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124/2012 - Presque étranglée...

Publié le par JaneDo

Jeudi, 3 mai 2012  -  (124/2012)  -  Presque étranglée…

Hier soir quant Pascal m’avait proposé de le rejoindre en ville pour manger un truc ensemble, je n’ai même pas pensé une seconde refuser, j’étais trop contente de le voir aussi souvent ces derniers temps. Je ne savais pas que nos petits rendez-vous allaient me causer quelques petits problèmes!

C’est vrai que j’avais tendance à oublier complètement qu’il était marié. C’est dègue à dire, mais je ne pensais pratiquement jamais à sa femme, à ce qu’elle pouvais en penser, ni ce qu’elle pouvait endurer.

D’habitude, je me mets souvent à la place des autres, mais là, rien à faire, je ne pensais qu’à moi.

J’avais passé l’après-midi à l’agence pour le boulot, je suis rentrée sur les rotules, je n’avais qu’une idée; faire une petite sieste. Je n’ai lu le message de Pascal qu’une fois à la maison; il voulait savoir si je sortais un moment ce soir. Si je ne sortais pas, il proposait de passer à la maison et on pouvait se faire un petit truc à manger ou sinon, on pouvait aller manger dehors.

Comme j’avais l’intention de dormir un peu, j’ai préféré qu’on se retrouve en ville, ça me donnait l’occasion de voir mes potes aussi, parce que ces temps-ci, je ne sortais plus beaucoup.

De plus, comme Pascal avait proposé qu’on passe le week-end ensemble, ça voulait dire qu’on ne verrait personne durant tout le week-end, alors, je faisais d’une pierre 3 coups!

On avait pensé d’abord passer le week-end au chalet, mais j’avais momentanément oublié que, samedi, j’avais l’anniversaire de ma frangine, donc, il me fallait être là. J’avais aussi les photos dans l’après-midi, donc je devais absolument être là tout le samedi. Je pouvais faire les allers-retours, mais ce n’était pas très pratique.

J’ai donc dormi, puis Pascal est passé me chercher…

Je crois que j’avais remarqué que Jess était là, mais sans plus. Je n’ai pas été lui dire bonjour parce que Pascal et moi sommes restés discuter avec Michael. Discrètement, Pascal l’a averti qu’on passerait le week-end chez lui, et les 2 s’arrangeait pour savoir comment faire avec les voitures et tout. Puis Pascal s’est éloigné pour aller saluer ses copains, etc.

J’avais bien vu Jess venir dans ma direction, mais je n’ai pas fait attention. Je n’avais pas remarqué l’expression sur son visage, rien. Tout à coup, je me suis retrouvée collée contre la vitre avec ses mains autour du cou. Elle parlait mais je n’entendais rien, j’étais trop occupée à garder l’équilibre et à essayer de respirer et en même temps ôter ses doigts agrippés autour de ma gorge. J’étais aussi un peu sous le choc de la surprise, je n’avais rien vu venir. Michael essayait tant bien que mal de la tirer en arrière et elle s’est mise à taper. J’ai reçu 1 ou 2 baffes au passage avant que Pascal, qui était arrivé à la rescousse l’arrache et nous sépare.

La vache! Si je m’attendais à ça! Et en public en plus… La honte!

Je crois que Pascal m’a demandé si ça allait, en tous cas, d’après son expression de son corps et de son visage, alors j’ai fait oui de la tête. J’essayais de reprendre mes esprits, j’étais vraiment surprise et tout c’était passé tellement vite,  je me sentais vraiment bête. Je n’avais même pas réalisé que Thomas était aussi intervenu pour nous séparer.

Thomas me tapotait dans le dos, et j’avais beau lui dire que ça allait il continuait. Puis, il m’a demandé ce qui s’était passé? Si je savais? En tous cas, je ne l’avais pas provoquée ni rien, elle était venue tout à coup me sauter à la gorge. Quant Thomas s’est éloigné, Michael m’a dit que Pascal lui avait dit qu’il ne serait pas là ce week-end, que c’était surement pour ça qu’elle était si en colère, et connaissant Pascal, il avait certainement dû lui dire qu’il serait avec moi.

