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164 - Chaud..Froid

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 13 juin 2010

J'avais pu voir Pascal et même passer la nuit avec lui, ce n'était pas vraiment une bonne idée de m'incruster. Ce serait vraiment trop bizarre. Dès que Pascal s'est endormi, je me suis éclipsée sur la pointe des pieds après lui avoir fait un bisou dans la nuque.

Je suis tombée nez à nez avec Jess. Apparemment, elle n'avait pas réussi à fermer l'œil. Elle était assise au salon dans le noir. Elle m'a fait peur, je ne m'y attendais pas. Quant elle m'a vue sortir de la chambre, elle s'était levée si brusquement et m'a attrapée par le bras. J'ai cru que j'allais m'évanouir sur place. Fantômes? Morts Vivants? Soudainement, je me suis vue plongée dans " 28 semaines plus tard " et ce n'est que quant elle a parlé que mon esprit à fait la connexion!

  • T'es quand même sacrément gonflée! Te faufiler comme tu le fais dans mon couple, tu n'es qu'une sale garce en fait. Sale petite pétasse, tu as le culot de venir t'envoyer en l'air avec mon mari, sous mon toit... Garce.

Qu'est-ce que je pouvais répondre? Rien? Alors je n'ai rien dit. Jess m'a balancée une gifle. L'eccho résonnait encore. Je n'ai pas répliqué.

  • Tu aurais au moins pu avoir la décence de le faire en silence, mais non! Oh oui, je vous ai entendu, j'ai tout entendu, espèce de salope. Sache une chose ma petite, je ne vais pas me laisser faire aussi facilement. Tu ne perds rien pour attendre. De la décence, je pense que tu ne dois pas savoir ce que signifie ce mot?
  • Dis, tu crois pas que tu exagère un peu... Je pense que tu étais bourrée de décence quant tu m'as donné la vidéo que tu avais fait à la St-Valentin aussi?
  • Oh! Tu en ai encore là? Tu t'es peut-être faite baisée ce soir, mais, demande lui avec qui il a fait l'amour plus tôt dans la soirée!
  • Je ne te crois pas.

Jess a ri. Elle se moquait de moi. Pour finir, j'ai même commencé à avoir des doutes, puis je me suis dit qu'il n'y avait pas de quoi me formaliser. Je ne voulais pas la laisser gâcher ma soirée.

  • Allé, fiche le camp! Dégage, sors de chez moi, tu n'as rien à faire ici.
  • D'abord, ce n'est pas chez...

Je n'avais pas le droit de dire ça, et au cas où Pascal se serait réveillé et nous entendrait, je ne voulais pas qu'elle m'entraîne sur cette voix. Je ne voulais pas m'énerver et, je n'avais jamais vu Jessica aussi en colère, ne l'avait jamais entendu parler comme ça.

  • Bien sûr que c'est chez moi, je te rappelle que je suis sa femme, même s'il s'amuse avec des putes comme toi.
  • Madame Pute, s'il te plaît!
  • Oh même du sarcasme! Bravo! Allé, fout le camp. Dans moins de 10mn, Pascal me fera l'amour à moi, et avec plus de passion qu'avec toi. Tu n'es rien d'autre qu'une passade, un truc avec lequel il s'amuse pour passer le temps. J'ai pourtant essayé d'être gentille avec toi, mais avoue que tu ne me facilite pas les choses! Il aime me rendre jalouse, tu ne t'es jamais posé la question pourquoi? Allé maintenant dégage.

L'empêche qu'hier soir, je m'étais sentie mal à l'aise, je n'avais pas à être là, devant son nez, ce n'était pas bien. Jess pouvait m'insulter tout ce qu'elle voulait, elle en avait le droit, je m'étais incrustée sous son toit. Je me demande ce qui m'avait pris! Je n'avais pas à faire ce que j'avais fait, quant j'y pense, je me rend compte à quel point c'était horrible. Jess m'a jetée à la porte. Pascal n'avait pas été réveillé par notre petite discussion. Quand même, je me demandais si vraiment il... Non, sûrement pas! A moins qu'il avait cru que c'était moi? Non, quand même pas! J'aurai peut-être dû attendre pour m'en assurer, mais non. Si ça finissait par me préoccuper, je poserais la question à Pascal, et je croirais ce qu'il me dira.

Comment est-ce que j'avais pu faire un truc aussi immonde à une autre femme? Je pense que j'avais dû perdre un bout de mon cerveau! Plus j'y pensais et plus j'avais honte de moi. Être amoureuse de Pascal n'excuse pas tout!!!

Dès son réveil, Pascal a essayé de m'appeler. On a parlé longuement au téléphone. Pascal regrettait un peu ce qui s'était passé, aurait voulu en parler, mais je n'avais pas envie de gâcher ces bons moments en y collant une étiquette ou en dissertant là-dessus. Par contre, je lui ai parlé de ma rencontre surprise avec Jess. Pascal m'a appris que Jess s'était glissé dans son lit. Il a tenu a m'assurer qu'il ne s'était rien passé. Elle avait dû penser qu'il ne remarquerait rien. Pascal l'avait renvoyé dans sa chambre.

Quant j'étais partie samedi soir du Tiger, Caro m'avait suivie. Je crois qu'elle avait deviné où j'allais. Elle s'était cachée dans les fourrés et nous avait vu nous balader puis, aller chez lui.

Après que Caro ait beaucoup insisté, j'ai accepté de passer chez elle et on a passé l'après-midi à s'empiffrer de chips devant la télé. On a beaucoup discuté à propos de Pascal. C'était peut-être la première fois que je remarquais son manque d'assurance et son sentiment d'insécurité. Caro était vraiment amoureuse de lui, sur ça, on se rejoignait.

Depuis que Pascal lui avait demandé de le laisser tranquille, Caroline avait aussi essayé de passer chez lui, mais il ne l'avait pas laissé entrer. Il avait aussi refusé toutes ses tentatives pour l'attirer chez elle. Caro était un peu jalouse de l'avoir vu me laisser entrer aussi facilement, malgré la présence de sa femme. J'aurai pu lui rappeler que j'étais quand même sa petite amie, et pas juste une aventure, mais ce n'aurait pas été trop sympa, et probablement pas le bon moment.

Je ne sais pas ce qui s'était passé entre Pascal et Jess après mon départ, surtout après notre coup de fils, mais je n'ai pas eu de nouvelles de Pascal. J'étais en manque, j'avais envie de le voir, ou au moins l'entendre, alors je l'ai appelé.

Et là, surprise totale; Pascal était distant, je l'ai senti immédiatement dans le ton de sa voix. Pascal a écrasé mon cœur; il m'a dit qu'il fallait vraiment qu'on se laisse du temps au temps, qu'on ne devait pas se voir pendant quelques temps. J'ai essayé de savoir pourquoi? Je voulais qu'il m'explique, mais Pascal n'a pas eu envi ou ne pouvait pas me parler.

Ça m'a détruit le moral. Complètement déboussolée, désespérée, j'allais passer encore une nuit à pleurer de toute mon âme. Je regrettais de l'avoir appelé parce que ça m'avait brisé le cœur.

J'aurai peut-être dû avoir plus confiance en Pascal. Il n'était pas du genre à me laisser me torturer sans fin sur un malentendu. Quelques heures plus tard, il sonnait chez moi. Il était venu me rassurer. Pour me consoler? C'était un peu trop tard, le mal était fait, j'avais les yeux comme des balles de golf! Jess lui avait fait croire que je l'avais attaquée, que je m'étais pointée dans sa chambre pour la réveiller et lui demander de repartir pour l'Angleterre.

Était-ce l'excuse qu'elle avait trouvé pour prolonger son séjour? Jeeez, elle était gonflée! Quelle petite vipère... Quel mensonge débile!

En fin d'après-midi, Jess avait rameuter la famille et ses parents sont venus à la rescousse pour lui faire la morale. Mon appel tombait mal, ses parents étaient encore là et ils ont tout de suite su que l'appel venait de moi. Il a été obligé de jouer le jeu. Avant de venir, il avait essayé de me prévenir, mais je n'avais pas répondu. Hum! J'étais un peu trop occupée à pleurnicher et à me lamenter sur mon sort. Comme je l'adore d'avoir pensé à moi, de ne pas m'avoir laissé dans l'incompréhension toute une nuit. C'est une des milliers de choses que j'adore chez lui.

Quelle chance que j'étais à nouveau seule chez moi, sinon Pascal n'aurait pas pu venir comme ça, et j'aurai passé toute la nuit à pleurer...

* * * * * *
------ Chaud-Froid - 13.juin.10.dim - (164) ------

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163 - Parenthèse au Paradis

Publié le par JaneDo

Samedi..... 12 juin 2010

Ha! Aujourd'hui entre la joie immense et m'arracher les cheveux! Mais yo! Le meilleur reste gravé! Youpiii!

En rentrant de chez Thomas hier soir, j'ai rappelé Caro qui avait essayé de me joindre x fois. Elle voulait me voir, alors, j'ai fait un petit crochet par chez elle. C'est mal d'être heureuse du malheur des autres, mais voilà, parfois c'est comme ça.

Mardi soir, je les avais vu, Pascal et Caro, rentrer ensemble, chez elle. Évidemment, mon imagination avait fait le reste, mais je me trompais du tout au tout. Caro m'apprenait que Pascal lui avait aussi dit qu'il avait besoin d'espace et qu'il fallait qu'ils arrêtent de se voir pendant quelques temps. Apparemment, il ne lui avait pas dit qu'il m'avait dit la même chose, Caro ne semblait pas le savoir et recherchait mon aide pour retrouver les bonnes grâces de Pascal.

Je n'ai pas voulu la mettre au courant. Après tout, j'étais un peu piquée au vif qu'il m'ait servi la sauce en premier!

