154 - Est-ce fini?
Jeudi..... 03 juin 2010
Mince, toujours pas de nouvelles de toute la journée! Je n'aime pas avoir tord, je déteste avoir à m'excuser. Je ne pouvais tout de même pas, l'appeler moi?
J'hésitais encore sur mon programme de la soirée. Aller chez Thomas? Aller prendre un verre avec mes potes? Si je ne croisais pas sur Pascal, j'allais m'ennuyer? Je voulais le voir même de loin, je ne demandais pas la lune quand même, juste pouvoir poser les yeux sur lui, même si c'était de loin, même si ça devait me faire du mal. Enfer et boules de gommes! Le seul moyen d'être sûr de l'apercevoir était de me renseigner auprès de Thomas, et ça, je ne pouvais pas.
Si je ne croisais pas Pascal, ce n'était pas la peine que je sorte! Il fallait que je fasse quelque chose, mais quoi? Pourquoi ne m'appelait-il pas ce rat? Rhhhhh, je déprime! Et après le cirque que j'avais fait, je ne pouvais pas appeler Caro. Je suis sûre qu'elle savait que j'étais revenue chez elle ce dimanche soir et que maintenant, je faisais la tête parce que j'avais trouvé Pascal là-bas. Elle devait bien se marrer. Et elle avait certainement remarqué le cirque que j'avais fait tout le week-end.
Je ne pouvais pas croire que c'était fini et qu'on se soit quitté aussi bêtement! Non, ça, impossible!
Dire que je ne savais même pas si Pascal avait l'entraînement ou quant il avait un match!!! Tout le monde semblait au courant de ce qu'il faisait, sauf moi. Pascal avait l'air de croire que je ne m'intéressais pas vraiment à lui.
Pfff, est-ce que je n'essaie pas de lui trouver des excuses là? Mais... Pourquoi exactement? Qu'est-ce qu'il avait fait de si impardonnable? Purée je n'arrivais pas à retrouver les raisons des impressions que j'avais éprouvé ce soir là!!! Je suis vraiment une lamentable "disputeuse". Pourquoi est-ce que j'avais agi aussi bizarrement, aussi stupidement? Pourquoi l'appeler au téléphone pour qu'il sache, que je savais, qu'il était retourné chez Caro?
Zut, finalement, je suis sortie. J'avais donné rendez-vous à mes potes dans le bar où Pascal avait l'habitude d'aller avec ses copains. J'avais envie de le voir, ne serait-ce que l'apercevoir. Certains de mes potes ont eu le courage de me dire que je les utilisait comme bouche-trou. Depuis quelques temps, il le voyait avec sa femme, donc ils savaient que ça n'allait pas entre nous.
Pascal est arrivé avec Paul, vers 23h. Jess était déjà là avec Barbie, qui avait disparue de la circulation, depuis que Jess était en Angleterre. On s'est saluée sans plus. Quant Pascal a passé la porte, les frissons m'ont secoués de la tête aux pieds. Rien à faire, il me faisait toujours tomber les chaussettes! Ciel, j'étais foutue, je n'arriverais jamais à aimer quelqu'un d'autre!
Le regard froid, il est passé me saluer avant de retourner auprès de sa femme. Thomas a heureusement sauvé la soirée en tirant mes potes vers son groupe. J'étais plus proche de Pascal comme ça. Pascal évitait mon regard et tout contact. Il est resté froid et distant.
C'était l'enfer d'être si proche et pourtant si loin. J'avais envie de lui sauter dans les bras, mais ce n'était sûrement pas la chose à faire. Caro est arrivée peut-être une demi heure plus tard. Elle non plus ne pouvait approcher Pascal. Tant mieux.
On s'est retrouvé côte à côte au bar; Jess, Pascal, Thomas et moi. Pascal m'a prise par le bras, il voulait qu'on sorte parler. Jess a failli lui faire une scène; elle ne voulait pas qu'on disparaisse dans un coin tous les 2, c'était insultant pour elle. Pascal lui a promis de rester bien en vue, et on est sorti.
- Tu pense continuer à faire la tête longtemps?
- Je ne fais pas la tête.
- Tu te fou de ma gueule? Alors c'était quoi? Pourquoi est-ce que tu as réagi comme ça l'autre jour? Et depuis, tu ne reponds pas à mes appels.
J'aurai dû m'excuser et lui dire que c'était juste une mauvaise journée, et que j'avais seulement pété les plombs. Lui dire qu'il n'y avait pas de raison de s'inquiéter, ça pouvait m'arriver de temps à autre, qu'il ne fallait pas qu'il s'inquiète. Au lieu de ça, je me suis dit; "Non mais, il se fou de ma gueule lui? Il ne devine pas pourquoi? Vraiment !" La moutarde me montait au nez, et il m'a fallu un gros effort pour ne pas provoquer une autre dispute.