Pascal l’avait fait sortir, et on la voyait gesticuler dehors devant le bar. Jess a voulu lui envoyer une baffe, mais il a attrapé son bras et il a voulu la planter là, alors elle s’est agrippée à lui. Je crois que Pascal a voulu lui retirer les mains, puis il s’est ravisé en se rappelant que tout le monde pouvait les voir.

Si seulement je pouvais partir, je me sentais très mal à l’aise, mais partir juste après ça, j’aurai eu l’air de fuir. J’ai filé au toilettes pour vérifier ma tête, quant je suis revenue, Pascal partait. Il pensait que c’était préférable pour tout le monde. Il a promis de m’appeler demain. J’ai dû attendre une bonne dizaine de minutes avant de pouvoir partir à mon tour. Michael a proposé de me ramener.

Rhhh, dans la voiture, en repensant à ce qui c’était passé, je me rendais compte à quel point on devait avoir l’air stupide. C’était carrément ridicule! Se taper dessus comme des chiffonniers dans un bar, c’était trop lamentable. J’ai commencé à réaliser que pour Jess ça ne devait pas être drôle, et même plutôt affreux.

En me mettant à sa place, je me suis demandé comment je réagirais si j’étais avec un mec qui me dit en face qu’il allait retrouver une autre femme, je crois que je ne le supporterais pas, ça ferait trop mal.

Hum, j’aurai voulu que Pascal m’appelle, mais ce n’était surement pas la chose à faire en ce moment. La soirée s’était mal terminée, je n’avais plus qu’à attendre demain pour savoir ce qui c’était passé, pourquoi Jess m’avait agressée et si on se voyait quand même demain soir? Quelque part, je savais que c’était un peu de notre faute. C'est vrai qu'on était arrivé main dans la main, on aurait peut-être pas dû!

J’espère que notre week-end n’était pas tombé à l’eau, même si c’était mal, j’espérais tout de même le passer avec lui...

Tout à coup, j'ai réalisé que je n'avais pas vu Caroline? Et ça c'était plutôt bizarre! Comment se fait-il qu'elle ne soit pas dans les parages? Bizarrement, je crois que ça m'inquiétait plus de ne pas la voir que de la savoir toujours là! Ca me donnait presque envie de l'appeler, c'était trop louche!!!

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123/2012 - Je regrettais...

Publié le par JaneDo

Mardi, 1er mai 2012  -  (122/2012)  -  j’suis chiante!

Pascal a fait un saut chez moi après l’entrainement. Ça m’a fait plaisir mais, je ne voulais pas qu’il me donne de mauvaises habitudes, parce que 2 fois de suite, je risque d’espérer le voir tous les mardis soirs, et s’il ne pouvait pas soutenir ce rythme, autant ne pas le faire.

L’empêche, peut-être que je suis un peu chiante, quoi qu’il fasse, je trouve toujours à redire… Pas bien! Faut que j’apprenne à me taire, à trouver un autre moyen pour me faire comprendre…

Aujourd’hui, j’ai bossé comme une dingue toute la matinée. Normal, une de mes idées a été retenue alors il allait me falloir développer et produire les modèles pour que le client puisse voir ça sur le produit. Pfff, c’est pas tellement le moment, c’est le stress pour préparer l’anniversaire de ma soeurette, donc je cours partout ou, je suis tout le temps plantée au téléphone pour organiser avec mon papa, des copines, etc. Mais, je suis contente d’avoir eu cette commande.

Kachouka avait congé aujourd’hui, alors j’ai passé presque toute l’après-midi avec elle.

