j'avais le cœur dans la gorge quant j'ai cru croiser la voiture à Pascal en plein centre de Lausanne. C'était bien lui. Je reconnaîtrais son 4x4 n'importe où. Je me demande pourquoi je réagissais comme ça. Il est certain qu'il ne reste pas enfermé à m'attendre... Je me doute bien que Pascal avait toute une vie en dehors de moi, mais je pense que mon esprit l'avait occulté.

Je ne le croisais jamais, la seule autre fois, c'était il y a un an à peu près et il était main dans la main avec Jess. De mon côté, j'étais avec Layne, mais j'avais sursauté aussi et je m'étais sentie comme trahie.

J'étais quand même un peu surprise de le savoir en ville, et il n'était pas seul dans sa voiture. J'ai cru voir 3 têtes. Hélas, je ne pouvais pas faire un demi-tour pour savoir où il allait et ce qu'il faisait. Crap. Mon cœur continuait à battre la chamade et j'avais des sueurs froides. Mais pourquoi?

Finalement, il avait tout le temps l'occasion de fréquenter d'autres filles, je devais m'estimer heureuse qu'il m'ait accordé un regard et de faire partie de sa vie! Finalement aussi, là en cette minute, je ne regrettais pas la présence de Caroline dans notre sphère, parce qu'au moins, je savais qui et où! Elle au moins, gardait un œil sur lui! Ou peut-être pas?

C'était le désastre dans ma tête. Je me demande ce qui m'arrivait, c'était pas moi ça!!!

Lâche au possible, parce que je ne savais pas très bien ce que je voulais, j'ai minimisé les choses quant Pascal m'a appelé pour me proposer de manger avec lui à midi.

On était pas installé depuis 5mn, que Caro se pointait pour scouater à notre table. On n'avait pas été manger à l'endroit habituel, alors comment Caro a-t-elle fait pour nous trouver? Elle était avec une autre collègue de boulot. J'ai eu l'impression que Pascal avait changé de couleur. Forcément, on parlait d'elle...

Au bout de 10mn, alors qu'on faisait tous des efforts pour faire semblant que tout allait bien, Pascal s'est levé, a attrapé Caro par la main et ils se sont dirigés vers les toilettes. J'étais au bord de la crise d'apoplexie. J'essayais de sourire, de trouver quelque chose à dire à l'inconnue restée à la table, mais je pense que je ne trompais personne. En plus, avec cette femme, dont je ne me souviens pas du nom, on ne trouvait rien à se dire. C'était silence radio. Les minutes ont défilés lentement.

Ils ont fait long. J'ai même penser partir, mais je me sentais conne, alors je suis restée.

Ils sont revenus plus de 15mn plus tard et Caroline a embarqué sa copine et collègue et elles sont parties s'installer à une autre table. Pascal a essayé de revenir sur notre discussion, mais j'étais nouée et j'avais la tête super vide. Il se passait trop de chose et je ne savais plus où j'en étais. Je lui ai dit que je ne voulais pas en parler et je lui ai demandé ce qui s'était passé là pour qu'il parte, comme une flèche, avec Caro aux toilettes?

Pascal voulait que Caro nous laisse tranquille et lui a demandé de s'en aller. Oui, mais 15mn pour ça?

Il a voulu me rassurer en m'expliquant que, s'il avait dormi à l'hôtel de Caro, il ne s'était rien passé et que ce n'était pas prévu. Il avait simplement voulu qu'elle ne reste pas plantée au milieu de ses potes, ça finissait par devenir embarrassant et avait simplement voulu qu'elle rentre à son hôtel. Il avait pensé rejoindre ses copains après l'avoir raccompagnée, mais il s'était endormi alors qu'elle lui parlait. Sachant bien que ça n'aurait pas dû arriver, Pascal se confondait en excuses, ce qui me semblait encore plus louche. J'ai fait semblant de le croire, et je lui ai dit qu'il me fallait du temps, je ne savais pas encore quoi en penser!