Caro avait trouvé Pascal anormalement distant ce soir, elle était désespérée et semblait en proie à un début de grosse déprime. Caro ne comprenait pas pourquoi il avait changé du tout au tout, pourquoi il semblait vouloir mettre des distances entre eux? Elle cherchait à savoir si j'y étais pour quelque chose, et je lui ai assurée que non. Caro m'a appris que Pascal avait passé une grande partie de la soirée du mercredi soir chez Marilou, après son match. C'était soi-disant pour le boulot, elle n'y croyait pas. Elle avait fait le pieds de grue devant chez Marilou. Pascal avait quitté Marilou vers les 2h du matin.

Ça m'a fait grimper les cheveux sur la tête! Man, heureusement que Caro était là pour faire le guet!

Je ne savais pas quoi en penser, et d'un côté, je n'avais pas envie de commencer à m'arracher les cheveux sur ça. Pascal pouvait faire ce que bon lui semblait. L'air de rien, le pire qu'il ferait serait le mieux pour mo. S'il faisait des conneries, ça m'encouragerait à tourner la page, alors, go go Pascal, continu! Certains faux pas seraient sans retour, après ça, je pourrais sortir avec qui je veux et il n'aura plus aucune emprise sur moi. Si par contre il restait dans les limites, c'était cuit; comme par exemple, le fait d'avoir mis le hola avec Caro, au lieu d'en profiter, ça me coupait les ailes. Il n'avait encore rien fait d'irréparable à mes yeux.

Les enfants ont EnFiiiiiiiiN déménagé.... Ahhhhhhhh, j'en pouvais plus! J'avais appris que le papa à Marco lui avait proposé d'aller habiter chez lui. Dans ma tête, je me suis réjouis, accompagné d'un tas de "youpiiiiii youpiiiiii", mais j'avais oublié de demander quant!!! Grave erreur, ils n'avaient pas l'air d'être pressé. Toute la semaine, je les ai observé; ils ne se préparaient pas à déménager! Donc, j'ai commencé à chercher la meilleure manière de poser la fameuse question du... quant? J'ai trouvé une manière indirecte en demandant, comment ils allaient faire avec la chienne? Et là... hahhhh, la meilleure nouvelle de toute; Gillou, son papa, avait déjà tout préparé, il avait même une camionnette pour samedi matin.... Yeahhhhh!

Je les adore, mais, dans ma tête, des tas de petites Jane dansaient des twists endiablés... waaaaah! j'étais vraiment trop contente. M'en fou si c'était samedi tôt le matin, m'en fou de me lever tôt...

14h... Ils avaient tout déménagé! Ha-ahhhhhh-hahhhh... J'ai fait le tour de l'appart encore et encore n'arrivant pas à croire à l'immense joie que j'éprouvais d'être enfiiiiiiiiiiiin seule chez moi... J'ai immédiatement commencé à formenter de petits plans pour savourer mon bonheur; petit bain qui va sans doute durer des heures... petites séances de stretching... petit somme... Mince, j'avais invité mes potes pour un verre dès que j'avais su la nouvelle... mais changement de programme; je n'avais pas envie d'avoir du monde, je voulais savourer ma liberté retrouvée toute seule... Alors hop, téléphone pendant des heures pour tout annuler...

Patatra... TPS ne marche pas? Huh! Sans télé je me meurs... Vite appelé mon neveux! Ben, après des recherches poussées, c'était le câble. FUCK! J'ai donc appelé Alex, et miracle; il avait un de ces fameux câble dans sa camionnette et il était, par hasard, dans mon bled! Il est passé 5mn après, et top, tout marche. Après c'était l'ordi qui ne voulait plus se connecté à internet. Rappel de mon neveu encore, et cette fois, c'était un simple bouton à presser sur la boîte du wireless! Arhhhh... 17h30... J'suis épuisée! Mais tout marche.... J'allais sauter dans mon bain et ensuite me taper une bonne sieste... Plus de clopes! Non mais j'suis maudite ou quoi!

En m'habillant, j'ai retraversé toute l'appart pour savourer mon bonheur retrouvé... Hahhh, j'aime vraiment trop fort vivre seule! C'est le pieds, hooooh, je ne veux plus qu'on scouate chez moi.

Par contre... Je viens de lire le message de Sminette et ça me redonner espoir... Ça m'a remonté le moral d'une force! Ce soir, je devais voir Pascal, je suis sûre que j'arriverais à tout arranger. Sminette a totalement raison, son message m'a redonner de l'énergie et m'évite de sombrer dans la déprime et l'inertie!

Je vais me détendre dans mon bain, après avoir été acheter des cigarettes, et ensuite, je me préparerais tranquillement pour la bataille que je voulais mener. Je ne veux pas perdre Pascal, j'en mourrais!

Au Tiger, pas de Pascal.... Arfffff, désolation complète! Par contre, Jess était là, alors où était Pascal? Thomas aussi, mais pas Paul. Peut-être qu'il viendrait plus tard? Comment en être sûr? Zut, j'ai jeté ma fierté et mon orgueil à la poubelle et j'ai débarqué chez lui.

Je ne le verrai peut-être pas même si je vais chez lui, il était peut-être sorti de son côté sans Jess? Mais je veux simplement voir sa maison, ça me donnait l'impression d'être plus proche de lui. Bol immense, Pascal était bien chez lui. Il était trop chou, ses sourcils légèrement froncés, absorbé par ce qu'il faisait. Je pouvais passer des heures à le regarder.

Mais ce soir, j'avais besoin, envie de ses bras... Tremblante, j'ai osé frapper à la porte fenêtre. Pascal m'a dévisagé un moment avant de se lever pour venir jusqu'à la baie vitrée ou je me tenais dans mes petits souliers. Pascal a posé la tête contre la vitre, j'ai posé la main, il me regardait à travers la vitre et hésitait à m'ouvrir. Ce qui était bien avec lui, c'est qu'on avait pas toujours besoin de parler. Je pense que je n'avais pas besoin d'inventer une excuse pour justifier ma présence. Pascal a entre-ouvert la porte fenêtre pour passer la tête...

  • Jane, tu ne peux pas rester ici! Tu ne devrais pas être ici...

Ciel, ce qu'il pouvait être bourré de charme lui, et sensuel aussi sans même faire d'effort, j'avais envie de lui sauter dessus. Pascal m'a tirée à l'intérieur et on a évité de trop parler, ça n'aurait pas servi à grand chose. Pascal était à 2 doigts de m'embrasser. Je pense que ma visite à l'improviste lui faisait plaisir. J'étais folle de joie, je sentais qu'il avait envi de me prendre dans ses bras.

Pascal pouvait dire ce qu'il voulait, j'avais bien l'intention de lui faire changer d'avis et rester. Je n'ai pas eu besoin de sortir le grand jeu, Pascal me connaissait bien, il savait lire dans mes yeux. Je pense que je sais aussi lire dans les siens; ils avaient passé de; "lui dire de partir à, peut-être juste une minute, puis à, je ne peux pas la laisser partir". Pascal n'avait pas besoin de me dire qu'il ne pouvait pas me toucher, parce que si on était sous surveillance, ça ruinerait en une seconde tous ses efforts.

Pour finir, Pascal m'a proposé d'aller marcher au bord du lac.

On ne s'est pas pris par la main, c'était trop intime, en tous cas pour nous deux. Au lieu de ça, il m'a passé un bras autour des épaules. On pouvait ainsi se chuchoter des trucs à l'oreille, se parler. Être avec lui, voir son sourire me rendait heureuse. Simplement marcher avec lui me rendait heureuse. Être ensemble, bien que nous n'étions pas ensemble me remplissait de bonheur. Il a eu un sourire heureux quant je lui ai avoué tout ça. Il m'a fait un petit bisou sur la tempe sans rien dire.

  • Tu veux rester?
  • Oh oui...

Détectives ou pas détectives, ils n'avaient aucun droit de nous photographier chez lui, ce serait une violation. A partir de là, même si j'allais chez lui, ils n'auraient aucun moyen de prouver que je suis restée chez lui ou pas. On avait pas de chance, Jess était rentrée entre temps, et on a eu une petite hésitation en remontant le jardin en direction de la maison.

Jess a été choquée de me voir. Du regard, elle m'a fusillée sur place avant de fusiller Pascal. Quant même, on pouvait compter sur Jess, elle n'était pas stupide, elle ne pourrait jamais nous dénoncer sans se causer du tord à elle-même. Et d'un autre côté, en plus sans le vouloir, elle nous servirait même de caution. Pascal avait tiré les rideaux et mis de la musique.

  • Elle ne peut pas rester ici.
  • Elle reste.

Ils évitaient tous deux de hausser le ton, mais Jess était furax. J'étais surprise qu'elle réussisse à se maîtriser. Pascal lui a demandé quant est-ce qu'elle pensait partir, il voulait qu'elle s'en aille, qu'elle retourne à Londres. Jess lui avait dit qu'elle ne restait que quelques jours, et c'était pour ça qu'il avait accepté qu'elle s'installe chez lui, mais c'était il y a quelques semaines de ça, il n'en pouvait plus. Glups, ça c'était vache, mais il avait raison.

Jess m'a lancé un petit regard en coin, elle a croyait que c'était moi qui lui avait mis ces idées dans la tête, c'était faux. Glups, j'essayais d'être invisible, mais je ne savais pas où me mettre, je ne m'attendais pas à ce qu'ils se disputent. Je pensais que les choses étaient claires entre eux.

  • Je vais encore faire des conneries que je vais regretter illico après...

Ça m'a fait sourire. Sans avoir besoin de parler, on a tout laissé dehors, derrière nous. J'ai passé mes petits bras autour de ses épaules et... le reste c'est de l'histoire... Son empreinte m'avait manqué, tout lui entier m'avait manqué. Je me sens direct au paradis dès qu'il passe ses bras autour de moi... Ciel, ce que je peux l'aimer ce mec.

J'avais de l'espoir, tout n'était pas perdu...

* * * * * *
------ Parenthèse au paradis - 12.juin.10.sam - (163) ------

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162 - Récupérer mon amoureux...