J’avais rendez-vous au salon, alors j’ai proposé de la descendre en ville. On a donc traîné à la FNAC pour acheter des mangas, puis on a fait quelques magasins. Ciel, je ne reconnaissais presque plus rien et, j’ai pris le métro pour la 1ère fois. Dingue, depuis le temps qu’ils ont construit ces métros, c’était la 1ère fois que je mettrais les pieds dedans. Ensuite, on est rentré chez ma sœur, je voulais vite lire 2 mangas et les prêter à ma puce, mais ma sœur est rentrée avant que j’aie terminé le 2ème et je suis restée dîner.

Je suis rentrée juste avant le passage de mon petit cœur, heureusement que ce n’était pas trop le bordel chez moi. Je n’avais pas eu le temps de changer les draps, ni de faire un tour d’inspection, c’est pour ça que je n’aime pas les surprises. Heureusement aussi que Pascal ne faisait qu’un passage éclair, donc il ne remarquait  rien.


Mercredi, 2 mai 2012  -  (123/2012)  -  Je regrettais…

Me suis levée tôt pour bosser parce que l’après-midi je m’étais proposée pour emmener ma puce chez sa répétitrice à Gland. Comme je devais l’attendre 2h sur place, je ne pourrais rien faire de mon après-midi. J’ai donc lu tranquillement dans le bistrot d’en face pendant que la petite était chez sa prof.

J’ai pensé à ce que j’avais dit à Pascal hier et je regrettais tellement, il devait sûrement regretter d’être passé chez moi. Dire que je lui avais dit la semaine d’avant qu’il pouvait passer quant il le voulait, même 5mn, et voilà que je me contredis direct après. Je suis vraiment trop zéro. Il faisait ce qu’il pouvait pour passer sans que ça pose problème chez lui, qu’est-ce que j’espérais?

Pour essayer de me rattraper, je lui ai envoyé un mot pour dire que j’étais contente de l’avoir vu et que j’étais impatiente de le revoir. Pascal m’a rappelé 5mn après. Il est tellement chou, il comprenait ce que j’avais voulu lui dire et n’avait pas pris mal que je lui en parle. Pour éviter que je ne passe tous mes mardis à l’attendre, il a dit qu’il appellerait chaque fois avant de passer au lieu de venir sans m’avertir.

D’ailleurs Pascal passait ce soir...

Il avait un truc jusque vers les 21h et il passait après, avant de rentrer chez lui. Donc quant je suis rentrée, j’ai passé mon appart au peigne fin; ménage à fond, changer les draps, rangement, etc, une vrai poutze frau! J’avais toujours mal au pied, donc ce n’était pas évident de courir partout en évitant de forcer sur mon pieds.

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121/2012 - Ces lendemains qui déchantent...

Publié le par JaneDo

Lundi, 30 avril 2012  -  (121/2012)  -  Ces lendemains qui déchantent...

Avec un petit sourire malin, Pascal m’a dit le lendemain, que j’étais restée accrochée à lui toute la nuit… Hum, voilà pourquoi j’ai eu si chaud!!!

Dimanche, on a décidé d’aller jusqu’à Ascona. Je voulais voir Ascona, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que j’en ai entendu parler, mais je ne sais même pas à quelle occasion.

J’ai l’estomac tout barbouillé quant je pense à Pascal, ciel, je l’aime si fort. Je l’aime, je l’aime, je l’aime, c’est une sensation chaude, réconfortante, rempli de bonheur, mais en même temps, douloureuse mêlée de terreur et d’angoisse. Peur de le perdre, peur qu’il disparaisse de ma vie, peur qu’il lui arrive quelque chose, peur du lendemain  ou tout ensemble mélangé. Afff, je souris trop, je n’arrive pas à m’en empêché, j’adorais le regarder, l’entendre, il est si tendre. Je me demande si on était complètement et totalement ensemble, est-ce qu’il serait pareil ou est-ce qu’il serait comme il est avec sa femme?

Dire que je ne savais même pas qu’il avait le permis moto!!!