Donc le soir, moi, je rentrais du Badmington, je venais de déposer Esther. Pascal avait eu l'entrainement, non? Alors qu'est-ce qu'il faisait en ville? Avec qui? Ou allait-il? J'aurai pu tourner vers la Cathédrale, le temps que je revienne vers le Bleu Lézard, il aura disparu. C'était inutile. Mais je l'ai appelé sur son portable. Grrr, il n'a pas répondu, mais m'a rappelé 5mn plus tard.

Pascal était effectivement en ville, il allait prendre un verre avec ses copains...

Mon neveu était à la maison, il ne s'attendait pas à mon absence, alors il avait mis sa voiture devant mon garage. Zut. On s'est fait des hamburgers. Je crois qu'il s'est couché tôt. S'il n'était pas à la maison, j'aurai surement fais une petite surprise à Pascal en faisant un saut chez lui.

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------ Croisé Pascal en ville et je flippe? - 13.avril.10.mar - (103) -----

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102 - Je passe pour la dernière des connes!

Publié le par JaneDo

Lundi..... 12 avril 2010

Pascal s'est levé tôt, il devait passer chez lui se changer. A travers mes paupières à demi closes, je le regardais s'habiller, faire attention de ne pas me réveiller, l'ai écouté naviguer à travers mon appart, me faire un bisou avant de quitter la chambre tout doucement. J'ai couru à la fenêtre pour le regarder partir, après l'avoir entendu dévaler les escaliers. Et là, je m'en suis voulu...

Chiotte, dire qu'elle avait été traîner dans ses pattes et que moi non. Ça lui aurait peut-être fait plaisir de me voir? Pfff, non, j'essayais de trouver de quoi justifier... Justifier quoi en fait? De toute façon, jamais je n'aurais oser me pointer dans un bar ou une boîte non accompagné.

Elle savait d'avance que s'ils se rencontraient, ou se retrouvaient nez à nez, Pascal ne lui fera pas l'affront de faire celui qui l'ignore. Elle avait donc toutes les chances de passer la soirée dans ses pieds. Je ne voulais pas, au cas où, qu'il sache que j'étais au courant. Il pourrait se demander pourquoi je n'avais pas fait l'effort de l'avertir, ou peut-être même d'aller le rejoindre. J'avais eu le courage de demander à Caro de ne pas y aller, de laisser tomber, mais elle y a été quand même.

Caro m'a dit qu'elle ne pouvait pas, elle voulait tenter sa chance, au moins elle aura tout essayé. Elle ne veut pas le perdre pour n'avoir pas osé, ou n'avoir rien fait. L'empêche que, d'avoir su qu'elle avait été là-bas m'avait rendue hyper anxieuse.

J'aurai dû lui faire une scène... Je venais de lui donner l'impression qu'il n'avait rien fait de mal, que tout était parfait, qu'il pouvait dormir avec n'importe quelle fille, je n'ai rien à en dire, j'acceptais tout... Nul de chez nul. Je m'en voulais, j'avais été lamentable.

C'était trop tard... Je l'avais laissé venir, laissé me raconter, avaler la couleuvre... Un peu trop tard. Et pourtant, je ne devais pas laisser passé ça, je devais me ressaisir et trouver une parade pour lui faire une scène. Ou, je devais avoir le courage de lui dire clairement, que je n'avais rien dit hier soir, mais je n'en pensais pas moins, que j'étais furax. Que ma foi, il savait comment j'étais, il me fallait un peu de temps, mais à après réflexion, je ne croyais pas un mot de ce qu'il m'avait dit, et qu'il n'avait pas à dormir avec elle, à son hôtel. C'était pas ok. Que maintenant, grâce à lui, je passais pour la dernière des connes vis-à-vis de ses copains.. Non, ça marchait pas du tout.