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 11 juin 2010

En lisant le message de Sminette, vendredi vers les 20h, j'avais décidé d'aller retrouver Pascal où qu'il soit. Le message de Sminette m'avait remonté le moral. Le seul problème était que, j'avais zappé le fait que dimanche, Pascal m'avait confirmé qu'il aimait Caroline, donc ce n'était pas seulement dans le feu de l'action qu'il avait prononcé ces mots!!! Mais qu'importe, avant ça, je savais déjà qu'il tenait à elle, je l'avais surpris plus d'une fois chez Caroline.

Sortir toute seule à la poursuite de Pascal, ça, je ne pouvais pas. J'ai voulu savoir si Vania m'accompagnerait, mais elle avait des problèmes avec sa copine, alors ça ne jouait pas. En dernier recours, j'ai appelé Caro, elle savait toujours où trouver Pascal, elle.

Ils étaient dans un bar au bord du lac, à Ouchy...

Pascal était en couple, il était avec sa femme, Jess. Ils étaient tout amoureux, presque complètement aveugle à la présence des autres. Caro n'avait pas réussi à rester seule, même 1mn, avec lui. Pascal était collé à Jess, l'entourant de ses bras et d'attentions, occupé à lui faire des mamours. Bref, comme il était avec moi quant on était ensemble!

Quant il s'éloignait un peu, pour discuter avec ses copains, Caro avait tenté une approche, tenté de lui parler, il a été sympa, mais distant. Elle lui avait demandé s'ils pouvaient se voir après, s'il viendrait chez elle en rentrant, mais Pascal avait gentiment refusé.

Au lieu perdre mon temps au téléphone, je lui ai donné rendez-vous. Je me suis dépêchée de me préparer, et j'ai foncé là-bas, mais je suis arrivée trop tard, Pascal et Jess étaient déjà parti. J'étais dégoûtée. Dire que j'avais refusé l'invitation de Thomas pour prendre un verre avec lui ce soir!!! Je voulais rester invisible et j'avais prévu autre chose; rester chez moi.

En chuchotant, Caro a proposé de nous dépêcher d'aller chez Pascal pour voir comment il était avec Jess. Elle se fichait pas mal si ça allait lui faire du mal ou pas, elle avait envie de le voir. Hum, comme elle me ressemblait pour ça!!! Dès le moment où Pascal m'avait fait comprendre que c'était terminé, je n'avais aucune envie de savoir ce qu'il faisait.

Quoique... Si on 'était sensé se remettre ensemble... alors là... oui, je voulais savoir si j'avais l'air de lui manquer ou non!

Afff, je n'en avais pas envie. Depuis que je jouais la "disparue", j'avais perdu l'habitude d'aller le surveiller. Folle de douleur, j'avais vécu ces derniers jours comme une célibataire. De toute façon, je n'avais rien à lui reprocher quoiqu'il fasse. En plus, c'était la période des limaces, et je n'avais pas trop envie de me retrouver avec un de ces monstres sous les pieds, iaaaaark.

Finalement, j'ai accepté d'aller en boîte. Passer la soirée avec Thomas n'était pas si mal, il est tellement adorable et je l'aime vraiment beaucoup..

Je me sens hyper bien avec Thomas. Je peux naviguer, ce qu'il fait pendant que je circule entre mes potes et ses potes ne me concerne pas. Je ne me sens pas tenaillée par la jalousie quant j'étais avec Thomas. J'adore aussi danser avec lui, il danse super bien, tout comme Pascal. Mais à la différence de Pascal, j'osais aller vers Thomas, où qu'il se trouve, qu'il parle avec ses potes ou avec des filles. Je ne me sentais pas aussi empruntée, embarrassée, comme avec Pascal. A n'importe quel moment, je me sens à l'aise pour aller me coller à lui, m'écrouler à côté de lui, ou même me planter sur ses genoux.

Pourquoi le fait d'être follement amoureuse de Pascal m'handicape autant??? Mystère!

Celle qui réussira à mettre le grappin sur Thomas, sera vraiment chanceuse. Non seulement il est mignon, mais il est aussi passionné, drôle, super sociale, danse bien, il a toujours des tonnes d'idées, connaît pas mal de choses. En plus, ce qui est loin d'être négligeable; il est riche.

Thomas a les cheveux aussi plus long, tout comme Pascal. Ça lui donnait un petit air Jon Bon Jovi, quant Jon Bon Jovi avait les cheveux longs. Mince, pourquoi je ne pouvais pas tomber raide dingue de lui au lieu de Pascal!

J'ai passé une soirée géniale; on a dansé, rigolé, fait la fête. Caro, elle, ne s'amusait pas, elle s'ennuyait comme un rat mort.

Thomas a essayé de transformer notre soirée, en soirée romantique. Soudainement, il redevenait sérieux, essayait de discuter de l'avenir, mais, j'avais déjà un ou deux verres dans le nez, et ce soir, j'avais envie de faire la fête et non de me prendre la tête. Il m'a embrassée une fois, je ne l'ai pas repoussé tout de suite. En fait, j'ai répondu à son baiser, 2 ou 3 secondes seulement, et ensuite, je lui ai sorti une plaisanterie. Je lui ai demandé s'il tentait de gâcher notre amitié!

Je me demande s'il l'avait fait exprès en remarquant la présence de Pascal????

En effet, Pascal s'est pointé tard dans la soirée, tout seul, sans Jess. Arffff. Il avait vu le petit baiser, mais intérieurement, j'espérais qu'il avait aussi remarqué que j'avais repoussé Thomas, gentiment, mais que je l'avais fait!!!

CRAP! Après ça, Pascal ne m'a pas adressé la parole de la soirée. Il restait à l'écart de Caro et de moi, discutait avec ses copains et pour la plus grande partie de son passage, il est resté debout. Il n'a pas dansé non plus. Pascal était souriant, semblait de bonne humeur, détendu. A part quant il est venu me saluer en arrivant, quant j'ai quitté la piste avec Thomas, Pascal est resté à bonne distance. Je savais qu'il évitait mon regard.

Malgré l'envie, mes jambes ont refusés de me porter jusqu'à lui. Je suis restée prostrée dans mon siège. Je n'avais même plus envie de danser. Je simulais la bonne humeur, continuait à discuter de manière nonchalante avec les potes, mais j'attendais que Pascal vienne à moi. Il ne l'a pas fait.

Pascal est resté approx 1h20 et il est parti. La seule pouffe qui a eu la chance de discuter avec Pascal, a été Marilou. J'étais trop verte! Il est même parti avec Marilou. Grrrrrrrrrrr!

En partant, Pascal est passé me faire la bise, comme aux autres filles. Arf, j'étais noyée dans le tas quoi! Quant Caro a réalisé qu'il rentrait, elle s'est précipitée pour se faire raccompagner, mais Pascal lui aurait dit qu'il n'allait pas dans sa direction et que Marilou et lui avait rendez-vous ailleurs.

Après son départ, je me suis sentie comme un soufflé, peuffff. Plus d'énergie, plus la frite, plus envie de m'amuser. La soirée avait perdu tout intérêt.

Je suis persuadée que Pascal était conscient que Caro me rapporterait ce qu'il avait dit. Je suis sûre qu'il l'avait fait exprès. Lâche, comme d'hab, je n'ai même pas tenté de lui envoyé un message, ni de l'appeler. Je n'en avais pas le courage. 1h plus tard, j'ai accepté d'aller prendre un dernier verre chez Thomas, bien décidée à ne pas m'endormir et rentrer. Je voulais juste, au cas où, que Pascal remarque ma voiture en rentrant, et aussi, vérifier s'il était rentré, contrairement à ce qu'il avait dit.

Chouette, Pascal était déjà rentré. Il y avait de la lumière chez lui, donc il ne dormait pas encore. Je me suis encoublée dans les escaliers exprès, pour qu'il remarque notre passage. Peut-être montera-t-il chez Thomas? Il est passé. Quelque part, j'étais folle de joie, parce qu'il n'avait pas pu s'empêcher de venir chez Thomas. Donc, il nous avait entendu. Il n'était pas tout seul, Paul était avec lui. J'espérais qu'il tente une approche, mais... Niet.

Pascal et Paul sont restés à discuter avec nous. C'était sympa, mais comme il ne faisait aucune tentative, je les ai planté tous les 3 et je suis rentrée. Évidemment, pendant tout le trajet, j'avais espéré trouver Pascal devant ma porte, mais non.

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------ Rattraper mon amour - 11.juin.10.ven - (162) ------

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161 - Mes neveux vont partir? Bientôt enfin seule?

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 10 juin 2010

Haha! Bonne nouvelle! Il paraît que Gillou, mon ex beau-frère, avait proposé à son fils d'aller vivre chez lui. Hahhhhhhhh, je nageais dans le bonheur.... Le seul hic, c'est que Marco ne m'en avait pas parlé, alors j'attendais. J'avais peur qu'ils n'aient pas envi d'y aller. Ça, ce serait la grosse poisse.

Pascal et Thomas avaient un match ce soir. Je devinais qu'ensuite, ils iraient prendre un verre au Tiger!

Thomas espérait que je passerais prendre un verre là-bas aussi. Je n'avais pas l'intention d'y aller. Pascal et moi avions rompu, je n'avais pas l'intention d'aller sillonné les bars où il se trouverait dans l'espoir de le voir. Niet. Je n'avais pas envie de me torturer. Pascal ne voulait plus me voir? Ben, il ne me verrait plus.

J'irai prendre un verre avec Thomas, bien volontiers, mais ailleurs. Je ne voulais pas croiser Pascal. Pas pour le moment.

Bien sûr que Pascal me manquait, bien sûr que j'avais envie de le voir, mon coeur et mon corps le réclamaient, mais mon cerveau refusait de me laisser tenter. Je voulais être forte et j'avoue que, ce n'était pas si dur que ça. Je l'aime oui, mais je m'aime encore plus! En tous cas... aujourd'hui!!!