Le week-end a été si chouette que j’ai juste envie de le revoir, d’être avec lui, de le renifler comme une chienne, de ronronner quant il me caresse la tête. Le souvenir de nos petits chamailleries pour savoir qui dormait de quel côté, me faisait sourire béatement, et je pouffe de rire toute seule en me rappelant de son petit sourire coquin en se mordant la lèvre inférieure quant il me disait que c’était égal parce qu’on finirait l’un sur l’autre, alors, je pouvais bien choisir le coin que je voulais. Je me rappelle aussi de son petit sourire quant il me regardait boiter à travers la chambre, ou encore comme il faisait attention de ne pas me faire mal au pied quant il m’attrapait pour me remettre au lit.

J’avais un peu trop marché durant la journée, alors mon doigt de pieds tapait un peu. C’est dingue, on dirait que le doigt avait son propre cœur et que je pouvais le sentir jusque dans la tête. Chou comme un cœur, Pascal m’a acheté de l’Armika pour mon pied, alors j’en ai mis une dose insensée, je voulais que ça guérisse illico presto.

La chambre était magnifique. Enfin, la chambre, non, c’était une suite. C’est quand même bien d’avoir du fric, on peut faire ce qu’on veut, aller où l’on veut, on ne se fait jamais de soucis.

Mince, le week-end avait été trop court, le temps avait filé si vite que quant on a pris le chemin du retour, j’avais le cœur gros. Les bras autour de lui, je me collais à lui, enregistrant dans un coin de mon cerveau les sensations agréables d’être collée à lui, les odeurs environnantes, son parfum, l’essence, et j’avais envie de pleurer. Je ne voulais pas rentrer, ne pas rentrer du tout. J’aurai voulu rester à jamais ailleurs, loin de tout, rien qu’avec lui.

Gros vide en rentrant et la sensation d’être seule, moi qui adore ça d’habitude… Grosse déprime

Pour ne pas trop me torturer la tête et pour évacuer cette horrible sensation de solitude, je me suis plantée dans mes mangas, puis j’ai avalé un somnifère pour dormir aussitôt couchée. Et j’ai dormi, quel soulagement. Ça m’évitait de trop ressentir le manque.

Pascal a essayé de m’appeler 3 fois durant la journée et je me suis forcée à ne pas répondre, je n’ai pas non plus lu ses messages, j’aurai été trop déprimée après. Pourtant, j’en mourrai d’envie. J’ai quand même porté son collier, ça me donnait l’impression d’être un peu avec lui.

Le soir, j’ai été comme d’habitude manger chez ma frangine. J’avais bien bossé durant l’après-midi, ça m’empêchait de trop penser à Pascal. J’avais planté mon natel sur silencieux après le 2ème appel de mon petit cœur, et j’avais oublié, donc je n’ai pas vu l’appel de ma frangine, ni son message qui me demandait de lui acheter des clopes. Je ne l’ai réalisé qu’en rentrant quant j’ai décidé de lire les messages et répondre à Pascal.

Comme je l’adore ce mec, il disait que je lui manquais, qu’il aurait voulu me voir, qu’il regrettait que le week-end ait été si court. J’ai répondu que pour moi c’était pareil, et qu’il me manquait plus que je ne lui manquais et que je l’aimais à la folie.

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120/2012 - Week-end de rêve pour mon anniversaire

Publié le par JaneDo

Samedi, 28 avril 2012  (119)  -  Dimanche, 29 avril 2012  -  (120)  -  W-E de bonheur pour mon anniversaire

Ohhhhh, je rougis de plaisir en pensant à ce que Pascal a fait pour mon anniversaire. Pour une surprise, c’était une surprise! Je l’adore à mort.

Déjà il a appelé dès qu’il a eu ma réponse à son message hier soir, il voulait passer me chercher, et j’ai dû lui dire que j’avais reçu un truc sur le pied donc je n’étais pas tellement d’humeur à sortir, j’avais la trouille que ce ne soit pas fini. J’ai entendu qu’il y avait un truc qui le gênait, aujourd’hui je sais qu’il avait peur que je n’apprécie pas ce qu’il avait concocté à cause de mes peurs.