Quelle poisse! Il fallait que je lui fasse une scène parce qu'il le fallait, pas parce que je le voulais... Pfff! Je n'avais pas vraiment envie qu'on se prenne la tête, il m'avait dit qu'il ne s'était rien passé, et je le croyais. Il n'avait pas de marques sur lui, il n'avait pas l'air de mentir? Mais, si je ne faisais pas de scène, il recommencera parce qu'il ne verrait pas où était le problème. Et je ne pouvais pas lui faire la tête après la xème fois, là, il ne comprendrait rien! Merde.

Je n'ai pas répondu à ses appels pour prendre le temps de réfléchir, je ne l'ai pas appelé pour le remercier pour les fleurs. Ca, c'était une mauvaise idée de sa part, parce que du coup, je me suis demandée si les fleurs n'étaient pas une tentative d'acheter mon inertie? Pour que je ferme les yeux, et les oreilles?

L'empêche qu'il ne devait rien comprendre... On a passé une chouette soirée, j'étais toute love, et maintenant, je fais la tête??? Bizarre tout de même!

D'habitude, je ne parle par de nos problèmes au téléphone, je préfère le face à face, mais je me suis donc résolue à lui dire ce qui n'allait pas. L'idée que ses copains aient remarqué ou sachent qu'il avait passé la nuit avec elle me rendait malade. C'était humiliant. Ça me faisait passer pour une idiote aux yeux de toutes nos connaissances et lui, pour un mec facile. Évidemment, Pascal ne comprenait pas très bien et m'a demandé s'il s'était passé quelque chose, si j'avais parlé à quelqu'un? Non, du tout. Non mais, il pensait que je ne pouvais pas me faire ma propre opinion ou quoi?

Pascal aurait voulu qu'on se voit après le boulot, mais je pouvais pas, j'avais prévu autre chose.

Il voulait qu'on règle ça toute de suite, et pas comme à mon habitude, laisser traîner les choses jusqu'à ce que ça deviennent plus gros et insoluble. Mais, Pascal m'a rappelé que je lui avais dit que ce n'était qu'un Poisson d'Avril et que je n'étais pas sérieuse quant je lui ai demandé de rompre avec Caro... C'est vrai, c'était de ma faute. Je lui avais donné une fausse impression, de faux messages... J'étais un peu verte!

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------ La dernière des connes - 12.avril.10.lun - (102) ----

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101 - Caro a eu ce qu'elle voulait

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 11 avril 2010

Dimanche, vers midi, après avoir raccompagné DOL, j'ai tourné en rond comme une hélice avant de me décider à téléphoner à Caro. Je voulais savoir si elle avait trouvé Pascal. Je voulais tout savoir. Pourvu que Pascal soit resté sage.

Caro l'avait retrouvé dans un bar avec toute son équipe. Elle les avait observé un moment avant de décider à se faire remarquer pour que ses copains lui signale sa présence. Puisqu'ils étaient avec des filles, Caro ne voyait pas pourquoi elle serait restée dans son coin. Pascal semblait s'intéresser à une des filles.

Glups, les battements de mon cœur se sont accélérés. Je n'ai pas eu besoin de lui demander de détails, elle me les a donné d'elle-même.

Pascal semblait trop occupé à discuter avec cette fille, alors Caro a vu rouge et elle a foncé sur lui. Parce que, soit-disant, que sa venue risquait d'énerver ses potes, Pascal ne voulait pas qu'elle reste là. C'était une sortie entre garçons. Caro n'a rien voulu savoir parce qu'après tout, d'autres filles qui s'étaient jointes à eux. 
Bravo Caro hihihi!

Caro se doutait bien que Pascal ne la planterait pas toute seule dans son coin, profitant de son avantage, elle n'a eu aucun scrupule à lui coller aux fesses. Pourtant, il était assez tendu de devoir naviguer entre deux ou de faire bande à part avec elle. Caro a fini par accepter de s'en aller s'il promettait de la rejoindre à son hôtel.

CRAP, ça m'a foutu un coup, et j'ai attendu de savoir s'il avait été la rejoindre ou pas???