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------ Ils vont p-e déménager? - 10.juin.10.jeu - (161) ------

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160 - Saturation

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 9 juin 2010

J'avais plein de trucs à régler, des affaires perso, mes paperasseries, mais je n'avais aucune énergie, j'étais au bout du rouleau. En plus, j'avais la rage d'avoir toujours les gamins dans les pattes, et avec le chien qui plus ait. Je cherchais comment me débarrasser de tout ce petit monde.

Mon neveu m'avait dit qu'ils iraient chez mon autre sœur dès juin, on était le 9, et ils étaient toujours là. Ils n'avaient pas l'air d'avoir envi d'y aller, alors je leur ai posé la question; c'était ça, Marco ne voulait pas aller chez Didine. J'étais maudite!

Bien sûr que je voulais qu'ils se sentent bien chez moi, j'ai toujours été la tati vers qui mes neveux se tournaient, celle à qui ils confient leurs histoires, celle qui partagent leurs petits secrets. Je voulais qu'ils soient toujours certains, que quoi qu'il arrive, la porte serait toujours ouverte, qu'ils se sentent chez eux. Ils aiment ma compagnie et ça me faisait plaisir, mais je commençais à saturer d'avoir toujours du monde dans les pattes.

Puis... je me suis dis que ce n'était probablement que le contre coup de ce qui se passait avec Pascal. Encore une fois, je me félicitais de ne pas l'avoir présenté à ma famille, j'aurai l'air de quoi maintenant?

Jess était au courant, elle m'a appelée pour prendre de mes nouvelles. Sale garce. Elle cherchait juste à savoir si je morflais à mort. Pétasse. Jess savait aussi qu'il était prévu que j'aille prendre un verre avec Thomas. Le fait que, vicieusement Jess m'encourageait à fréquenter Thomas m'a fait changer d'avis, et j'ai annulé. Hum, mon esprit de contradiction.

Depuis que Jess avait l'air d'avoir repris les choses en mains avec Pascal, Layne aussi me tournait autour. Pfff, il a voulu me faire le coup des fraises et du champagne. Il n'imaginait tout de même pas que j'allais lui faire la totale comme dans "9 semaines et demi", pfff, non mais, pas mon genre!

J'ai bien fait d'annuler avec Thomas, ils avaient un match, je préférais qu'il n'ait pas à partir direct après et qu'il balance le fait qu'on avait rendez-vous. Manquerait plus que ça!

* * * * * *
------ Saturation - 09.juin.10.mer - (160) ------

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159 - Ma rivale, Caro a gagné!

Publié le par JaneDo

Mardi..... 8 juin 2010

Badmington comme d'hab avec Carmen et Mika. Thomas voulait me parler. Il proposait qu'on prenne un verre quelque part. J'avais pensé passer chez lui, mais il a sous-entendu que ce n'était pas une bonne idée. J'étais trop curieuse, alors j'ai voulu savoir, je ne pouvais pas attendre le soir.

Glups... Thomas était persuadé que Pascal pensait qu'il s'était passé quelque chose samedi soir entre nous. Pascal lui avait posé beaucoup de question, fait juré, mais en fin de compte, Thomas était sûr que Pascal ne l'avait pas cru. Et si Pascal ne le croyait pas, je trouvais qu'aller prendre un verre ensemble, en cachette était vraiment la dernière chose à faire.

Après le badmington, rien à faire pour m'en empêcher, j'ai été voir si, une fois de plus, Caro avait été à son entraînement et s'ils rentraient ensemble. C'était juste pour être sûre que je ne m'étais pas trompée sur les raisons de notre rupture. Ça allait me faire du mal de savoir qu'ils continuaient à se voir, alors que moi, Pascal m'avait jetée. Mais il le fallait pour réussir à tourner la page...

L'empêche que je ne savais pas comment j'arriverais à supporter cette rupture!

Caro était bien là à l'attendre, près de sa voiture. Pascal a salué ses copains et, s'est dirigé d'un pas nonchalant vers elle. Pfff, elle l'attendait comme si elle était dans son bon droit. Affligeant. Ils ont discuté un moment à côté de la voiture. Caro a voulu poser les pattes sur lui, il a reculé. Idiote. Est-ce qu'elle avait oublié qu'il ne pouvait pas se permettre de se donner en spectacle? Puis, ils sont montés en voiture. L'idiot, est-ce qu'il ne réalisait pas que, si elle rentrait avec lui, tout le monde va se poser des questions??

Rapidement, j'ai filé chez Caro. Je voulais voir si Pascal aura la bêtise d'aller en plus chez elle...

Posée au bord du lac avec vue imprenable sur l'appart à Caro, je les ai vu entrer. Caro s'est immédiatement dirigée vers les fenêtres pour tirer les rideaux. J'avais encore plus mal que je n'aurai pu l'imaginer. Je n'avais pas besoin de rester là, ni besoin d'attendre ou d'en voir plus. Ils allaient roucouler comme des pigeons sans penser une seule seconde à ce que je pouvais ressentir. Je n'en voulais pas à Caro, mais à Pascal. C'était lui mon mec, mon partenaire, celui qui était sensé m'aimer, m'éviter toutes peines, me protéger, ne jamais me faire me sentir comme une idiote, ou une petite merde avec qui on s'était juste amusé. J'étais dégoûtée grave!

Il me fallait tourner la page... Je ne voulais plus me torturer. J'aimais Pascal de toute mon âme, mais je n'avais pas l'intention de continuer à souffrir... Pascal ne m'aimait plus. Il ne m'aimait pas, sinon il n'aurait jamais agi comme il le faisait. Salaud...

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------ Ma rivale avait gagné! - 08.juin.10.mar - (159) ------

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158 - Pascal m'a jetée. On a rompu.

Publié le par JaneDo

Lundi..... 7 juin 2010

J'ai fait un petit stop dans les bois pour pleurer de tout mon saoul. Soulagée, crevée, lessivée, la tête emprisonné dans un étau, je suis rentrée. Tant mieux pour moi, les enfants étaient déjà couchés. Personne ne verrait mes yeux rouges et congestionnés.

Pascal n'avait pas essayé de me retenir, tant mieux aussi. C'était fou ce que le mal au cœur pouvait être douloureux; "Oui... Je l'aime", ces mots m'ont paralysée, comme si j'avais été touchée par une flèche empoisonnée... Afff, même si je m'y attendais, c'était quand même dur à entendre.

Je crois que je m'étais doutée depuis le début des sentiments de Pascal pour Caroline, même s'il se défendait très fort. Je suis presque sûr qu'il s'en était rendu compte, quant il lui avait briser le cœur en rompant avec elle le 2 avril. Heureusement que je n'avais pas été jusqu'à lui demander de faire un choix, glups... Mais bon, le résultat était le même, ça ne changeait rien.

  • Je me suis toujours dit que je plaquerais celle qui me demanderait de faire un choix!

Je l'entendais encore... L'aimait-il donc tant que ça? Dol, ma copine, m'a dit que j'étais no.2, que Caro était no.1 dans son cœur. Elle m'a demandé d'arrêter de me leurrer, Pascal m'avait tout simplement plaquée, je devrais essayer d'y faire face. Afff, je n'arrivais pas à le croire. Je ne comprenais pas vraiment ce qui était arrivé, comment une discussion aussi simple avait pu tourner en queue de boudin.

C'était clair, on avait rompu! Pascal m'avait laissé choir!

Une chose était sûre, quant un mec vous dit qu'il faut arrêter de se voir pendant quelques temps; ça veut dire qu'il vous quitte. J'étais vraiment down. Pascal m'avait sûrement quittée pour Caro, j'étais devenue encombrante, de trop. Je l'avais perdu il y avait déjà longtemps, je ne m'en étais juste pas rendue compte, c'est tout. Je n'avais presque pas fermé l'œil de la nuit. Impossible non plus de pouvoir pleurer, vu que je n'étais pas seule à la maison. Je n'avais strictement rien foutu de la journée. Je traînais juste mon âme en peine, comme un boulet.

Le soir, au dîner chez ma sœur, en voyant mes yeux enflés, ils ont tous pensés que je souffrais de mon rhume des foins. Hum! Si seulement. J'avais passé la journée à essayé de retrouver mon souffle, j'avais des palpitations, je faisais de l'hyper ventilation.

Par contre, je n'avais pas envie de le voir... Je ne lui pardonnais pas d'avoir osé me balancer qu'il l'aimait.

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------ Pascal m'a jetée. On avait rompu. - 07.juin.10.lun - (158) ------

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157 - Coeur brisé.. On arrête de se voir?!?

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 06 juin 2010

Pascal et sa femme sont rentré vers les 4h du matin... Pascal n'avait pas répondu à mon message. Je n'avais pas prévu de dormir chez Thomas, mais comme Pascal avait tardé à rentrer, je n'arrivais pas à me résoudre à partir. Je suis restée, espérant, contre toute attente, quand même réussir à voir Pascal. Ça n'a pas marché.

Même s'il a fait quelques tentatives, Thomas a respecté sa parole et n'a pas trop insisté. Entourée des bras de Thomas qui s'était endormi, je restais là, les yeux grands ouverts. Impossible de dormir. J'attendais Pascal, je voulais Pascal, j'espérais Pascal... Pourtant, j'aurai préféré être endormie quant Pascal et Jess sont rentrés...

J'avais raison, Pascal ne jouait pas, il était sous le charme de sa femme ce soir... Je les ai entendu...

Doucement, je me suis extraite des bras de Thomas....

La fenêtre était ouverte, et comme les chambres sont l'une sous l'autre, c'était difficile de ne pas deviner ce qui se passait dans la chambre à Jess, à l'étage en dessous. C'était discret, mais j'entendais les petits bruits, de petits cris, des rires aussi... et moi je pleurais en silence pour ne pas réveiller Thomas.

Pascal m'avait promis qu'il ne la toucherait pas... Il n'avait pas tenu sa promesse!