J’avais tellement mal, mon doigt de pieds me tapaient dans la tête, je n’arrivais pas à poser le pied sans ressentir une vive douleur, alors mettre des chaussures ou quoi que ce soit, je ne pouvais pas et je ne pensais qu’à ça, je ne pouvais quand même pas le voir dans cet état. J’étais au bord des larmes, je n’étais pas d’humeur à faire semblant d’être joyeuse pour une fois. Malgré son insistance, j’ai refusé de bouger, donc je ne voulais pas qu’il vienne me chercher. Je ne savais pas qu’il était déjà en route et 10mn après il sonnait chez moi.

Waouh, heureusement que mon appart n’était pas en vrac…

Pascal a dû se rendre compte que quant quelque chose me préoccupe, je ne pense qu’à ça, je pense qu’à ça, je n’ai que ça dans la tête. Poisse, j’aurai préféré qu’il ne voit pas cette faiblesse chez moi. Bon, il avait l’air de me trouver amusante, ce qui m’a un peu rassurée et carrément changé les idées.

Il ne me l’a pas dit, mais Pascal avait prévu qu’on aille   faire un tour en moto  , alors il me demandait si je pouvais enfiler des bottes, des baskets, etc. C’est clair, sur le moment, comment j’aurai pu deviner. Ça m’a un peu surprise qu’il me demande si j’irai avec lui faire un tour sur les routes ou si je n’osais plus bouger aujourd’hui (samedi) aussi. Non non, je pense que c’était fini, ce qui devait arriver était déjà sur mon pied, alors je pensais que je ne risquais plus rien.

Pascal a passé la nuit à la maison et le matin, il m’a dit demandé de préparer juste de quoi me changer pour la nuit, 2 ou 3 petites affaires, on pouvait toujours acheter ce qu’il faut sur place, mais juste de quoi remplir un sac à dos. Il n’a pas voulu me donner plus de détails. Je tournais comme une hélice, je déteste avoir quelqu’un dans les jambes quant je me prépare, je suis vraiment brouillon. Patiemment, il est resté couché sur le canapé devant la télé à m’attendre.

Je lui ai demandé si je pouvais prendre ci, prendre ça, et il secouait la tête pour me dire si oui, si non. Bref, après 1h, pas très sure de moi, j’étais prête. J’avais enfilé un training et des shlaps. Il riait que j’aie perdu autant de temps juste pour ça. Hum, décidément, je déteste qu’on me regarde me préparer!

Pascal a été chercher la voiture, il devait passer en vitesse chez lui. J’ai attendu dans la voiture. Il n’a fait que 2mn. Jess a couru à la porte et quant elle m’a vue, son visage a pali et ses lèvres se sont pincés. J’ai détourné le regard, je ne pouvais pas soutenir son regard. Je n’ai posé aucune question à Pascal, je ne savais pas ce qu’il lui avait raconté pour se tirer.

Ensuite, on s’est arrêté dans un garage à moto. Je l’avais bombardé de questions pour savoir ce qu’on faisait, où on allait, mais niet, Pascal n’a rien voulu me dire. Quel n’a pas été ma surprise de le voir se ramener avec une moto. J’ai eu un petit haut le cœur, je n’aimais pas la moto, je n’étais plus montée sur une moto depuis la mort de mon cousin, j’avais peur, mais je ne voulais pas que Pascal le sache. Peur de la poisse à mon anniversaire, peur de ci, de ça, bref, j’aurai eu l’air d’être une nullos, alors j’ai rien dit.