Méfiante et maligne, de peur que Pascal ne lui ait fait cette promesse pour la renvoyer, Caro est restée à l'écart à le suivre et à l'attendre. Bien sûr les copains à Pascal l'ont chambrés. Pour finir, Pascal l'a laissée se joindre à eux, mais ils n'ont pas traînés. Ils sont rentrés ensemble à son hôtel à elle. Elle savait qu'elle ne pourrait pas aller à son hôtel, il partageait sa chambre avec Thomas.

Iaaaaah, il a donc été à son hôtel? Je n'ai pas osé lui demander s'il s'était passé quelque chose et elle n'en a pas parlé. Pascal n'était reparti que le lendemain matin très tôt, avant 7h du matin. Elle avait dormi jusqu'à ce que mon appelle la réveille. Je lui ai demandé si elle avait évité de mentionner que j'étais au courant de ses plans. Elle n'avait rien dit.

Ok, d'accord! J'avais l'estomac en bouilli. Je suis sûre qu'il s'est passé quelque chose, c'est impossible qu'ils aient pu passer la nuit ensemble sans qu'il ne se passe rien... Je connais Caro, et je connais aussi Pascal. Je ne pense pas qu'il ait pu résister... J'étais verte. Inutile de lui demander, elle ne me dira probablement pas la vérité. Pascal non plus. Bof... Fallait que j'arrête de me faire du mal pour rien. Je ne voulais pas le savoir... Tant pis.

L'empêche, je l'enviais... Elle arrivait toujours à ses fins, avait le courage de poursuivre un mec sans honte, faisait tout pour rester dans la ligne de mire de l'homme qu'elle veut... Mouais, j'enviais sa détermination. Elle savait qu'il ne pouvait pas l'ignorer ou n'était pas du genre à être désagréable et de l'envoyer balader sans ménagement, donc, elle misait sur sa chance, et finalement, elle obtenait des résultats. De petits résultats parfois, mais des résultats quand même.

Je me suis changée les idées en me plongeant dans la peinture et j'ai pu profiter du reste de ma journée sans trop penser à rien. A peine de retour, petit cœur m'appelait pour savoir s'il pouvait passer me chercher ou dormir chez moi. Mon neveu n'était pas là, alors j'ai accepté qu'il vienne. J'avais envie de le voir.

Sur son visage, dans son expression, j'ai cherché désespérément les signes de sa trahison... Rien!

Huh-huh, inutile de dire que je l'ai inspecté pour voir s'il avait des griffures ou des marques inconnus! Rien. Ouf. Sans que je le lui demande, Pascal m'a dit que Caro était avec eux hier soir. Donc, je lui ai dis que je le savais. Je n'aurai pas dû, parce qu'il a eu l'impression que je le testais encore une fois. Il m'a avoué avoir longuement hésité à m'en parler, il ne voulait pas que je me fasse des idées. D'après ce qu'il m'a raconté, il s'était endormi chez elle. Ce n'était pas prévu, mais m'a assuré qu'il ne s'était rien passé. Ils avaient juste dormi.

Je n'ai pas insisté, ni essayé d'en savoir plus. J'acceptais ce qu'il me racontait. C'est pas parce que je lui faisais ou non confiance, je ne voulais juste pas faire toute une histoire pour rien. Il était là et il était tout chou, c'était tout ce qui comptait.

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------ Caro a eu ce qu'elle voulait - 11.avril.10.dim - (101) -----

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100 - Pas de répits

Publié le par JaneDo

 S  a m e d i.....   1 0   a v r i l   2010 

Pascal s'est levé tôt pour son rendez-vous avec son équipe. Lui et Thomas ne prenaient qu'une seule voiture, et ils m'ont déposés avant de ramasser Paul au passage. Ciel, comme j'aime sa bouche, et son sourire, et ses mains chaudes sur mon visage.