Je n'arrivais pas à fermer l'œil, alors je me suis glissée hors des bras de Thomas et je suis rentrée. Je voulais aller m'enterrer chez moi. J'ai laissé un petit mot à Thomas pour le remercier et je suis partie sur la pointe des pieds.

Pascal a vue mon message dans la matinée, et il a tout de suite essayé de m'appeler. J'étais réveillée, mais je n'ai pas répondu. Je crois que je lui aurais fait des reproches, ou j'aurai même pleuré. Vers les 11h du matin, j'ai finalement résolu d'aller me coucher. Je ne me suis réveillée que vers les 17h.

J'ai lu tous mes messages, mais je ne me suis pas donnée la peine de répondre. Par contre, j'ai fini par répondre à Thomas qui était plutôt insistant. On a été manger un hamburger à Ouchy. J'ai voulu savoir s'il entendait souvent les bruits provenant de l'appartement à Pascal. Apparemment oui. Thomas nous avait entendu assez souvent, mais il avait pris l'habitude de s'endormir avec la télé sur timer ou avec de la musique. Ça m'a fait rougir.

Avant de rentrer chez moi, on a été prendre un dernier verre chez lui.

Il y avait de la lumière chez Pascal. J'avais trop envie d'aller voir, mais je n'osais pas. Si Pascal était chez lui, je voulais faire en sorte qu'il remarque ma présence chez Thomas. Peut-être comme ça, il essayera de me parler ou répondra-t-il à mon message? Peut-être passera-t-il chez Thomas pour me chercher? Mais c'était trop espérer, il n'en a rien fait. Pour finir, j'ai pensé que ce devait être Jess et non Pascal qui était en bas. J'ai tout de même entraîné Thomas au bord du lac, sur la jetée.

Pascal était assis sur les marches à surveiller ma voiture... Hahhh, alors il était là, et il savait que j'étais là. Enfin, je pouvais le voir. Il m'a proposé de marcher un peu et on est retourné au bord du lac, là où j'étais 1h plus tôt avec Thomas.

Thomas allait nous voir et j'avoue que ça m'embarrassait un peu...

  • Qu'est-ce qui nous arrive ces temps? On a du mal à communiquer, du mal à se comprendre... C'est dingue!

Je n'ai rien répondu. Tout se bousculait dans ma tête, mon rythme cardiaque aussi s'accélérait et s'affolait en sa présence. Entre le plaisir de le voir et la lourdeur d'une sorte de chagrin que je traînais depuis plusieurs jours, je ne savais pas de quel côté pencher la balance.

  • Tu as dit que tu n'étais pas fâchée, et pourtant, tu m'évites?

Il fallait que je sorte de ma torpeur, et que contrairement à mes habitudes de ne pas prendre de risques, il fallait que j'aie un peu plus de courage et que je pose quelques unes des questions qui me torturaient. Aussi, parler de choses dont je préférais généralement ne pas aborder!

  • Je ne suis pas vraiment fâchée, non je ne crois pas être fâchée. Il y a juste des choses qui me perturbent, que je ne comprends pas. Des choses ou situations qui me font me poser des questions. Oui, c'est vrai, j'ai préféré t'éviter parce que je ne sais pas comment parler de ce qui me tracassent.
  • Faut juste te lancer c'est tout. On triera s'il faut...
  • Ok. Ben... J'avais envie de te voir hier soir, mais tu n'a pas répondu à mon message?
  • Je ne l'ai vu que ce matin en fait...
  • Je le devine. T'étais bien trop occupé hier soir pour le voir...
  • Disons, si je comprends bien, tu étais chez Thomas, alors heureusement!
  • Je vous ai entendu rentrer, et je vous ai entendu... Tu m'avais promis...

Pascal s'est arrêté. Il regardait droit devant, les mains dans les poches. Il lui a fallu 1 bonne minute avant de me répondre, sans me regarder.

  • Je ne t'ai rien promis. Ça te faisait plaisir d'entendre que je ne la toucherais pas, mais je ne l'ai pas promis. Je ne pouvais pas promettre un truc pareil Jane, tu le sais bien. C'est ma femme après tout, tu comprends.

Glups, il cherchait à me briser encore plus le cœur ou quoi?

  • Mais, pour en revenir à hier soir, tu as mal entendu. Ce n'était pas moi... Jess était avec Éthan.

Huh? Hééééé? Alors je me suis torturée pour rien? Ethan? Mais que faisait Ethan ici? Alors, ils sont toujours ensemble? Je ne l'avais pas vu à la soirée? Est-ce qu'il ne me raconterait pas des cracks lui? Mais aussi, j'éprouvais un énorme soulagement. Toutefois, j'avais noté qu'il avait tenu à me notifier qu'il ne m'avait pas promis de ne pas la toucher, donc ils avaient certainement... Iak, je ne voulais pas y penser, je voulais garder ce sentiment de soulagement. Mais dis... Si ce n'était pas lui, alors où avait-il dormi?

Je tremblais comme une feuille quant je lui ai posé la question.

Pascal n'avait pas l'air de vouloir répondre, alors j'ai insisté, même si ça me foutait les boules et que les spéculations m'envahissaient en masse. Il était sûrement chez Caro?

Embarrassé, Pascal a fini par me dire qu'il avait été faire le guet chez moi. Jess et Ethan n'étaient pas resté chez lui. Jess était passée pour prendre quelques affaires et dormait à l'hôtel d'Ethan. Après avoir attendu des heures autour de chez moi, avoir été vérifier dans mon garage, il a fini par se résoudre à rentrer. Il a su le lendemain, par Jess, que j'étais chez Thomas. Thomas, lui, lui a raconté que je n'étais pas restée. On s'était endormi, mais quant il s'est réveillé, j'étais partie. Qu'il ne s'était rien passé. Ce que j'ai immédiatement confirmé. Ciel, comme j'étais contente de ne pas avoir fait de connerie, écrasée par la douleur!!! Je l'aurai regretté.

  • Qu'est-ce que tu foutais chez Thomas?
  • Et toi? Qu'est-ce que tu foutais chez Caro l'autre jour?

Yo! J'étais peut-être un peu trop agressive! Je ne voulais pas que ça tourne en bal de reproches. Je me suis calmée.

  • Pascal? Est-ce que tu vois Caro en douce? Est-ce que tes sentiments pour elle ont évolués?
  • Wowhhh, qu'est-ce qui t'arrive? Tu me fais une petite crise d'insécurité?

Pascal essayait de plaisanter, c'était une tentative pour changer de sujet. Il ne voulait pas répondre à ma question, alors j'ai insisté. Je devinais ce qu'il allait dire, parce qu'il essayait trop visiblement d'éviter le sujet, mais tant que je ne l'entendais pas, haut et clair, sortir de sa bouche, j'aurai des doutes, ou j'essayerai de me convaincre que mes pressentiments étaient infondés.

  • Je sais que d'habitude, je préfère que tu me racontes de jolis mensonges, parce qu'il a des choses que je préfère ne pas savoir, mais là, je crois que je veux savoir.

Je crois qu'il se méfiait un peu. Pascal m'a dévisagée longuement les sourcils froncés, pour donner le change, j'ai essayé de prendre un air détaché et sereine. Je sais qu'il réfléchissais à toute allure pour savoir s'il devait croire ce que je disais, ou s'il devait me raconter la fable que j'aurai envie d'entendre. J'ai vu ses doigts se serrer, pour le reste, il avait l'air détendu, mais il ne l'était pas. De mon côté, je m'étais préparée psychologique, je me suis coatchée pour ne pas m'enflammée et ne pas éclater ou faire une scène.

  • Faudrait savoir Jane... Tu crois ou t'en ai sûre? Tu souffles le chaud et le froid sans arrêt, c'est un peu difficile de te suivre par moment, tu sais...
  • Répond tout simplement.... Oui ou non...
  • Je n'ai pas vraiment envi de parler de ça, surtout si on doit finir par se fâcher!
  • Ça t'as fait plaisir qu'elle passe des week-end avec nous? Est-ce que tu as l'impression que je te force la main... enfin, par rapport à Caro? Soit franc, dis moi, c'est important.
  • Jeeez...

Pascal a eu un long soupir avant de me faire face. Là encore, je pouvais le sentir me sonder du regard.

  • Écoute... Tu ne me force pas la main, si je ne voulais pas, je pense que je refuserais. Tu sais bien que je l'aime beaucoup, qu'elle me plaît, peut-être pas autant que toi, mais elle me plaît. On s'accorde plutôt pas mal tous les trois, non?

Là, Pascal a un peu rougi et n'a pas osé me regarder. "Est-ce que tu l'aimes plus que moi? Autant que moi?", ce sont les questions que j'aurai voulu lui poser, mais je pense que j'avais un peu peur des réponses. Ou je les connaissais déjà.

  • Alors, non... Ça ne me dérange pas qu'elle passe le week-end avec nous. J'aime faire l'amour avec elle aussi, alors, bien sûr que ça ne m'a pas dérangé du tout.
  • Ok.
  • Pourquoi tu me demandes ça?
  • J'avais peur de te l'imposer, je ne voulais pas te forcer la main ou... enfin, en gros c'est ça.
  • Je ne voudrais juste pas qu'elle prenne les choses trop au sérieux ou qu'elle pense que ça y est, on sort ensemble... On en a un peu parler... Je ne voudrais pas la faire souffrir ou lui faire du mal... Si je peux l'éviter...

J'essayais de bien prendre les choses, d'avoir l'air cool, mais salaud, je morflais!

  • Tu tiens à Caro?
  • Même si des fois je suis un peu dur avec elle... Oui... Je tiens à elle.
  • Est-ce que... Est-ce que tu l'aime?
  • Oui... Je l'aime.