Pascal m’a fait essayer des casques, des vestes, bref, 1/2h après, on était prêt à se lancer sur les routes en moto…

L’empêche, c’était chou son idée. Pascal m’avait dit qu’il avait eu envi qu’on parte à l’aventure se balader sur les routes en direction du Tessin, mais on pouvait s’arrêter où l’on voulait en chemin et passer la nuit à un endroit qui nous plaisait. C’était pour mon anniversaire, mais il a avoué que c’était aussi un peu égoïstement pour lui. J’avoue que l’entourer de mes bras, posé ma tête contre son épaule, sentir son corps bouger contre moi, c’était une autre façon d’apprécier le plaisir d’être tout contre lui et j’ai adoré. Du coup, j’ai oublié ma douleur au pied. J’ai grimpé derrière lui et on est parti. Ce n’est que quant on roulait que j’ai réalisé que ce n’était pas pour juste faire un petit tour au bord du lac et retour.

Pascal m’avait demandé de lui faire confiance, qu’il serait prudent, et je lui faisais confiance. Je crois que je ne serais pas montée derrière quelqu’un d’autre, et je n’aurai fait confiance à personne d’autre. C’était trop génial, quelle bonne idée. J’ai oublié toutes mes craintes, si je tremblais, c’était d’être si heureuse… Et ça aussi, ça me foutait les boules!

A Montreux, on s’est arrêté pour déjeuner. C’est vrai que j’avais oublié que je n’avais pas eu le temps d’avaler quoi que ce soit ce matin, mais je crois que Pascal voulait surtout s’assurer que j’allais bien ou si j’avais envie qu’on fasse demi-tour. Mais j’allais bien, je me sentais en confiance, j’étais heureuse, en pleine béatitude. Non, j’allais bien.

Pascal a sorti une petite boîte de sa veste, il m’avait fait un petit cadeau. Je rougi rarement, mais là, j’ai eu un gros coup de chaleur et j’étais toute rouge, et pas seulement les oreilles. C’était mieux ça que de pleurer, parce que j’avais envie de pleurer, pas de tristesse, mais de bonheur. Pascal arrivait toujours à me surprendre, à me faire plaisir. Il m’a offert un pendentif avec un petit cœur en diamant. Trop mignon, je ne vois pas quant je pourrais porter ça, c’est bien trop chic, mais ça me faisait tellement plaisir. Je pensais que le tour en moto était mon cadeau, je ne m’attendais pas à autre chose, c’était déjà beaucoup.

Ensuite on a repris la route et on a roulé. J’étais bien serrée contre lui, à suivre le mouvement de son corps dans les virages.

On s’est arrêté encore vers Sion pour se détendre les jambes, on a mangé un truc. C’était chouette. On s’est baladé la main dans la main, traîné un peu sur la terrasse du café, puis on a repris la route pour Locarno. J’ai vu un petit ilot en chemin et je me suis dit que j’aimerai bien savoir ce que c’est, si on pourrait y revenir tous les 2. J’allais lui en parler, il saurait surement où c’est. J’aurai peut-être dû lui faire signe de s’arrêter, on s’était arrêté à plusieurs reprises juste comme ça pour le plaisir.

On a passé la nuit à Locarno. Le soir, on a été mangé dans un restaurant super bon en bavardant à bâton rompu. Je l’adore. Il me couvrait d’attention, anticipait mes moindres désirs, me bombardait de bisous pour un oui ou pour un non. Je sais que j’aimerai l’avoir à moi toute seule, être la seule à qui il faisait des bisous, la seule à qui il fait l’amour, je voulais être la seule qu’il regarde de cette manière, à qui il sourit comme ça. Les yeux pleins d’étoiles, un sourire accroché je le regardais parler, j’écoutais sa voix chanter à mes oreilles, j’étais heureuse. C’était le nirvana.

Après avoir mangé, on a traîné un moment dans les ruelles de la ville, puis impatient de se retrouver corps à corps, on s’est précipité à l’hôtel. Comblée, et pourtant le corps endolori par de longues heures assise sur une moto et par l’amour, je me suis endormie dans ses bras.