Snif, je ne le verrais pas du week-end. Ils ont une sortie, un camp d'entraînement ou une truc barge du genre. Je me sentais déjà déprimée, mais aussi très excitée à l'idée de passer un week-end sans rien au programme. J'avais prévu de ne pas bouger de la maison et de me larver dans un vieux training tout le week-end; peindre, me taper de longs bains, lire, faire de petites siestes. Le pieds quoi. La vie autour de Pascal n'était pas de tout repos, j'avais besoin de solitude et de récupérer après ses longues semaines de tensions. J'étais claquée.

Dans l'après-midi, Marie m'a proposé un café. Ça faisait plus d'une semaine qu'on ne s'était pas vue. En remontant, j'ai viré mes fringues pour mettre un de mes trainings défoncés et je me suis jetée sur la toile que j'avais commencé pour ma frangine. J'aurai pu mettre un des DVDs que Pascal avait loué, mais je ne voulais pas les regarder sans lui.

Jusqu'à 3h du matin, j'avais passé une soirée délicieuse. J'adore. J'étais assise devant ma toile à étudier ce que j'avais fais quant DOL m'a appelée. Je savais qu'elle demanderait à passer et à la minute où j'ai répondu, j'ai regretté. Je l'ai ramenée chez elle vers 11h du matin. Grrr... ça m'a flingué la fin de soirée, mais au moins, j'ai réussi à oublier que Caroline était partie à la recherche de Pascal.

Samedi vers midi, Caro a débarqué chez moi. Elle avait besoin de parler. Enfin, disons que Pascal lui manquait, et j'étais, je pense, ce qui lui donnait l'impression d'être proche de lui, mais elle voulait aussi me dire quelque chose, face à face.

  • Est-ce que toi aussi, de l'aimer si fort te fait mal? Si mal que parfois, tu as de la peine à respirer?

Oh oui, je savais de quoi elle parlait! Jeeez, elle l'aimait autant que moi? Surprise, je l'ai observée un moment. J'étais mal à l'aise, partagée entre l'envie de lui demander d'arrêter de tourner autour de mon homme et de partager mes sentiments avec quelqu'un qui savait de quoi je parlais. La raison l'a emporté.

  • Caro, il faut que tu arrête. Je ne veux plus te voir lui tourner autour, ça commence à me porter sur le système.

Caro était étonnée, hum, moi aussi. Je me sentais mal de lui sortir ça, juste après qu'elle m'ait parlé de ce qu'elle ressentait, mais elle parlait quand même de celui que j'aimais. Pourtant, je ne sais pas pourquoi, mais j'avais mal au bide, je ne me sentais pas très bien

  • Je peux pas Jane... Je l'aimais depuis si longtemps, avant même que vous vous soyez rencontré. Ça m'a fait groumer quant j'ai su que vous sortiez ensemble. J'ai cru que j'allais mourir. On était amis, il m'avait tout de suite avertie qu'il avait quelqu'un et qu'ils allaient se marier. Alors tu pense bien que je ne m'attendais pas à le voir fréquenter quelqu'un... Je pensais bien devenir sa maîtresse un jour ou l'autre, marié ou pas. Je le connaissais avant toi, et je l'aimais déjà longtemps avant toi. Je peux pas me résoudre à laisser tomber.

On s'était assis côte à côte, et je me suis laissée aller à lui parler de ce que je ressentais. C'est vrai que même d'être près de lui était une souffrance constante, parce que je l'aimais à mort. Je passais mon temps à lui chercher des défauts, pour trouver quelque chose que je pourrais amplifier, pour en venir à l'aimer moins, mais je ne trouvais rien. C'était agréable de pouvoir rabâcher les oreilles à quelqu'un avec tous les petits détails le concernant, quelqu'un qui ne serait pas agacer. Ça fait drôlement du bien.

Mais j'avais la boule à l'estomac; je savais si bien ce qu'elle ressentait. Les rôles auraient pu être inversés.