Il avait eu une petite hésitation, mais sa réponse était nette et claire. J'avais les larmes aux yeux même si j'avais demandé à savoir, et Pascal s'en est aperçu. C'était un peu dur à digérer les; "...Je tiens à elle... et... J'aime faire l'amour avec elle... aussi...". Jeeez, je me sentais mal, la boule à l'estomac, l'envie de gerber. Je regardais parterre et j'essayais de me ramasser, lever la tête pour montrer que je tenais le coup. C'était dur, parce que maintenant, j'avais envie de prendre mes jambes à mon cou et courir me réfugier chez moi et pas du tout envie de le regarder.

Impossible de cacher mes sentiments, j'étais anéanti. Pascal l'a senti. Il s'était avancé pour me prendre dans ses bras et j'ai pas pu me retenir de reculer. Je crois que comme je n'arrivais pas à parler, j'ai dû lever la main pour lui faire signe de ne pas m'approcher. Je ne voulais pas qu'il me touche.

  • C'est bien ce que je pensais...

Oui, il avait pensé juste. Malgré ce que je lui avais dit, malgré mon attitude cool, j'avais du mal à digérer.

Quant j'ai retrouvé la parole, je lui ai répété que je n'étais pas fâchée, mais que j'avais seulement du mal à encaisser. Pascal n'a pas haussé le ton, ne s'est pas énervé, mais il m'a reprochée de lui cacher des trucs, de ne pas expliquer clairement les choses, de ne pas vouloir savoir puis, d'en faire une histoire. Du coup, il ne savait pas sur quel pieds danser. Qu'il avait toujours peur de mal comprendre ou que je prenne mal certaines choses, du coup, il ne pouvait pas me parler ouvertement.

Bref, c'était pas le bon moment pour parler, ni de lui demander de faire un choix. Je me suis retranchée comme d'habitude dans ma bulle et j'ai voulu prendre la fuite.

  • C'est peut-être mieux qu'on arrête de se voir pendant quelques temps. C'est mieux pour tous les deux.

Aoutch! Je crois qu'il venait de m'assassiner, de me briser le cœur en milles morceaux. Tout mon corps pesait soudainement une tonne. Je ne pouvais pas permettre qu'il me voit me décomposer, ni fondre en larmes. J'avais un de ces mal de tête. Parler? Je pouvais plus! Je n'ai pas trouver autre chose à faire que de partir. Je ne pouvais pas le regarder. Là tout de suite, je ne voulais plus le voir.

Il ne lui aurait pas été possible de me retenir, mais le pire, c'est qu'il m'ait laissé partir!

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------ Coeur brisé; il veut qu'on arrête de se voir - 06.juin.10.dim - (157) ------
 

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156 - La soirée de Gala

Publié le par JaneDo

Samedi..... 05 juin 2010

Je savais que la soirée allait être pénible, je ne me faisais aucune illusion. Malgré tout, je voulais y aller. C'était étonnant, parce que d'habitude, c'était le genre de soirée que j'évitais.

J'ai passé l'après-midi du samedi à réfléchir, sur ce que j'allais mettre pour cette soirée. Une robe discrète, passe-partout, qu'on ne me remarque pas? Puis je me suis dit que, de toute manière, où que j'aille, on me remarquait, ne serait-ce déjà que par ma couleur. Donc, tant qu'à faire, autant marqué carrément ma différence! Ou quelque chose de flashy, mais classe?

J'avais misé juste... hihihi... J'ai opté de marquer ma différence, tout en accentuant mes avantages! :))

A voir la tête à Thomas quant il m'a vue, je crois que j'avais bien fait. Sachant que je ne risquais pas de croiser de la famille dans ce genre de soirée, j'ai choisi un décolleté plongeant, un top était couleur sombre, transparent, tout en broderie qui laissait voir mon soutien gorge beige en contraste, le tout accompagné d'une sorte de tunique dans les couleurs vert/bleu roi, style afro/indien. J'avais aussi passé entre les mains de ma nièce pour me couper les cheveux et refaire ma couleur cognac que j'affectionne.

Je ne portais que le pendentif que Pascal m'avait offert sous mon top. Il ne se voyait guère, mais je savais qu'il était là. Mon porte bonheur. Donc, je n'avais pas l'air de porter de collier, par contre, je portais de longues boucles d'oreilles dans les mêmes tons que mon ensemble. C'était parfait, et je me sentais à l'aise.

Hum! Je me rend compte en écrivant ces quelques lignes, que le ton de la soirée avait déteint sur moi! Je me trouve un peu pompeuse. Berk! Mais passer toute une soirée à parler "comme il le faut", ça laisse des traces!

J'avais fait exprès de traîner pour arriver en milieu de soirée, question de marquer mon arrivée. Hihihi, j'en ri encore... Pascal a pouffé et à presque recracher son verre sur Jess qui était en face de lui. Je portais rarement des décolletés, ma poitrine est assez généreuse sans que j'éprouve le besoin de l'exposer encore plus. Je suis sûre que si Pascal avait pu, il m'aurait couverte. Il n'appréciait pas de voir d'autres hommes plonger les yeux dans mon décolleté.

D'ailleurs, Thomas, qui me connaissait pourtant, rougissait parfois quant il réalisait que son regard se portait un peu trop souvent, ailleurs que sur mon visage. Les hommes sont si... Je voulais dire "trop mignons". L'air de rien, et ça m'a fait plaisir aussi, je sentais que Pascal faisait des efforts pour ne pas regarder dans ma direction. En utilisant les grandes baies vitrées comme miroir, je pouvais le voir me suivre parfois du regard.

Pascal est beau comme un Dieu. Il portait... ciel ce ton... C'était comme si on s'était donné le mot, il portait un costume bleu nuit, sans cravate, sur une chemise couleur pêche qui dépassait de sa veste. Style cool. Ciel, ça faisait ressortir son bronzage habillé. Je me demande si c'était Jess qui avait choisi sa chemise? C'était dingue que presque chaque fois que je me coupais les cheveux, lui les portaient plus long. Ça lui allait trop bien!

Caro était déjà là aussi quant je suis arrivée avec Thomas. On formait un étrange quatuor. Heureusement que je m'entends bien maintenant avec Caro, sinon par moments, je me serais sentie seule. Ce n'est pas à Thomas à qui je pouvais dire à quel point je trouvais Pascal mignon!!!! Au moins, Caro et moi pouvions baver ensemble sur lui. On se chuchotait à l'oreille nos petits secrets, ça nous défoulait!

De temps en temps, elle me serrait la main pour me dire combien elle avait envie d'aller sauter sur Pascal. J'en pensais pas moins. Je suis toujours, même après tout ce qu'on a vécu ensemble, surprise qu'elle ose me parler aussi franchement.

Malgré tout ça, la soirée a été un véritable cauchemar.

Pascal est resté bien collé aux basques de sa femme. Jess était sensée papillonner d'une groupe à l'autre laissant Pascal seul, mais elle n'en a rien fait. J'espère qu'il se rendait compte qu'elle lui avait menti. Elle est restée accrochée à son bras toute la soirée. Au moins, aucune autre fille n'a réussi à l'approcher, ni même parler seule à seul avec lui. Même quant Yumi, a essayé de lui parler, Jess était avec lui, scotchée à lui. Yumi n'a pas fait long feu.

Thomas a été parfait, le chevalier dans toute sa splendeur... Malgré le regard désapprobateur de son père!

On a dansé, et après quelques verres, et je me demande si ce n'était pas une excuse, Thomas s'est aventuré à me proposer de finir la soirée chez lui. J'ai refusé en le taquinant un peu. Je n'osais pas, même s'il me jurait ses grands dieux qu'il serait sage comme une image.

Si je ne connaissais rien de la véritable situation entre Pascal et Jess, j'aurai juré qu'ils étaient tout amoureux. Ils donnaient l'impression du parfait petit couple d'amoureux en pleine période de Lune de Miel. Ils se tenaient proches, se touchaient tout le temps, se lançaient des regards remplis d'amour que c'en était presque rageant. Et je passe sur les petits bisous par-ci, par-là!

Pascal avait presque toujours son bras autour de sa femme, qu'il dévorait littéralement des yeux, et je l'ai surpris à presque lui caresser les fesses. Il n'allait pas jusque là, ç'aurait été vulgaire, mais sa main laissait entendre qu'il en avait envie. J'avais des palpitations de jalousie, et je sais que Caro aussi.

Puis il y a eu les spectacles... Les morceaux joués par les différents groupes pour animer la soirée, avaient été choisi par les jeunes; les enfants des riches participants. C'était pas mal du tout, même super. C'était une meilleure idée que des mettre des disques. A tout moment, quelqu'un pouvait monter sur scène chanter avec les différents groupes. C'était assez amusant, moi, j'étais bien trop timide pour ça. J'aurai eu peur de me ridiculiser. J'attendais avec impatience de voir le groupe de Pascal.

Quant ils sont montés sur scène, je me suis retrouvée, avec Caro, comme des groupies idiotes, à les dévorer des yeux, presqu'en larmes.

Caro a laissé éclaté son enthousiasme à crier et applaudir, moi suis restée stoïque, mais j'avais envie d'en faire autant. Thomas n'était pas mal non plus. C'était lui qui chantait la plupart des chansons. Sa voix était sexy et il a pris plaisir à chanter avec ceux qui le voulaient. J'étais fière de lui.

Puis, Pascal m'a tirée sur scène pour chanter avec lui une chanson de Roxette "Fading like à Flower". Je l'avais chantée plusieurs fois avec lui et son groupe pendant les répètes. Ce soir, j'étais contente d'avoir avalé juste ce qu'il fallait de vodka pour ne pas me laisser envahir par ma timidité.

Pascal m'avait chuchoté à l'oreille de garder les yeux sur lui et que tout irait bien, de faire comme si on était dans la salle de répète. Aux 1ères notes, mon cœur battait trop fort et j'avais la petite envie de prendre la fuite, mais en pensant chaque mot des paroles, j'ai vite oublié où j'étais et je me suis amusée. De plus, avec Pascal en face à moins de 10cm, entendre sa voix et d'avoir ses yeux verts plongés dans les miens...
Ses lèvres si proches, en m'avançant un peu, j'aurai pu les effleurer... iiiihhh... C'était génial. C'était le seul vrai, furtif contact que j'ai eu avec lui de la soirée.