- J'avais besoin d'être un peu seule...
- C'est pour ça que tu t'es pointée chez Caro? Qu'est-ce que tu cherchais?
Le rat! A ton avis? Il disait ça, comme si j'avais commis un geste impardonnable, d'avoir osé me ramener chez Caro pour les déranger? Je n'ai rien répondu, mais il a dû voir dans mes yeux toute la force de ma rage.
- Écoute... On peut pas continuer comme ça. C'est nul. Je ne veux pas qu'on passe notre temps à nous disputer.
- Pascal, est-ce que tu l'aimes?
- De quoi tu parles?
- Caro? Est-ce que tu l'aimes?
- C'est pas le moment, ni l'endroit pour parler de ça!
Glups! Il ne voulait pas parler de ça! Bizarre. Si c'était non, il l'aurait dit, tout simplement. Comme une zombie, je suis retournée à l'intérieur sur ses talons. Malgré mes sourire, mon air joyeux, Thomas a deviné que je souffrais l'enfer. Il a essayé de me changer les idées, puis comme ça ne marchait pas, il a proposé qu'on en parle. Mais, franchement? En parler avec lui? Certainement pas!
Pascal n'est pas resté longtemps. Après notre discussion, je l'ai vu discuter avec Caro. Ils étaient tout sourire, ce qui me faisait mal. J'espère qu'il ne lui racontait pas ce que je lui avais dit, ce serait humiliant. Il était clair que tout allait bien entre eux, et qu'ils passaient de bons moments ensemble, et pas avec moi. Tout câlin, il a passé un moment avec sa femme, puis il est parti. Tout seul. Jess a voulu rester. Caro a disparu peu après, ça m'a tordu l'estomac; ils allaient sûrement se retrouver.
Je suis restée 1h de plus pour donner le change, mais j'étais désespérée. En rentrant, comme je ne pouvais pas me réfugier chez moi pour pleurer en paix, je me suis arrêtée en forêt et j'ai laissé les larmes couler sans retenue. Une fois soulagée, je suis rentrée me coucher.
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------ Est-ce que c'est fini? - 03.juin.10.mer - (154) ------
La mort dans l'âme, j'ai feins la gaieté, souri et fais la conversation à Ella. Le soir, j'ai été faire mon badmington avec mes copines. En rentrant, hum, j'ai fait un tour du côté de la salle de sport où Pascal avait l'entraînement. Évidemment,
Le soir, mon frère est passé et on a joué aux cartes. Je faisais équipe avec Ella et
En rentrant après mon stop pour pleurer, je m'attendais à le retrouver, ou devant ma porte, ou devant mon garage... mais rien. Arhhh, ça m'a déprimé;
Même si j'étais dans les bras à Pascal, Caro a continué à essayer de m'attirer dans sa toile d'araignée. Persistante la petite! Pour éviter que ça n'aille trop loin, j'ai plaisanté en leurs disant qu'ils avaient commencés sans moi, que c'était tant mieux parce que je n'étais pas d'humeur pour le moment. Ils ont prétendus n'avoir rien fait de plus que fleurter. J'ai rigolé. Je ne savais pas quoi faire d'autre, mais ça a calmé, un petit peu, les ardeurs de Caro.
Sa femme était sensé être de sortie, alors on a été un peu 

On a passé une fin de soirée assez agréable à discuter. Je n'étais pas trop dans l'ambiance, je ne faisais que semblant. Je crois qu'il restait quelques traces de mon malaise et de ma mauvaise humeur. Un moment, ils parlaient de trucs concernant des gens du boulot que je ne connaissais pas, c'était énervant.
J'ai appelé Pascal qui est sorti pour me parler... J'ai gardé une voix normale, câline... et je lui ai fait face... 




Ma déchéance m'a conduite à appeler Caro... Du coup, je me demandais si j'avais
Pascal voulait que je passe la nuit à la maison chez lui...
Arfff, voilà, j'ai fondu. Pourquoi est-ce que j'avais besoin de faire semblant? Pascal ne jouait pas à ces jeux stupides, ça me touchait à chaque fois.
Je ne l'ai pas laissé aller plus loin que les bisous-bisous, j'avais 
Il se trouve que par hasard,
Cela faisait un moment que j'avais mariné l'idée de faire en sorte de faire virer Caroline. Je ne voulais plus qu'elle travaille dans la même boîte que Pascal.
Mince, j'ai mal à la peau tellement j'avais envie de voir Pascal, sentir ses mains caresser ma peau, de sentir son corps contre le mien, dormir dans ses bras. écouter sa respiration.