Caro avait l'intention de suivre Pascal. Voilà, elle l'avait dit. Pascal serait peut-être ennuyé de la voir faire irruption comme ça, mais il ne pourrait pas l'ignorer, ni la laisser plantée dans un coin. Bizarrement,
Caro m'a reprochée de ne pas assez m'intéresser à ce qu'il faisait, de ne pas me comporter comme une nana vraiment amoureuse de son mec; je n'allais pratiquement jamais à ses matchs, je pouvais passer la soirée dans la même pièce, sans même aller vers lui, c'était toujours lui qui venait vers moi.

Elle n'avait pas tord, mais c'était la timidité, ancrée en moi, qui me bloquait. Caro estimait que j'étais mieux placée qu'elle pour savoir où il était, et ce qu'il faisait.

Caro a proposé qu'on y aille ensemble et de partager la même chambre.
Non mais, de quoi on aurait l'air? J'imagine déjà l'expression de ses copains; "Tiens, c'est pas ta nana là? Heu, tes nanas?". Non, je ne pouvais pas le suivre comme un toutou. J'aurai voulu avoir son cran pourtant!

Je ne voulais pas qu'elle dise à Pascal qu'elle m'avait parlé de ses plans... qu'il se demande pourquoi je n'avais pas eu l'idée de lui faire ce genre de surprise... parce qu'il adore ce genre de surprise! Arriver comme un cheveux sur la soupe? La honte. Son équipe se moquerait de lui, de moi. Je les imaginais se faire du coude; "Dis, c'est pas Jane là-bas?". Rhhhh. De plus, je suis sûre que ça agacerait son équipe.

Ce qui était mortel, c'est que
Pascal m'avait dit où ils étaient, et moi, je ne me rappelais pas. Je n'ai pas osé le demander à Caro! J'aurai pu prétendre aller la rejoindre et du coup, elle me l'aurait dit. Mais, je n'allais quand même pas faire des heures de routes pour aller voir? J'aimerai bien que Pascal la vire et insiste pour qu'elle s'en aille, mais je savais qu'il ne le ferait pas.

C'était peut-être pour ça que j'avais accepté d'aller prendre un café avec Marie après le départ de Caro. Ça me changeait les idées et m'évitait de trop penser. Et probablement aussi pourquoi j'ai accepté de voir DOL. Maintenant, j'étais rongée... Je voulais savoir ce qui s'était passé? Si Caro l'avait trouvé?
S'il avait passé la nuit avec elle...

* * * * * *
------ Pas de répits - 10.avril.10.sam - (100) -----

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099 - Tête à tête

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 09 avril 2010

Vers 20h, Pascal est passé me chercher et on a passé la soirée chez lui. Iaaaaaah, j'adore. Faut pas que j'en prenne trop l'habitude, mais miam miam. Personne autour, je l'avais à moi toute seule, je pouvais être moi-même. On profitait des derniers jours de feu dans la cheminée, le printemps sera bientôt là et ce sera fini. Dommage. Gros soupir.

Pascal avait rendez-vous demain matin très tôt avec son équipe et ne rentrerait que tard dimanche soir.

Caro a appelé après qu'on ait mangé, Pascal a parlé une petite minute avec elle sans quitter la pièce. J'ai compris qu'elle voulait savoir si on sortait, et comme on ne sortait pas, si elle pouvait venir se joindre à nous. J'ai vu les sourcils de Pascal prendre le large et il lui a répondu que c'était non, qu'on avait envi de passer une soirée tranquille, en tête à tête.

Assise entre ses jambes, je me suis laissée câliner. Aarfff, je l'adore à mort. On a bavardé des heures, je crois que j'arrive à imaginer vivre avec lui...

Crap, je dois débloquer. Il faut que j'arrête de rêver, c'était impossible. Attendre encore 4 ans? Vivre avec lui voudrait dire, le présenter à ma famille? Et il est encore marié? Impossible. Et il n'avait que 30ans! Je ne me voyais pas non plus comment je pourrais faire partie sa vie, je n'étais pas de son monde. Bien trop timide pour évoluer dans sa sphère, je savais que je ne pourrais pas le supporter, ce n'était pas la peine d'essayer. Pfff. Mais, je voulais aussi passer ma vie dans ses bras!