Après ça, il m'a fait une bise, chuchotant un merci à mon oreille, et je suis redescendue pour aller rejoindre Caro. Heureusement qu'elle était là, sinon j'aurai pris la fuite, je crois. Jess et Barbie ont aussi chanté avec eux juste après; "Crazy Little Thing Called Love" de Queen. Nous aussi dans le public. Pascal avait son petit sourire qui me fait craquer mortel, mais ses yeux étaient plongés dans ceux de sa femme.

Les moments les plus chouettes, je trouve, étaient quant les groupes partageaient 1 ou 2 morceaux avec le groupe qui suivait avant de quitter la scène. Pascal s'est empressé d'aller retrouver sa femme, après avoir quitté la scène.

Je ne sais pas si je me faisais des idées, mais Pascal jouait un peu trop bien son rôle. Jess et lui étaient tout le temps collés ensemble. Il lui faisait sans arrêt des bisous sur la tempe, dans les cheveux, se tenant par la main. Ils ne se quittaient pas d'une semelle. C'était vraiment agaçant. Je n'arrivais pas à distinguer si Pascal faisait semblant ou s'il était parfaitement sincère. Pascal la couvait littéralement de tendresses et d'attentions.

Les seuls moments où il avait réussi à se défaire de Jess, Pascal a discuté avec d'autres filles, et ce n'était jamais moi. Je trouvais que Pascal avait passé la soirée à m'ignorer, et je me demandais ce que ça signifiait? S'il m'avait fait venir pour me faire comprendre quelque chose?

En tous cas, il n'avait pas cherché le contact, n'avait pas essayé de s'approcher. C'était comme s'il avait été un parfait étranger. De mon côté, j'avais passé ma soirée à le dévorer des yeux. Bon, au moins, malgré ses tentatives, Caro n'a pas pu l'approcher non plus. Malgré tout, j'étais contente de pouvoir le croiser, le voir, sentir sa présence.

Pascal avait passé presque toute la soirée avec ses parents et leurs amis. Il n'avait eu d'yeux que pour sa femme. Chacun de ses sourires, de ses rires, de ses câlins envers Jess me transperçait le cœur. J'enviais Jess et j'aurai donné beaucoup pour être à sa place.

Dimanche, 3h du matin, je n'en pouvais plus de les regarder, j'ai voulu rentrer. Avant de partir, j'ai envoyé un message à Pascal pour lui demander si on pouvait se voir. Je ne l'ai pas vu regarder son natel. Thomas m'a proposé encore une fois d'aller chez lui, j'ai fini par accepter en l'avertissant que je rentrerais après, ou que je verrais peut-être Pascal. Il a accepté. Je voulais être tout proche dès que Pascal trouverait mon message...

Je ne savais pas encore que j'allais regretter d'être là, d'être restée chez Thomas!!!

* * * * * *
------ La soirée de Gala - 05.juin.10.sam - (156) ------
 

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155 - Il y a peut-être encore de l'espoir...

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 04 juin 2010

Thomas avait deviné que derrière le masque souriant de mon visage, je souffrais. Il m'avait proposé d'aller chez lui pour parler, boire quelques verres, regarder un film, question de me changer les idées, parce qu'il devinait que je finirais en larmes. Ha! Avec l'appartement de Pascal juste en dessous? Je n'aurais jamais pu me détendre.

Après ma séance de lamentation et de larmes, j'étais rentrée me coucher, mais, carrément impossible de trouver le sommeil. J'avais beau compter les moutons, rêver à mes prochaines vacances, rien ne fonctionnait. J'étais une loque et j'avais le cœur plus lourd que l'Empire State Building. Pfff.

Caro avait essayé de m'appeler pendant que je déversais des torrents planquée au fond des bois, dans ma voiture. Je ne voulais pas qu'elle m'entende pleurer, alors je n'ai pas répondu. De plus, comme elle était partie peu après Pascal, je pense qu'ils étaient ensemble, alors je ne comprenais pas ces appels. Est-ce qu'ils voulaient se moquer de ma peine? Les plouks, je n'allais pas leurs faire cette joie!

J'avais la délirante envie d'appeler Pascal malgré la présence de sa femme, parce que j'avais trop envie de l'entendre. J'avais besoin qu'il me rassure, en espérant qu'il serait moins froid que tout à l'heure! J'ai tournoyé comme une idiote pendant un petit moment avant de trouver le courage d'appeler Pascal.

Non mais franchement, vendredi 2h30 du matin et il n'était pas chez lui? Comme il ne répondait pas à son natel, j'avais essayé la ligne fixe. Ou est-ce qu'il pouvait bien traîner? A part chez Caro, je ne voyais pas! Ou peut-être qu'il ne voulait pas me parler? Si j'insistais plus, ce serait du harcèlement! De guerre lasse, j'ai finalement rappelé Caro. Si Pascal était chez elle, j'espère que de savoir que j'étais à l'autre bout du fils lui ferait quelque chose...

Encore une fois, je me suis faite des films...

Caro n'avait rien de spécial à me dire, elle voulait juste savoir comment j'allais. Elle avait remarqué que les choses ne tournaient pas rond, entre Pascal et moi. Elle savait que j'étais revenue sur mes pas dimanche, elle ne savait pas très bien ce qui s'était passé, mais elle savait qu'on s'était disputé.

Au lieu de parler au téléphone, Caro se proposait de passer chez moi. Avec les enfants à la maison, sûrement pas!!! Je n'avais pas vraiment envie d'aller chez elle, ça se voyait que j'avais pleuré! Alors on a continué à se parler au téléphone.

Pourtant, j'aurai peut-être dû accepter. Le face à face était mon meilleur détecteur de mensonges, tandis que là au téléphone, il fallait que je me concentre sur sa voix, et j'étais un peu trop... tendue!

D'après ce que Caro me disait, après ma brève réapparition, après mon départ, Pascal était revenu chez elle. Ils avaient pensé manger ensemble. Caro m'assurait que Pascal n'avait pas l'air d'avoir envi d'autre chose. Ca, j'en doute. Après ma brève réapparition, c'était foutu, Pascal était rentré. D'après sa voix, j'en doute aussi. Pendant la semaine, Caro avait appris que j'étais revenue sur mes pas, et c'était ce qui l'avait perturbé. Sur le moment, Caro avait pensé que, peut-être après mon appel, Jess l'avait peut-être sommé de rentrer, ou, qu'il était parti me rejoindre.

Caroline m'appelait surtout pour se donner bonne conscience...

La dernière fois, on lui avait reproché de n'avoir pas essayé de me contacter, et comme on ne s'était pas beaucoup parlé au Bar, elle avait peur que je sois fâchée avec elle ou autre. Aussi, Caroline était curieuse et cherchait à savoir ce qui s'était passé. Mais, je n'avais pas l'intention de lui en parler. En tous cas, Pascal n'était pas chez elle, et elle n'était pas partie le rejoindre. Apparemment, sachant que Jess était encore au Bar, elle était passé par chez lui, mais il n'avait pas voulu aller chez elle, il était fatigué. Pascal n'avait pas voulu parler non plus. Pourtant, je me rappelle les avoir vu parler ensemble dans le Bar, et ils avaient l'air de bien rigoler!

Après avoir raccroché avec Caro, j'ai essayé à nouveau de joindre Pascal. Toujours pas de réponse. Agrhhh. Cette fois, c'était sûr, il ne voulait pas me répondre. Peut-être que si j'y avais pensé sur le moment, j'aurai pu tenter de passer chez lui, et on aurait peut-être pu se parler?

Dire que Caro a dû me rappeler qu'il avait la soirée de Gala, samedi soir... Je ne me rappelais pas!

Mince, j'avais les boules de ne pas aller à ce Gala de charité, de ne pas voir Pascal jouer, de passer tout un samedi soir, sans le voir! Faut dire aussi, qu'un seul billet pour la soirée coûtait passé Frs.10'000.-. Si on avait pas été fâché, peut-être que je n'y serais pas allée, mais là... Toutes les occasions étaient bonnes pour au moins poser mes yeux sur lui. Caro, elle, avait eu le courage de demander à Paul de l'accompagner, et il avait accepté! J'espérais que Thomas me propose encore une fois de l'accompagner, sinon, je devrais, peut-être, jeter ma fierté aux orties et lui demander si je pouvais aller à la soirée avec lui..

Je ne sais pas encore si j'aurai un tel courage!

Je n'ai rien fait de spécial de la journée, j'avais le cœur trop lourd. Le soir, j'ai accepté d'aller prendre un verre chez Caro. Au moins comme ça, j'étais sûre qu'elle n'était pas avec Pascal. Thomas voulait que je l'appelle à n'importe quelle heure, où qu'il soit, il rentrerait pour qu'on puisse passer un bout de la soirée ensemble.

Finir la soirée avec Thomas? Je ne pensais pas que ce soit une bonne idée!

On a discuté longtemps toutes les deux. Ce qui me faisait légèrement plaisir, c'est que depuis dimanche, en fait depuis que je l'avais pris en flag, ne l'avait pas revue en dehors du boulot. Enfin, si je pouvais faire confiance à mon intuition, à ce que je ressentais, en l'écoutant.

Caro proposait qu'on sorte, qu'on aille ensemble à la recherche de Pascal. Ma première réaction avait été de refuser, mais je me suis ravisée. Je n'avais personne d'autre avec qui faire le tour des endroits où je pouvais le trouver, et j'étais bien trop timide pour entrer seule dans un bar, boîte ou autres. Qui mieux que Caroline? En plus, on avait absolument le même objectif! En riant, elle me dit qu'elle tapait sur les nerfs d'Alexia par moment, à sillonner tous les coins de la ville pour retrouver Pascal, mais qu'au fond, elle faisait pareil pour elle. Elle était contente de ne pas avoir besoin d'Alexia pour une fois.