Hahhh… J’étais trop heureuse, trop trop…

J’ai passé un week-end de rêve et je regrettais que le temps soit passé si vite. J'ai adoré nos promenades main dans la main à travers les rues de Locarno, se tenir par la taille, se faire des bisous où et quant on le voulait. C'était top de faire les magasins ensemble. En tous cas, il est hyper généreux, si je ne l'avais pas retenu, c'est une grande qualité chez un mec. Pascal m'aurait offert tout ce qui faisait briller mon regard. Je n’avais aucune envie de rentrer, ni de me séparer de lui dimanche soir, Pascal avait été si adorable, on avait été si proche, si complice. C’était apaisant d’être loin de tout le monde et un bonheur incomparable d’être ensemble, libre, de pouvoir être comme on le voulait.

Ça me rendait trop triste de devoir rentrer sans lui, ça m'a déchiré le coeur, mais j'ai gardé le sourire jusqu'à ce qu'il disparaisse au coin de la rue. Je n'avais plus qu'un gros vide au fond du coeur. Il me manquait déjà.

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118/2012 - Mon anniversaire...

Publié le par JaneDo

Vendredi, 27 avril 2012  -  (118/2012)  -  Ben oui, c’est mon anniversaire!

Rien fait de la journée, je me suis enfermée à double tour, et j’ai même évité tout contact téléphonique, de cette manière, j’espérais éviter la poisse qui pouvait me tomber sur le coin de la gueule. Mais… j’avais rêvé.

Après minuit, j’ai osé mettre le nez dehors pour aller voir Dol qui voulait me montrer la Pergola qu’elle avait installé dans son jardin, et j’ai reçu une statuette sur le pied. Waouh, ça m’a fait hyper super mal! Je n’aurai pas dû sortir, je le sais pourtant… Grrr.

C’était même sur de poser le pied endolori sur le débraillage, j’avais tellement mal. J’ai enlevé ma chaussure, mais ça glissait à cause des collants et c’était si douloureux que j’avais du mal à poser le pied. Quelle poisse! Il fallait vraiment qu’il m’arrive toujours une tuile. Je dois toujours me méfier quelques heures avant et après le jour fatidique. Je suis donc rentrée lécher mes plaies chez moi.

Ce n’est qu’à ce moment que j’ai pris la peine de répondre aux messages pour remercier ceux qui avait pensé à moi. J’étais contente que Pascal m’ait laissé un long message rempli d’amour. Je me demande ce qu’il faisait en ce moment!? Est-ce qu’il pensait à moi autant que moi à lui?

Merci à TENSHI27 pour cette jolie image  heart

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117/2012 - Petite visite surprise à Pascal...

Publié le par JaneDo

Jeudi, 26 avril 2012  -  (117/2012)  -  Petite visite surprise

Rien de spécial aujourd’hui, en tous cas, rien de mémorable qu’il faille noter, j’ai juste couru toute la journée pour tout bouclé avant demain, c’est tout. Avant midi, j’avais déjà passé à l’agence pour apporter mes dessins, avant de passer vers ma nièce pour mes cheveux, j’avais rapidement fait quelques courses, le temps de les déposer chez moi et retour au salon.

Je me suis faite couper les cheveux, et j’ai refait mes mèches claires. Aussi, une petite épilation top douloureuse, et retour maison.

J’avais plus de raison de bouger de la maison avant samedi matin. Pourtant, en début de soirée, je commençais à… J’avais envie de voir Pascal, il me manquait un peu. Enfin non, je ne suis pas honnête, Pascal me manquait beaucoup. Dans la conversation, il avait laissé échapper qu’il sortait manger avec sa femme dans un restaurant que je connaissais bien, puisqu’on y allait souvent tous les 2. Je trouve que ce n’était pas très malin d’y emmener Jess!

Je n’y tenais plus, fallait que je le vois… Oubliant toute prudence, je suis sortie voir…

Pratique comme resto, on pouvait voir à l’intérieur sans problème, c’est d’ailleurs surement une des raisons qui m’a fait venir pour l’épier comme une pauvre idiote. Ça faisait longtemps que je n’avais pas fait un truc pareil, je me sentais comme une débutante totale planquée dans ma voiture à me fiche un torticolis à les observer.