* * * * * *
------ Tête à tête - 09.avril.10.ven - (099) -----

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098 - Rencontre avec son père

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 08 avril 2010

Petit conseil d'une amoureuse, tu trouves que je le tourne souvent en bourrique, hein? Aï-iiiiie! C'est moche, il mérite mieux. Pascal est courageux, mon cœur est en sécurité avec lui, il est solide. Je l'admire. En plus, d'avoir un sourire à damner un saint, il a de beaux yeux, des tonnes d'expressions adorables et il est câlin comme personne. Il ose faire et dire des choses que je n'oserais jamais.

Je n'arrive pas à me forcer à aller vers lui ou de parler librement de mes sentiments devant du monde parce que je me sens exposée... Hahhhh! Je pense que c'est pour compenser et montrer combien je l'aime que j'essaie de prévenir, être à l'écoute, deviner ce qu'il voudrait, etc. Mais, peut-être que je ne fais pas un très bon boulot!

Ce soir, on avait prévu de ne pas sortir traîner dans les bars pour passer une soirée tranquille à la maison. Le week-end prochain, Pascal avait son camp d'entraînement, alors on ne se verra pas du week-end. J'avais juste oublié que Pascal n'avait pas l'entraînement ce soir et j'avais pris rendez-vous avec Caro, alors j'ai essayé d'annuler. Pas possible. Alors, je la verrai en vitesse entre 18h-19h avant d'aller chez Pascal.

Le père à Pascal m'avait envoyé son sbire pour discuter, me faire des offres, et pour me convaincre de mettre un terme à ma relation avec son fils. Cette fois, le père à Pascal avait tenu à me rencontrer en personne. J'étais hyper intimidée et impressionnée.

J'ai essayé d'expliquer à son père que je préférais que la rupture vienne de Pascal, je ne pouvais pas lui faire un truc pareil. Tant que Pascal voudrait de moi, je serais là. Il pensait que, si la rupture venait de moi, cela mettrait un point final à cette liaison. Il a voulu connaître mes intentions, ce que j'espérais; mariage? enfant? sa fortune? C'est pour raccourcir, parce qu'on a discuté longuement.

  • Son argent?Pascal est vraiment très beau et il a énormément de charme, vous n'avez pas pu ne pas le remarquer, c'est plutôt difficile de lui résister?
  • Mais ses goûts en femmes laissent à désirer!

Aoutch! Son père me lançait de petites piques çà et là et m'a clairement fait comprendre que je n'étais pas le genre de femme qu'ils espéraient pour leur fils. Je n'étais pas de leur milieu. Pascal avait d'autres atouts mise à part l'argent, comme le fait d'être quelqu'un de rare, mais il était aussi gentil et modeste. Jess allait rentrer très prochainement, et son père tenait à ce que le jeune couple se réconcilie. Si je tenais à Pascal autant que je le prétendais, son bonheur me tiendrait à cœur, et pas uniquement le mien. Pour son propre bien, je devais le laisser tranquille et arrêter de m'immiscer dans son couple et dans sa vie.

Pas de proposition d'argent, ni de menaces avec lui, ça c'était le travail de son sbire, qui, dès qu'il avait tourné les talons s'est évertué à me montrer les avantages et à me demander comme allait mon travail. Je savais que si j'avais été remerciée par mon agence, et que si je n'avais rien trouvé d'autre, c'était grâce à son grain de sel. Il m'a dit que mon agence me reprendrait si j'acceptais ses propositions. J'ai refusé. Non mais, pour qui me prenait-on?