Je n'ai pas été très franche avec Caro, j'ai essayé de m'ouvrir un peu et je lui ai dis qu'il me manquait à mourir. Caro m'a proposé d'aller les 2 voir s'il était encore chez lui ou pas. Finalement, ce n'était pas si mal d'avoir une complice, hihihi. Sa compagnie n'était pas si désagréable, petit à petit, je me détendais et je me sentais vachement mieux.

Il n'était pas si tard, et Pascal était encore chez lui. On pouvait le voir assis sur la terrasse, concentré à jouer de la guitare. Il était trop mignon. Pas de trace de Jess? On s'est rapproché quant il est entré se chercher à boire. C'était marrant d'être les 2 planquées dans les buissons.

Après s'être assurée que Jess n'était pas dans les parages, Caro voulait qu'on lui fasse la surprise d'apparaître. En chuchotant, après consultation, j'ai réussi à lui faire admettre que ce n'était pas une bonne idée. J'ai décidé d'appeler Pascal. Il a regardé son natel, mais n'a pas répondu à mon appel. Gros gros coup de poignard dans le cœur. Caro a essayé à son tour, il a hésité, mais a répondu. Oh, le rat!

Conversation banale, mais j'avais mal. Pascal a répondu à son appel, pas au mien. Il n'allait pas falloir longtemps à Caro pour comprendre, qu'elle n'avait pas besoin de moi dans sa chasse à l'homme!

Caro lui a demandé ce qu'il faisait, comment il allait, s'il accepterait de venir chez elle? C'était incroyable de l'entendre lui parler, parler à mon homme, et de l'entendre lui, lui répondre. Pascal ne se doutait pas de notre présence. Caro lui proposait de passer chez elle, elle avait envie de le voir, même 5mn. Pascal lui répondait qu'il n'était pas d'humeur et qu'il était de mauvaise compagnie. Caro lui faisait miroité une surprise; je pense que c'était de moi qu'elle parlait. Pascal a fini par accepter. Il devait rejoindre les autres au Bar pour prendre un verre, il passerait chez elle après peut-être. Il ne voulait pas faire tard, samedi, il avait une longue soirée. J'étais un peu dégoûtée!!!

Alors Caro a décidé qu'elle passerait aussi au Bar pour prendre un verre, même si elle ne pouvait lui parler, elle avait envie de le voir, donc ils se verraient là-bas. Pendant qu'ils se parlaient, j'ai envoyé un texto à Pascal, pour lui dire que j'avais envie de le voir, que j'avais besoin de le voir. En recevant mon message, Pascal a regardé son natel et a interrompu sa conversation pour lire le message.

Après ça, Pascal lui a dit que, j'avais demandé à le voir, et qu'il ne savait pas s'il pourrait passer chez elle finalement. Ça risquait de faire tard et ensuite qu'il lui faudrait rentrer. Après avoir raccroché avec Caro, Pascal a hésité longtemps avant de se décider à m'appeler. J'étais embarrassée de lui parler devant Caro, alors je n'ai pas répondu. Je lui ai envoyé un autre message pour lui dire que je n'étais pas seule, que je ne pouvais lui parler que par sms. Pascal m'a envoyé un message pour me demander de passer chez lui alors.

On est retourné chez Caro et on a parlé de ce qui venait de se passer. C'était normal que je lui dise pour le message à Pascal. Il fallait que je lui parle. Je me suis trouvée bête à m'excuser envers elle, pour avoir en douce envoyé un message à mon propre mec! J'hallucine!

Hah! J'avais une question qui me torturait et que je voulais poser à Pascal; c'était concernant ses véritables sentiments pour Caroline... Mais aussi, je voulais aller à la soirée de Gala samedi, et suivant sa réponse, ça risquait de tout gâcher, et je n'aurai plus le cœur à y aller, ou lui ne voudrait pas m'y voir... Donc, j'avais prévu de lui poser ma fameuse question plus tard, samedi après le gala... En attendant, je voulais mettre un peu d'eau dans mon vin, et prendre la température; je voulais savoir si tout n'était pas perdu et essayer de retrouver "mon Pascal", celui qui m'aime.

  • T'as fait long!
  • Sorry...

Pascal était assis, dehors, sur les marches de son porche, il s'est levé en me voyant. Son regard était méfiant. Je pense qu'il s'attendait peut-être à une dispute.

  • Heuhh, je peux te demander un truc bête? Juste de me serrer dans tes bras juste 1 minute s.t.p.?

J'ai vu un petit sourire amusé se dessiner au coin de son adorable bouche. On est rentré, et il m'a serré contre lui. Afffff, comme j'adore sa chaleur, son odeur... Je voudrais pouvoir rester comme ça encore un siècle et demi!

  • Alors? Tu voulais me parler de quoi?
  • En fait... C'est peut-être pas le bon moment, alors j'ai pensé qu'on parlerait après ta soirée de demain?
  • Oh! Alors c'est quelque chose de sérieux, hein? Ça concerne Caro?
  • Je préfère attendre demain...
  • Tu me connais, je ne vais pas pouvoir attendre demain, parlons-en et débarrassons nous de cette épine!
  • Non demain. Je voulais surtout me serrer contre toi, pas vraiment parler... En plus, c'est tard alors...

Pascal était un peu étonné que je veuille partir, il a essayé de me cuisiner, mais niet. Je n'allais pas parler de ça maintenant pour finir la nuit en larmes, toute seule dans mon coin! Il a vite compris que ça ne servait à rien de me presser comme un citron, je ne parlerais pas.

  • Tu viens demain soir? Enfin, je veux dire, ce soir?

On était ensemble depuis 1h, il était passé minuit, et c'était déjà samedi matin. Pascal n'était pas aussi câlin que d'habitude, il n'a pas tenté de me prendre dans ses bras, seulement quant je le lui demandais. Il ne m'a ni embrassée, ni rien. Arfff, ça me faisait un peu mal. D'habitude, il ne supportait pas qu'on ne soit pas collé, ou au moins qu'on se touche, que se soit les mains, le bras, mais il fallait qu'il y ait un contact. C'est un truc qui me faisait carrément craquer avec lui. Mais là, rien. Pascal restait parfaitement civil, mais les mains enfoncé dans ses poches.

Je voulais bien aller à la soirée. Je lui ai demandé si ça ne posait pas de problèmes si je demandais à Thomas si je pouvais l'accompagner. Même si ça lui en posait, il ne l'a pas vraiment montré.

  • J'ai envi que tu sois là... Ca fait depuis longtemps que tu sais pour cette soirée, ça me rendrait triste si tu ne venais pas... Mais tu sais, tu ne devrais pas trop... Ahhh, je veux dire que tu ne devrais pas trop sortir avec Thomas! Il t'aime bien, plus que comme simple amie. Même s'il ne le montre pas, il est du genre sentimental, de trop le fréquenter, il va se faire des idées. Tu devrais éviter. Mais bon... J'ai pas le droit de te dire des trucs pareils n'est-ce pas!
  • Sentimental? Pourquoi, pas toi?

Pascal a ri. Oui, il était aussi assez sentimental, lui aussi, tout comme Thomas, il s'appliquait à ne pas le montrer! Il m'a conseillé, de temps en temps, de rappeler à Thomas qu'on était, rien que des amis. Ça m'a fait sourire qu'il soit si concerné. Donc, il m'aimait encore...

J'étais folle de joie qu'il veuille de moi à la soirée...

Toutefois, Pascal a tenu à me rappeler que cette soirée était très importante pour sa famille, pour Jess aussi. Il devra se montrer très "mari", pour que les personnes présentes, la plupart des actionnaires influents de la compagnie, n'aient pas de doutes sur ses sentiments ou sa relation avec Jess. Pascal a tenu à me dire que, Jess par contre dans la soirée, était sensée se montrer tête en l'air, passer son temps comme d'hab. à papillonner de droite à gauche, et lui devra se montrer piqué au vif par ça. Il devra éviter de me regarder ou tout contact avec moi.

J'avais compris. C'était ok. Tant qu'il voulait quand même me voir, tant qu'il m'avertissait, c'était bon!

Pascal ne m'a pas demandé de rester. C'était surprenant, mais je n'ai pas osé lui proposé de rester non plus. C'est seulement sur le poing de partir, que je me suis demandée si Caro n'était pas cachée quelque part à nous observer. Et aussi, peut-être à cause des répercutions, que Pascal avait été quelque peu distant avec moi ce soir.

Je suis retournée chez Caro au lieu de rentrer tout de suite... Je voulais être sûre que Pascal ne pensait pas la rejoindre en douce après mon départ!

Caro était bel et bien planquée dans les buissons à nous observer. Pour en avoir le cœur net, je lui ai posé la question, et elle me l'a confirmé. Elle avait aussi entendu toute notre discussion. Caro voulait savoir si je comptais demander à Pascal de rompre, encore une fois, avec elle, j'ai dû lui jurer que non. Je ne mentais pas.

On a parlé longtemps, entre filles, de nos sentiments, de nos peurs. J'ai essayé d'être plus ouverte et le plus honnête possible. Rire; on a parlé de sexe aussi. C'était agréable de sonder le plus profond de nos âmes, sans complexes, parce qu'on parlait du même garçon, et on pouvait comparer nos impressions, appréciations et autres. Il n'y avait personne d'autre avec qui j'aurai pu parler aussi franchement, sans finir par leur taper sur le système. Idem pour Caro. Ça nous a fait rire et beaucoup de bien. Caro a fini par me dire que Pascal lui avait dit qu'il l'aimait et je lui ai avoué que, je m'en doutais.

Vu l'heure, presque 3h du matin, Caro m'a proposé de dormir chez elle... J'avais refusé. Je devinais que Pascal ne se pointerait plus. Mais, on a fini par s'endormir tout en parlant... Donc, j'ai dormi chez Caro.

Pascal n'est pas passé chez elle... Ouf... Rassurant.

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------ Il y a peut-être encore de l'espoir! - 04.juin.10.ven - (155) ------

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