Afff, il était si chou quant il souriait. Je l’ai vu éclater de rire 1 ou 2 fois, il avait l’air de s’amuser. C’est fou, mais j’ai beaucoup de peine à imaginer qu’il n’éprouve plus rien pour sa femme à voir comme il était avec elle, sa manière de la regarder ou même de lui sourire. C’est quand même de sa propre initiative son bras autour de ses épaules?  Et les petits bisous vers l’oreille? Et jouer avec ses cheveux? Cette main qui lui caressait la nuque, était-ce nécessaire ça aussi?

Bouh, je n’aurai peut-être pas dû venir, ça me fichait des doutes, j’allais à nouveau me torturer la tête… Zut.

L’empêche, j’aurai voulu être celle qui entendait son rire, celle qui l’entendait parler pour écouter le son de sa voix, je voulais respirer sa présence, respirer l’air autour de lui, être la muette spectatrice de tous ses sourires, de toutes les expressions de son visage, de tous les gestes, tous les mouvements de son corps, le regarder manger, boire, tout. Mince, je suis raide dingue de lui.

Gros soulagement tout de même, j’allais passer 2 jours avec lui, alors je n’avais qu’à m’armer d’un peu de patience pendant 24h. J’ai donc décidé de rentrer, inutile de continuer à me torturer, je ne pouvais pas le voir. Mais à peine quelques mètres plus loin, j’ai fait demi-tour pour l’appeler et lui dire que j’étais dans le coin. J’espérais qu’il ait envie de sortir 2mn pour me faire un bisou, après je pourrais rentrer le cœur en fête.

Pascal n’a même pas pris la peine de répondre, il a juste fait la grimace quant il a vu mon numéro. J’étais verte.

J’avais déjà perdu espoir, sa petite grimace me restait en travers de la gorge. J’ai donc rangé mon natel, je n’avais plus qu’à rentrer. Dire que j’étais sortie de ma voiture pour me diriger vers le resto, au risque de me faire prendre, et il n’a même pas pris la peine de répondre. Bon, faut dire que quant il s’agit de Pascal, je prends immédiatement les choses au 1er degré et je flippe, mes pensées vont alors dans tous les sens, mais surtout vers le mauvais.

Je me sentais un peu désespérée et déçue. C’est un peu dommage que je réagisse comme ça, après tout, je savais qu’il était avec sa femme, je n’aurais juste dû ne pas l’appeler. Puis aussi vite que je flippe, je fonds en pensant à lui et je lui trouve une tonne d’excuses pour ne pas être fâchée.

Heureusement, parce qu’avant que je fasse demi-tour pour traverser et retourner à ma voiture, Pascal était sorti pour me rappeler et en faisant sonner mon natel, il s’est retourné pour voir pourquoi un téléphone sonnait dans son dos et il m’a vue.

On s’est planqué dans un petit coin sombre à côté du restaurant et il m’a serré dans ses bras avant de me couvrir de bisous. J’adore l’embrasser, je pourrais y passer la nuit sans problème. Ma petite arrivée surprise lui a fait hyper plaisir. Pascal m’a encouragée à recommencer quant je le voulais. Je lui ai dit que je l’avais vu faire la grimace et il m’a expliqué qu’il ne pouvait pas répondre avec Jess juste à côté non? En plein restaurant devant tout le monde? Voilà pourquoi il avait fait la grimace.

De toute manière, il savait qu’il y avait une raison pour que je l’appelle aussi tard et surtout quant je sais qu’il était avec Jess. Donc, il allait de toute façon me rappeler sans attendre, parce que je n’avais pas l’habitude de l’appeler quant il était avec sa femme, je ne faisais jamais ça. En tous cas, il avait l’air tout heureux de me voir, ça lui faisait vraiment plaisir.

Inutile de casser l’ambiance en lui demandant pourquoi il avait besoin de faire autant de câlins à sa femme. Le moral au beau fixe, le cœur rempli d’allégresse, je suis rentrée flottant sur mon petit nuage mauve.

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