Une alarme s'est mise à clignoté dans ma tête, je ressentais quand même la pression; un de ces 4, Pascal allait me larguer, je le sentais, ça ne faisait aucun doute, j'allais morfler à mort. Il fallait que je me détache à tous prix. J'avais pourtant essayé des trucs... je pensais que de le voir avec Caro allait me détacher; mais niet! Je l'ai trahi avec son meilleur ami; il a passé dessus. De l'avoir blessé m'avait fait mal. Arhhh, il y avait rien à faire, je l'aimais toujours autant, impossible de me raisonner!

D'après son la mine de Pascal et son humeur, je me suis doutée que son père avait dû encore lui faire des remarques, ou qu'ils s'étaient pris la tête. Il avait besoin d'être chouchouté comme un nounours. Cette fois, Pascal savait que j'avais rencontré son père mais, il ne savait pas qu'ils essayaient de m'acheter. Ça, je ne pouvais pas le lui dire. Pascal se demandait pourquoi je ne lui en avais pas parlé.

Le soir, je n'avais aucune envie de voir Caro, alors j'ai annulé par sms...

Entourée de ses bras, écouter sa voix me murmurer des mots d'amour, ses petits bisous partout... Comment avoir le courage de rompre? Il m'était impossible de renoncer à lui.

* * * * * *
------ Rencontre avec son père - 08.avril.10.jeu - (098) -----

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097 - Lilly-Jane, née le 6 avril 2010

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 07 avril 2010

Oooh!  Ma copine Dani a accouché hier, le 6 avril 2010 vers 21h15, d'une jolie petite fille qui se porte à bien. Cette petite merveille s'appelle; Milly-Jane. Elle est trop mignonne avec sa petite bouche en cœur et ses petites menottes.

Dani, ma pote, ma friend, ma cops que j'adore a eu un bébé? Ségoii? (=incroyable en japonais). Ma cops est maman? C'est une maman? Jeeez! Absolument fou! J'avais passé la journée d'hier à penser à elle, à hésiter à l'appeler... Ha! Yep, une petite nana ! Ce sera sûrement une petite blondinette qui sera aussi chouky que sa maman. J'suis drôlement fière de ma cops! Elle a trouvé un homme parfait pour elle, et il sera sans aucun doute un papa formidable!

Iaaahhhh, Dani a accouché hier et dire qu'elle est déjà à la maison. A 18h, on se jetait sur Skype pour papoter un peu et j'ai pu voir la petite merveille. Je n'arrive pas à croire qu'elle soit à la maison aussi rapidement. Encore plus hallucinant et incroyable pour mon esprit, ma copine a mis un être humain au monde!!!

Dom, son mari s'occupe de la petite comme une vrai mère poule. Je les adore ces 2 êtres humains, maintenant, iaaaah, ils sont 3. On s'est parlé sur SKYPE vers les 18h, j'avais l'impression qu'elle n'avait jamais été enceinte. Elle était déjà en top forme, le sourire au diapason! Incroyable! Bon, avec une athlète pareille, c'est normal peut-être. Ha! j'suis trop fière d'elle ;)

Aujourd'hui, j'avais plein de truc à faire, et je voulais peindre aussi. C'était une drogue dont j'avais besoin!

Je ne voulais pas voir Pascal, ce qu'on avait discuté hier soir me restait sur l'estomac, même si je ne lui avais rien montré. Me noyer dans la peinture m'évitait de trop y penser. Je partais dans un autre monde. On s'était juste parlé un petit moment au téléphone.

Vers 23h, il a débarqué chez moi. Je comprenais pourquoi il s'était renseigné pour savoir si mon neveu était ou non à la maison. Quant je l'ai vu faire des grimaces dans l'œil de la porte, ça m'a fait éclaté de rire. J'étais en training avec un vieux t-shirt tout tâché. J'avais de la peinture partout; sur les mains, la figure, pleins les vêtements. Pascal avait senti que quelque chose n'allait pas au téléphone, il l'avait entendu dans ma voix. God, je l'aime à mourir.

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------ Milly-Jane - 07.avril.10.mer - (097) -----

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